« Haut commissariat au plan » : faut-il le ressusciter ?

Jean Castex a exprimé son souhait de restaurer le haut commissariat au plan. Un tel retour au passé est-il souhaitable ?

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Screenshot de Jean Castex ovationné à l'Assemblée pour sa première prise de parole - AFP Images

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« Haut commissariat au plan » : faut-il le ressusciter ?

Publié le 18 août 2020
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Par Pascal Salin.

Le Premier ministre français, Jean Castex, a exprimé son souhait de restaurer le  haut commissariat au plan. Celui-ci avait été créé en 1946 par Jean Monnet et supprimé en 2005. Et il est envisagé de nommer François Bayrou à la tête de cette institution. Un tel retour au passé est-il souhaitable ?

Qu’est ce que la notion de plan ?

La notion de plan doit tout d’abord se comprendre au plan individuel. Une caractéristique de l’être humain tient à sa capacité à prévoir le futur et à essayer de mettre en œuvre les conditions de vie et les activités qu’il désire pour le futur ; ce qui a été fort bien souligné dans le fameux ouvrage de Ludwig von Mises, L’action humaine.

On peut donc dire que tous les individus font des plans, c’est-à-dire non pas seulement des prévisions, mais des décisions de manière à rendre le futur différent de ce qu’il serait en l’absence de planification. Celle-ci est donc d‘abord une activité individuelle, car c’est un acte de pensée et seuls les individus pensent. Mais on peut considérer que ce qui est vrai pour un individu est vrai pour un ensemble d’individus dont les activités sont coordonnées, par exemple une famille, mais aussi et surtout une association ou une entreprise.

Cependant il est un peu erroné de dire, par exemple, qu’une entreprise planifie son développement. En fait, il existe dans l’entreprise différentes personnes dont les objectifs sont différents : les propriétaires essaient, entre autres choses, de planifier les flux futurs de profit et d’organiser l’entreprise en conséquence ; les salariés planifient leur plan de carrière, etc.

Le développement de l’entreprise dépend des interactions entre ces différents plans. D’une manière plus générale dans une société libre le respect des droits légitimes de chacun met en œuvre ce qu’on appelle un ordre spontané, c’est-à-dire la coordination entre les plans individuels.

Les conceptions de plan au niveau étatique

Il existe plusieurs conceptions possibles du Plan lorsqu’il s’agit de tenir compte des activités étatiques.

On peut tout d’abord l’envisager comme une méthode consistant à définir de manière aussi précise que possible les dépenses et les recettes de l’État sur le long terme. De ce point de vue, la planification pourrait avoir un avantage en fournissant aux citoyens – et en particulier aux responsables d’entreprises – des informations crédibles sur les activités publiques et donc sur leurs propres choix dans la mesure où ils peuvent être influencés par les décisions publiques (par exemple, bien sûr, en ce qui concerne le niveau de la fiscalité).

Mais une telle planification n’est pas concevable pour l’État, contrairement à ce qui peut se passer pour un plan individuel ou même un plan d’entreprise. En effet, les chefs d’État ou les gouvernements sont élus pour une durée déterminée et relativement limitée et ils disposent de pleins pouvoirs pendant leurs périodes d’activité, ce qui leur permet par exemple d’annuler les décisions prises par les gouvernants antérieurs.

Cela implique donc qu’un gouvernement ne peut pas, de manière crédible, prendre des engagements ou fournir des informations sur les activités publiques pour des périodes situées au-delà de sa propre période d’activité.

Traditionnellement la conception de la planification étatique ne se limite pas aux activités étatiques, mais elle prend pour objectif le fonctionnement de l’économie nationale, comme cela a été le cas en France dans le passé.

Les origines du plan français

Les origines du plan français, créé en 1946 juste après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ont été marquées à la fois par les courants idéologiques dominants de l’époque, à savoir le préjugé en faveur de la planification centralisée, mais aussi le corporatisme, c’est-à-dire la confrontation des souhaits (ou des plans…) des syndicats de salariés et d’entrepreneurs.

Ces deux courants nient la possibilité d’obtenir un ordre social à partir de la libre détermination des intérêts individuels. L’ordre social proviendrait soit de la définition centralisée d’un intérêt collectif, soit de l’harmonisation des intérêts organisés. En forçant un peu le trait on peut donc dire que les origines du plan français se trouvaient dans la recherche d’une troisième voie entre le centralisme communisme et le corporatisme du régime de Vichy.

Les sociétés démocratiques tendent à secréter le corporatisme, dans la mesure où l’organisation des intérêts catégoriels permet de peser sur le processus de décision politique. Mais en l’occurrence il s’agissait en France d’un corporatisme institutionnel et presque dogmatique.

Le plan français reposait au départ sur l’idée que l’on peut définir a priori des catégories dont les intérêts collectifs sont clairement définissables, que l’on peut faire entrer tous les citoyens dans ces catégories et que les intérêts catégoriels peuvent être exprimés par leurs représentants. C’est évidemment cette vision qui a constamment inspiré la politique économique française et le Plan n’en a été qu’une expression parmi d’autres.

Quel est le rôle du plan ?

Pour évaluer le rôle du plan il convient de souligner que les sources de la croissance sont individuelles et institutionnelles. La croissance est en effet le résultat, constaté ex post, d’innombrables décisions individuelles. La croissance est d’autant plus forte que les individus sont plus incités à innover, ce qui implique une définition précise des droits de propriété, mais aussi des impôts et des réglementations aussi faibles que possible.

On innove en effet d’autant moins que le coût de l’innovation est accru par les réglementations et que le rendement est plus largement confisqué par l’impôt.

La concurrence – qui signifie la liberté d’entrer sur un marché – est à la fois un processus de découverte et un processus de coordination, comme l’a si bien souligné Friedrich Hayek. Et elle joue d’autant mieux ce rôle qu’elle prend place entre des personnes responsables, c’est-à-dire des personnes qui ont un intérêt personnel à faire les découvertes en question, à mettre en place leurs objectifs de planification…

Pour sa part le Plan public relève du souci constructiviste d’introduire une vision centrale et donc cohérente en organisant l’harmonie des intérêts, car elle ne serait pas spontanée. C’est une vision technologique, comme si les techniques de production existaient et qu’il suffisait de les mettre en œuvre de manière optimale.

Or les techniques – y compris les techniques institutionnelles et l’organisation humaine de la production – n’existent pas, elles doivent être découvertes.

L’État n’est pas propriétaire des citoyens

Il est erroné de penser que l’État ou l’un de ses organes – le plan – puisse planifier pour l’ensemble du pays car l’État n’est pas propriétaire des citoyens. Certes les titulaires du pouvoir pourraient planifier l’action étatique.

Mais un paradoxe apparaît car l’État essaie de planifier ce qui ne peut pas l’être – les processus productifs décentralisés – et il ne planifie pas ce qui pourrait l’être, c’est-à-dire ses propres actions.

On doit donc considérer a priori comme contestable la conception habituelle de la planification publique, en particulier en France. En effet elle a pour objectif de planifier non pas les activités précises de l’État, mais l’ensemble des activités économiques des membres de la nation.

Ceci se conçoit évidemment dans un pays où toutes les activités économiques appartiennent à l’État, comme cela était le cas de l’URSS, mais on sait bien que dans ce cas les activités économiques ne se développent pas de manière satisfaisante. Il est d’ailleurs caractéristique que les dirigeants de la planification soviétique aient été amenés à s’inspirer des progrès techniques des pays libres pour mettre en œuvre des innovations que l’absence de concurrence ne permettait pas de faire apparaitre spontanément.

Les conceptions modernes ont pour conséquence que l’État est la source majeure de l’instabilité à notre époque. On en voit des manifestations très claires dans le fait qu’au XXe siècle et au XXIe siècle – contrairement à ce qui se passait dans des périodes où l’État était moins présent – les crises économiques ont été profondes et de longue durée.

Les Hommes ont réussi à s’affranchir des risques de la nature, mais des risques encore plus grands et non assurables sont apparus : personne ne peut s’assurer contre le risque que ses impôts augmentent, réduisant à néant toute la planification individuelle de ses activités. L’idée traditionnelle selon laquelle le plan est un réducteur d’incertitudes parait alors singulièrement erronée.

Autrement dit, il est contradictoire de désirer avoir un plan national et d’admettre en même temps le caractère parfaitement discrétionnaire de l’action étatique. Ce n’est pas tellement le Plan qu’il convient de réformer que l’État lui-même. Car les citoyens auraient besoin d’une stabilité institutionnelle, ils auraient besoin que l’État prenne des engagements à leur égard, qu’il soit soumis à la discipline du contrat, qu’il soit remis dans le Droit civil.

La planification en France est-elle souhaitable ?

Si la planification publique est logique (mais discutable) dans un pays totalitaire, elle est évidemment questionnable dans un pays comme la France où l’activité économique est censée correspondre essentiellement aux décisions individuelles. En fait, dans la mesure où l’État français peut certes imposer ou interdire certaines activités aux citoyens, mais où – heureusement – il ne peut pas se substituer totalement à eux, il est illusoire de parler d’une planification de l’économie française et de créer un « commissariat général du plan » (ce qui constituait le terme officiel autrefois).

Il conviendrait plutôt de parler d’un « commissariat général des politiques économiques ».

Tel est en effet le véritable but poursuivi : non pas planifier l’économie française – puisque ceci est impossible aussi longtemps qu’un peu de liberté économique subsiste – mais coordonner les politiques économiques et éventuellement en créer de nouvelles au moyen d’une institution publique spécialisée dans ce domaine.

Dans le passé, le commissariat général du plan était en particulier une institution représentative des syndicats de salariés et d’entrepreneurs, ce qui était contestable. En effet, ce qui est souhaitable, d’un point de vue éthique et pragmatique, c’est de respecter la liberté de décision des individus et non pas d’imposer des « décisions collectives ».

On peut enfin souligner que le Plan public peut jouer un rôle contestable sur le marché des idées. En effet, la concurrence est souhaitable dans le domaine des idées. Certes le Plan ne revendique pas une position de monopole dans ce domaine, mais il n’en reste pas moins qu’il crée un déséquilibre sur le libre marché des idées.

Il bénéficie en effet du privilège de son caractère officiel : comme il est censé être l’expression commune d’un intérêt général né de la confrontation des intérêts catégoriels, les positions qu’il exprime obtiennent d’emblée une crédibilité. Dans l’atmosphère infiniment politisée de la France, les médias peuvent être incités à adopter les idées exprimées dans un rapport du plan en ignorant le fait qu’il s’agit simplement du rapport rédigé par une ou plusieurs personnes qui, aussi compétentes soient-elles, devraient être soumises au processus normal du débat d’idées. Le plan renforce donc l’idée selon laquelle il existerait des vérités officielles.

Qu’en est-il de l’avenir de la planification en France ?

On ne sait pas encore quelle sera l’organisation précise de la planification française qui pourrait être créée prochainement. Mais il est certain qu’elle aura essentiellement pour objectif de définir les politiques économiques de l’État français.

De ce point de vue, la décision actuelle de retour à la planification est extrêmement critiquable tout simplement parce qu’on devrait considérer comme évident que les activités étatiques devraient être uniquement les activités régaliennes et que toute politique économique est contestable.

Nous en avons donné un exemple concernant la (prétendue) politique de relance dans un article précédent de Contrepoints dans lequel nous avons conclu ceci :

« Le scepticisme que l’on peut avoir à l’égard des capacités de la politique économique et de la politique monétaire à résoudre les problèmes conjoncturels ne concerne pas seulement la situation actuelle, mais il doit être considéré comme plus général. »

Il ne faut donc rien attendre de positif du retour de la France à ce qu’on appelle la planification et il conviendrait au contraire d’alléger les contraintes fiscales et règlementaires de l’État français.

Article publié en juillet 2020.

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  • Quelle inventivité !Nous sommes en 2020 et tout ce que le nouveau monde tant vanté par l’équipe au pouvoir nous propose est le retour du Gosplan !Une usine à gaz fumeuse de plus, qui sert à occuper les copains avec force avantages, comme tous les comités théodules tels que France Stratégie dont les recommandations sont d’inspiration marxistes notamment sur la propriété, on n’est pas sorti du sable!

  • Allez, sourions un peu !
    SI, (majuscules volontaires) le gouvernement devait mettre en place un “Haut commissariat au Plan”…,
    SI, cet organisme devait s’arroger (ce qui est d’ailleurs évident) la planification des activités économiques…,
    Il serait de fait sous la coupe de notre ministricule de l’économie, le pâle BLM…

    Alors que risquons nous, si ce n’est de dépenser un peu plus de pognon pour un organisme (nanti de copains bien obéissants au Grand Maître) qui sera aussi vide de sens et d’efficacité que le pauvre ministricule précité ?
    Au moins, on aurait de quoi rigoler encore un peu plus !

  • Le pâle BLM,faut oser par les temps qui courent 🙂

  • recasement du sieur Bayrou dont on ne sait pas quoi faire mais dont le soutient électorale peux être utile ?

  • Bayrou faisait un retour, voilà une bonne occasion de le reclasser.
    Après tout on avait bien reclassé la Royal, pas pour la même raison il est vrai

  • Bah, les bons plans font les bons amis, lobbys, c’est le moment de sortir votre carnet de chèques, tout est à vendre.

  • Etat central fort = tentation forte de planification importante. Supprimer l’adjectif fort dans les faits et vous aurez une force de planification à grande échelle amoindrie DURABLEMENT. Il faudrait dans le même temps institutionnaliser une limite des contraintes fiscales et réglementaires au stricte minimum.

  • Notre société manque cruellement d’une vision des objectifs à long terme du pays car nos politiques gèrent à vue les échéances électorales. Il serait souhaitable qu’il y ait un pilote dans l’avion, mais malheureusement la préoccupation de nos gouvernants technocratiques risque de n’accoucher que d’une planification soviétique…

  • C’est sûr qu’avec son sens de l’anticipation et la remarquable efficacité qu’il montre dans tous les domaines qu’il touche, ça donne envie de donner à l’Etat encore de nouvelles prérogatives…

  • L’action menée depuis 40 ans vers toujours plus de socialisme a conduit la sphère publique à près de 70 %de l’économie. Un Gosplan couronnerait le tout, c’est logique.On sait comment cela se termine.

  • Une justification d’un plan d’action serait que ses concepteurs soient suffisamment éclairés pour savoir mieux que nous ce qui est bon pour nous. Or même les scientifiques les plus éclairés savent qu’ils ne planifieront jamais aussi bien que le mécanisme d’une libre concurrence sans tricherie, alors compter sur la sagesse des administratifs, des politiques ou des forces syndicales pour optimiser l’avenir relève du fantasme le plus éculé.
    En revanche une planification des contraintes permettrait de connaître d’avance les écueils, impasses, péages et autres limites entre lesquels il sera plus facile de naviguer au bénéfice de tous les agents économiques, à condition que ces contraintes soient protégées de toutes excroissances arbitraires, autrement dit qu’on sache s’engager à museler Bercy (et autres despotes inspirés) une fois pour toutes.

  • Intéressante réflexion. (Je me demande si ce genre de réflexion est simplement abordé dans les « hautes sphères » ?)

    « Il conviendrait plutôt de parler d’un « commissariat général des politiques économiques ». »

    Alors la, on en est à la « virtualisation du plan » avant même d’avoir décidé de son périmètre !

    Mais ne nous y trompons pas : la volonté de planification actuelle n’a pas pour but d’organiser l’efficacité économique ou la paix sociale, mais d’imposer des choix de société (écologie) par l’intermédiaire du dirigisme économique.

  • De Castor à Rantanplan : rend ton plan, c’est l’heure de la biroute…
    C’est du niveau de l’élite d’écologistes en place.

  • C’est quand même bien d’avoir sur CP des articles de fond sur les actions de politiciens alors que dans le reste des media on ne discute que de la couleur de leur cravate.

  • C’est le système soviètique qui ne fa

  • Le programme de l’ENA c’est l’URSS et l’économie soviétique, la France étant plus riche ce sera plus long mais le résultat catastrophique sera le même.

  • Discours de Castex :

    Pathe Marconi, « la voix de son maître ».

    Oh le gentil chien-chien !

  • Encore une idée lumineuse du chef de projet…

  • comme en Corée du Nord et à Cuba !

  • Y’avait quelques parasites à recaser manifestement …

  • Les plans ne servent à rien, comme le passé l’a démontré, le progrès étant imprévisible, sinon à gaspiller de l’argent en vain!

  • Le seul contre-exemple que j’ai trouvé c’est le nucléaire.
    Mais je me demande si le secteur privé ne pourrait pas s’en charger…

  • 18 août…. Bayrou, haut commissaire au plan, attention en traversant les voies du seigneur une catastrophe peut en cacher une autre.

  • Si le plan consiste à rappeler constamment aux gouvernants que la France doit redonner plus de vigueur et de liberté à son économie, respecter le budget public et réduire le train de vie de son Etat, le rationaliser, le moderniser, mettre fin à toutes formes de corporatisme statutaire, rendre plus efficace les services publics… alors oui, un plan et vite.

  • Bayrou avait été obligé de démissionner au début de l’élection de Macron mais ils devaient cogiter, Macron et lui pour le réintégrer, ce sera chose faite.
    Plutôt qu’encore recaser du monde avec sa kyrielle de fonctionnaires qui suivra pour soi-disant planifier le futur, ils feraient mieux de suivre les recommendation de la cour des comptes pour procéder à des économies

  • Macron est en campagne électorale: comme le Plan fleure bon les 30 Glorieuses, il compte instiller dans l’opinion publique qu’il est un nouveau de Gaulle.
    Ce qu’il n’est pas, évidemment. Il en est même le contraire du point de vue de la souveraineté nationale.
    Quand l’avenir est bouché, la nostalgie du passé d’égarer l’électeur…

  • Bayrou qui finit sa carrière en starpolitrouk de la macronnie,quelle rigolade.
    Ce monde nouveau qui reprend la vieille recette du Gosplan avec des commissaires créant des objectifs irréalisables et inventant des productions fantasques pour ne pas finir au goulag…quelle farce de l’été!

  • « respecter la liberté de décision des individus et non pas d’imposer des « décisions collectives » »

    Il y a un problème presque purement mathématique dans le concept de « décisions collectives ». Chacun sait qu’il est difficile de s’entendre, se comprendre et s’accorder dès qu’un groupe dépasse quelques individus.

    Au final, soit le groupe possède un décideur et celui-ci impose son point de vue, soit le groupe ne décide rien. Plus le « collectif » est important en nombre et plus il se transforme en dictature.

    Bien sur, les « élites » le comprennent très bien et appellent « collectif » ce qu’ils considèrent « dictature éclairée ». Mais quelle que soit la puissance de l’éclairage, il n’atteindra jamais les recoins et les zones éloignées des instances dirigeantes.

    Au delà du simulacre de liberté, c’est l’inefficacité qui en résulte. Car c’est dans ces recoins et ces zones éloignées mais grouillants de vie que se trouve la plus grosse partie de la vie et de l’activité.

  • Je viens enfin de saisir le sens large de l’expression ‘ Plan foireux ‘…

  • Il fallait certes renvoyer l’ascenseur à Bayrou. Mais si l’on considère que l’Etat contrôle en gros 70 % de l’économie, il y a une certaine logique à mettre en place des instruments d’organisation. Une poignée de fonctionnaires et d’élus va donc préparer notre avenir. Qui a dit déjà: « la France , c’est Cuba sans le soleil « ?

  • Ou Moscou sans la neige.

  • Quelle intense activité du calife élyséen :
    Recaser les incasables,
    Changer les préfets dissidents,
    Retoquer les ministres dont la principale activité est de sillonner la France dans tous les sens ( ce qui laisse peu de temps pour travailler)
    Débuter des âneries lors de discours
    Reste te t’il un peu de bon sens en France?

    • Non ! Il ne reste plus de bon sens en France ! Il reste des casseurs dans tous les domaines et le sieur bayrou, celui qui n’a jamais rien fait, sera là pour terminer le travail. La France va rejoindre très rapidement le club des pays du quart monde.

  • eh oui la planification à la soviet va amplifier les résultats du type pénurie de masque car l’état ne sait pas planifier , gérer , décider mais seulement tenter de garder le pouvoir par des petits cadeaux ciblés vers des minorités d’appoint !!!!

    • Il y a les politiques dont la compétence et les buts sont parfois (=souvent) douteux, et l’administration dont la gestion hors-sol est une lapalissade.

      Il est bien évident que quand on fournit des directives contradictoires à des administrateurs inefficaces, le résultat est kafkaïen.

      On parle beaucoup – à tort – d’IA. Mais les progrès de la simulation informatique sont eux biens tangibles dans les domaines où l’on sait définir les règles et les interactions. Peut-être qu’avec de « vraies » sciences sociales (humaines et non politiques) et beaucoup de travail en développement logiciel, on pourrait modéliser les effets de la réglementation sur l’activité humaine globale, transformer les grattes-papier en presse bouton et mieux mettre en évidence les lacunes des politiques ?

  • Et plumer ceux qui sont assez cons pour continuer à bosser et financer Noël au mois d’août avec l’alloc de rentrée scolaire majorée de 100€!!!!
    C’est Darty et Le bon coin qui vont se frotter les mains aujourd’hui

  • Et la liste est longue Nike,Apple ,Lacoste…

  • et dire qu’il y en a qui pensent que Castex est un bon 1er ministre …bah putain faut pas être exigeant..un bon petit comité Théodule pour caser l’autre bon à rien de Bayrou qui doit s’ennuyer..quel gouvernement de merde, il peut se marrer l’autre con de Macron parce qu’il nous prend vraiment pour des buses.

  • Si le but est la prospérité, alors le moyen est la liberté économique. Si le but est de renforcer le pouvoir de l’Etat, alors un des moyens est de planifier l’économie.

  • On ne souligne jamais assez la qualité de plume de P. Salin, l’articulation limpide de sa pensée et la fluidité de ses textes.
    On suit pas à pas le fil de son raisonnement avec cette curieuse impression d’aboutir à des conclusions qui semblent sortir de nous-même… Une construction logique toujours réglée comme une mécanique de précision, quel que soit le sujet. C’est rare.
    I’m a big fan 😉

  • la photo illustre une belle tête de vainqueur !

  • Entre « Le Plan  » de type Mao ou Staline, et le bordel de la débilité écolo qui prévoit « en même temps » la fermeture des centrales et des pompes a chaleurs et des bagnoles électriques pour tous , en 5 ans, il y a peut-être des solutions intermédiaires.
    Mais c’est sur que ce n’est pas un ex prof de Latin grec sans couilles qui va faire avancer le schmilblick !

  • Les commentaires sont fermés.

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