La rébellion contre le confinement s’intensifie aux États-Unis

HUNTINGTON BEACH BY EHPIEN (CC BY-NC-ND 2.0) — CC-BY

Des milliers de résidents d’Orange County, en Californie, réclament la réouverture des plages. La révolte gronde.

Par Daniel Girard.

Alors qu’une chaleur accablante balayait la Californie le week-end dernier, de très nombreux Californiens ont profité des plages sablonneuses pour profiter du soleil et se baigner.

Mais la distanciation sociale n’y était pas pratiquée et, jeudi, le gouverneur de la Californie Gavin Newsom a fermé les plages.

Il n’en fallait pas plus pour que des milliers d’habitants de la région se rendent le lendemain près des plages de Huntington Beach pour protester contre la mesure.


De nombreux protestataires considèrent que le confinement viole la liberté individuelle, le considèrent arbitraire et anticonstitutionnel.

Certains d’entre eux brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Ouvrez la Californie. Tous les emplois sont essentiels ».


Le gouverneur Newsom s’est adressé aux mécontents, leur disant comprendre leur frustration et leur anxiété mais qu’ils devaient porter un masque et respecter la distanciation sociale, le virus ne faisant pas de différence entre un manifestant, un démocrate ou un républicain.

La grogne dépasse la Californie…

Des manifestations anti-confinement ont aussi eu lieu vendredi à Los Angeles, Chicago, Springfield et New York.

Dans le Michigan, jeudi, des manifestants ont pénétré dans le Capitole de Lansing où des parlementaires réclamaient l’assouplissement des mesures draconiennes de confinement imposées par la gouverneure de l’État, Gretchen Whitmer. Aucun incident n’a été signalé, bien que certains manifestants portaient des armes.


Dans un tweet, le président Trump a invité la gouverneure à discuter avec les manifestants, négocier avec eux et faire preuve de flexibilité.


Qu’a fait la gouverneure du Michigan ? Elle a prolongé l’état d’urgence jusqu’au 28 mai, alors qu’il devait prendre fin le 7 mai.


Le coronavirus poursuit ses ravages en Amérique. Mais avec une population à la fortune déclinante, confinée, ayant de plus en plus recours à l’aide alimentaire, sans horizon salutaire, l’absence de flexibilité accroît la pression, avec son risque de débordements aux conséquences funestes.

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