Crise du coronavirus aux USA : le hara-kiri des démocrates

Nancy Pelosi by Victoria Pickering(CC BY-NC-ND 2.0) — Victoria Pickering, CC-BY

L’acharnement des Démocrates risque de leur coûter cher si Donald Trump finit par surmonter la seule épreuve qui le sépare d’une réélection sans suspense : vaincre le coronavirus.

Par Daniel Girard, depuis les États-Unis.

Pendant que Donald Trump multiplie les initiatives pour freiner la progression du Covid-19, le Parti démocrate et ses alliés dans les médias continuent de lui mener la vie dure.

Donald Trump en a plein les bras avec le coronavirus. Les courbes du nombre de personnes infectées et des décès sont exponentielles. L’urgence de les aplanir mobilise toute son énergie.

Épaulé par son groupe de travail sur le Covid-19, le président a exhorté la population des États-Unis à se confiner, prôné la distanciation sociale, demandé à FEMA de transférer de l’équipement aux États les plus affectés, dépêché des navires hôpitaux en Californie et à New York et envoyé des unités militaires dans l’État de New York pour seconder un personnel médical débordé et épuisé.

Toutes ces initiatives ne pourront pas infléchir les courbes rapidement. Mais le travail du président n’est pas passé inaperçu auprès des gouverneurs et des maires, avec lesquels lui ou le vice-président Mike Pence sont en contact presque quotidiennement. Certains de ces gouverneurs ont pris le temps de remercier Donald Trump malgré leur allégeance politique différente.

C’est d’ailleurs ce qu’a pu constater avec déplaisir le chroniqueur Jake Tapper de CNN lorsqu’il a demandé au gouverneur démocrate de la Californie Gavin Newsom s’il se retient de critiquer Donald Trump pour ne pas nuire à sa cause…

Le gouverneur a répondu qu’il a déjà eu sa part de problèmes avec le président Trump mais que celui-ci est véritablement à l’écoute et qu’il a fourni à la Californie une aide substantielle. Le virus ne fait pas de différence entre les républicains et les démocrates a-t-il ajouté.

Des médias démocrates sans gêne

CNN n’est pas le seul média à s’acharner sur Donald Trump. Le New York Times et le Washington Post font aussi du milliardaire une cible de choix. Ces trois médias sont si viscéralement opposés à Donald Trump que le New York Times a senti le besoin de s’excuser de sa couverture biaisée au lendemain de la victoire de Donald Trump en 2016.

Ces médias, au cœur de l’establishment médiatique, n’ont toujours pas digéré la défaite de Hillary Clinton et cela se voit dans leurs choix de couvertures. CNN ne manque pas une occasion de donner du temps d’antenne aux gros canons du Parti démocrate, que ce soit le sénateur Chuck Schumer, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi ou le futur candidat aux présidentielles Joe Biden.

Les Démocrates ont ainsi pu compter sur le support éditorial de ces médias lors de leurs tentatives répétées de torpiller la présidence de Donald Trump. En 2017 ce fut le soupçon de collusion entre le milliardaire et les services secrets russes lors de l’élection de 2016, qui s’est révélé un pétard mouillé.

En février 2020 la procédure de destitution du président Trump s’est conclue, sans surprise, par un acquittement au Sénat républicain sur une base partisane, comme ce fut le cas pour Bill Clinton, pour les démocrates, en 1998.

Nancy Pelosi ne démord pas de sa rage contre Donald Trump

Pendant que républicains et démocrates s’épaulent pour lutter contre le Covid-19, Nancy Pelosi s’affaire à la formation d’un comité spécial de la Chambre des représentants pour examiner la réponse de l’administration Trump au coronavirus.

Bien entendu, l’objectif de ce comité n’est pas d’en arriver à des suggestions constructives pour affronter le coronavirus mais bien de démontrer comment la gestion du président Trump est déficiente et qu’il mérite d’être neutralisé plus tôt que tard.

Ce genre d’acharnement des Démocrates risque de leur coûter cher si Donald Trump, à force de lutter, finit par surmonter la seule épreuve qui le sépare d’une réélection sans suspense : vaincre le coronavirus.

 

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