Après la grippe et le krach, la peste monétaire

Nous nous dirigeons vers la peste monétaire des deux côtés de l’Atlantique. Nous allons probablement connaître, en marge de l’épidémie, une situation inédite de naufrage monétaire généralisé.

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Après la grippe et le krach, la peste monétaire

Publié le 17 mars 2020
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Par Simone Wapler.

Pour cause de Coronavirus, la plupart des pays développés connait une situation de guerre avec des économies à l’arrêt. Le Covid-19 sera-t-il l’épingle qui crèvera la plus grosse bulle financière de tous les temps ?

Allons-nous vers une crise monétaire d’une ampleur inédite ? Probablement car comptez sur les interventionnistes pour aggraver une situation, ils ne vous décevront jamais. Aujourd’hui la situation est la suivante : une épidémie, un krach, un monde surendetté. Mais face à l’adversité, les autorités vont ajouter de la dette à la dette et davantage de fausse monnaie dans le système et déclencheront probablement à terme une crise monétaire d’une ampleur inédite.

 

Des valorisations déjà folles avant la crise sanitaire

Malgré le crédit infini et gratuit ruisselant sur le capitalisme de connivence, malgré les rachats par les banques centrales de toutes sortes de titres financiers depuis 2008, un ralentissement économique était déjà dans les chiffres depuis l’année dernière, en l’absence de toute menace de virus, ce que les marchés financiers ne semblaient pas vouloir prendre en compte.

L’activisme forcené des banques centrales depuis douze ans a renchéri tous les actifs financiers et l’immobilier dans des proportions démesurées par rapport à la vraie création de richesse – à savoir la quantité de biens ou services produits. La valeur des actions des entreprises des grands indices dans le monde a triplé ou quadruplé depuis 2009 sans que suivent les tailles des économies ou les bénéfices des entreprises.

Indice américain S&P 500 (en vert) et bénéfices des entreprises (en rouge)

Source : zerohedge.com https://www.zerohedge.com/s3/files/inline-images/bfmE013.jpg?itok=N9wCiuFN

Comme si la bulle des marchés actions ne suffisait pas, depuis l’avènement des taux négatifs, détenir des obligations réputées sûres coûte à leur possesseur.

Ces valorisations irréalistes soutiennent une pyramide de dettes et la question qui hante les esprits encore lucides est de savoir « comment faire pour prétendre que ces dettes seront un jour remboursées si la machine économique s’arrête ? »

En réalité, ces dettes ne peuvent pas être remboursées car les banquiers centraux ne peuvent pas créer d’entreprises rentables et encore moins de contribuables solvables. Il faudrait que les pays développés surendettés l’acceptent et parlent rééchelonnement ou moratoire.

Mais déjà les interventionnistes se lancent dans une folle surenchère pour réclamer encore plus de tout ce qui n’avait pas marché avant la crise sanitaire. Voici venir le temps du décollage des « hélicoptères monétaires ». Accrochez vos ceintures.

Jusqu’à présent, le crédit gratuit distribué par les banques centrales allait en priorité à l’industrie financière et aux gouvernements dispendieux qui pouvaient continuer d’enfiler les déficits comme des perles en empruntant pour rien. Mais cela ne suffit plus.

Déjà, avant l’éclatement de la crise sanitaire, une première manœuvre de la Banque centrale européenne a consisté à évoquer le financement de la lutte contre le changement climatique.

Pour Christine Lagarde, la BCE doit devenir un acteur majeur de cette lutte, ce que le parlement européen a approuvé sans sourciller : la BCE est une institution européenne et à ce titre «  liée par l’accord de Paris sur le changement climatique […] cela doit se refléter dans ses politiques ». Traduction : de l’argent gratuit pour tout ce qui tourne autour de l’écologie. Plantez des éoliennes, vous récolterez des tonnes de subventions.

Cet élargissement n’est évidemment pas suffisant face aux dernières mesures prises qui conduisent à mettre les économies presqu’à l’arrêt…

 

L’argent largué par hélicoptère sur tout le monde

Il faut distribuer l’argent directement au peuple, revendiquent les keynésiens. D’où le concept de « monnaie hélicoptère » : de l’argent créé pour les dépenses sociales et largué sur tout le monde (sauf les riches, bien sûr). En gros, le Zimbabwe habillé à la sauce technocratique.

Déjà, une « initiative d’investissement en réponse au coronavirus » mobilisera 25 milliards d’euros de fonds européens a décidé la Commission européenne qui a rapidement poussé ce chiffre à 37 milliards d’euros.

Emmanuel Macron dans son discours du jeudi 12 mars évoque un plan de relance national et international et de mobiliser le G7 et le G20.

Toujours plus d’interventionnisme plutôt que de remettre en cause le rouleau compresseur bureaucratique et fiscal qui lamine les entreprises et assèche leur trésorerie.

Le coronavirus débride les imaginations et enhardit les timides à franchir le pas.

Nicolas Bouzou, économiste médiatique, dégaine sur sur LikedIn et Twitter.

« Réunion autour de Bruno Le Maire hier après-midi pour discuter des mesures à prendre pour limiter la crise économique et préparer la reprise. Voici mes principales préconisations au gouvernement :

  • débloquer des financements pour le système de santé […] L’État prendra en charge ces coûts.
  • que l’on donne les moyens aux personnes fragiles de rester à domicile, notamment en payant des services à la personne (repas et ménage).
  • que l’on supprime un trimestre de charges pour les PME des secteurs les plus vulnérables. 

Tout ceci coûtera très cher. Il faudra faire les comptes une fois la crise passée, mais pour l’heure ce n’est pas le sujet. »

L’économiste explicite sur France Info :

« On ne va pas faire les comptes tout de suite. Ça sera une augmentation des déficits publics et une augmentation de l’endettement. Au passage, on serait plus confortable si on les avait réduits avant.

On ne doit pas compter, le choc est très fort. Si la Santé a besoin d’argent, on lui donne. Si les entreprises ont besoin d’argent, on leur donne. On est dans un scénario économique qui est extrêmement sérieux, il faut protéger l’économie. »

« Protéger l’économie », c’est faire surgir de l’argent que l’on n’a pas et qui n’existe pas pour aider les entreprises après les avoir laminées de taxes… La plupart des entreprises n’ont plus aujourd’hui suffisamment de trésorerie pour faire face à un coup dur.

Le gouvernement a fait de multiples promesses qui ont un coût : sur le système de santé, sur la prise en charge du chômage technique, sur les facilités de paiement pour les impôts, etc.

Nous sommes maintenant à la croisée des chemins.

  • soit il faudra admettre que les dettes publiques ne seront pas payées et organiser un défaut.
  • soit ce sera la fuite en avant vers toujours plus de création monétaire. C’est ce chemin qui est le plus probable.

Si la banque centrale donne 100 euros à chacun, tout le monde est plus riche. Chacun sait que s’il a 200 euros, il peut se procurer deux fois plus de choses que celui qui n’a que 100 euros. Où est donc le problème ?

Le problème est que si la quantité de biens ou services produits n’évolue pas, il n’y a pas de création de richesse. Il y a simplement davantage de monnaie pour se procurer les mêmes choses, ce qui à terme conduit à une augmentation du prix.

 

Pourquoi l’inflation décollerait-elle aussi ?

L’inflation essaime toujours même si le processus prend un temps plus ou moins long.

Par exemple, l’inflation du prix des actifs financiers a essaimé vers les prix de l’immobilier dans les grandes métropoles riches.

Lorsque l’inflation décollera vraiment, il sera trop tard. Nous nous dirigerons droit vers une crise monétaire mondiale, puisque la création monétaire a été mondiale. L’endettement public ou privé a atteint un tel niveau qu’une hausse des taux est impossible. Par exemple notre pays est endetté à hauteur de 100 % de son PIB. Si les taux d’intérêt atteignaient 5 %, il faudrait prélever à terme 5 % du PIB pour s’en acquitter. Or notre croissance qui était très faible va devenir nulle.

Et inutile de croire que « les riches paieront ». Nous sommes déjà le pays champion du monde de la fiscalité et nous n’avons pas assez de riches.

Au XXIe siècle et à l’heure d’internet, il faudra en revenir au cruel constat que créer de la monnaie n’a jamais à terme créé de richesse véritable. Au contraire, la création monétaire en détruit.

Les marchés financiers vont devoir estimer ces prochains jours les conséquences de trois mois de panne économique. En principe, les krachs ne sont pas linéaires et il y a toujours une phase de rebond.

 

Les trois étapes d’un marché baissier

Ne perdons pas de vue que pour tenter d’enrayer la baisse, la Federal Reserve américaine a dû injecter l’équivalent du budget annuel de la défense dans la seule journée du jeudi 12 mars et a recommencé le vendredi 13 mars… Aucun stigmate n’est pourtant visible sur le graphique bleu.

Nous nous dirigeons vers la peste monétaire des deux côtés de l’Atlantique. Nous allons probablement connaître, en marge de l’épidémie, une situation inédite de naufrage monétaire généralisé.

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  • Effectivement, les temps sont sombres. Si on peut entrevoir comment on se sortira de la crise sanitaire, on peine à imaginer comment on se sortira de la mainmise de l’Etat sur l’économie qui se profile à grand pas..

    • La crise économique accentuera le recul des libertés. Et les gens applaudiront, vous verrez.

      • Je pense même que, face au grand crash financier qui approche avec la démonétisation probable de l’euro, confiner la population permettra d’éviter les émeutes…

  • on devrait bloqué toutes transactions en Bourse. D’ailleurs cette activité vendre acheter revendre dans les minutes qui suivent me parait inmmorale.

    • Vous voulez punir cette activité par la loi? Pourquoi n’aurait on pas le droit d’acheter ce que d’autres veulent vendre?
      Pourquoi ne faites vous pas la différence entre un infinitif et un participe passé?
      Quelle serait la fréquence d’achat revente que vous établiriez comme frontière entre achat légitime et illégitime?
      Pourquoi une nano seconde de moins ferait elle de cette transaction un délit,
      Pourquoi serait-ce immoral?

      • Interdire le VAD ne serait pas une mauvaise idée, on a des spéculateurs qui veulent profiter de la crise. On n’est pas dans l’échange sain dans le but d’investir.

      • pas de leçon à recevoir de votre part sur le participe passé que j’avais rectifié et pour le reste « Commentaires impatients d’un banquier face à la chute sans fin des Bourses mondiales : « Il est totalement absurde de maintenir les Bourses ouvertes ; il est impossible de déterminer la valeur des entreprises tant qu’on n’a aucune idée de la durée de la crise. » Malgré les appels sur Twitter de Marc Fiorentino, coprésident de meilleursplacements.com, rejoint par de nombreux banquiers, pour qui la Bourse est en train de « se suicider », la Bourse de Paris, en chute de 38% en trois semaines, serait plus que jamais au bord du précipice.
        en espérant ne plus echanger avec vous

    • Moyenne actuelle de durée de détention d’un titre ?
      20 secondes…

      • Tout à fait d’accord, c’est ce qui ont fait en Chine (suspension des cotations) ce qui a permis de bloquer la spéculation à la baisse

        • Et quel est l’intérêt de bloquer la spéculation à la baisse ? Empêcher ceux qui voudraient acheter bon marché de le faire…

      • Affirmation délirante ! L’essentiel des transactions en bourse sont des contrats d’engagement entre intervenants, la détention d’un titre n’est actée qu’au bout de trois jours, même la taxe sur les transactions financières ne prend en compte que le solde journalier et n’est payée qu’au bout de ce délai de trois jours.

    • C’est les transactions automatiques à haute fréquence qu’il faudrait interdire…

    • La fermeture de la bourse est le rêve humide de tous les archéo-communistes. Idem pour la fixation des prix par l’Etat, et l’obligation de faire 1 heure de queue pour acheter quoi que ce soit, et d’obtenir un permis pour le vendre. Pourtant, on n’a guère d’exemples où ça aurait été fait et où la vie du consommateur lambda en ait été améliorée…

    • Bloquer les transactions, c’est garantir la ruine des petits épargnants qui n’ont pas accès aux marchés de gré à gré en les empêchant de vendre pour limiter leurs pertes. Fermer la bourse est un vol, une décision de ploutocrate immoral et corrompu, soutenu par des gauchistes idiots utiles, qui avantage artificiellement les plus riches au détriment des plus pauvres en modifiant la règle du jeu en cours de partie. En outre, fermer la bourse n’a jamais empêché les cours de baisser, pas une seule fois dans l’histoire. Fermer la bourse ne bloque pas les transactions mais supprime seulement l’information relative à ces transactions, alors que cette information gratuite est la principale richesse des petits porteurs.

      Bref, c’est non seulement immoral mais c’est également vain.

    • le boursicotage devrait être assimilé aux jeux : donc taxe à 65% sur les profits !

  • Je lis les chroniques de Mme Wapler et je suis toujours interloqué par la non-réalisation de ses prédictions : elle va encore nous dire d’acheter de l’or, du bitcoin (qui s’est pris une dégringolade mémoable) . . . faire du noir avec du gris, c’est sa spécialité et reconnaître s’être trompée, c’est quelque chose qu’elle ne sait pas faire !

    • Moi non plus je ne comprends pas la chute des cours de ces 2 valeurs, or et bitcoin, sur cette semaine

      • C’est pourtant simple. Renseignez-vous sur la notion d’appel de marge.

        En cas d’importantes pertes, il faut vendre les bijoux de famille pour compenser les pots cassés, voire honorer des contrats.

        L’or étant un bijou de famille de choix, il est normal que beaucoup vendent leur réserve dans ces périodes tumultueuses.

        Rappelez-vous que beaucoup de gestionnaires ont des mandats, et doivent suivre a la lettre des prospectus. Si le prospectus dit : 80% action, 20% or, et que suites a la chute des valeurs actions, vous vous retrouvez 50% actions, 50% or vous devez nécessairement rétablir le ratio. Comment ? en vendant.

        • Merci, je ne connaissais pas ces notions.
          Une fois que ces opérations seront soldées cela ne devrait donc pas durer, et qu’en déduisez vous pour la suite sur ces 2 valeurs ?

          • En fait, ça n’est jamais soldé… Il y a toujours cohabitation entre des opérations plus ou moins contraintes et des opérations purement volontaires. Et il y a aussi les intervenants qui tablent sur les occasions que vont leur offrir les contraintes des autres, ceux qui se sont fixés des règles explicites ou non et qui en seront contraints quand d’autres se trouveront libérés, etc. La répartition entre ces différents motifs d’intervenir est difficile à évaluer. Ce qui est certain, en revanche, c’est que garder la tête froide, ne pas changer d’avis sans raison, avoir construit ses choix sur de bonnes réflexions finit toujours par payer.
            En moyenne sur le long terme, les raisons fondamentales surnagent. Mais pour les probabilités d’événements rares, une vie humaine n’est pas assez longue pour que s’applique la loi des grands nombres. Les « Cassandre » sont mieux acceptées que les optimistes, mais pas forcément plus validées par les faits…

    • Elle a fait longtemps partie de la chronique Agora comme Delamarche Béchade et d’ autres, c’ est génial à lire on tremble tout du long, et puis comme on dit on ne fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments…. J’ étais attiré au départ mais j’ ai pris mes distances depuis… à annoncer l’ effondrement final depuis des années…. ils finiront peut être par avoir raison ! Une pendule arrêtée donne l’heure juste deux fois par jour :^) Ses chroniques finissaient toujours par un conseil, achetez de l’ or… chez eux peut être ?

  • L’augmentation faramineuse de la dette française suite à la crise sanitaire permettra de camoufler que Macron a fait pire que son prédécesseur sur la première moitié de son quinquennat (+ 167 milliards pour Hollande,+ 216 pour Macron).

    • Les tours de passe-passe du petit « énarque amateur et fier de l’être » resteront dans l’histoire française comme une des plus belles arnaques politico-financière du siècle

  • C’est bien, on va débloquer des financements pour le système de santé. Ce que les personnels demandent avec une lourde insistance depuis un an.
    Gouverner, c’est prévoir. Nous n’avons pas de gouvernement, mais des intendants qui refusent de remettre en cause leurs dogmes technocratiques et des prorités issues de l’idéologie.

  • Je ne suis pas financier, mais connaissant un peu l’économie, je reste sidéré que les banques centrales puissent être autorisées à créer de la monnaie « pour soutenir, ou sauver [l’économie, les banques, le système] ».
    Ma première chose que j’ai apprise en cours d’économie – certes cela commence à dater, mais c’est un principe intangible : créer de la monnaie, faire tourner la planche à billets, crée de l’inflation.
    Je constate que non seulement cela est permis, mais qu’en plus de créer de l’inflation, qui ruine à petit feu les épargnants, des bulles se créent, préparant le krach de demain.
    La possibilité de création de monnaie ex nihilo « en tant que de besoin » (parce que c’est à peu près comme ça que ça marche) n’est-elle pas à la fois la condition et le symbole des économies administrées – ce non-sens absolu ?

    • Oui, dans un système normal, créer de la monnaie crée de l’inflation, et les inconvénients de l’inflation compensent les avantages de la création monétaire. Aujourd’hui, il semble que cette autorégulation soit grippée — ! –, n’apportant pas aux économies administrées le nécessaire et salutaire retour de bâton. Comment cela finira-t-il par se dégripper ?

      • Je connais une personne qui a perdu quelque chose comme 30.000 euros lors de la crise de 2008, pour avoir fait confiance à son banquier et avoir placé une bonne partie de ses économies (plus de 100.000 euros) dans des produits dont le pékin moyen ne savait à l’époque pas qu’ils étaient « toxiques » – perso j’avais moi-même placé un peu de mes économies dans ce type de produit qq années avant mais j’en étais sorti avant le krach, voyant que la rentabilité réelle sur 6-7 ans ne correspondait pas à ce qu’on m’avait vendu.
        Cette personne dont je parle, qui a donc perdu près de 25% de ses économies, a été à l’évidence victime de l’éclatement d’une des bulles dont parle Mme Wapler.
        Plus près de nous, les taux négatifs et leur corollaire, la rémunération famélique des placements bancaires contemporains, constitue aussi une forme de ruine des épargnants, à petit feu.
        Le point commun entre les deux me semble être cette politique monétaire de création de monnaie ex nihilo pratiquée par le binôme BCE-gouvernements socialistes/keynésiens.
        Donc non seulement les avantages de la planche à billets sont « compensés » par les inconvénients de l’inflation, mais ceux qui pâtissent le plus de ces inconvénients sont les épargnants, autrement dit les propriétaires d’argent.
        Le recours à la planche à billets (sans augmentation parallèle de la production), si prisé des socialistes et autres keynésiens, devrait être interdit, car c’est une autre façon, avec l’impôt, de voler les propriétaires.

        • Jusqu’à récemment, je croyais avoir la parade à la planche à billets : investir dans des actifs dont c’est l’utilité, le service qu’ils rendent quoi qu’il arrive, qui fait la valeur. Un peu le bon sens populaire qu’un logement, on pourra toujours l’occuper soi-même et que ça nous abritera au moins de la pluie et du froid si tout le reste disparaît. Ou qu’une entreprise dont la valeur consiste en brevets, savoirs, usines, etc. pour la fabrication de biens indispensables continuera toujours à avoir cette valeur. Mais aujourd’hui, quand l’Etat annonce qu’il aidera les entreprises avec de l’argent sorti ex-nihilo en raison de leurs « besoins » et non de leurs mérites, la garantie que leur apportait leur utilité supérieure disparaît. C’est un peu comme le personnel soignant ou les fabricants de masques : pourquoi se dévouer quand les chômeurs restant à la maison vont être autant payés et considérés, puis même moins imposés ? Et là ça me tracasse…

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