Covid-19 : évitez d’avoir des contacts autres que professionnels

Si on décourage le consommateur, véritable souverain du monde économique, alors rien ne marche, et tous les planismes du monde n’y changeront rien.

Par Frédéric Mas.

Ce matin, Jean Castex intervenait devant la presse pour faire état des mesures gouvernementales face à la crise sanitaire. Sans surprise aucune, la liste interminable des interdictions, des nouvelles réglementations et contraintes supposées nous prévenir et contenir la circulation d’un virus certes toujours présent mais beaucoup moins mortel que les mois précédents s’est étendue.

Le masque est devenu obligatoire quasiment partout, les préfets veillent à la verbalisation des citoyens jugés trop imprudents, les rassemblements sont déconseillés ou interdits et maintenant, certaines villes à la suite de Marseille envisagent le couvre-feu.

La politique publique ordinaire en matière de santé est devenue une dystopie acceptable.

En creux du discours gouvernemental se dessine le monde rêvé d’individus totalement assujettis à l’administration et délestés de tout autre lieu de socialisation. Jean Castex l’a dit, le principal véhicule de la circulation du virus, c’est l’espace privé !

Évitez les réunions familiales, les rencontres avec vos grands-parents, le brassage un peu trop suspect entre vos enfants et des parents plus âgés, donc potentiellement à risque. En bref, évitez toute manifestation de vie privée, contentez vous des règles proposées par l’État pour interagir avec vos concitoyens. Du point de vue de la santé publique, c’est moins risqué…

L’État n’est plus seulement, de son propre point de vue, l’aide indispensable au retour à la normale économique. Il est aussi le réorganisateur du social et de la conduite de l’individu dans ses relations intimes. Seulement, il suffit de voir à quel point son rôle est catastrophique dans le premier domaine pour comprendre qu’il le sera aussi dans les deux autres.

L’excès de réglementation est en train de pénaliser la consommation courante, de vider les magasins et faire fuir les touristes. Contrairement à ce qu’imagine le Premier ministre, ce n’est pas en multipliant les concertations avec les syndicats et les « représentants des secteurs concernés », ou même en saupoudrant l’économie française de prime à l’emploi qu’on améliorera la situation.

Si on décourage le consommateur, véritable souverain du monde économique, alors rien ne marche, et tous les planismes du monde n’y changeront rien. Au lieu de tout vouloir contrôler, si on laissait les individus s’arranger entre eux ? Si on laissait aux commerces et aux individus l’initiative en matière de protection sanitaire ? Il faut faire confiance à la liberté individuelle.

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