Kamala Harris, le paon et Charles Darwin

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Kamala Harris, le paon et Charles Darwin

Publié le 12 novembre 2020
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Par Thomas Viain.

À peine Kamala Harris était-elle confirmée comme vice-présidente élue qu’un concert de louanges et de félicitations s’élevait des rangs de la gauche démocrate, célébrant avec tambour et trompette les qualités de la colistière de Joe Biden. Le tweet de l’ex-première dame Michelle Obama brossait un portrait éloquent de Harris : c’est une femme, noire et qui plus est d’origine indienne.

De l’autre côté de l’Atlantique, dans notre France de la Déclaration de 1789 où seules comptent les différences fondées sur la distinction des vertus et des talents (article 6), le malaise était quelque peu palpable. Ce n’était pas un programme, des compétences ou un combat politique qui étaient mis en exergue, mais une couleur de peau, une origine et un genre.

La compétence plus que l’identité

Une chronique brillante d’Olivier Babeau sur Le Figaro Vox, fidèle à la tradition hexagonale, n’a pas manqué d’égratigner ces emballements incongrus : « chacun est encouragé à célébrer la victoire, non d’une personne capable, mais d’une personne de telle couleur de peau ou de tel sexe ». Sa conclusion se voulait une exhortation : ne jugeons plus les individus qu’à la même aulne, « celle de la compétence ».

Et pourtant cette critique libérale, refusant qu’un individu soit réduit à une origine ou à un groupe d’appartenance, passait à côté d’une partie du sujet. Si le fond de l’affaire était si simple, un argumentaire rationnel et méthodique n’aurait-il pas depuis longtemps ramené à la raison les partisans des identity politics ?

En vérité, derrière l’opposition caricaturale entre partisans d’un tribalisme de groupe et défenseurs des mérites individuels, se cache peut-être une réalité plus complexe et moins binaire. Pour mieux la saisir, faisons un bref détour par la théorie de l’évolution et notre vénérable Charles Darwin.

En 1975, le biologiste israélien Amotz Zahavi émet une hypothèse aussi géniale qu’audacieuse afin d’expliquer certaines bizarreries de la nature.

Comment se faisait-il, par exemple, que des attributs comme la queue du paon, particulièrement malvenue et gênante face à un prédateur, aient été sélectionnés par la nature, puisqu’ils ne présentaient aucun avantage évolutif ? Naît alors dans l’esprit de Zahavi la « théorie du handicap ».

Ces attributs saillants seraient une manière d’envoyer aux éventuels prédateurs le message suivant : si j’ai pu arriver où j’en suis, toujours vivant dans une nature qui ne fait pas de cadeau, avec ce handicap évident, vous imaginez bien que j’ai par conséquent des ressources et des capacités au-dessus de la moyenne… ne vous fatiguez pas à m’attraper.

Au-delà du tribalisme

Revenons maintenant à notre histoire de politique.

Il se pourrait bien que l’on ait affaire à un mécanisme cognitif analogue dans le cas des minorités discriminées. Contrairement à ce que certains ont pu affirmer, il ne s’agit pas simplement d’un plafond de verre qui aurait été brisé pour une catégorie de personnes, ce qui nous renverrait encore à un mécanisme tribal d’identité de groupe. En l’occurrence, la théorie du handicap de Zahavi a toute sa pertinence.

Une couleur, une identité de genre, une origine peuvent activer dans nos esprits le signal du handicap : regardez où j’en suis, dans un monde qui ne fait pas de cadeau, alors que je suis une femme noire et d’origine indienne… cela vous donne une idée de mes talents, au-dessus de la moyenne, pour obtenir ce poste.

La question n’est pas de savoir si Kamala Harris a réellement connu un parcours difficile (en l’occurrence, il semblerait qu’elle soit plutôt issue d’une classe privilégiée). Il s’agit de savoir si un signal extérieur de genre, d’origine ou de couleur de peau évoque forcément une identité tribale ou s’il ne peut pas également renvoyer parfois à une valorisation, d’inspiration toute libérale pour le coup, des talents et des vertus individuels.

Quelle serait alors une attitude authentiquement libérale face à des discours vantant des qualités extérieures comme l’origine, le sexe ou la couleur de peau ? Tout simplement prendre le temps de distinguer s’il s’agit d’un signe d’identification tribale ou au contraire d’un signal mettant en valeur des talents individuels. Le premier ramène l’individu au groupe, quand le second au contraire l’en extirpe, tel un Rastignac fier de s’être construit dans la difficulté et l’adversité !

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  • La différence avec la Nature, c’est que la société humaine va l’organiser socialement. Elle va mettre en place des mécanismes, de type discrimination positive, pour tenter de faire émerger à toute force des personnes envoyant ce signal extérieur de compétence basé sur le handicap.
    Plus on essaie d’élargir, moins on est regardant sur les qualités intrinsèques de celui (…celle… ne soyons pas sexiste) que l’on veut promouvoir… et le doute s’installe…
    Aujourd’hui aux USA, il y a une tendance qui commence à se développer selon laquelle les médecins, avocats, ingénieurs, … issus de « minorités » raciales sont évités car on se demande s’ils ont eu leur diplôme du fait de leurs compétences ou du fait de leur couleur de peau.

  • Faire la fête après une élection est la preuve que les gens élus ont pour but le pouvoir et non » servir » comme ils le prétendent..

  • Laurent Lenormand
    12 novembre 2020 at 7 h 09 min

    Le raisonnement est alambiqué, la conclusion douteuse. Revenons à des choses simples : les politiciens arrivent au sommet rarement par « compétence », mais parce qu’ils arrivent à se frayer un chemin dans la jungle des partis, à se faire soutenir par des sponsors puissants, à tisser des réseaux, à se constituer des clientèles électorales et à obtenir de l’exposition médiatique. L’arrivée de personnes comme Mme Harris signifie simplement que les critères de cooptation du parti Démocrate ont évolué.

    • Tout à fait d’accord …Trump en est l’illustration parfaite….Bravo

      • Laurent Lenormand
        12 novembre 2020 at 9 h 59 min

        Nuance importante : Trump n’est pas un homme de parti. Il a pris par surprise l’establishment républicain qui ne l’a jamais totalement accepté. Un objet politique non identifié – mais qui a su répondre aux attentes d’une grande partie de l’électorat.

      • Pas de bol, une fois encore vous tombez à côté de la plaque, car Trump n’est pas un homme du parti républicain, mais un indépendant adoubé par les républicains!

  • Ne peut-on supposer aussi que les gens se sentent culpabilisés à l’égard des « minorités discriminées » et favorisent leur ascension ?

  • bah , macron a bien nommé récemment Ndiaye Sibeth  » membre de la commission des talents  » (? ) ….non pour ses compétences , mais because elle a la peau noire et que ça peut attirer électoralement les voix de gens de couleur ;

    • Laurent Lenormand
      12 novembre 2020 at 7 h 35 min

      Je pensais justement aussi à l’inénarrable Mme Ndiaye, dont le parcours doit beaucoup à sa couleur de peau et au fait qu’elle soit issue de l’oligarchie sénégalaise – bien qu’on nous ait vendu ça comme « la mise en avant des minorités discriminées ».

    • Pareil pour Segolene qui avait trouvé une arabe de service pour être son faire valoir.

  • Pas vraiment convaincu par la théorie du paon. Inventée par un israélien, ce qui n’est pas anodin. Je crois simplement que les partis font beaucoup de marketing politique (en accordant parfois trop d’importance au dosage des minorités). Après, le hasard, la chance, le travail et le talent, tout se mélange pour décider d’une carrière.

    • La queue du paon paraît en effet plus propre à protéger l’oiseau des prédateurs en leur faisant croire qu’ils ne pourront pas ouvrir la gueule assez grand pour l’avaler, et en les impressionnant par de multiples yeux qui semblent les regarder, que par le raisonnement au second degré des armes cachées de celui qui survit malgré ce handicap. Faire la roue devant les électeurs suffit à expliquer la grande majorité de ce que nous avons vu ces derniers temps.

      • Oui, l’élection n’est qu’un concours de m’as-tu-vu soumis à la coalition des cerveaux reptiliens.

      • Sans oublier que la fonction première de la queue du paon est de séduire la naïve paonne, il y a là consensus…

      • @MichelO: C’est surtout que la plus belle « roue » impressionnera la plus belle femelle qui fera son choix parmi ses prétendants. La Nature est dure…

    • « Inventée par un israélien, ce qui n’est pas anodin » ??? Euh… vous pouvez développer ???

  • Pourquoi toujours chercher midi à quatorze heure, cette Harris aurait la peau bleu blanche ou rouge n’aurait rien changé à sa situation, elle a du talent et son talent est recherché par la classe politique… Pas pour être présidente, mais vice présidente, comme quoi être femme et colorée est un handicap aux us en politique où le vieux blanc tient la barre et ne compte pas la lâcher sauf si il s’y retrouve, voir Obama… Mais toujours pas du noir du métis… C’est vraiment un pays raciste.

    • Ce « pays » fait la taille d’un continent, ses états sont aussi grand que des pays, la France est plus petite que le Texas par exemple, et il est aussi peuplé et aussi divers en populations et cultures que l’Europe de l’ouest.
      La gauche ne cesse de tout dénigrer et de jeter de l’huile sur le feu, mais la réalité est que c’est un des pays les moins raciste au monde, les problèmes sont globalement remarquablement bas et les sondages autant que les statistiques montrent que les Américains sont en majorité très tolérants.
      Presque trop pourrait on dire, essentiellement du côté des blancs gavés par une gauche sans histoire, sans tradition, sans culture et sans aucun bon sens.
      Le multiculturalisme est une chimère, la norme dans le monde est au conflit interethnique d’autant plus si les cultures sont très éloignées et les communautés importantes.
      Au-delà d’un certain afflux, l’assimilation ne se fait plus et les nouvelles populations ne sont plus « américaines », donc au moins rassemblées autour d’une idée de nation avec des valeurs communes, mais reproduisent leur pays en miniature avec tous les défauts originels.

      • Communautarisme égal pour moi le racisme tout simplement mais je ne suis pas contre les racistes ni les communautés, ce style de vie me paraît plus sain que le notre.

    • « elle a du talent »
      Un talent qui n’a pas été compris lors des primaires démocrates… Ces militants démocrates … vraiment…

    • Au lieu de raconter des conneries allez aux States et vous verrez dans les villes du sud des couples mixtes noir-blanc! Le racisme n’y est plus qu’exception! Le maire de Birmingham, ville où la lutte des droits a commencé, est noir. Vous êtes vraiment un homme malveillant.

      • Je n’ai jamais mis les pied en Amérique sauf par correspondance avec une noire sur MSN.. Ce n’est vraiment pas drôle d ‘être noire et américaine… Pas forcément à cause du racisme d’ ailleurs.

        • À part la propagande victimaire que la gauche lui a mise dans le crâne et les mesures de « discrimination positive » qui font officiellement d’elle une inférieure (toujours la gauche), je ne vois pas ou est le problème d’être un individu à peau foncée aux USA.
          Elle disait quoi exactement ?

  • D’une part, l’explication de la théorie du handicap est tellement teintée d’anthropomorphisme que l’on se demande si Zahavi est sérieux, ou si sa théorie a été comprise par l’auteur de l’article.

    D’autre part, on souhaiterait que l’auteur nous précise quel sont pour lui les handicaps qu’il attribue à Kamala Harris.

  • Pas besoin de disserter longuement sur le cas Kamala Harris. Les spins doctors du parti démocrate réutilisent simplement les mêmes grosses ficelles qu’à l’époque d’ Obama .Comme les américains sont des grands enfants qui adorent les belles histoires , ca marche à tous les coups. En France on a connu « Touche pas à mo pote » , ca nous a un peu immunisé contre ce genre d’opération com’

  • L’article indique plusieurs fois à propos de Kamala Harris : « c’est une femme, noire et qui plus est d’origine amérindienne. »

    Ce n’est pas exact. Les amérindiens sont les indiens d’Amérique, qui peuplaient le continent nord américain avant l’arrivée des européens. Kamala Harris est la fille de Shyamala Gopalan, une biologiste reconnue, qui a immigré aux Etats-Unis à l’âge de 19 ans depuis son état natal de Tamil Nadu en Inde pour terminer ses études à l’université de Berkeley en Californie. Kamala Harris est d’origine indienne, pas amérindienne.

    D’autre part, elle est certes noire de par son père. Mais on peut préciser qu’elle n’est pas non plus d’origine américaine (ou plutôt étasunienne), puisque son père est également un immigré, d’origine Jamaïcaine, arrivé lui aussi à Berkeley pour achever ses études aux Etats-Unis, avant de faire un doctorat en économie et de terminer professeur à Harvard. C’est une précision d’importance car les immigrants noirs aux Etats-Unis, qu’ils viennent d’afrique ou des caraïbes, ont un niveau de revenu et d’intégration économique bien supérieur aux noirs américains issus d’une présence beaucoup plus ancienne sur le territoire américain.

    En présentant Kamala Harris comme une politicienne « noire » aux Etats-Unis (sous entendu issue de la population noir américaine descendant de l’esclavage aux Etats-Unis), on laisse entendre un profil sociologique très différent de la réalité : Kamala Harris est avant tout une enfant d’immigrés, élevé dans un foyer au niveau socio éducatif très très supérieur à la moyenne. Elle ne vient pas d’un ghetto noir, et par ailleurs, son identification comme femme politique noire date de la campagne présidentielle. Dans ses campagnes politiques pour se faire élire au sénat des Etats-Unis, elle s’identifiait principalement comme d’origine indienne, et fut remarqué lors de son élection comme la première femme d’origine indienne élue au sénat des Etats-Unis.

    Tout ceci ne remet pas en cause le reste de l’article, mais il est utile de préciser ceci car la notion d’origine, que ce soit ethnique ou culturelle aux Etats-Unis est complexe, et trop souvent simplifiée. Barack Obama non plus n’était pas un « noir américain » dans l’acception classique : il était métisse d’un mère blanche américaine et d’un immigré africain. La romancière noire américaine Toni Morrison déclarait d’ailleurs dans une boutade mais non dénué de fondement que Bill Clinton avait été le premier président noir américain car il présentait le plus de trait commun avec la majorité des noirs américains : « un gamin de l’Arkansas, élevé dans un foyer monoparental, né pauvre, dans la classe ouvrière, jouant du saxophone et aimant la junk food ». Une condition sociale en effet beaucoup plus proche de celle d’une majorité de noirs américains que celles de Barack Obama ou Kamala Harris. La pigmentation de la peau en effet ne fait pas tout.

  • « et qui plus est d’origine amérindienne. »
    « une femme noire et d’origine amérindienne »

    N’importe quoi. Elle n’est pas d’origine amérindienne, mais d’origine indienne, sa mère est une brahmane de l’Inde. Son père est jamaïcain, rien d’amérindien non plus.
    Bon sang, renseignez-vous avant d’écrire des articles. C’est partout, depuis des mois !

  • L’auteur confirme que ce procédé et cet argumentaire correspond totalement à du racisme…
    Dans le cas du paon, théorie intéressante mais du coup, j’aimerai bien avoir les chiffres du nombre de morts par rapport à un tigre par exemple… Histoire de compléter le fait que « je suis au dessus de la moyenne, mais mon espérance de vie est plus courte » 😉

  • Heureusement qu’Obama, nous dit que Kamala Harris, est une femme, et une femme noire, je ne m’en étais pas rendu compte. C’est pas toujours évident. Si Trump disait : « Je suis en plus un homme blanc. » Pensez-vous que tout le monde aurait applaudi, ou seulement réfléchi au message?
    Il est ensuite, curieux, de la part de l’auteur, de dire, que la question n’est pas de savoir quelles sont les compétences réelles ou non de Kamala. Puisque le questionnement est libéral, je dirais hélas que si, bien au contraire. Je crois pouvoir dire, qu’elle a exercé en tant que procureur, et qu’elle est connu pour être intraitable. Enfin, reste, l’aspect tout politique du choix. Biden a été choisi par Obama, dans un grand geste de la main tendue, malgré les propos de Biden sur Obama, où, il disait à peu près : « il le trouvait plutôt très élégant compte tenu de ses origines…
    Kamala a éreinté Biden lors de la primaire, en l’assimilant aux ségrégationnistes, : « Si ces ségrégationnistes avec qui vous collaboriez s’étaient imposés, je ne serai pas sénatrice aujourd’hui »,
    Aussi, nous assistons, lors de la désignation de Kamela par Biden, au même cinéma ! Blockbuster, Ghostbusters 2.
    Nier que le choix, de Kamela n’est pas anodin, tout comme celui de Biden, revient tout simplement à se leurrer.

  • Charles-Antoine S.
    12 novembre 2020 at 12 h 09 min

    Je ne suis pas un spécialiste, mais d’après ce que j’ai cru comprendre, le paon utilise sa queue pour assurer sa dominance envers ses concurrents mâles et attirer les femelles de son espèce pour la reproduction. Ce n’est peut-être pas un attribut bénéfique pour la défense contre d’autres prédateurs, mais compte tenu de son rôle primordiale dans le processus de sélection sexuelle, la queue du paon garantie la survie de la race. C’est donc du darwinisme pur et la théorie du handicap me paraît plutôt… capillotracté ! Mais bon, comme dit, je ne suis guère un spécialiste, peut-être que je me trompe.

    Pour ce qui est de Kamala, il est clair qu’elle a été choisie parce qu’elle est issue d’une minorité et qu’elle est une femme. C’est un opération de communication dans un pays où le communautarisme fragmente de plus en plus la société en castes de races et de genres, qui se constituent toutes en opposition à la « race blanche hétérosexuelle, chrétienne et patriarcale » ! Vraiment, ça les obsèdes. Et les démocrates sont le fer de lance de ces « identity politics » dans le débat publique américain.

    • La principale defense du paon est de rester peut de temps à terre à la portée des prédateurs.. Le reste, son cri sa roue n’est que sexuelle.. Si il a survécu, sans doute que ça beauté y est pour bcp.. Son cri, un voisin en avait, le coq français est un ténor à côté..

  • La seul question désormais est de savoir où et comment Harris va se débarrasser de Biden. Va-t-elle choisir le poignard, le chandelier, la corde, la covid ou le revolver ? Dans la bibliothèque, le petit salon, le bureau ovale ou la cuisine ?

  • Si je comprends bien, vous dites que la théorie de l’évolution est fausse ? En vous appuyant sur des choses dites en 1979, il a 41 ans donc ? A une époque où l’identification génétique n’existait même pas ?
    Puis-je alors vous demander à quelle théorie vous souscrivez ?

  • Perso, en voyant Mme Harris, ce n’est pas le mot « noir » qui me vient à l’esprit… je connais des Italiens plus foncés qu’elle.

  • La discrimination positive régnant aux USA un noir ayant réussi est plutôt soupçonné d’avoir été pistonné à tous les niveaux et donc ne méritant pas le poste occupé. Kamala Harris est diplômée en droit et n’a donc aucune compétence en économie ni en politique internationale pour occuper le poste de Président. Aux USA les indiens sont plutôt réputés pour être de bons étudiants, en particulier en médecine où ils sont très nombreux. Elle vient d’une famille aisée son père est prof à Stanford.

    • Les US sont les maîtres du droit dans le monde… Ils l’utilisent constamment pour gérer leurs affaires (internes ou externes). Donc avoir une personne spécialiste en droit à un poste de président et logique (comme la plupart des présidents US il me semble).
      NB : je ne suis pas pro Kamala Harris.

  • Franchement, j’espère que vous étiez plus brillant à l’agrégation de philo. Les enseignants n’ont déjà pas une bonne image, parfois à raison, souvent à tort. N’abaissez pas le niveau pour être publié dans Contrepoints.
    Votre raisonnement ne tient pas debout, pour rester simple.

  • C’est faux. Darwin a bâti sa théorie en remarquant que la même espèce d’oiseaux avait des becs différents suivant l’île sur laquelle ils vivaient. Et on a pu le vérifier depuis puisqu’il s’est écoulé 150 ans!
    Lorsqu’on est ignorant il vaut mieux éviter de la ramener en écrivant des sottises car concernant l’espèce humaine on a des fossiles montrant bien l’évolution entre le singe et l’homme. Lucy est plus singe qu’homme, puis l’homo Abilis, homo Erectus, etc… On retrouve de plus en plus d’espèces humanoïdes différentes, comme le petit homme de Flores par exemple!

    • Tout dépend du temps, un changement progressif ou un changement très rapide dû à un rayonnement intense provoquant de grosses mutations génétiques, Darwin a raison mais jusqu’à la preuve du contraire.

    • Bainville est un enragé créationniste et curieusement aussi support du régime iranien.

      • Non, c’est simplement un combat totalement inutile. Ça fait au moins 30 ans que je sais qu’il est totalement vain de vouloir convaincre un religieux et vous n’avez absolument aucun poids ni crédit en Europe. Zéro, nib !
        .
        Par contre étant athée, c’est assez récemment que je me suis rendu compte de l’énorme utilité de la religion chrétienne dont le vide laisse la place à toute sorte d’imbécilités délétères.
        .
        Pour vous dire à quel point : je suis ultra-scientifique, vous n’avez strictement rien bité à la science ce qui m’énerve et pourtant, je serais prêt à admettre un peu de créationnisme dans les esprits si seulement la religion chrétienne pouvait reprendre un peu de poids.
        .
        Dans les esprits seulement hein.

  •  » …. ne jugeons plus les individus qu’à la même aulne, « celle de la compétence ». »
    « Aune » avec « l » !? Une allusion au « drain the swamp »

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