Au nom de l’altruisme, on vous demande de vous sacrifier

Refuser d’être asservi au régime de l’altruisme obligatoire et boursouflé qu’est le sacro-saint système de santé ou de redistribution cher à l’étatisme français ne conduit pas nécessairement à l’indifférence à autrui.

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Ayn Rand PR By: thekirbster - CC BY 2.0

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Au nom de l’altruisme, on vous demande de vous sacrifier

Publié le 15 décembre 2020
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Par Alain Laurent.

Lorsque, adoptant avec ardeur le registre « moralement correct » de l’époque, Jean Castex a le jeudi 3 décembre cru bon de nous inciter à nous faire vacciner contre la covid-19 au motif que ce serait « un acte altruiste », sans doute et comme tant d’autres ne comprenait-il pas vraiment de quoi il parlait. À moins que, suprême et retors raffinement lexical, il l’ait su, et ainsi voulu encore davantage nous enclore dans un ordre social/moral calamiteux.

Car nul mieux que Auguste Comte, le créateur historique du mot « altruisme » n’a plus clairement et d’emblée défini celui-ci : « Vivre pour autrui », le terme involontairement révélateur étant bien sûr pour. Lequel implique qu’en se (dé)vouant ou consacrant intégralement à autrui, non seulement ce dernier compte plus que soi mais que soi-même ne compte guère en tant qu’individu.

Altruisme et sacrifice de soi

Si quelqu’un a magistralement compris, établi et clamé que ce « vivre pour soi » fondateur de l’altruisme renvoie à une pathologie de l’excès de l’attention aux autres et proprement à une désastreuse conception sacrificielle de l’être humain, c’est bien Ayn Rand.

Tout au long de son œuvre, elle n’a en effet cessé de le rappeler : l’altruisme n’est rien d’autre qu’une funeste propension à se sacrifier pour le bien supposé des autres, ou un terrorisme moral enjoignant de le faire.

Dans La Grève (Atlas Shrugged), John Galt pose la question cruciale : « En quoi serait-il moral de servir le bonheur d’autrui et non le vôtre ? », et clôt son célèbre discours par un serment qui serait aujourd’hui qualifié d’offense aux bonnes mœurs : « Je jure, sur ma vie et l’amour que j’ai pour elle, de ne jamais vivre pour les autres, ni demander aux autres de vivre pour moi ».

Puis The Objectivist Ethics théorise le pourquoi de ces refus d’obtempérer :

L’altruisme soutient que l’homme n’a pas le droit de vivre pour lui-même, que les services qu’il peut rendre aux autres sont la seule justification de son existence, et que le sacrifice de soi est son plus haut devoir moral, sa plus grande vertu et sa valeur la plus importante.

Soit l’abomination de la désolation à l’état pur.

Et elle revient opiniâtrement sur le sujet dans The Sanction of the Victims (novembre 1981) :

L’altruisme ne signifie pas la bonté ou la considération pour les autres. L’altruisme est une théorie morale prônant que l’homme se sacrifie pour les autres, qu’il doit faire passer l’intérêt des autres par-dessus le sien, qu’il doit vivre pour le compte des autres. L’altruisme est une notion monstrueuse.

Et ce d’autant qu’elle y repère un insidieux support du collectivisme

Altruisme, collectivisme, individualisme et égoïsme

Selon les canons de la doxa contemporaine, l’altruisme serait le vertueux opposé du maudit individualisme, ce dont témoigne un tout récent propos de la secrétaire d’État Olivia Grégoire :

On était depuis des années dans une phase d’individualisme, or cette période [du covid 19] suscite une volonté d’altruisme… – L’Express – 10 décembre 2020.

Bien entendu, il n’en est rien, comme a tenu à le souligner Karl Popper :

Dans ce qui va suivre, je me servirai donc du mot individualisme exclusivement comme antonyme de collectivisme, et du mot égoïsme comme antonyme d’altruisme – La société ouverte et ses ennemis, I, ch. 6

Pour enfoncer le clou sur cette prétendue opposition entre un altruisme pris au sens faible (s’intéresser au sort d’autrui) et l’individualisme, on rappellera que pour le Trésor de la langue française (CNRS), l’individualisme renvoie à « toute théorie qui fait prévaloir l’individu sur toutes les autres formes de réalité, et lui décerne le plus haut degré de valeur » ainsi qu’à l’« esprit d’indépendance, d’autonomie : tendance à l’affirmation personnelle ou l’expression originale » : en quoi donc cela exclut-il une attention équilibrée aux autres ?

La simple et normale attention aux autres

Il faut donc cesser de jouer sur les mots et dans le cas présent celui d’altruisme pour dénoter des réalités fort différentes et échapper à une fallacieuse alternative. Car ou bien on en use dans son sens fort (celui de Comte, dénoncé par Rand), et cela revient à prôner une éthique sociale masochiste insupportable aux « âmes bien nées ».

Ou bien on le fait en voulant lui donner une acception faible, le simple souci des autres, mais cela entraîne une dangereuse confusion lexicale pouvant cautionner n’importe quelle dérive idéologico-politique.

De fait, refuser d’être traité en « animal sacrificiel », d’être asservi au régime de l’altruisme obligatoire et boursouflé qu’est le sacro-saint système de santé ou de redistribution cher à l’étatisme français, mais aussi de subir les appels à se soumettre à l’idéologie progressiste du care comme à retrouver « le sens du sacrifice » tant prisé par les conservateurs, cela ne conduit nullement, et en tous cas pas nécessairement à l’indifférence à autrui.

Dans la vie courante, la plupart d’entre nous sommes attentifs aux malheurs qui surviennent aux autres et ne rechignons pas à leur venir éventuellement en aide. Mais ce n’est pas de l’altruisme : tout bonnement l’expression d’un simple sentiment d’humanité, de décence ordinaire (Orwell), ou de cette sympathie innée et spontanée entre humains qu’évoque Adam Smith dans son Traité des sentiments moraux.

Et cela n’empêche nullement de… vivre pour soi. Une forme minimale et négative en est par exemple l’obligation qu’on se fait de ne pas nuire à autrui. Pour en demeurer avec Adam Smith, mais cette fois-ci l’auteur de La Richesse des nations, comment ne pas rappeler que selon lui, l’intérêt bien compris d’un individu dans ses échanges libres avec les autres peut être plus sûrement générateur de tangibles bienfaits pour eux que bien des actions charitables et plus encore des déclamations ou professions de foi compassionnelles.

L’exemple qu’il prend du boucher s’abstenant de tromper ses clients sur la marchandise et leur rendant donc un réel service est aussi connu et parlant.

Mais, dans cette même perspective, on peut aller encore plus loin en remarquant, comme le fait d’ailleurs Ayn Rand, que bien des entrepreneurs, inventeurs et créateurs en tous domaines comptent au nombre des plus grands bienfaiteurs de l’humanité alors que leurs motivations et intentions n’avaient rien de spécifiquement altruistes.

Ils voulaient tout simplement se faire plaisir, assouvir une passion ou une curiosité personnelles, et s’accomplir dans une œuvre – qui a tellement apporté aux autres. Mozart, Proust, Stephenson, Einstein ou Elon Musk, objectivement plus altruistes que l’abbé Pierre ou Matthieu Ricard : comme quoi l’attention au réel et la rigueur conceptuelle peuvent réserver de décapantes surprises contre-intuitives…

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  • Ce qui est surtout obscène dans cette histoire, c’est la propension du pouvoir à faire passer pour de l’attention aux autres ce qui n’est que de l’obéissance à la contrainte.
    Et si encore les dirigeants étaient exemplaires en la matière ! Mais la Macronie donnant des leçons d’altruisme, c’est comme Bernard Madoff parlant d’éthique financière : on n’y croit pas beaucoup.

  • Gérer son risque pénal ,comme a dit l’ancien PM,est devenu de l’altruisme!

  • l’altruisme pour le peuple (les gueux) demandé par des gens qui sont bouffis d’égoïsme et d’orgueil qui refusent de voir (comprendre) qu’il ont des revenus délirants et des privilèges de plus en plus usurpés !

  • Bon, altruiste envers un ami, mon voisin, le SDF de la ville d’à côté… Mais dans la bouche de l’État, altruiste c’est donner à l’État qui redonnera à il voudra. En notant que si je donne 10€ à quelqu’un, celui-ci aura 10 €. Si l’État me pique 10€ il redistribue… 5€.

    • Oh!!! vous êtes bien optimiste quant à l’honnêteté de l’Etat! Il est plus courant que’il ne redistribue que seulement 1 ou 2€ et parfois rien du tout car tout s’est perdu dans les tuyaux chromés de notre belle administration!

  • « Au nom de l’altruisme, on vous demande de vous sacrifier »
    Non, au nom d’un altruisme décidé par l’Etat (qui consister à sauver les uns au détroment des autres), on vous OBLIGE à vous sacrifier.
    L. Alexandre, grand chantre du nouveau monde, proclame: «On peut prendre le risque de vacciner les personnes âgées très vite car elles ont une espérance de vie résiduelle »
    Dire que c’est pour sauver les personnes âgées qu’on a arrêté le pays…
    Il est grand temps de regarder en face les objectifs de cette mascarade.

    • et L Alexandre est médecin de formation parler d’espérance de vie résiduelle est digne d’un régime génocidaire. à quelle limite fixe t’il une espérance de vie résiduelle ? 90, 80, 70 ?
      on peut tout essayer sur nos anciens puisqu’ils ont déjà un pied dans la tombe ?

  • entre l’un qui emploi le mot  » guerre  » contre le virus et l’autre qui nous parle d’altruisme toujours à propos du virus , on peut se demander si ses gens là connaissent vraiment le sens des mots qu’ils emploient ;

    • Ils connaissent surtout le sens du courant qui emporte impôts et taxes en direction de leurs poches ou de leurs copains du big pharma!

  • En filigrane, derrière ce mot se cache un tout autre schéma de société : celui où le groupe prime sur l’individu. Ce schéma est antagoniste à nos valeurs christiano-européennes lesquelles prônent la primauté de l’individu sur le groupe. Beaucoup par ignorance ou rejet mécanique ont oublié cela . C’est une des immenses révolutions du christianisme : l individu est libre. Mais le vieux grimoire et cette vieille religion ne sont plus étudiés, seules circulent des bribes déformées dans la tête de cerveaux dérangés.

    • Le christianisme est un collectivisme : le même dieu pour tous et la mort pour les déviants.

      • Désolé Théo, mais la mort n’est absolument pas dans la doctrine chrétienne! Bien au contraire c’est l’amour du prochain, quel que soit sa religion. Après si les hommes bafouent leur propre dogme religieux c’est une habitude!

      • @théo si c’est ce que vous pensez , revenez aux texte, lisez les penseurs chrétiens, le collectivisme est une hérésie . Ce sont les déviants qui ont tué Jésus , ce dernier n’a appelé à tuer personne …

        • les déviants ???? Ouch, ce mot pique…
          Pour les textes, je fais quoi avec l’Ancien Testament ? Parce que ça massacre à tour de bras dedans. J’évite aussi les textes anti-judaïques du moyen-âge ? Les écrits de saints hommes sur les nègres ? Sur la femme impure ?
          Certes, le christianisme contient un humanisme révolutionnaire mais de là à dire qu’il est libéral… certains auteurs le considèrent bien comme un précurseur du socialisme.

          • @adobe pour « déviant » je reprenais juste l expression de Théo pour lui réponde. Pour l’ancien testament, le lire, ces livres racontent l’histoire (dans le sens aventure, épopée) du peuple de dieu et surprise surprise elle n’est pas exempte de guerres. Quand on étudie l’histoire de France on n’occulte ni les guerres ni la traite ni les racistes. Oui certains le considèrent comme précurseur du socialisme, mais pour moi c’est surtout une déformation de ses valeurs si on veut rester dans le lexique religieux : une hérésie. Le socialisme veut faire advenir le paradis sur terre sans l’aide de dieu, et ce bien sûr par la force, alors que le chrétien sait que ce paradis ne peut advenir sur terre et que tendre vers lui ne vient que d’une conversion libre et personnelle (libre choix , individualisme)

            • Mouais.. mais Dieu qui détruit Sodome et Gomorrhe ou Moïse qui prêche le meurtre et le viol (Nombres 31, 17-18), c’est pas jojo. Perso, je n’arrive pas à raccrocher la pensée libérale à la religion chrétienne, tout comme le socialisme ou autre théorie politique. C’est deux choses séparées qui ne sont pas côte-à-côte mais reliée par le fil philosophique : ce fil est tenu par l’Individu, c’est lui qui fait/devrait faire le lien, prendre ce qu’il veut, ce dont il a besoin à l’un ou à l’autre.

    • « Le » christianisme est très polymorphe dans sa perception du conflit entre prédestination et liberté.

      Quant à l’altruisme, St Bernard disait bien que « l’enfer est pavé de bonnes intentions », ce qui ne plaît pas à tout le monde aussi bien dans que hors l’Eglise.

    • Mussolini avait très bien défini le fascisme: La base de la doctrine fasciste est la conception de l’État. Pour le fascisme, l’État est un absolu en face duquel l’individu et les groupes sont le relatif. Sans l’État, il n’y a pas de nation. Pour le fasciste tout est dans l’État et rien d’humain et de spirituel n’existe hors de l’État, pas d’individus, pas de groupes […] l’État fasciste s’attribue aussi le domaine économique. Le corporatisme dépasse le libéralisme, il crée une nouvelle synthèse où tous les intérêts sont conciliés dans l’unité de l’État.
      Le fascisme est absolument opposé aux doctrines du libéralisme, à la fois dans la sphère politique et dans la sphère économique. L’État fasciste veut gouverner dans le domaine économique pas moins que dans les autres ; cela fait que son action, ressentie à travers le pays de long en large par le moyen de ses institutions corporatives, sociales et éducatives, et de toutes les forces de la nation, politiques, économiques et spirituelles…

  • D’après mes constatations, personne* n’est altruiste, mais tout le monde* demande aux autres d’être altruistes…

    * les rares exceptions confirment la règle

  • Sujet extrêmement intéressant mais l’auteur le présente tellement négativement… car l’altruisme EST individualiste. En effet, l’altruisme étant par définition totalement désintéressé, il est don de soi (et pas sacrifice de soi), ce qui implique un choix LIBRE personnel raisonné individuel d’utiliser son temps, ressources, compétences pour autrui. La « solidarité » forcée n’est pas de l’altruisme, la « décence ordinaire » y ressemble plus.

    • C’est en effet une des grandes faiblesses de la philosophie d’Ayn Rand que d’oublier que l’altruisme n’existe pas en fait. On n’aide son prochain que parce qu’on pense que ça nous profite sous forme d’une satisfaction morale, parce que le mlaheure des autres nous est insupportable et les aider nous soulage ou que sais-je. Mais en fait, on le fait pour sois.

  • On en revient toujours à la fameuse Fable des abeilles de Mandeville, parue en 1714. Si chacun poursuit son propre intérêt de façon bien égoïste, le résultat est excellent pour le bien de la société dont il fait partie. (Within limits) greed is good.
    L’idée communiste de faire passe le bien de la communauté avant le sien conduit, à l’inverse, aux pires catastrophes totalitaires.
    Nous en avons un bel exemple sous les yeux.

    • @gerald le communisme nie le droit à la propriété individuelle il invente une propriété collective qui n’a aucune réalité c’est un écran de fumée pour que certains s’approprient les biens des autres à bon compte sur un mensonge (j y ai droit c’est collectif, tu n’y as pas droit c’est collectif ) . Par ailleurs le communisme entre frontalement en conflit avec le 10 è commandement « Tu ne convoiteras ni la femme, ni la maison, ni rien de ce qui appartient à ton prochain » (petit « détail » destiné à ceux qui pensent que le christianisme est collectiviste)

  • Très bon article. Comment en arrive-t-on à l’Etat-Providence obèse moderne ? Je n’ai jamais trouvé meilleure métaphore que le chapitre X, part2 « The sign of the dollar » du livre « Atlas Shrugged » de Ayn Rand (livre traduit en français sous le titre « La grève »). Voici de courts extraits (ma traduction) :
    « … vous aviez compris la motivation réelle de toute personne ayant jamais prêché le slogan : « De chacun selon sa capacité, à chacun selon son besoin ».
    «C’était là tout le secret. Au début, je continuais à me demander comment il était possible que les gens éduqués, les gens de culture, les gens fameux de ce monde puisse commettre une erreur de cette taille et prêcher, comme une vertu, cette sorte d’abomination – alors que cinq minutes de réflexion aurait dû leur faire comprendre ce qui arriverait si on essayait de pratiquer ce qu’ils prêchaient. Maintenant je sais qu’ils ne le faisaient pas par une sorte d’erreur. Des erreurs de cette grandeur ne sont jamais faites innocemment. Si des hommes tombent sous le coup d’une méchante folie, alors qu’ils n’ont aucun moyen de la faire fonctionner et aucune raison plausible d’expliquer leur choix – c’est parce qu’ils ont une raison dont ils ne désirent pas parler. Et nous n’étions pas innocents non plus, quand nous votâmes pour le plan au premier meeting. Nous ne le fîmes pas juste par ce que nous croyions que les fades vieilles âneries qu’ils dégoisaient étaient bonnes. Nous avions une autre raison, mais les âneries nous aidaient à cacher cette raison à nos voisins et à nous-mêmes. Les âneries nous donnaient une chance de faire passer pour vertu quelque chose que nous aurions eu honte d’admettre autrement. Il n’y eut pas un homme votant pour le plan qui ne pensa qu’avec ce système il pourrait s’immiscer dans les profits de ceux qui étaient plus capables que lui. Il n’y eut pas un homme suffisamment riche et capable qui ne pensa pas qu’il y avait quelqu’un de plus riche et de plus capable, et que ce plan lui permettrait de partager la richesse et l’intelligence des meilleurs que lui. Mais pendant qu’il pensait qu’il recevrait des bénéfices immérités provenant des gens d’au-dessus de lui, il oubliait que les gens d’en-dessous de lui recevraient des bénéfices immérités, aussi. Il oubliait tous ses inférieurs qui se précipiteraient pour le drainer juste comme lui espérait drainer ses supérieurs. Le travailleur qui aimait l’idée que son besoin lui donnait droit à une limousine comme celle de son patron, oublia que chaque clochard et mendiant sur terre viendrait en hurlant clamer que leur besoin leur donnait droit à un réfrigérateur comme le sien. C’était cela notre motif réel quand nous votâmes – ça c’était la vérité – mais nous n’aimâmes pas de le penser, de sorte que le moins nous l’aimions, le plus bruyamment nous criâmes notre amour du bien commun. »

    • @think « avec ce système il pourrait s’immiscer dans les profits de ceux qui étaient plus capables que lui » voila , la convoitise , rien de plus , rien de moins. Il est à ce titre intéressant d’écouter Balavoine
      « Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour
      Et comment retrouver le goût de la vie
      Qui pourra remplacer le besoin par l’envie
      Où est le sauveur ? » Oui vraiment , où est le sauveur quand on chante de remplacer le besoin par l’envie ….

  • Tout à fait d’accord avec cet article.
    Pour moi, l’individualisme n’est pas un défaut mais plutôt un principe de vie :C’est d’abord compter sur soi-même avant de compter sur les autres.
    Ce n’est pas incompatible avec la solidarité.
    Les leçons du pouvoir en place sont grotesques, leur peur et leur incompétence vont pousser des millions de Français à la ruine.
    Il faut toujours se méfier des donneurs de leçons.
    J’ai retenu une phrase prononcée jadis par Philippe Meyer :
    « l’Homme vaut d’abord par le mal qu’il ne cause pas et non par le bien qu’il prétend répandre »

    • Quand vous dites « solidarité » vous faites référence à ce noble sentiment personnel qui vous anime.
      Mais quand l’Etat invoque la solidarité c’est une obligation dont il s’empresse de se faire le gestionnaire intéressé.
      Lorsque les mots perdent leur sens
      les gens perdent leur liberté.

      (Confucius)

      • Tout à fait d’accord avec mc2, la solidarité invoquée par l’état, c’est distribuer généreusement les milliards qu’ils trouvent dans les poches des Français moyens.
        C’est particulièrement insupportable d’entendre Roselyne Bachelot, par exemple, se vanter d’avoir obtenu une rallonge pour la culture.
        Ce pouvoir a complètement perdu les pédales et je ne vois pas comment il pourra faire la leçon aux partis dits populistes.

  • Pour L’Etat ,la solidarité ce sont surtout des taxes et des impôts!

  • Très bon article, excellents commentaires. Je me demande si Ayn Rand avait lu Freud. Elle aurait en tout cas apprécié cet extrait de « Malaise dans la civilisation » : « L’une des exigences dites idéales de la société civilisée (…) est celle qui dit : tu aimeras ton prochain comme toi-même ; elle est universellement célèbre, certainement plus ancienne que le christianisme, mais pas très ancienne ; à des époques déjà historiques, elle fut étrangère aux hommes. Envisageons-la naïvement, comme si c’était la première fois que nous en entendions parler. Nous ne saurions dès lors réprimer un mouvement de surprise et de recul. Pourquoi faudrait-il ? À quoi bon ? Mais surtout : comment y arriver ? Comment est-ce que cela nous deviendra possible ? Mon amour est une chose qui m’est précieuse, que je n’ai pas le droit de gaspiller sans me rendre de comptes. »

  • Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable.

    https://bible.knowing-jesus.com/Fran%C3%A7ais/topics/Altruisme

  • Comme je ne peux pas secourir la terre entière, je me concentre sur mes proches , mes voisins et tous ceux qui me permettent de vivre, à la mesure de mes moyens. Si je me sacrifiais par je ne sais quelle opération sauf celle de tout me prendre, je n’aurais plus rien mais eux non plus !

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