Oui, les inégalités reculent depuis des années aux États-Unis

Le dynamisme du marché de l’emploi a profité à tous et surtout aux bas salaires. Les entreprises embauchent à tour de bras et l’une des raisons est la politique de déréglementation appliquée depuis 2017.

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Oui, les inégalités reculent depuis des années aux États-Unis

Publié le 8 janvier 2020
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Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Encore aujourd’hui, le progressiste de service qui critique le capitalisme libéral invoque la hausse des inégalités partout dans le monde et plus particulièrement aux États-Unis, pays symbole de la mondialisation galopante. L’IREF a démontré plusieurs fois dans ces études et son livre contre Piketty que ce cliché n’a aucun fondement, les chiffres montrant exactement le contraire.
Une étude de la Penn State University publiée fin décembre 2019 confirme le fait que les inégalités baissent pour toutes les catégories de minorités ethniques.

Le chercheur John Iceland a calculé l’évolution du taux de pauvreté entre 1959 et 2015 en utilisant la mesure officielle de la pauvreté aux États-Unis, conçue à l’origine dans les années 1960, qui est une mesure absolue.

Elle inclut deux composantes :

  • les seuils de pauvreté
  • la définition du revenu familial comparé à ces seuils

Lesquels restent les mêmes au fil du temps (mis à jour uniquement pour l’inflation) et varient selon la taille de la famille et le nombre d’enfants.

En 2015, le seuil de pauvreté pour une famille avec deux parents et deux enfants était de 24 036 dollars. Iceland utilise également une mesure absolue de la richesse, où le seuil est fixé à cinq fois celui de la pauvreté dans une année donnée. Sur la base de ces mesures, 15 % de la population américaine était pauvre en 2015, contre 22 % en 1959. Pendant ce temps, le pourcentage de personnes aisées est passé de 6 % en 1959 à 27 % en 2015.

Selon l’étude, la pauvreté a diminué pour tous les groupes, mais légèrement plus pour les groupes ethniques minoritaires que pour les Blancs. De même, la richesse a considérablement augmenté pour tous les groupes – ce qui indique une augmentation du niveau de vie – et, en termes relatifs, davantage pour les groupes ethniques minoritaires que pour les Blancs.

Les Noirs, les Indiens d’Amérique et les Hispaniques ont les taux de richesse les plus bas, mais les Asiatiques ont atteint la parité de richesse avec les Blancs en 1979 et les ont même dépassés en 2015.

L’enrichissement est valable pour tous les groupes minoritaires. Malgré des écarts importants qui subsistent entre les groupes ethniques, tous les groupes ont connu une amélioration de leur niveau socioéconomique absolu au cours de la période 1959-2015.

Chez les Noirs, par exemple, le pourcentage de pauvres est passé de 57 % en 1959 à 25 % en 2015, tandis que le pourcentage de riches est passé de moins de 1 % à 14 % au cours de la même période (voir le graphique joint).

Les données économiques depuis 2016 semblent confirmer cette tendance. À la question « Êtes-vous mieux économiquement aujourd’hui qu’il y a quatre ans ? » posée en décembre dernier dans le sondage Economist/YouGov, 50 % des Américains ont répondu « Oui » et seulement 32 % ont dit « Non » tandis que 17 % ne sont pas sûrs.

Ce n’est pas étonnant. Selon la Federal Reserve Bank d’Atlanta, les 25 % des salariés américains les moins bien payés ont connu des augmentations de 4,5 % en novembre par rapport à l’année précédente. Les salaires des 25 % les mieux rémunérés ont augmenté de 2,9 %. La hausse des salaires pour les travailleurs a contribué aussi à une hausse du salaire minimum. Vingt-neuf États ont augmenté le salaire minimum au-dessus du niveau fédéral, et 21 d’entre eux l’élèveront à nouveau en 2020.

Le dynamisme du marché de l’emploi a profité à tous et surtout aux bas salaires. Les entreprises embauchent à tour de bras et l’une des raisons est la politique de déréglementation appliquée depuis 2017. Le nombre de réglementations du Federal Register (le Journal officiel américain) s’élevait à 2964 au 31 décembre 2019. C’est le chiffre le plus bas depuis 1970.

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  • L’amélioration pour la plus grande lartie des Américains est notable et à saluer.
    Le critère des inegalités est plus difficile à manier. Car, selon une étude, les revenus des 1% les plus riches ont progressé de 87% entre 1972 et 2001, ceux des 0,1% de 181% et ceux des 0,01% de 497%. Et la majeure partie de cet accroissement provient du transfert des richesses plutôt que de leur création.
    Mais le premier point est en soi, bien plus important que le second.

    • Comparer 1%, à fortiori 0,01% de la population, à des groupes plus larges n’est pas une démarche honnête puisque cela revient à ne retenir que les exceptions dans la population générale, introduisant un biais de sélection. Si on travaille sur les déciles les plus bas, la seule comparaison valable sera faite avec les déciles les plus élevés.

      • Il ne s’agit pas d’une statistique montrant à combien le 1er % de la population générale a progressé le plus.
        Le 1% a servi à calculer le seuil de revenu qualifiant « les plus riches » en 1972, puis on constaté l’évolution de ceux dépassant ce seuil.

        • Sauf qu’on est passé en un clin d’œil d’un banal seuil technique à des comparaisons tout à fait inappropriées, purement démagogiques et qui propagent en outre de purs mensonges, du genre ceux de Crédit Suisse et d’Oxfam affirmant que « les 1% les plus riches sont aussi riches que 50% de la population mondiale ». Rien n’est plus faux.

          La seule comparaison valable est celle des déciles (en dessous de ce niveau de précision, les sondages ne sont pas assez précis et les sources fiables manquent cruellement).

          • Je voulais surtout souligner que, lorsqu’on parle d’inégalités, on peut dire une chose et son contraire, et que l’important, c’est la vie des gens, en particulier l’amélioration pour ceux qui sont en bas de l’échelle.

            • Tout à fait d’accord avec votre idée (désolé si je vous ai laissé penser à une critique). D’ailleurs, ceux qui crient aux inégalités s’en foutent pas mal que les populations soient pauvres. Leur unique obsession, c’est leur haine des riches.

          • Vous avez tout à fait raison Cavaignac, ce n’est pas 50% mais 48%. Et la précision à 1% n’est pas très fiable : disons 100% de marge d’erreur : ce qui fait entre 0 et 150 millions de personnes possèdent 48% de la richesse mondiale.
            Ce qui laisse entre 7,5 milliards et 7,350 milliards de personne pour les 52% restants.
            Si on regarde les 10% les plus riches, ils ont 83% de la richesse mondiale. Soyons généreux et disons 50% de marge d’erreur. Entre 350 millions et 1 millard de personne ont 83% de la richesse.
            Ce qui laisse entre 7,150 milliards et 6,5 milliards de personne pour les 17% restants.
            Quand vous dites « rien n’est plus faux », là je pense que vous exagérez un peu. Bien sûr, si vous disposez d’autres chiffres pertinents, n’hésitez pas. Votre fibre sociale est bien connue ici, et je suis sûr que vous démontrerez aisément que les inégalités, c’est du flan, qe les pauvres ne sont pas pauvres et que ces pauvres qui n’existent pas ne doivent pas se plaindre.
            Comme dit dans un commentaire plus bas, le niveau zéro est large. Avoir 1 ou 10 ou 20 euro par mois en France, c’est quasi pareil. Et en-dessous de 0, ya rien.
            Ce que vous dites plus bas disant que ceux qui crient aux inégalités s’en foutent, c’est fort insultant pour des milliers de travailleurs sociaux, de bénévoles engagés, de gens qui agissent et pour les travailleurs pauvres. Je dirais même que vous êtes méprisant.
            La jalousie envers les personnes riches est malheureusement parfois réelle, et en partie compréhensible. Là c’est un autre débat.

    • Comment différenciez-vous le transfert des richesses de leur création, dans un monde où une bonne part d’entre elles est immatérielle ?

  • de quoi? le libéralisme a de meilleurs résultats que notre bonne vieille formule de redistribution que tout le monde nous envie?

  • Bonjour Nicolas,
    merci pour votre article, toujours bienvenu et s’en remettant aux faits.
    j’attire cependant votre attention sur le fait que vous évoquez en titre un recul des inégalités et parlez en fait d’un recul de la pauvreté.
    si la lutte contre la pauvreté est à mes yeux un objectif libéral de tout premier plan à rechercher et à travailler, il n’en est pas de même pour les inégalités.
    non pas que celles-ci soient un bien (encore que cela dépend de quoi l’on parle), mais du fait que beaucoup de décisions délétères ont été prises pour lutter contre des inégalités (ou réputées telles, hein).

    • Le lien entre inégalités et pauvreté est très largement démontré, et lutter contre l’un impacte l’autre. Je pense que la lutte contre les inégalités est plus pérenne et systémique que la lutte contre la pauvreté. Systémique : c’est peut-être ce qui heurte la fibre (dite) libérale de certains.

      • « Le lien entre inégalités et pauvreté est très largement démontré »

        C’est parce que la pauvreté recule que les inégalités régressent et certainement pas l’inverse.

        La lutte contre les inégalités est la dernière des conneries politiciennes, un immense gâchis de ressources précieuses qui manqueront d’abord au plus pauvres. C’est en luttant pour la croissance et la liberté économique qu’on fait reculer la pauvreté : baisse des impôts, déréglementations, respect acharné de la propriété privée, prédominance du marché libre non faussé, lutte contre le capitalisme de connivence et la corruption publique.

        C’est une bêtise du même ordre que commettent les banquiers centraux crétins qui impriment de la monnaie en croyant générer de la croissance.

        Le socialisme est toujours stupide, quel que soit le sujet, économique, financier, social, énergétique…

        • Pauvreté et inégalité sont mêlés et interdépendants… lutter contre l’un ou l’autre a des effets, mais, comme je l’ai écrit, agir sur les inégalités est plus efficace à long terme.
          C’est un peu l’histoire de donner un poisson à un homme ou lui apprendre à pêcher.
          C’est en donnant à chacun les possibilités de s’épanouir et de faire ses propres choix (c’est-à-dire en réduisant les inégalités de départ) que ces personnes pourront au mieux sortir de la pauvreté. Quand le système empêche les gens de tomber trop bas, ces gens ont plus faciles de rebondir.

          • Non, ni de près, ni de loin, dès lors que les inégalités sont légitimes, fondées sur l’utilité commune. Si un filet de sécurité a minima est dans certains cas nécessaire, c’est surtout de liberté dont les gens ont besoin. Si le filet de sécurité est trop élevé, vous les enfermez dans des logiques de dépendance, comme des drogués. Alors, aucun espoir de s’enrichir réellement, piégés à vie dans les subventions. Regardons ce qui est arrivé aux Grecs drogués aux subventions lorsque leur Etat s’est effondré.

            Vous confondez probablement avec la spoliation et le vol pratiqué par les Etats obèses. Là, effectivement, les inégalités entre les peuples dépouillés et ruinés par les Etats et les castes dirigeantes de ces Etats à l’opulence hautaine et méprisante sont révoltantes. Malheureusement, la France est sur cette pente très savonneuse, fatale à terme, alors que 1% des fonctionnaires perçoivent des rémunérations illégitimes scandaleusement élevées, au-delà de toute mesure. C’est du vol en bande organisée.

            • Vous avez un petit carnet pour noter le nombre de fois où vous sortez tout ces poncifs éculés et ces mots magiques « état obèse, spoliation, vol, caste, fatale » ?
              Mis à part cela, vous avez à peu près raison. Les logiques de dépendances sont réelles dans certains cas, les inégalités sont manifestes (mais pas uniquement d’avec les castes dirigeants de l’Etat.. là vous vous fourrez le doigt dans l’oeil totalement). Des fonctionnaires sont sur-payés par rapport aux compétences/travail fourni/plus-value. Comme dans le privé d’ailleurs. Alors que d’autres fonctionnaires rament (infirmières, profs, policiers,…) dans des environnements de travail sous-équipés. (comme dans le privé d’ailleurs). N’oubliez pas de dénoncer la spoliation des revenus du capital par les actionnaires hein. Quand une entreprise préfère verser de plantureux avantages et dividendes à ses actionnaires au lieu d’investir dans l’entreprise, les salaires, les machines, on sait où ça mène.
              (Et je suis obligé, à cause de certains, de préciser que je ne suis pas CONTRE la rémunération du capital, bien au contraire… )
              Pour la logique de dépendance : vous savez ce qu’est un piège à l’emploi ? Quand le montant du chômage est quasi identique au salaire que peut espérer gagner une personne ? ben voilà… Là où je dis « augmentons les salaires », vous dites « baissons le chômage ». (si je ne me trompe pas).

              • « N’oubliez pas de dénoncer la spoliation des revenus du capital par les actionnaires hein. Quand une entreprise préfère verser de plantureux avantages et dividendes » : on s’en fout, c’est leur fric. Ca ne nous regarde pas.

                « le montant du chômage est quasi identique au salaire » : moi, au moins, je suis fier de rendre service à mon prochain. Si certains sont heureux à ne rien faire, tant pis pour eux.

                « augmentons les salaires » : dans votre entreprise, ne perdez pas une seconde pour les augmenter. Dans celle des autres, mêlez-vous de ce qui vous regarde.

                • « je suis fier de rendre service à mon prochain », à vous entendre, vous faites dans le social.
                  « on s’en fout, c’est leur fric. » : pas tout à fait. Mais là on est parti sur « qui créé la richesse ». Les travailleurs qui voient passer tout l’argent que rapporte leur travail en dividendes et bonus, en recevant quelques clopinettes pour les tenir sages et en état de dépendance économique, ils se disent « ce fric, c’est mon travail ».
                  Il est souvent dit que les gens font des rapports coûts/bénéfices dans tout ce qu’ils font. Entre gagner 1200 euro/mois et se taper un chef acariâtre, des clients embêtants, le métro et un ulcère, ou rester chez soi à s’occuper des enfants, apprendre l’anglais et se nourrir d’émissions abrutissantes spécialement faites dans ce sens, ya matière à réfléchir.

                  • « vous faites dans le social » : justement non, je fais dans l’économie, le marché libre, l’échange volontaire. Le social, c’est fait pour voler mon prochain, pour se servir de lui, pas le servir.

                    D’ailleurs, l’adjectif « social » pourrit, dénature, tout ce qu’il touche : l’économie, la justice, la sécurité, les relations, les assistantes, les assurés… C’est l’un des plus grands mensonges de notre époque.

                  • Les travailleurs reçoivent un salaire pour leur travail. Ils ne travaillent pas pour rien.

                    S’il veulent toucher les dividendes d’un actionnariat, ils doivent acheter des actions et donc prendre un risque financier si jamais l’entreprise va mal ou bien créer leur entreprise.
                    En fait, les français veulent les dividendes sans le risque et sans la sueur nécessaire à gagner l’argent qui leur permet de devenir actionnaire.
                    Croyez-vous que les salariés français accepteraient de recevoir des actions entièrement à la place de leurs salaires?

                    « et en état de dépendance économique, »
                    L’éternelle rhétorique gaucho sur la dépendance du travailleur au salaud patron induit par le méchant travail dans la société capitaliste… Par contre, le travail pour l’Etat dans une société socialiste n’entraine que joie et bonheur, c’est bien connu! On se demande pourquoi tant de personnes veulent quitter les paradis socialistes.

                    « Entre gagner 1200 euro/mois et se taper un chef acariâtre, des clients embêtants, le métro et un ulcère, »
                    Méchant travail, méchante réalité! 🙂 Et qu’avez-vous faire pour changer une réalité aussi peu agréable… Rien dans la plupart des cas, à part râler dans le vide.

                    « rester chez soi à s’occuper des enfants, apprendre l’anglais et se nourrir d’émissions abrutissantes spécialement faites dans ce sens, »
                    Deux façons d’y arriver: 1/placer l’argent gagner par vos soins et vivre de ses rentes, 2/vivre de subventions et allocations étatiques obtenues par la spoliation des autres qui bossent à votre place.
                    La catégorie 2 est bcp plus nombreuse et en augmentation.

                    • Je sais très bien comment fonctionnent les dividendes :-), taux d’imposition, frais, etc. Je dénonce les objectifs de rentabilité décalés par rapport aux réalités du terrain; les fonds de placement qui exigent du 10% quand le marché est morose et ne peuvent y parvenir qu’en licenciant, je n’approuve pas.
                      Pourquoi traitez-vous le patron de salaud ? Personnellement, je ne traite jamais les patrons ainsi… peut-être parce que je suis poli et libéral.
                      Que vais-je faire pour changer une réalité aussi peu agréable ?
                      – Si je fais qqch, vous allez me traiter de méchant constructiviste qui empiète sur la liberté des gens.
                      – Si vous trouvez cet état de fait enviable, vous êtes en train de dire que ce monde néo-capitaliste est pourri. Merci Cyde.
                      Pour le dernier paragraphe, quand vous dites « placer l’argent gagner par vos soins et vivre de ses rentes », pourriez-vous indiquer aux milliards de gens dans le monde qui gagnent juste de quoi survivre/vivre comment épargner suffisamment pour ce faire ?
                      Comment, avec 1200 euro par mois, épargner disons 800 euro pour avoir au bout de 40 ans : 384.000 qui, seulement au bout de ces 40 ans, produiront disons 3%/an (suis très généreux) : 960 euro par mois.
                      C’est un calcul ridicule ? Oui tout à fait. Personne ne peut économiser une telle somme avec un salaire aussi faible.
                      D’après un sondage de MoneyVox, un ménage français possède en moyenne une épargne entre 30.000 et 50.000 euro (selon région).

                    • Pantone a écrit: « Je dénonce les objectifs de rentabilité décalés par rapport aux réalités du terrain; les fonds de placement qui exigent du 10% quand le marché est morose et ne peuvent y parvenir qu’en licenciant »

                      « Nos vies valent mieux que vos profits », oui on connait. C’est un slogan très puissant mais stupide.
                      D’une les socialistes se gardent bien de regarder les détails, la réalité chiffrée de ces profits une fois tout payé et les pertes épongées etc. Si vous trouvez un fond à 10% je suis hyper preneur, par exemple le Viac Global 100 fait du 9% mais a perdu 39% en un mois, il n ‘y a aucun miracle en investissement, ce qui est très rentable est obligatoirement très risqué et vous pouvez vous retrouver à poil très rapidement.
                      Ensuite la poursuite du profit dans un contexte d’état de droit libéral est hautement vertueux pour l’économie, c’est ça qui fait sortir des millions de gens de la pauvreté.
                      .
                      Dans « La richesse des nations » voici ce qu’écrivait Adam Smith:
                      « Mais l’homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir, s’il s’adresse à leur intérêt personnel et s’il les persuade que leur propre avantage leur commande de faire ce qu’il souhaite d’eux. […]Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière ou du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme; et ce n’est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c’est toujours de leur avantage. »
                      .
                      Donc, avez-vous un exemple réel de fond de placement qui « exige 10% » de profits avec le contexte ?

                    • Ensuite s’il suffisait de licencier des gens pour faire des profits ça ce saurait. Ce que négligent les socialistes c’est qu’une entreprise qui aurait continué sur une trajectoire de sur-effectif aurait fait faillite et tout le monde aurait perdu son emploi, là encore, contexte et exemple précis.
                      Les syndicat français ont été de formidable machines à faire couler des entreprises.

                    • Guillaume P : je ne suis pas dans le secret des fonds d’investissements qui exigent de la rentabilité déraisonnable versus le contexte économique. Donc pas d’exemple « réel » à vous montrer.
                      Je ne parle pas d’entreprises en sur-effectif (une entreprise en sur-effectif est une entreprise qui va mal), je parle d’une entreprise qui cherche à augmenter sa rentabilité en augmentant sa productivité en licenciant des travailleurs et chargeant encore plus les restants, avec peut-être (rare) une petite revalorisation salariale.
                      Cas classique et schématisé :
                      Tartempion travaille à 110% pour 100% de salaire. Il râle, et obtient 105% de salaire. 1 an après, on lui aura donné dun boulot en plus, car après tout il est « bien » payé et il travaillera à 120% pour 105% de salaire. Il râlera et aura peut-être 110% de salaire.
                      J’ai des amis qui font 50-55H/semaine, pour des beaux salaires. Mais si on remet ça sur un taux horaire, c’est pas tellement mieux qu’un travail normal.
                      Et je suis tout à fait d’accord sur le fait que les syndicats (dont je méfie beaucoup) ne sont plus les moteurs de développements sociaux qu’ils ont été dans le passé mais ce sont transformés en corporation privilégiée cherchant à défendre ses intérêts propres et ne vivant que par le conflit avec le patronat, et pas pour le bien des travailleurs et de la société.
                      Et je n’ai pas du tout critiqué la poursuite du profit, juste pour info. Mes sousous n’ont pas poussé par miracle, mais des investissements socialement responsables/justes sont possibles.

                    • « pourriez-vous indiquer aux milliards de gens dans le monde qui gagnent juste de quoi survivre/vivre comment épargner suffisamment pour ce faire ? »
                      Justement!! C’était une réponse à votre commentaire indiquant qu’il valait mieux rester chez soit! Comme l’indique bien votre réponse, peu de personne peuvent vivre rapidement de leur rentes. Il faut donc que d’autres personnes paient pour eux via allocations, subventions et aides diverses s’ils ne veulent plus travailler précocement.
                      Par contre, au terme de sa vie, vos économies via la capitalisation, vous financent votre retraite en fonction de ce que vous y aurez accepté de consacrer. C’est ainsi que fonctionne la quasi-totalité des systèmes de retraite des autres pays, la redistribution étatique n’intervenant qu’à la marge (et pour une minorité de pays) pour assurer un socle pour les plus faibles revenus.

                      Pour votre exemple, le SMIC brut est de 1520E. Si on rend au salarié l’intégralité de son salaire, charge à lui de gérer son assurance santé, prévoyance et retraite, l’épargne moyenne de 400E/mois pour la retraite est envisageable. D’autant plus que cela ne tient pas compte de l’augmentation du salaire avec l’ancienneté ni des heures sup…etc. Avec un taux d’intérêt de 2%, vous obtenez au bout de 45 ans, un revenu de 575E/mois. C’est peu me direz vous?
                      Effectivement c’est peu par rapport au cout de la vie en France. Mais ce cout élevé est du en majorité aux divers prélèvements étatiques directs et indirects qui plombent la vie économique en France. Ces prélèvements se reportent sur les prix à la consommation. Le cout de la vie est moindre aux USA par ex.
                      Enfin, au terme de ces 45 ans, vous aurez un capital de 345000E à transmettre à vos enfants ou à qui vous voulez. Actuellement, bcp n’ont rien à transmettre à qui que ce soit!
                      Si vous passez à un taux d’intérêt de 3%, vous aurez un capital de 450000E et un revenu de 1100E/mois.
                      Cela vous surprend? Votre erreur de calcul est ne ne pas avoir inclus les intérêts perçus tous les ans au fil de la constitution du capital et qui s’ajoutent à ce dernier.

                      « un ménage français possède en moyenne une épargne entre 30.000 et 50.000 euro »
                      Cela donne l’impression d’être peu mais à quoi correspondent exactement vos chiffres?
                      L’épargne en France est assez élevée par rapport à d’autres pays et de l’ordre de 3300E/an (6è position).
                      C’est différent du patrimoine et donc pas obligatoirement représentatif des biens de la personne.
                      L’épargne c’est « la partie du revenu qui – n’est pas détruite dans une dépense de consommation et peut être conservée sous forme liquide ou être réinvestie dans le circuit économique sous la forme d’un placement ou d’un investissement (Wikipedia).
                      Il faut distinguer épargne et patrimoine.
                      Le patrimoine moyen des français est de 280000$

                      https://www.expertmarket.fr/epargne-par-pays
                      https://fr.statista.com/statistiques/660336/pays-avec-le-plus-haut-patrimoine-moyen-par-adulte/
                      https://planificateur.a-contresens.net/classement_par_pays/cout_de_la_vie.html

                      « Si vous trouvez cet état de fait enviable, vous êtes en train de dire que ce monde néo-capitaliste est pourri. Merci Cyde. »
                      Procédés n°1, 6, 9 et 23 de « L’Art d’avoir toujours Raison de Schopenhauer ».
                      Aveux indirects du manque d’argument. 🙂 🙂

                    • « je ne suis pas dans le secret des fonds d’investissements qui exigent de la rentabilité déraisonnable [..] Donc pas d’exemple « réel » à vous montrer. »

                      En dehors de grossiers mensonge personne n’a d’exemple réel chez les socialistes, c’est juste des slogans imbécile.

                      « Et je n’ai pas du tout critiqué la poursuite du profit, juste pour info. »

                      C’est clair, ce n’est pas parce que vous alignez tous les poncifs de la propagande socialiste que vous êtes socialiste.

                    • En fait, vous ne seriez pas juste un gros kon ?

                    • Désolé de vous contredire encore, mais au vu de la gigantesque différence des scores il semble que ce qualificatif s’applique plutôt à vous. Vous êtes communément ce qu’on appel « un troll » dont certaines études scientifiques ont démontré la psychopathie.
                      .
                      D’ailleurs vous dites encore des imbécilités sur les « licenciements profitables »: le salaire médian est de 1772 euros en France socialiste ou l’emploi est rare et 6012 euros en Suisse libérale où il est pléthorique.
                      .
                      L’exploitation des travailleurs ne peut se faire que dans un contexte de rareté de l’emploi créé par la sur-fiscalité et la sur-régulation des entreprises engendrée par l’idéologie de gauche
                      …la votre donc.

      • ce lien que vous évoquez n’est justement pas démontré : ce serait plutôt l’inverse.

        la lutte contre les inégalités n’est pas plus pérenne, elle est plus facile : il faut juste user de coercition…

        • « quand les riches s’appauvrissent, les pauvres crèvent de faim ».

        • Ah non !!! Justement la lutte contre les inégalités est plus difficile !
          Et n’oubliez pas de critiquer le capitalisme actuel qui tire les salaires vers le bas.

          • Indubitablement, la liberté individuelle, la propriété privée et le marché libre des échanges volontaires tirent les revenus de tous vers le haut depuis plus de 2 siècles.

            Le « capitalisme actuel », pas plus que le « capitalisme d’hier » ou celui « de demain », on ne voit pas bien ce que cela signifie, en dehors d’un repoussoir haineux dans les grumeaux qui servent de cerveaux aux socialistes.

            • Indubitablement, le libéralisme ET l’Etat-nation, la sécurité sociale, l’éducation, l’Etat de droit (qui régule les excès du premier) tirent les revenus de tous vers le haut depuis plus de 2 siècles MAIS cette belle mécanique a commencé à capoter depuis les années 80, où le libéralisme s’est cru tout puissant et à amener son copain Capitalisme assoiffé à mener la danse.
              Je vous propose une petite vidéo à ce sujet. (si la source ou la personne vous semble trop « socialo », n’hésitez pas à le dire) : https://www.boursorama.com/videos/actualites/pourquoi-le-capitalisme-neo-liberal-est-un-echec-c823730930d454cfe34c2558f99cc5e5
              Rappel : je ne confonds pas capitalisme et libéralisme. Et je ne suis pas anticapitalisme (l’étant moi-même) mais je combat le capitalisme comme but, et lui reconnais de l’efficacité en tant que moyen.

              • L’Etat obèse, la SS, l’éducation socialisée et toutes ces sortes de constructions ont consommé, ont consumé le travail des Français, retardant leur prospérité.

                « je combat le capitalisme comme but » : sentence pleine de vide puisqu’on ne sait toujours pas ce que signifie le « capitalisme ».

              • Pantone a écrit : « MAIS cette belle mécanique a commencé à capoter depuis les années 80, où le libéralisme s’est cru tout puissant et à amener son copain Capitalisme assoiffé à mener la danse. »

                C’est faux, l’extrême pauvreté mondiale a été divisée par quatre en trente ans passant de 40% en 1984 à moins de 10% actuellement, les famines ont quasi disparu, sauf conflit, et seuls les pays non-libéraux comme la Corée du Nord et le Venezuela ont « capoté ».
                .
                La France est classée 71ème pour la liberté économique, c’est un pays socialiste qui est en train de capoter comme les autres.

                • Guillaume P, à aucun moment je n’ai dit que l’extrême pauvreté n’avait pas reculé. Mis à part les effets positifs du libéralisme dans certains secteurs et pays, je me demande aussi combien de milliards d’euro ont été alloués en aide humanitaire, programmes divers depuis 1980 pour atteindre ce résultat.
                  Ce que je dis, c’est que début des années 80, le capital et le travail ont été séparés, ce qui a fait réaugmenter les inégalités.
                  Le capitalisme a été un outil formidable, mais depuis presque 40 ans, il est devenu un orgre et son propre but. Il est devenu destructeur.

                  • Pantone a écrit: « je me demande aussi combien de milliards d’euro ont été alloués en aide humanitaire […] pour atteindre ce résultat. »

                    Environ 28,9 milliards de dollars en 2019, c’est infinitésimale par rapport aux 16 000 milliards (minimum) qui font baisser l’extrême pauvreté et l’aide humanitaire est principalement dirigée vers le continent africain qui est justement une exception: c’est le seul continent qui ne progresse quasiment pas et ou l’extrême pauvreté n’a baissé que de 49 % à 41% en 30 ans.
                    Le capitalisme y est quasiment absent, les 50 millions d’habitants de la Corée du Sud produisent autant de richesse que les 1,2 milliards des 54 pays africains.
                    .
                    Pantone a écrit: « Le capitalisme a été un outil formidable, mais depuis presque 40 ans, il est devenu un orgre et son propre but. Il est devenu destructeur.
                    .
                    C’est un non-sens puisqu’il a eu des résultats fantastiques partout ou il est actif depuis 30 ans contrairement à l’aide humanitaire en Afrique. De nombreux travaux socio-économiques critiquent d’ailleurs ces aides, n’hésitant pas à en faire une des sources des problèmes de l’Afrique. Je peux vous expliquer pourquoi si vous voulez.

                    • Non non, ne vous fatiguez pas à m’expliquer svp. Nous ne sommes pas en bonnes relations, et recevoir une leçon d’une personne qui me considère aussi mal (à tort) ne sera pas très profitable.
                      Je suis tout à fait d’accord avec les chiffres que vous citez, et démontre comme déjà souligné que le capitalisme peut être un formidable outil; ça fait plaisir de voir que vous ne me contredisez pas systématiquement.
                      L’Asie a su, grâce en partie à des politiques étatiques fortes (Chine, Corée du Sud, Singapour, Taiwan), utiliser ce capitalisme pour se développer économiquement.
                      En Afrique, ben les Etats sont dans les choux, la croyance de l’universalité du capitalisme (c’est constructiviste cette croyance, non ?) se heurte à la réalité et aux usages traditionnels, et surtout le « mauvais » capitalisme y est fort présent par le truchement de sociétés occidentales et chinoises exploitant allègrement les ressources. Quelques programmes de développements privés sont parfois mis en oeuvre, c’est parfois pas mal, mais bon.. autre sujet.
                      Pour les critiques de l’aide humanitaire, vous rejoignez en partie mon point de vue : ces aides ont aidé, notamment éducation et santé, MAIS sont devenus parfois des boulets, des emplâtres sur une jambe de bois, menés par des gens ne connaissant/niant la culture et les usages locaux. Pour reprendre encore une fois la métaphore, quand l’aide consiste à fournir un poisson à un homme un jour, il vivra jusqu’au lendemain et aura faim le lendemain.
                      L’absence de structures (étatiques entre autre) empêchent les initiatives de se développer.

                    • « qui me considère aussi mal »

                      Pas sûr… Profitons de cet instant de calme pour échanger amicalement autour d’une bonne bière bien fraîche :
                      J’ai vu un de mes plus acharné interlocuteur socialiste devenir libéral à force de discussion, c’est un pilier du forum liborg maintenant. Je suis prêt à être plus tolérant, mais avouez que vous pouvez aussi être très insultants et assez réfractaire aux bases de l’économie ou des faits.
                      Vous avez des résurgences de slogans socialiste simplistes et surtout faux comme par exemple sur les actionnaires qui sont très énervantes.
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                      J’ai mis 30 ans à me débarrasser de mon socialisme notez, je ne sais pas quel âge vous avez, mais vous êtes bien moins grave que moi à 25 ans (fils de prof syndicaliste communiste quand même, je ne partais pas gagnant pour comprendre le monde).
                      Avec mon fils nous avons des discussions très intéressantes sur les points qui nous posent problème dans le libéralisme (ex: les transports ou les médias publics), avec ma fille c’est plutôt sur les sciences.
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                      « La croyance de l’universalité du capitalisme

                      Pour que le capitalisme existe, il faut un état de droit, pour que les contrats soient juridiquement sécurisés et non corrompus et la liberté économique pour pouvoir investir et récupérer les profits. Ces deux conditions sont inexistantes en Afrique et certainement pas universelles.
                      Le capitalisme est dit « universel » car il se fiche de la couleur de la religion, du genre et des croyances, dans ce sens il est très moral.
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                      Pour le « pillage » de l’Afrique, une ressource non transformée vaut peanuts, aux moins ils ont des emplois, des salaires et de l’argent en échange de l’extraction plutôt que rien si on n’y touchait pas, l’échange est juste.
                      Les 54 pays africains pourraient transformer eux même les ressources et vendre le résultat, mais il faudrait de gros outils de productions, donc du capitalisme…donc des états de droit.

                    • Je peux être en effet facilement sur la défensif et devenir moqueur/provocateur :-). Mon statut de mal-aimé n’aide pas ici… Chaque fois que je suis forcé de recréer un nouveau compte, la différence de ton à mon égard est flagrante au début !
                      Pour ma vision sur les actionnaires, c’est aussi parce que je suis actionnaire :-). Classe supérieure aisée comme diraient certains, mais là où certains font péter champagne et Cayenne, ma famille et moi sommes de gentils campagnards, et j’ai une fibre sociale (non socialiste) pour permettre à chacun d’être libre de s’épanouir.
                      Pour l’Etat de droit, bien d’accord, mais perso je mets le capitalisme sous l’Etat de droit, pas l’inverse, car le capitalisme n’est pas du tout moral, il est Amoral ! Libre à chacun d’y introduire ses choix moraux si ce capitalisme est un outil, mais s’il est un but, le but est amoral.
                      Les emplois en Afrique sont peu occupés par des locaux, et un ami en poste au Congo vit en autarcie dans un « village » construit par des blancs pour les blancs de la mine. Avec un salaire à 5 chiffres bien sûr, il ne participe quasi pas à l’économie réelle du pays. Le mythe de la percolation des richesses, c’est à partir d’un certain montant du flan.
                      Est-ce qu’on demande aux populations locales s’ils veulent qu’on rase la forêt et installe des mines sur leur territoire ? Pas sûr.
                      Quand les Norvégiens préfèrent préserver leur richesse naturelle plutôt que de forer et extraire du pétrole, je trouve ça bien perso.

                    • « Est-ce qu’on demande aux populations locales… »

                      Aux représentants légaux c’est obligatoire pour une entreprise européenne. Même le commerce du bois précieux est très strictement réglementé depuis les années 2000. (« Forest Law Enforcement, Governance and Trade »)
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                      Cela dit, au Nigeria le clan de Sani Abacha a détourné des milliards de dollars des revenus du pétrole, ce pays riche a une population ultra-pauvre et ces pratiques clanique sont une généralité en Afrique.
                      Que recommandez-vous ? Une recolonisation avec mise sous tutelle ?
                      .
                      « …s’ils veulent qu’on rase la forêt »

                      Une mine représente 1000 hectares qu’on ne déplace pas tous les jeudi. La culture ancestrale sur brûlis qu’ils appellent « louga » en Afrique subsaharienne, c’est 5 millions d’hectares par année. Le 24 août, un seul jour, la NASA a détecté 6902 feux en Angola et 3395 au Congo, au total plus de 2,5 millions départs de feu en 6 mois sur la totalité de l’Afrique.
                      .
                      Ce ne sont pas les mines qui « rasent » la forêt, si vous voulez qu’on vous respecte commencez par réfléchir.
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                      « mais perso je mets le capitalisme sous l’Etat de droit, pas l’inverse »

                      Perso et au risque de choquer, je n’hésite pas à dire que la pluie ça mouille.
                      Vous avez conscience du niveau stratosphérique des âneries que vous proférez alors que je venais de vous expliquer les prérequis pour que le capitalisme existe ?
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                      « Quand les Norvégiens préfèrent préserver leur richesse naturelle plutôt que de forer et extraire du pétrole, je trouve ça bien perso. »

                      Non, ce que vous trouvez bien c’est d’avoir des magasins bien fournis en articles et nourritures fabriqués et transportés avec du pétrole. En réalité la Norvège utilise 61,1% d’énergie fossile dont 31,4 % de pétrole.
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                      et j’ai une fibre sociale (non socialiste) pour permettre à chacun d’être libre de s’épanouir.

                      Non, vous faites de l’étalage hypocrite de vertu ce qui ne soigne que votre bonne conscience. À aucun moment vous ne réfléchissez plus d’une seconde aux slogans simplistes que vous balancez dans le vent pour attirer de l’attention.
                      Votre socialisme illibéral n’aboutit partout et toujours qu’a des catastrophes sociales.

      • « Le lien entre inégalités et pauvreté est très largement démontré »

        C’est clair, dans les temples de l’égalitarisme parfait, à savoir les pays communistes tout le monde était pauvre et les ressouces étaient rationnées.

  • Trump recherche la prospérité du pays au lieu de rechercher l’égalité des conditions des gens. Pas étonnant qu’il soit incompris, voire détesté chez nous où la prospérité ne fait pas partie du vocabulaire politique.

  • Punaise il pourrait être réélu sur son bilan eco

  • L’auteur semble oublier de prendre en compte les mesures prises par Obama qui portent leurs fruits à retardement, comme l’Obamacare; également l’embellie sur les marchés mondiaux.
    Certains ici hurlent que les USA s’enfoncent dans le socialisme-étatisme-collectivisme-autre nom en -isme, ya pas une contradiction ?

    • Quelles mesures de Obama? Réguler l’accès aux WC des transgenres? Lors de son accès à la maison blanche il y avait 67 millions d’emplois aux USA, lors de son départ plus que 62. Soit 5 millions d’emplois perdus! L’Obamacare n’a eu comme résultat que de faire grimper les prix des cotisations de santé, ce qui a exclu ceux qui ne pouvaient les payer.
      Obama est un professeur de droit, sans aucune connaissance en économie, et comme tous les enseignants un idéologue! Ce qui est catastrophique pour un dirigeant qui a besoin de pragmatisme.

      • D’où sortez-vous ces chiffres ???
        Le chômage est passé de 10% à 5%.
        Je trouve rapidement 140 millions d’emploi en 2009 et 153 millions en 2017. Egalement le chiffre de 11 millions d’emploi crée sous l’administration Obama. Bref, sans rentrer dans les détails : plus d’emplois…. Totalement le contraire de ce que vous dites…
        Pour la santé aux USA, l’inefficience du système n’est pas nouvelle. Avec 17% du PIB englouti dans la santé pour un tel résultat médiocre, c’est évident. (Et avant que vous ne mettiez en cause l’Obamacare, ce % était de 15,3% en 2008, 2 ans avant cette mesure :-))) ). La moyenne de l’OCDE étant de +- 9%.

        • Obama a réussi à quasiment doubler la faramineuse dette US qui avait mis 70 ans à arriver à ce niveau. Coté résultat, durant sa présidence 8 millions d’Américains de plus se sont retrouvés sous le seuil de pauvreté et 30 millions d’Américains de plus ont vécu de bons alimentaires.
          .
          Les 8,85 trillions de dollars de dépense supplémentaire (en plus du budget normal) d’Obama n’ont absolument pas profité aux pauvres visiblement. Pour mémoire Bush, déjà médiocre avait ajouté 5.84 trillions et avait du faire face à la crise des dot com de 2001, la crise des subprimes de 2007, la guerre d’Irak et d’Afghanistan. En janvier 2009 a l’élection d’Obama le pire de la crise des subprimes était passé et les dépenses étaient déjà faites.
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          Solution Libérale pour les USA:
          Seul les entreprises produisent de la richesse, la Suède taxe moins les entreprises que les USA (total de 22% contre 39%) ce qui lui permet de financer un très haut niveau de dépense sociale quasi sans déficit et donc sans dette en plus de garder des entreprises et des emplois dans le pays. La base fiscale est beaucoup plus large en Suède (TVA) et elle dispose d’une flat tax sur les revenus (base large encore) alors qu’elle est beaucoup plus progressive aux USA (une minorité plus riche paie la majorité de la taxe).
          Il faudrait revoir aussi complètement les dépenses sociales et médicales aux USA qui sont d’une rare inefficacité sans même parler de l’immigration et du militaire. Les nouveaux programmes comme le F35 sont de graves dérives non seulement économique, mais aussi militaire.
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          À noter que la Suède déconne de nouveau depuis 2015 comme dans les années 90 quand elle était en faillite, les déficits explosent, les nouvelles générations ont oublié d’où vient la richesse, pourquoi il ne faut pas importer des tas de gens incapables de subvenir à leur besoin et pourquoi il faut avoir des filets de protection sociaux et pas des subventions à la pauvreté (qui les multiplient).

          • Guillaume P, questions chiffres, ce n’est pas ce que je trouve sur « L’Observatoire des Inégalités » et le Figaro.
            Pauvreté USA :
            – 2001 (Bush) : 33 millions (11,7%)
            – 2009 (fin de Bush/début Obama) : 43,5 millions (13,1%)
            – 2016 : 40,6 millions (12,7%)
            Pouvez-vous confirmer ces chiffres ?

            Pour la responsabilité de la dette (et en fait on pourrait aussi dire del la responsabilité de la baisse de la pauvreté), soit on fait porter le chapeau à Obama le méchant démocrate, soit aux députés républicains.
            111è congrès : Sénat : dém. / Ch.: dém.
            112ème congrès : Sénat : dém. / Ch. : rép.
            113ème Congrès : Sénat : dém. / Ch. rép.
            114ème Congrès : Sénat : rép. / Ch. : rép.
            A qui voulez-vous faire porter la faute de la dette ? et le succès de la baisse de la pauvreté ?
            (Pour la question de la dette, je me dis que ce n’est pas grave car le monde entier vit à crédit, et que ces dettes nationales ne seront JAMAIS remboursées. C’est juste pour faire beau…)
            Pour les bons alimentaires : je vais vérifier quelque chose, car j’ai une intuition :-).
            Et vous parlez de gens incapables de subvenir à leurs besoins ? Genre les pakis qui ouvrent des commerces de nuit et bossent 14h/jour et les balayeurs de rue noirs qui prennent les boulots dont personne ne veut ? (oui, c’est cliché). Ces gens qui prennent des boulots très mal payés n’ont peut-être pas les moyens de subvenir à leurs besoins parce que ces boulots sont très mal payés :-). Camarade Cyde parlait plus haut des gens trop nombreux qui choisissaient de rester au chômage plutôt que de travailler pour des clopinettes : en effet, ces travailleurs gagnent des clopinettes et nécessitent des subventions pour vivre. Tiens, je me dis qu’il y a là aussi du capitalisme de connivence.

            • « soit on fait porter le chapeau à Obama le méchant démocrate, soit aux députés républicains. »

              Pour un type qui affirme que les succès de Trump sont du à Obama c’est amusant.
              .
              « (oui, c’est cliché) »

              C’est les manières de la gauche… Une collection de clichés et de slogans sur les sujets qui dérangent.
              .
              « Pour la question de la dette, je me dis que ce n’est pas grave »

              Oui parce que vous êtes une nullité en économie sinon vous ne seriez pas socialiste. Les intérêts de la dette en 2019 se montaient à $479 milliards de dollars claqués en pure perte…

              • – Je ne dis pas que Trump ne fait rien, je dis que Obama a fait du bon boulot et que l’économie mondiale s’est bien redressée. Trump a un terreau plus facile, c’est tout.
                – Dire moi-même que c’est un cliché déclichésise le cliché. C’est-à-dire que j’utilise une image générale connue englobant une multiple de réalités réputées bien connues. Je vous invite à émettre les mêmes critiques envers les personnes traitant systématiquement les socialistes de « communistes collectivistes autoritaristes » et les chômeurs de parasites profiteurs de l’Etat obèse etc etc. Ou bien ceux qui disent que la gauche utilisent une collection de clichés et de slogans. Enfin bref.. d’être objectif :-).
                – DSK était une quiche en économie aussi, me demande comment il pouvait être socialiste. Etrange… Je ne dis pas que monter la dette c’est génial, je dis juste que ces dettes (et celle des USA surtout) ne seront jamais remboursées. Le système économique mondiale est basé sur de l’argent qui n’existe pas et n’existera pas.

                • Obama n’a pas fait « du bon boulot », le « bon boulot » ce serait ce que j’ai exposé plus haut « solutions libérales ».

          • Concernant les bons alimentaires, vous citez une hausse de 30 millions de bénéficiaires en plus. De mon côté (et du côté des stats officielles, pardon d’utiliser un « argument d’autorité »), ce nombre est passé de 28 millions en 2008 à 47 millions en 2013, soit une hausse de 19 millions.
            D’après un article du Washington Post de décembre 2011 : « But this increase started in part because of changes in the food stamp program under President George W. Bush, when Congress overrode his veto of the 2008 Farm Bill. That law boosted the purchasing power of food stamps by indexing key elements to inflation. ».
            Quand les conditions d’attribution deviennent plus larges, plus de gens en bénéficient. Thanks Obama (et Bush :-).
            Ecrire qu’en janvier 2009, le pire de la crise était passé, c’est culotté. En janvier 2009, le Dow Jones a été à son plus bas niveau depuis 2002. Il a repris des couleurs à partir de ce moment (thanks Obama ou pas alors ?). Il y a eu encore par la suite et des années, des faillites en cascade, des licenciements en masse etc. Beaucoup d’entreprises ont du faire le gros dos pendant quelques mois/semestres… des milliers de petites structures n’ont pas tenu le choc à moyen terme. Pour rappel, le taux de chômage a pris 3 points en 2009, ce qui fait beaucoup dans un pays où « le pire de la crise était passé ».

            • « Il a repris des couleurs à partir de ce moment (thanks Obama ou pas alors ?). »

              Donc le pire était passé 🙂
              Thanks Obama aussi pour la libération sinon nous parlerions tous allemand.

              • Votre vision sélective a zappé une phrase importante : « Pour rappel, le taux de chômage a pris 3 points en 2009, ce qui fait beaucoup dans un pays où « le pire de la crise était passé ». »
                Vous dites que je suis une nullité en économie. Le chômage qui augmente, c’est un bon signe alors ? Peut-être pour un observateur décalé de la réalité des gens, genre vous.

                • Pour un type qui sort dix âneries par commentaire, c’est priceless 🙂
                  Le « racisme anti-noir des noirs de Détroit », les « profits iniques » des fonds de pension dont vous êtes incapable de donner un exemple, les « j’ai un ami en Afrique » pour expliquer les revenus et les emplois des pays africains et j’en oublie tellement.
                  .
                  La plupart des gens ici sont bien plus cultivés que la moyenne, vos scores lamentables ne sont pas un hasard, mais vous aimez ça.
                  .
                  Et quand on confond « le pire est passé » avec « tout va bien » et « dans ce sens il est moral » avec « il est moral » on touche le fond… Vous ne savez tout simplement ni lire ni réfléchir.

  • Pas plus aux US qu’ailleurs les inégalités sociales diminuent.
    Le nombre de pauvres (86% de la population) croît, proportionnellement à celui des riches (14%). En d’autres termes, quand il naît 100 êtres humains 14 vont rejoindre les riches et 86 vont grossier ceux des pauvres (dont les pauvres profonds vivant avec moins de 2 dollars par jour). Ainsi se manifeste, structurellement, un véritable tonneau des Danaïdes qu’ignorent les utopistes

    Par ailleurs, dans un transfert aussi sommaire que celui qui consiste à spolier les uns pour distribuer aux autres, quel que soit le montant alloué et le nombre de ses bénéficiaires, le sommet de l’échelle des richesses de la société ne cesse pas de coïncider avec celui de la pyramide sociale ? Cette dernière ne faisant que de s’élever sans que son niveau zéro change d’un iota. En résulte un creusement incessant des inégalités sociales qui y règnent en termes de revenu et de patrimoine.

    C’est pour n’avoir jamais pris en compte le caractère, immuable par définition, de ce niveau zéro de la richesse auquel logent les plus démunis d’entre nous – par différence avec celui de son sommet qui n’a pas d’autres limites que celles des ressources dont elle est tirée et l’ambition de ceux qui la convoitent – que les “pauvres profonds” se comptent actuellement par milliards, soit plusieurs fois la population de la planète – toutes conditions sociales confondues – au début de notre ère ; quel que soit le nombre de ceux qui échappent à la pauvreté profonde : riches, représentants des classes moyennes, “pauvres ordinaires”.

    • ça dépend de l’échelle de temps sur laquelle on regarde. Si l’on compare avec l’an 1900, dans quasi tous les pays, les inégalités ont diminués. (voir http://ses.ens-lyon.fr/ressources/stats-a-la-une/levolution-des-inegalites-mondiales-de-1870-a-2010)
      Mais les inégalités entre pays ont augmenté.
      Un point que vous soulignez avec beaucoup de bon sens, c’est « ce niveau zéro de la richesse ». En effet, quand on a rien ou 1 euro, avoir le double ou le triple ne change rien… on est toujours au niveau 0.
      Et quand on est au niveau 0, s’extraire de cela, c’est costaud…

    • C’est faux, l’extrême pauvreté mondiale a été divisée par quatre en trente ans passant de 40% en 1984 à moins de 10% actuellement. Une évolution d’autant plus impressionnante que, dans le même temps, la population mondiale est passée de 4,5 à 7,4 milliards d’individus.
      .
      L’égalitarisme communiste avait tué 60 millions de gens en chine, le marché libre fait arriver 70 millions de chinois dans la classe moyenne tous les 7 ans.
      .
      « que les “pauvres profonds” se comptent actuellement par milliards, soit plusieurs fois la population de la planète

      Encore faux, les ultra-pauvres ne sont plus « que » 700 millions alors qu’ils étaient encore 1,9 milliards en 1984. Et « plusieurs fois la population de la planète » ? wtf !?

      • C’est marrant cette manière qu’ont les socialistes de célébrer une baisse de la pauvreté mondiale.
        -1 c’est pour « ça n’existe pas » ou alors « flute c’est une mauvaise nouvelle pour nous ? » 🙂

  • Cet article concerne-t-il la baisse des inégalités ou de la pauvreté ?
    Ce n’est pas très clair…

  • Encore un excellent article de Lecaussin. J’aurais eu envie de l’écrire moi même ! 🙂

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