Libérez le marché des masques, Monsieur le Président !

Des masques, il y en a, monsieur le Président. Seulement, il faut laisser faire le marché : il y a une demande, et c’est l’État qui entrave l’offre, organisant une pénurie qui à son tour, fait monter les prix.

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Libérez le marché des masques, Monsieur le Président !

Publié le 14 avril 2020
- A +

Par Margot Arold.

Emmanuel Macron s’est débrouillé pour évoquer la pénurie de masques sans évoquer la responsabilité de la bureaucratie qui a freiné voire empêché l’accès de la population aux masques.

Pour le président, au contraire, la pénurie de matériel qui touche la France a pour origine les faiblesses du marché mondial :

« Il est difficile d’entendre qu’une pénurie mondiale empêche les livraisons. »

Ainsi, il rassure les Français en leur indiquant que s’il n’y a pas de masques pour tout le monde (et, rappelons-le, pour les soignants non plus), c’est parce que le monde entier en réclame (ce qui est vrai) et que cela entraîne une pénurie en février, en mars, et en avril, ce qui est faux.

En trois mois, le marché, agile, s’organise pour répondre à la demande. Encore faut-il que l’État, lui, ait l’agilité nécessaire pour faire la demande rapidement (et ne passe pas commande début avril !).

Des masques, il y en a !

Monsieur le Président, vous avez oublié de dire que des masques, il y a en a. Ce n’est pas une « pénurie mondiale » : c’est juste qu’en France, on ne laisse pas le marché s’exprimer. Des offres de masques, il y en a, probablement des fiables et des moins fiables, mais au regard des millions dépensés en TGV, hélicoptères…, aurait-ce été un gaspillage de tenter d’en obtenir « quoi qu’il en coûte » et par tous les moyens possibles ?

Les pharmaciens ont interdiction de vendre des masques aux clients au prétexte qu’il y a une pénurie. Mais ils reçoivent des offres de masques régulièrement, par des entreprises privées, offres qu’on leur intime de refuser (ou qu’ils refusent eux-mêmes) au motif que ce sont des masques non homologués.

Bien sûr, certains expliquent que la piètre qualité de ces masques ou l’arnaque sont des motifs de refus.

Mais qu’auraient-ils de moins bien, ces masques « non médicaux »,  que ces fameux masques « maison » confectionnés dans un bout de tissu de récupération ? Qu’auront-ils de moins efficace que celui qu’on va prochainement nous ordonner de porter, ce fameux « masque grand public » ?

Et alors que tentent de s’organiser les collectivités locales, peut-être un peu moins lourdes que la strate étatique au-dessus, l’État fond comme sur une proie sur les masques commandés par les régions, pour les redistribuer lui-même, ainsi que Christophe Castaner l’a reconnu. Quand l’État se vole lui-même, c’est que le problème est aussi d’ordre politique : il ne faut pas qu’on se rende compte de son incurie.

Des masques, il y en a, monsieur le Président. Seulement, il faut laisser faire le marché : il y a une demande, et c’est l’État qui entrave l’offre, organisant une pénurie qui a son tour, fait monter les prix.

D’ailleurs, depuis que Bruno Le Maire a encadré le prix du gel hydroalcoolique « pour notre bien », on constate que le précieux gel n’a pas fait sa réapparition dans les rayons. Un prix plafonné cache le vrai prix, qui, lui, fluctue et donne un indice sur l’offre et la demande. Quand les deux s’équilibrent, le prix est stabilisé.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, et Emmanuel Macron, ancien ministre de l’Économie ne veulent décidément pas sortir de leur idéologie : l’État doit toujours tout faire, et quand il échoue, c’est qu’ « on a tout essayé ». Ce raisonnement mitterrandien peine de plus en plus à camoufler que ce sont les mauvais remèdes que l’on applique, et il faudra bien un jour s’intéresser à la manière dont d’autres pays gèrent mieux que nous la crise sanitaire… avec une approche économique différente de la France.

 

 

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  • Il a suffit d’un virus pour qu’on découvre que la France était tombé au niveau d’inefficacité, d’incompétence et de corruption d’un pays socialiste.

    Si un pays étranger décide de nous attaquer, ils seront à Paris avant qu’on ait retrouvé la clef du champ de tir.

  • Il ne faut pas demander à Macron d’être intelligent, il en est incapable. Cette crise démontre sa sottise et son incompétence, puisqu’il fait l’inverse de ce qui devrait être fait.

    • non il est intelligent , il fait ce qui lui semble etre le moins mauvais POUR LUI

    • Ce n’est pas une question d’intelligence, car ce n’est pas lui qui dirige, comme tous les présidents avant lui depuis Mitterrand. Ce sont les Hauts Fonctionnaires copains comme cochons avec tous les hauts fonctionnaires se trouvant partout, à la tête de tous les ministères (mais pas ministres) et de toutes les agences gouvernementales. On a Santé Publique France, on a la Haute Autorité de Santé, on l’ARS, etc etc…
      Ce sont ces fonctionnaires là, indéboulonnables, qui font ce qu’ils veulent. Les présidents et ministres passent, eux restent.

      • + 1000…
        Ces hauts fonctionnaires sont indéboulonnables et font ce qu’ils veulent… parce que nous le voulons bien !
        Qui oserait se présenter aux élections en proposant la REELLE responsabilité des hauts fonctionnaires ? Démis de leur cadre « sup » et renvoyés au cadre C de la fonction publique lorsqu’ils commettent une erreur ?
        OK, faut bien faire de l’humour…!

        • Les gouvernements et nos députés sont en majorité des fonctionnaires !
          Si la loi leur imposait de choisir entre leur carrière ou une carrière politique sans retour à la niche gardée au chaud en cas d »échec , il y en aurait moins dans la politique comme c’est le cas dans les pays scandinaves.
          La représentation nationale serait plus juste et les décisions seraient prises par des gens plus connectés avec le réel.

  • A se demander si l’Etat ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir pour aggraver la situation.

  • Pour ceux qui en doutaient encore LREM tombe le masque,ce sont des socialistes pur jus,idéologie qui ruine un pays et gère la pénurie qu’il a organisée par son incurie ,comme cela s’est passé pendant des dizaines d’années à l’Est.

    • Leur incurie n’est que le masque de meur soumission aux mentors de M. Macron.
      L’incompétence leur est utile pour être « responsables mais pas coupables »…

  • Tout n’est qu’idéologie dans la gestion de cette crise.
    Un maire a obtenu des masques ?
    On lui interdit de les distribuer car les habitants des autres villes n’en auraient pas quitte à laisser le virus se répandre encore plus.
    Les enfants de bourgeois sont confinés maison/jardin ? On va rouvrir les écoles au plus vite pour que les enfants des pauvres confinés dans des petits appartement ne soit plus discriminés au risque de propager encore plus le virus.
    Etc…
    Egaux quitte à en mourir…

  • L’Etat se vole lui-même, ou comme on dit au States : « Dog eat dog » (littéralement le chien mange le chien).
    L’Etat est tellement dans la logique socialo-communiste qu’il nie la propriété à ses propres soufifres.
    « A chacun selon ses besoins. » besoins décidés par l’Etat.

  • J’ai acheté le jour des élections (15 mars) 2 paquets de 50, soit 100 masques pour 69€ port inclus sur un site de produits pas cher chinois.
    Arrivés ce vendredi.
    Le pharmacien à 100m a lui pas le droit de les vendre…..
    Affligeant la France.

    • Pareil ici, chez AliExpress, reçu sans encombre quelques semaines après. De toutes les manières, il ne faut jamais rien attendre d’un gouvernement socialiste.

    • Et il y a-t’il dans ces masques de la haute technologie qu’une couturière de chez nous ne saurait reproduire pour se faire un peu d’argent et fournir un produit recherché en ce moment ?

      • N’oublions pas la nécessaire agréation de la couturière, son inscription au registre des entreprises et aux autres joyeusetés, l’agréation des tissus, d’origine française nécessairement, le contrôle de conformité au modèle administrativement défini ( modèle 1870, modifié 1939 ), et le plafonnement du prix de vente au niveau de la production de masse chinoise – suivi bien sûr par une ou deux visites de notre amie, l’URSS-AF

  • En somme, il faudrait que nos énarques admettent que le marché est mieux armé pour faire face à la rareté que les fonctionnaires de l’Etat. C’est peine perdue, ils n’y arriveront jamais. Ils ont été formatés pour détester le marché et donc s’y opposer, pas pour le laisser faire.

  • Le point
    Julien Dive : « Hors de question de faire payer la crise aux Français »

    Et il ne faudra pas compter sur les députés anciens monde pour gérer de manière différente les problèmes

  • Bof… Le Canard de ce mercredi nous apprend qu’au Maroc, il y a des masques partout, qu’ils sont obligatoires et que l’Etat a fixé le prix à 8 centimes !
    5 millions de masques sont produits par jour. Grâce aux entreprises qui ont été mobilisées dès le début par le gvt.
    Comme quoi, cette affaire est, faut-il le répéter, moins une question de prix qu’une question de capacité de production…
    Par moments, il convient de d’enlever ses besicles idéologiques pour voir la réalité telle qu’elle est et non telle qu’on nous a appris qu’elle devrait être.
    Et c’est un libéral qui vous le dit !

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