Faut-il faire confiance aux scientifiques… ou à la science ?

Le manque de culture scientifique est criant en France, même au sommet de l’État, qui pourtant prend des décisions dans le domaine médical, décisions qui s’appliqueront à nous tous.

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Faut-il faire confiance aux scientifiques… ou à la science ?

Publié le 15 mars 2020
- A +

Par Margot Arold.

Les hommes peuvent se tromper en interprétant. La science, elle, ne ment pas. Ce sont des chiffres, des faits.

Le chef de service d’infectiologie de l’hôpital Tenon déplore que l’ « on » ait minimisé les risques de COVID-19 en le comparant notamment à la grippe. Des scientifiques se seraient-ils « trompés » ?

Pas de panique !

Qu’un politicien, quel que soit son niveau, vous explique doctement qu’il ne faut plus sortir de chez vous, mais que vous pouvez aller voter sans risque est en soi une hérésie. Un scientifique mal informé (et il y en a…) est aussi dangereux qu’un politicien qui l’écoute.

« Je demande ce soir à toutes les personnes de plus de 70 ans, qui souffrent de maladie chronique, de troubles respiratoires, de rester autant que possible à leur domicile ».

« J’ai interrogé les scientifiques sur les élections municipales. Ils considèrent que rien ne s’oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes ». (discours d’Emmanuel Macron, jeudi 12 mars 2020)

Les politiciens (et les quelques scientifiques qui les conseillent) ont-ils eu peur de la peur ? Peur de créer la panique dans la population.

Ce n’est pas un raisonnement scientifique, c’est une réaction humaine, qui laisse place à l’émotion. On « minimise » pour ne pas affoler, pour garder le contrôle. Or sans céder au catastrophisme, il est possible d’adopter une attitude objective et saine : dire la vérité à sa population, c’est lui permettre d’être informée et donc d’être responsable.

Plutôt que de dire « les masques ne servent à rien » (et voyez ça tombe bien, il n’y en a plus…)1, discours qui se comprend aisément et favorise les comportement risqués, n’aurait-il pas été plus honnête de dire qu’il n’y a plus de masques alors que cela serait bien utile, et que, donc, il faut chercher à éviter la promiscuité au maximum ? Quelle panique cela engendrerait-il ? A part d’obliger la population à prendre conscience du danger ?

Garder le contrôle sur la manière d’informer, ainsi que cela a été fait au début de l’épidémie, laisser dire qu’il s’agissait d’une « petite grippe », laisser de côté le fait que le lanceur d’alerte chinois n’était pas un « vieux » et est pourtant mort en peu de temps, fait bien plus de dégâts à long terme que cela n’a pu apporter de bénéfices à court terme : les Français finiront par ne plus croire au discours officiel, ni à la communication faite dans les médias. Ils minimiseront les risques, ne prendront de précautions.

Et pourquoi en prendre, quand le discours officiel, étayé par « des » scientifiques, n’est pas en mode alerte rouge ?

Science, scientifiques, prévisions

Faire des prévisions, ce n’est pas de la science, c’est de l’interprétation. On peut utiliser des outils mathématiques pour modéliser un avenir incertain, mais cela ne peut pas dicter une conduite à tenir immédiate, car il subsiste trop d’inconnues. Par exemple, un système de santé différent, une population de culture différente, une manière différente d’anticiper le risque, etc.

De plus les publications internationales sont en anglais (et dans le cas de COVID-19, en chinois). Soit on se contente de lire « les nôtres », franco-françaises, qu’on comprend, dans l’entre-soi et la gargarisation du meilleur système de soins du monde. Au risque de laisser de côté les chiffres, les données d’autres pays.

Soit on s’éduque, on lit soi-même les informations sans attendre qu’elles nous soient délivrées clefs en main, dans un prêt-à penser qui arrange bien tout le monde : l’État parce qu’il peut dire ce qu’il veut, personne n’ira vérifier ; le public parce qu’il s’évite l’effort de devoir lire, en anglais2.

Le manque d’éducation scientifique et d’esprit critique, en France, est en cette période d’épidémie, une catastrophe. Cela laisse place à toutes les informations non scientifiques ou biaisées que peu de gens sont en capacité de vérifier. Se contenter d’écouter les médias (subventionnés) pour prendre ensuite des décisions qui concernent votre vie (et dans le contexte, votre mort) vous fait prendre un risque.

Rester objectif et pouvoir faire des choix éclairés

La jeune génération doit être éduquée à l’esprit critique. Cela passe par une connaissance des mathématiques, des langues, de la science, de l’économie, de la biologie.

On gagne toujours à pouvoir lire un texte en version originale. Il en est de même avec les données médicales, scientifiques. On gagne toujours à pouvoir les lire sans avoir besoin de passer par un traducteur, un scientifique qui les interprétera, un politicien qui les minimisera, voire un média qui les simplifiera en les déformant.

Bien entendu, cela est difficile. Alors au moins, sachons regarder une information en repérant d’où elle vient, c’est le premier pas vers une lecture critique de l’actualité.

Le manant du Moyen-Âge, qui n’avait pas accès à l’écriture -ni aux Écritures- devait se contenter d’une version racontée par un tiers. L’accès direct au texte a permis à des individus d’accéder à davantage de liberté intellectuelle, donc à pouvoir faire leurs choix de manière plus éclairée.

Le manque de culture scientifique est criant en France, même au sommet de l’État, qui pourtant prend des décisions dans le domaine médical, décisions qui s’appliqueront à nous tous.

Il n’y aura aucune liberté de choix possible pour des esprits dépendants, qui ne prendraient de décision que celle dictée par un autre que soi : que cet autre soit une personne, un parti, un État, peu importe. Lisez, vérifiez, apprenez : c’est la seule façon d’être libre de vos choix… éclairés.

  1. Expression dévoyée par des politiciens, qui ont déformé les données de la science qui sont : « le masque n’est pas suffisant ».
  2. Pourtant, à l’heure d’internet et des traducteurs automatiques, il est de plus en plus facile de lire dans une autre langue.
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  • en ce qui me concerne je vois le glissement vers le mantra « il faut croire les scientifiques » comme un des plus dangereux et obscurantiste…il ne faut même pas « croire » la science la science est l’etat de ce qu’on SAIT grâce à la logique et les faits.. en somme elle est conforme aux faits connus…

    • @Jacques: « aux faits connus… »
      J’avais précédemment fait observer à un Esprit Critique qu’il ne peut critiquer ce qu’il ignore ignorer …

      • Les politiciens à vouloir prendre la parole sur des sujets qu’ils ne maitriseront jamais prennent des temps d’antenne, des pages de journaux et autres moyens pour dire des imbécilités, ils n’ont même pas la sagesse de laisser les scientifiques, s’exprimer complètement, les pires ce sont les journalistes qui coupent constamment leurs interlocuteurs sans leur laisser aucune chance de finir leurs phrases, en enchainant sur une autre question (idiote) avec le même traitement . . .

  • Vrai également pour le climat : cf. l’ineptie de la loi de transition énergétique alors que l’augmentation du CO2 depuis 1800 n’a pas d’inflence décelable sur la température atmosphérique.

    • Vrai également pour le glyphosate,pour lequel les scientifiques sont ignorés

      • pourquoi en fait sont ils silencieux…nous avons énormément de chercheurs qui SAVENT qu’il n’y a rien de concret pour interdire le glyphosate mais qui sans doute, pour avoir des convictions dites écologistes, se taisent…
        interdire le glyphosate n’est pas un débat scientifique.. en serait un , si on demandait à un chercheur de déterminer les conséquences sanitaires de l’interdiction du glyphosate en l’etat actuel des connaissances… aucune conséquence sur les cancers significative… conséquences des alternatives..inconnues..coût pas gratuit!!!

      • « Des » scientifiques sont ignorés. Il y a aujourd’hui, dans tous les domaines, des scientifiques militants. De plus, certains scientifiques peuvent être corrompus et servent de caution pour des combats idéologiques.

        • Oui la « science » n’échappe pas au lobbying, ce qui est un non-sens. Et comme on ne combat même pas le lobbying dans le commerce, on se resfuse carrément à le voir dans les pseudo groupes d’experts …

    • le mensonge et la manipulation est le principe de l’Etat (pour protéger ses privilèges). Il n’a que faire de la science (etant énarchique, il ne sait même pas ce que c’est).

  • « La science, elle, ne ment pas. Ce sont des chiffres, des faits. »
    Je pense que l’auteur aurait bien fait de faire quelques études scientifiques avant d’énoncer ce genre d’énormités.
    Mises à part les mathématiques qui s’appuient sur un ensemble restreint d’axiomes, que l’on considère exacts en ce sens qu’ils ne doivent mener à aucune inconsistance (mais rien n’est jamais fixé), pour se développer avec les règles de la logique, le propre d’une science est de se savoir par essence incomplète, voire peut-être fausse dans certains cas.
    Si la science, à un moment donné, ne ment pas, elle peut néanmoins se tromper.
    Un chiffre ou un fait n’a d’importance qu’en fonction de l’interprétation que l’on en fait. Un chiffre ou un fait effectivement ne ment pas mais son interprétation peut être fausse…
    Le scientifique doit être entendu et compris, comme d’autres, mais certainement pas suivi aveuglément.

    • non,quand on prend la science au sens de connaissance ce qui est son sens premier… c’est donc ce qu’on sait… cela ne ment donc pas…

      quand on prétend par exemple avoir trouvé une loi naturelle ce n’est pas de la science mais une théorie, scientifique si on veut, qui décrit bien l’ensemble des faits connus, les théories ne sont jamais que de la mise en forme… de nos jours beaucoup de scientifiques commettent l’erreur de ne pas introduire un propos par « selon la théorie »…..

      mais comme le mot science a déviré décrivant parfois l’activité de recherche ou pour décrire les articles acceptés comme valides par la communauté des chercheurs dite scientifique il faut préciser ce que l’on veut dire sauf à débattre de façon vaine…

      le premier problème dans e la phrase » il faut croire les scientifiques « tient à la définition du mot scientifique… auparavant d’ailleurs on utilisait plus souvent le mot savant… si une personne sait il n’y pas lieu de savoir si on doit la croire!!! elle sait… il faut croire les scientifiques est en réalité i faut croire que être un chercheur dans un domaine rend plus apte à trancher quelles hypothèses sont valides sans les avoir vérifiées..ce qui est contraire à la méthode de recherche de la vérité sur laquelle est fondée la recherche dite scientifique……
      la fameuse phrase si vous êtes malade vous faites confiance à votre docteur ou à un plombier…
      pas toujours…

      gilles seralini est décrit comme un scientifique.. faut il croire séralini? évidemment que non..
      faut il croire le prix nobel, prototype du scientifique ultime, qui a affirmé que bien que les modèles climatiques soient foireux individuellement , le fait que quasiment tous « convergent » devient que forme de vérité?? si on veut mais ce n’est pas logique!!! les modèles peuvent parfaitement converger dans l’erreur si ils partagent des hypothèses foireuses.

      • @Jacques Lemières: « la fameuse phrase si vous êtes malade vous faites confiance à votre docteur ou à un plombier…
        pas toujours… »

        Con-fiance, étymologiquement, c’est plutot avoir la foi en, à ne pas confondre avec la fiabilité du diagnostic !

    • Les études scientifiques sont un faux problème. Ou bien on a un esprit scientifique, et les études scientifiques lui permettront de s’exercer avec plaisir et efficacité mais ne sont nullement indispensables, ou bien on ne l’a pas et on est une proie facile pour les « scientifiques ». Le scientifique doit être écouté, analysé, évalué et soit approuvé, soit ignoré en attendant plus d’infos. Certes, il ne doit pas servir d’alibi pour ne pas faire soi-même ses choix individuels, mais il ne doit pas être non plus remplacé par la remise en cause systématique de la science au prétexte que toute proposition doit être réfutable.
      Et surtout, affirmer que les études scientifiques seraient déterminantes est le premier pas vers la discrimination entre « ceux qui savent » et les autres, ou « ceux qui savent douter » et les autres, discrimination que vous dénoncez à juste titre.

      • on a un problème plus profond, c’est de savoir si l’esprit scientifique qui est essentiellement la capacité à admettre un raisonnement logique est universel… on a deux types de réfractaires peut être des « idiots » et des gens malhonnêtes jusque l’aveuglement.

        certaines théories ont résisté trop longtemps même dans des milieux dotés de logique.

        quand scientifique devient un statut avec du prestige ..il faut des contre pouvoir pour éviter une corruption…

        la science existera toujours mais peut être un jour le monde de la recherche sera entièrement corrompue. si il y a bien une chose à laquelle je ne crois pas c’est l’inexorabilité du progrès .

        • mon expression est certainement maladroite en outre je trouve que les signes sont flagrants de la corruption des scientifiques pour avoir du pouvoir.

          • Beaucoup sont plus intellectuellement paresseux qu’idiots, et réfractaires au revirement personnel que calculateurs intéressés misant sur la corruption. La recherche un jour entièrement corrompue, j’ai du mal à croire que ça ne soit pas rapidement remis en question si ça arrive, avec un retour au lien de bon sens entre le progrès apporté et la reconnaissance, y-compris financière, pour ceux qui en auront été les artisans. La crise actuelle peut aussi évoluer dans ce sens, soyons optimistes !

            • Mais la science est-elle encore la science si elle est « un peu » corrompue ?

              On sait bien que la plus petite erreur dans un raisonnement conduit à des résultats absurdes.

              • Ou alors, la recherche n’est pas « la science ». Et c’est la que se situe l’erreur des décideurs, des media et du public …

            • voyez vous mon problème il est là, les gens sont persuadés que ça ne peut pas arriver, car la civilisation aurait avancé..
              je ne l’espéré pas, je n’y crois pas non plus mais parce que j’espère aussi une réaction..
              une remarque…il est désormais considéré que de dire qu’une femme est un être humain de sexe féminin comme un acte de haine dirigé vers les personnes dites transsexuelles.

          • Surtout des financements pour poursuivre les recherches.

      • « Certes, il ne doit pas servir d’alibi pour ne pas faire soi-même ses choix individuels, mais il ne doit pas être non plus remplacé par la remise en cause systématique de la science au prétexte que toute proposition doit être réfutable. »

        Le problème MichelO est qu’ici la question scientifique a un impact politique réelle, il ne s’agit pas simplement d’une querelle entre universitaires. Nous sommes en face d’une crise sanitaire majeure qui appelle une réponse politique qui aura des conséquences sociales et économiques certaines, via une restriction très importante des libertés individuelles.

        Il ne s’agit pas d’une posture épistémologique de principe, questionner les avis et conseils des scientifiques est ici indispensable puisque les choix politiques qui sont et seront pris sont d’une importance capitale.

        • D’accord jusqu’à ce que vous disiez « via une restriction très importante des libertés individuelles ». L’alternative logique à votre proposition est à mon avis « via une mise en avant déterminante des responsabilités individuelles ». S’imposer de manière volontaire un comportement restrictif, ça n’est pas perdre la liberté de faire n’importe quoi, c’est montrer qu’on est digne de sa liberté et renvoyer dans leurs buts les dirigeants qui veulent se l’approprier. Dans bien des occasions scientifiques, les choix politiques ne sont que des perturbateurs. Et pour les choix politiques, les scientifiques ne sont que de mauvaises excuses et justifications a posteriori.
          Dans la crise actuelle, les politiciens ont commis une erreur majeure dans l’évaluation du risque, et dans la nature des mesures de mitigation qu’ils pouvaient prendre : pas de masques, pas de gel, plan « Stades 1, 2, 3 » exonérant des responsabilités tant individuelles que collectives, etc… Aujourd’hui, ils posent aux scientifiques les mauvaises questions, du genre « Que me conseillez-vous en matière de fermetures ? » alors que ce devrait être « De combien et à quel délai telle fermeture réduira-t-elle le R0, et avec quelle confiance ? ». Si les questions étaient posées sous cette forme, les choix politiques qui en découleraient seraient quasi-consensuels, et compréhensibles par la population cultivée. Mais les libertés volontairement abandonnées pendant la crise devraient être récupérées ensuite, ce qui n’arrange pas les politiciens.

          • Quand je parle de restriction des libertés individuelles, ce n’est pas un jugement de valeur ou une mesure que je défends, c’est une observation factuelle. La mise en quarantaine et la fermeture des frontières dans certains pays, la fermeture de tous les commerces non-nécessaires ici sont des restrictions importantes des libertés individuelles par l’Etat, que l’on défende ou non ces mesures ce sont bien celles qui ont été prises.

            Pour le reste je suis d’accord à vous.

  • Dès le début, nous avons entendu des scientifiques médicaux, en plus évidemment des politiques, affirmer que cette crise devait être abordée sur trois plans : médical, économique et démocratique.
    D’où probablement un retard à l’allumage sur les mesures efficaces à prendre. A ménager chèvre et chou, le loup est entré très facilement dans la bergerie.

    • La thèse de la préparation (manquée ou réussie) dans les 2 mois entre l’annonce des cas chinois et la pandémie mondiale est fausse.

      On ne prépare rien en 2 mois, on peut juste appliquer les mesures préparées.

      Les pays qui ont « réussis » à bloquer la pandémie à son début sont des îles ou presque, avec une vraie frontière.

      • Ben quand on n’a rien préparé de correct, on évite au moins de critiquer les pays qui s’en sortent, on prend exemple sur eux. Par exemple, tout membre du gouvernement positif en est exclu dans les 24 heures, et au premier cas dans les prisons, on limoge le directeur de l’administration pénitentiaire.

  • Je n’oublie jamais que la grande majorité des communiqués scientifiques commencent par ces mots:

    ‘Contrairement à ce qui était admis jusqu’à présent, les dernières découvertes montrent que… etc ‘

    On peut donc légitimement en déduire qui se qui est vrai aujourd’hui ne le sera plus demain…

    •  » contrairement on a ce qu’on a observé auparavant » est la réalité … l’erreur tenait à la généralisation ..
      la majeure partie des articles ,par exemple de type p value, n’est pas dans le contenu strict de l’article il est dans la généralisation..qui ne tient pas..
      c’est ridicule, juste à cause de la normalisation du terme significatif. à la seul fin de publier, on produit des tonnes des résultats significatifs sans signification de généralisation!!! mieux on donne des outils pour produire des résultats souhaités a priori.. c’est du pain béni pour des militants déguisés en scientifiques..
      et pour lutter contre la corruption , on a introduit une mortifère déclaration de conflit d’intérêt!!!

      bien sur les chercheurs le savent mais justement ce qui importe pour les militants n’est pas la vérité..mais la politique et donc la perception par le public…
      tient inrae
      http://seppi.over-blog.com/2020/03/l-inrae-le-syndicat-sud-recherche-et-le-monde-de-m.stephane-foucart.html

    • Un vrai scientifique « n’admet pas ». Il se contente de reconnaître l’intérêt d’une théorie pour engager de nouveaux travaux basés sur cette théorie.

      Dans les domaines de pointe de la recherche comme par example en physique, certains peuvent passer leur vie à travailler en pure perte. Mais ils le savent et ne prétendent pas détenir la vérité et encore moins l’imposer aux autres.

      • si il admet les faits et plie devant la logique…
        il n’a pas le choix..ou ne devrait pas…
        une théorie reste une généralisation .. on DOIT par contre douter de l’universalité de la théorie..en la remettant en cause et cherchant les faits qui la contredise…

        et admettre au premier fait qui contredit la théorie que celle ci est « fausse » ou restreinte à un cadre partiel….

  • « La jeune génération doit être éduquée à l’esprit critique ».
    Hélas, elle subit à l’école un véritable lavage de cerveau en faveur du dogme de l’Eglise Réchauffiste, basé sur la pseudo-science du GIEC (résumé pour les décideurs). Nos médias subventionnés participent à ce lavage de cerveau avec une propagande omniprésente et culpabilisatrice qui veut faire régner la peur afin que les citoyens acceptent dans la joie, youpi youpi, de payer leurs indulgences climatiques. Aucune critique n’est tolérée et tout mécréant est violemment attaqué et traîné dans la boue, quels que soient ses propos, fussent-ils argumentés et sensés, et la culture du doute, pourtant cheville ouvrière de la science, est vouée aux gémonies par un alarmisme climatique impérialiste et monolithique

  • En criant au loup avec les écologistes, les scientifiques se sont décrédibilisés. Au lieu de ramener le débat au niveau rationnel, ils se sont lancés dans les mêmes outrances et ont falsifiés les données pour accréditer une idéologie!

  • « De plus les publications internationales sont en anglais (et dans le cas de COVID-19, en chinois). Soit on se contente de lire « les nôtres », franco-françaises, qu’on comprend, dans l’entre-soi et la gargarisation du meilleur système de soins du monde. Au risque de laisser de côté les chiffres, les données d’autres pays. » Voilà une vérité profonde, valable pour toutes les sciences, depuis les mathématiques jusqu’aux sciences humaines et sociales. Les universités et les labos qui restent dans le franco-français sont en-dessous de tout et n’ont plus aucune visibilité internationale.
    C’est triste, mais c’est comme ça !

  • La jeune génération doit être éduquée à l’esprit critique. Cela passe par une connaissance des mathématiques, des langues, de la science, de l’économie, de la biologie.
    Et aussi de la littérature et de la philosophie, ainsi que de l’histoire. Cela permet de ne pas s’égarer dans le scientisme…

  • « La jeune génération doit être éduquée à l’esprit critique. Cela passe par une connaissance des mathématiques, des langues, de la science, de l’économie, de la biologie.
    On gagne toujours à pouvoir lire un texte en version originale. » Comme le disant toujours un de mes Maîtres : « traduire un texte, c’est le trahir ! »
    Votre énumération oublie les sciences humaines qui font partie intégrante de la Culture Générale. Mis à part cette omission , je suis en parfaite accord avec vos dires mais, vu la chute libre du niveau de l’enseignement (étude supérieures et universitaires comprises) l’EN n’en prend pas le chemin. Mais le but de nos politicards n’est pas de former des citoyens critiques, libres et responsables, mais de les infantiliser pour mieux les manipuler !

    • Vous vouliez dire que l’Etat cherche à maintenir les citoyens au stade infantile. Puisque s’il s’agit de les former à la critique et à la responsabilité c’est que ces citoyens sont immatures au départ. En fait l’Etat n’a donc rien à faire que de laisser les citoyens dans leur état premier pour mieux les contôler. Ce qui m’inquiète c’est que vous soutenez en même temps que l’Etat doit fabriquer des êtres libres et autonomes. Cependant ces êtres libres et autonomes voudront ensuite détuire l’Etat parce qu’il impose une seule vision, par exemple de pousser tous les individus vers le même résultat alors qu’ils n’ont pas les mêmes capacités. Et combien même on agirait de la sorte, en réalité bien d’autres facteurs, en dehors et à côté de l’école, façonnent les esprits.
      Enfin je doute que l’esprit critique soit plus présent chez le chinois ou le coréen du sud. Les expériences montrent que plus les avis divergent plus l’esprit critique se met en route. Ce qui compte donc c’est la pluralité, en expression et en action. Voilà ce que l’Etat doit faire.

    • Les sciences humaines ne sont pas des sciences, et de plus c’est de l’escroquerie, responsables des dérives et des délires actuels!

  • On voit dans les réactions du grand public que beaucoup n’ont pas encore compris le problème. Et je parle du problème et non de la solution.

    C’est juste un énoncé de problème de mathématique niveau classe de première. Tout le monde n’est pas un « matheux », sutout les Enarques …

    En revanche un décideur qui ne comprend pas les problèmes devrait changer de métier.

  • Nos décideurs ont pris huit jours de retard sur les chinois dans la gestion de l’épidémie. Ils vont ainsi déclencher une catastrophe sanitaire. Ils ont déjà un coupable désigné: les scientifiques. J’espère que cette fois-ci la Direction de la Santé sautera.

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