« Aller vers les jours heureux » : la France Insoumise veut votre bonheur

L’impression qui se dégage de cette proposition est que si la France Insoumise était aux manettes, les jours heureux nous seraient imposés.

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Mélenchon mars 2018 by Bachellier Christian(CC BY-NC-ND 2.0)

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« Aller vers les jours heureux » : la France Insoumise veut votre bonheur

Publié le 5 juin 2020
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Par Wackes Seppi.

L’Assemblée nationale débattait hier, 4 juin 2020, une proposition de résolution « déclarant la nécessité d’une bifurcation écologique et solidaire pour aller vers les jours heureux ».

Les « jours heureux », c’est une référence au programme du Conseil National de la Résistance, à notre sens en partie seulement : l’impression qui se dégage de ce texte est que si la France Insoumise était aux manettes, les jours heureux nous seraient imposés.

S’ouvrant sur une citation du discours prononcé par Greta Thunberg devant l’Assemblée des Nations Unies (ses fameux rêves et son enfance volés par leurs paroles creuses), l’exposé des motifs annonce :

La bifurcation est commencée. La question est la suivante : dans quelle direction ira-t-elle ? Deux chemins s’offrent à nous. Celui d’un monde toujours plus libéral, autoritaire et liberticide. Ou bien celui des jours heureux, par une bifurcation écologique et solidaire de notre système économique. Nous optons pour le second chemin. Tel est le sens de cette proposition de résolution.

La crise du Covid-19 est évidemment mise sur le compte des « exactions » de l’humanité grâce à un passage du coq à l’âne que nous avons déjà vu par ailleurs1 :

La pandémie du covid-19 est une crise aux origines écologiques. Le dérèglement climatique et la destruction des écosystèmes par la déforestation, l’industrialisation et l’urbanisation favorisent la rencontre entre microbes pathogènes issus d’animaux et humains. 100 millions d’hectares de forêt tropicale ont été coupés entre 1980 et 2000 ; plus de 85 % des zones humides supprimées depuis le début de l’époque industrielle.

Résultat : 60 % des microbes pathogènes apparus depuis 1940 sont d’origine animale, dont deux-tiers issus d’animaux sauvages, 75 % de ceux découverts ces 30 dernières années. En cinquante ans, le nombre de maladies liées aux zoonoses, c’est à dire transmises des animaux aux humains, a été multiplié par 10.

Mais il y a bien sûr plus fondamental :

Cette crise […] nous rappelle que le capitalisme a des conséquences mortelles. En effet, celui-ci a créé les conditions de sa propre destruction, de l’émergence du virus à son incapacité à y faire face. De la crise sanitaire, nous voici confronté·es à une crise économique et sociale aux conséquences potentiellement dramatiques.

On passe à l’agriculture, mais c’est pour biaiser immédiatement vers les outremers :

Le désastre en matière agricole et alimentaire en est une illustration implacable. La situation des outremers…

Mais résumons.

Il faut définir « les besoins désirables », ce qui nécessitera « la planification écologique et la consolidation de nouveaux droits sociaux ».

Et « pour mener à bien une planification écologique démocratique » – comment pourrait-elle être autre que « démocratique » ? chez LFI – « il faut commencer par nous doter d’un appareil statistique qui intègre à tous les niveaux les impacts environnementaux ».

Fort bien ! Entrons dans le dur du volet « écologique » :

Sur le front climatique, l’objectif est de décarboner totalement l’économie d’ici dix ans.

Plus largement, il s’agit de mettre en œuvre une politique de diminution et de soutenabilité dans l’usage des ressources naturelles et d’engager des mesures de préservation/restauration des écosystèmes. Car la crise climatique n’est qu’une des dimensions de l’urgence écologique.

Sortir du productivisme agricole qui mène à l’épuisement des sols, des paysans qui y travaillent et à des crises sanitaires à répétition, organiser la sobriété et l’efficacité énergétique, planifier une nouvelle organisation du territoire pour relocaliser la production et la consommation, sont autant de bifurcations que l’État doit organiser.

La proposition de résolution présente des « mesures, réparties en quatre grands axes non exhaustifs, [qui] pourraient constituer une feuille de route ».

La droite très à droite rêve de protectionnisme. La France Insoumise rêve aussi de protectionnisme ; mais attention : il est « solidaire »…

Engager un processus de protectionnisme solidaire, qui implique la relocalisation, la décarbonation industrielle (par exemple en opérant une bifurcation vers l’éco-construction), et une nouvelle politique de coopération internationale basée sur le respect des droits humains, sociaux et environnementaux ainsi que l’échange de technologie et de savoirs.

S’agissant de l’agriculture :

Passer à l’agriculture paysanne et écologique en subventionnant les agricultrices et agriculteurs qui souhaitent se reconvertir et leur garantir un revenu digne non dépendant de la grande distribution…

Yaka…

Le lecteur captivé par cet audacieux programme ou tout simplement curieux lira la proposition de résolution pour connaître les autres propositions. Mais terminons avec le dernier point du texte de la résolution mise en débat qui fournit un bon résumé de la vision de notre avenir franco-français de M. Jean-Luc Mélenchon et de ses troupes :

Renforcer et étendre la puissance publique en créant des emplois dans le secteur public afin que l’État puisse garder une expertise publique forte, et ainsi lutter contre les forces privées, mais aussi étendre les réseaux et services publics.

Comme l’a noté M. Olivier Masbou sur son Blog-notes, « tout cela sent le monde d’avant le monde d’avant ».

Sur le web

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  • L’Abbé François Ruffian se chargera de la catéchèse pour faire digérer ce gloubiboulga sidérant. Les grincheux et récalcitrants devraient se réjouir car Beria Corbières veillera à ce que les allées des possibles goulaguées (ça sonne vacances dans le Var avec la nouvelle Northograffe, solidaire et inclusive du Bac 2020 ) soient fleuries.

    • Pour un Mélenchon les mots n’ont pas le même sens que pour tout un chacun : bonheur veut dire malheur en novlangue mélenchonienne . . .

  • ça marche , on peut assez facilement démonter UN mensonge ou une idée fausse mais ce réseau est devenu non pas inattaquable mais indestructible.. parfois on ne sait simplement pas par quoi commencer..

  • « Celui d’un monde toujours plus libéral, autoritaire et liberticide. »
    J’ai rit.
    Puis je me suis rappelé des scores de LFI à la dernière présidentielle et maintenant je flippe.

  • c’est le nouveau slogan des bouffeurs de gamelle gratuite : » des jours meilleurs » pour mélenchon ,  » le retour des jours heureux  » pour le poudré mignon…..on nous prend vraiment pour des cons ;

    • Avec LFI prévoir:
      * à la SNCF pour faire partir un TGV, un clown policier, un médecin et un contrôleur par wagon ! ;
      * pour les écoles multiplier par trois le nombre de bâtiments, de profs, d’assistants…;
      * pour les chantiers publics, il y a en général 2 surveillants pour UN qui bosse quadrupler les surveillants ;
      Faut-il aussi envisager de fermer tous les établissements d’enseignement techniques au profit d’école d’administration ? Nous sommes déjà le pays où il y la plus forte densité de fonctionnaires par rapport aux productifs (de produits ou de services exportables) !

  • les idéologies d’hier sont mortes!
    Plus personne ne croit dans les bienfaits d’un état protecteur, plus de lendemains qui chantent..
    il leur faut donc « inventer » un monde « fantasmé  » issu de la vision marxiste, et qui va protéger la terre et les petits oiseaux..
    pour au final construire un pouvoir despotique et liberticide..

    Avant de parler de bonheur , encore faudrait il lui donner une définition qui convienne a tout le monde, a moins qu’ils ne parlent du leur ce qui passe nécessairement par autoritarisme liberticide, et esclavage

  • Le problème, c’est que mêmes les professionnels de l’agriculture s’emmèlent les pinceaux:
    Je cite les propositions de la Coopération agricole au ministre de l’agriculture ainsi qu’au ministre de l’économie:
     » Renforcer un modèle agroalimentaire compétitif sur tous les marchés ;
    Utiliser les atouts du modèle coopératif pour renforcer la structuration des filières et accélérer la transition agroécologique ;
    Financer la décarbonisation et les transitions agroécologiques … »

    Bref, toujours la même bouillie (transition agroécologique/décarbonation), alors que le plus efficace serait en premier lieu, libérer l’agriculture et l’industrie de ses contraintes réglementaires extravagantes; qui en plus, ne couteraient pas un centime aux français
    Mais non, quand je lis « neutralité carbone », il faut bien voir que cela implique des contraintes, des contrôles supplémentaires.
    Il faut dire que le Président de la coopération française est aussi président d’une coopérative des pays de Loire qui a beaucoup misé sur la « nouvelle agriculture », concept marketing assez fumeux qui ne semble pas être un franc succès auprès de ses adhérents.
    Mais c’est une autre histoire.

  • La meilleur idée de LFI reste a mon très humble avis l’encouragement de l’immigration de masse dans les caractéristiques que l’on connait, age origine, religion etc… Tout ce dont un pays ayant 2000 ans d’histoire a besoin, pour disparaître.

  • RN-LFI même combat. Notez qu’en France on est bien plus conciliant avec les seconds. Ce n’est pas comme si le collectivisme n’avait pas fait ses preuves…

  • C’est fou!!!!
    Mais tous les plus éminents dictateurs de l’histoire ont mis la main sur leur peuple en leur vendant qu’ils détenaient la solution pour lui permettre de vivre des jours heureux…
    Généralement cela consiste au commencement par détruire ce qui fonctionne pour le remplacer par aitres chose qui ne fonctionne pas.
    C’est une technique d’illusionniste.
    C’est intéressant au cirque, dangereux si l’on n’imagine pas qu’il y a un « truc » et mortel si l’on veut tenter le numéro sans connaître le « truc ».
    Ici, on nous propose un tour de passe passe en nous expliquant que eux ont tous les « trucs » en main sans avoir testé le numéro avant de nous le présenter tout en nous demandante de devenir leur complice.
    Je ne suis pas suicidaire et je n’ai donc pas l’intention de flirter avec un cobra soit disant domestiqué car je ne sais pas qui l’a dressé, je ne connais pas les intentions de son dresseur.
    Dans le cas présent nous connaissons le dresseur et ses intentions et nous savons que le « baiser » sera mortel.

  • Tout cela sent la secte. On sait comment finissent les sectes: par le suicide collectif, sous l’égide de son gourou.

  • Tout cela est fort rigolo.

    On parle de résolution, mais ça engage à quoi? À part d’être une déclaration d’intention, qu’elle en est la valeur juridique?

  • Les commentaires sont fermés.

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