Les reculades d’Obama et de Trump : un arrière-goût des années 30

OPINION : l’Amérique, la seule démocratie à même de peser sur le terrain militaire, souffre de quelque chose de tout aussi paralysante que son apathie d’avant Pearl Harbor.

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President Trump returns By: The Epoch Times - CC BY 2.0

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Les reculades d’Obama et de Trump : un arrière-goût des années 30

Publié le 21 novembre 2019
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Par Fabio Rafael Fiallo.

Il y a de quoi s’inquiéter : l’attitude des grandes démocraties d’aujourd’hui fait penser à celle des puissances démocratiques des années 1930 face aux régimes dictatoriaux, voire totalitaires, de cette époque-là. Et nous savons tous comment cela a fini.

Rappelons les circonstances. En ce temps-là, les puissances démocratiques rechignaient à confronter les régimes de l’Axe – c’est-à-dire l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et le Japon impérial – et recherchaient à coups de concessions, par ce qu’on appela « politique d’apaisement », à faire baisser les tensions et les risques d’une conflagration militaire.

Une telle politique atteignit son point culminant dans les Accords de Munich de 1938, par lesquels les deux grandes puissances démocratiques européennes de l’époque – la France et le Royaume-Uni – donnèrent leur aval à l’annexion par l’Allemagne nazi de la région des Sudètes (jusqu’alors partie de la Tchécoslovaquie). Ces accords, et plus généralement les tactiques d’apaisement, ne parvinrent pas à satisfaire les desseins expansionnistes d’Adolf Hitler et ses complices.

Il y eut également les atermoiements de l’Amérique, qui hésita longtemps à mettre son poids militaire dans la balance en faveur des démocraties européennes. Il fallut attendre l’attaque japonaise contre la base militaire américaine de Pearl Harbor, survenue en décembre 1941, donc deux années après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, pour voir les États-Unis entrer finalement en guerre contre l’Axe.

Manque de détermination devant les régimes autoritaires

Les grandes démocraties d’aujourd’hui font montre du même manque de détermination dans leur bras de fer avec le nouvel axe de régimes autoritaires – notamment la Chine, la Russie et l’Iran.

À commencer par les pays membres de l’Union européenne, lesquels sont devenus un canard boiteux géopolitique, dépendants comme ils le sont, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, de l’appui militaire des États-Unis. Le président Macron a beau tirer la sonnette d’alarme en affirmant que l’Otan se trouve en état de mort cérébrale, il est à parier que ses paroles ne seront pas suivies d’effet – d’autant qu’elles ont reçu une fin de non-recevoir de la part de plus d’un de ses homologues européens, à commencer par Mme Merkel.

Quant à l’Amérique, la seule démocratie à même de peser sur le terrain militaire, elle souffre de quelque chose de tout aussi paralysante que son apathie d’avant Pearl Harbor. Aujourd’hui, après le résultat plus que déplorable de la Guerre d’Irak et du changement de régime en Libye – et avec le syndrome de la guerre du Vietnam toujours présent dans la mémoire collective –, plaider contre toute initiative militaire (et « en finir avec les guerres interminables ») est devenu un incontournable slogan électoraliste.

Comme le fait remarquer Richard Lowry dans les colonnes du New York Post, le positionnement anti-guerre permit à Barack Obama de battre Hillary Clinton lors des primaires démocrates de 2008, et à Donald Trump de gagner la candidature du Parti républicain en 2016.

 

Devenus présidents, et conformément à leurs promesses de campagne, aussi bien Barack Obama que Donald Trump ont esquivé tout bras de fer militaire – même au prix de laisser tomber les menaces et les lignes rouges qu’eux-mêmes avaient fixées aux adversaires des Etats-Unis.

La soudaine décision du président Trump de retirer les troupes américaines de Syrie est l’avatar le plus récent de l’impératif non-interventionniste en cours à Washington. Le fait d’avoir laissé les forces kurdes, alliés majeurs de l’Amérique dans la guerre contre Daech, à la merci du régime turc aura porté un sérieux coup à la confiance que l’on peut accorder aux engagements de l’Amérique.

Dans les colonnes du Washington Post, le politologue David Woolner vient de dresser un parallèle entre, d’une part, la politique d’apaisement envers Hitler au cours des années 1930 et, d’autre part, la concession faite par Trump à Erdogan – celle de lui laisser le terrain libre pour occuper la région de Syrie où étaient placées les milices kurdes hostiles au régime turc.

Toutefois, à la lumière des arguments présentés dans cet article, la similarité avec les années 1930 ne se limite pas au retrait de Syrie ; elle concerne le réflexe quasi instinctif, chez l’actuel président américain ainsi que chez son prédécesseur, d’ignorer les engagements de l’Amérique dans le but d’éviter toute épreuve de force sur le plan militaire.

 Trump recule

En effet, le retrait de Syrie n’est pas un cas isolé : il eut lieu quelques mois après une reculade spectaculaire. Il s’agit de la décision du président Trump d’ordonner de faire demi-tour aux deux avions américains partis frapper des cibles en Iran, et ce en représailles contre l’attaque par l’Iran d’un drone des Etats-Unis.

Ajoutez à cela le manque de réponse de la part de Trump à l’attaque d’une installation pétrolière de l’Arabie saoudite (attaque attribuée au régime en place à Téhéran), et on peut aisément comprendre le doute qui domine actuellement, parmi les alliés américains dans le monde arabe, sur l’utilité du partenariat avec les États-Unis.

Pour sa part, l’ancien président Obama s’était fait remarquer par des reculades époustouflantes. Il suffit de rappeler trois de ses retours en arrière. Primo, son retrait des troupes américaines d’Iraq en 2011 (pour devoir revenir bredouille sur cette décision trois ans plus tard. Deuxio, son injonction « Assad doit partir » (« Assad must go »), restée lettre morte. Et finalement, la mère de toutes les reculades, c’est-à-dire la ligne rouge que lui-même avait fixée à propos de l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien, menace qui est restée sans suite.

C’est pourquoi des analystes politiques, écrivant séparément dans les colonnes du Boston Herald et du Times de Londres, ont jugé bon de souligner que Trump ne fait que « répéter les graves erreurs commises par Obama au Moyen-Orient. »

Les régimes autoritaires peuvent parier que la réaction des États-Unis à leurs politiques expansionnistes sera minime. L’heure est ainsi à l’action en Russie, avec son annexion de la Crimée, son soutien aux milices pro-russes en Ukraine et son rôle récemment acquis de médiateur principal au Moyen-Orient. L’heure est à l’action également en Chine, qui étend progressivement son contrôle de la mer de Chine méridionale. L’heure est à l’action, enfin, en Iran, qui continue à perpétrer, par procuration ou même directement, des attaques contre les pays du Moyen-Orient proches des États-Unis.

Tout naturellement, au fur et à mesure que les reculades américaines s’accumulent, les alliés traditionnels des États-Unis essaient de s’approcher des rivaux de l’Amérique.

La visite de Vladimir Poutine en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis (la première en dix ans à ces deux pays alliés de l’Amérique), montre clairement le désir des partenaires arabes des États-Unis de renforcer leurs relations avec le nouveau grand médiateur de la région, c’est-à-dire la Russie.

Pour les mêmes raisons, le gouvernement des Philippines a recherché la coopération de la Russie en matière d’amélioration de capacités militaires et de développement des ressources énergétiques en mer de Chine méridionale.

Même en Israël, l’allié américain par excellence au Moyen-Orient, on commence à se poser des questions sur la fiabilité du soutien américain, mise à mal déjà à l’époque de Barack Obama.

Les pays de l’Asie du Sud-Est cherchent activement, à leur tour, un rapprochement, bon gré mal gré, avec le principal rival des États-Unis dans leur région, c’est-à-dire la Chine.

 Ce n’est pas, loin s’en faut, l’intention de cet article de vanter les prises de position belliqueuses qui purent avoir cours autrefois, mais de rappeler la nécessité, pour toute grande puissance, de tenir parole et d’honorer ses engagements et ses menaces.

Dans le même ordre d’idées, le politologue Richard Fontaine, ancien conseiller en politique extérieure du défunt sénateur républicain John McCain, vient de mettre en garde contre ce qu’il nomme « le leurre de la non-intervention. »

Consternation devant la politique étrangère démocrate

Dans cette toile de fond, le manque de préparation, dans le domaine de la politique extérieure, des candidats démocrates dans la course à la candidature du Parti démocrate pour l’élection présidentielle de 2020 ne peut que susciter de la consternation.

Ils ne savent en effet que tirer à boulets rouges contre tout ce que le président Trump peut faire dans ce domaine, mais se montrent incapables de présenter des alternatives claires et crédibles. Comment le pourraient-ils alors que, eux aussi, sont des avocats tous azimuts de la non-intervention ? Comme le souligne le journaliste du Washington Post Josh Rogin, « maintenant que le Président Trump est en train de finir avec l’engagement militaire des États-Unis [en Syrie], la foule de ceux qui veulent en finir avec les guerres interminables’paraît incapable de dire ce qu’elle aurait fait de différent ».

Le camp de Donald Trump ne s’en sort pas mieux. Pour preuve : au milieu de la tourmente politique provoquée par le retrait des troupes américaines en Syrie, son nouveau conseiller à la sécurité nationale,Robert O’Brien, a choisi le moment, non pas pour préciser la stratégie qu’il compte mettre en œuvre en politique extérieure, mais pour publier un article sur ce qu’il entend faire pour améliorer l’efficacité du Conseil de Sécurité nationale sous sa direction.

Une question s’impose : lequel de ses prédécesseurs à ce poste (que ce soit Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski, ou en l’occurrence John Bolton) serait venu à ventiler en public des questions d’intendance à un moment où la politique extérieure des États-Unis a besoin d’être revue de fond en comble ?

 

Si l’Amérique dépend de personnalités de ce genre, aussi bien du côté démocrate que parmi les conseillers de Donald Trump, pour faire valoir ses intérêts, il ne reste qu’à dire adieu au rôle jusqu’ici déterminant des États-Unis dans les affaires internationales ; et plus grave encore, à craindre le sort réservé aux démocraties dans le monde de demain.

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  • Ah ces américains qui ne veulent pas s’engager dans les guerres des autres ! Ils sont insupportables 🙂

  • À tous les internautes qui m’ont lynché en août dernier lorsque je pressentais qu’en politique étrangère l’auteur (Fabio Rafael Fiallo) était un interventionniste (un va-t-en-guerre ) : vous avez l’air bien malins maintenant ! Ha ha !

    L’auteur vous a bien embobiné : il lui a suffit de vous faire croire qu’il était un Pro-Trump pour que vous vous empressiez de défendre ses articles et de lyncher mon message qui expliquait – je cite – «L’auteur a le mérite d’être favorable au libéralisme économique cependant en politique étrangère il est – malgré certaines apparences – un interventionniste [le genre de mec qui en 2003 aurait été favorable à l’invasion de l’Irak] et par conséquent il ferait mieux d’aller déverser sa propagande interventionniste sur un site comme Dreuz.info »

    L’article d’aujourd’hui prouve que mon intuition était la bonne : plus Trump fait des bonnes choses en politique étrangère (exemples: semi-retrait de Syrie & réticence à entrainer les USA dans de nouvelles guerres ruineuses), plus l’auteur critique Trump ! Et inversement : plus Trump fait des conneries (exemple : complicité avec les dirigeants saoudiens dans le génocide au Yémen), plus l’auteur l’encourage !

    L’auteur est comme Bernard-Henri Lévy : il veut faire la guerre partout, mais avec le pognon des contribuables plutôt qu’avec sa propre fortune, et en envoyant des jeunes soldats tuer à sa place et mourrir à sa place.

    • Oui, et le contribuable américain comprend de moins en moins en quoi la sécurité des Etats-Unis est en cause dans toutes ces guerres.
      En réalité, on ne peut comprendre des engagements sans l’arrière plan des puissances financières qui ont littéralement pris en otage la démocratie américaine depuis 1913. Et comme chacun sait, ces puissances ont besoin d’un gros bâton car la force est toujours l’ultime recours de tout pouvoir, fût-il celui de l’ombre.
      Le tort de Trump, de leur point de vue, est de vouloir mettre fin à cette politique à laquelle ont souscrit presque tous les présidents américains. C’est Kennedy qui s’y est opposé le plus frontalement…

    • Vous devriez aller plus souvent sur dreuz, vous vous apercevriez que ce sont les seuls a avoir approuvé le retrait des troupes de syrie et ont fait la différence entre abandonner les Kurdes et soutenir certaines factions qui sont des cocos pur sucre .

    • J’ai toujours du mal à comprendre cette façon – très manichéenne- de voir les choses : les méchants va-t-en-guerre d’un côté, et les gentils isolationnistes de l’autre, des « vrais » libéraux, sans doute.
      À mes yeux chaque situation doit s’étudier au cas par cas : pas de dogmatisme. Il peut arriver qu’il soit nécessaire d’intervenir militairement, vous ne croyez pas ? (la WWII, par exemple)

      Par ailleurs, vous parlez de génocide au Yémen, sans mentionner que les rebelles sont soutenus par l’Iran des mollahs, lequel Iran des mollahs a quand même un peu une fâcheuse tendance à semer le trouble un peu partout (Liban, Gaza, et plus généralement nucléarisation avec l’objectif prioritaire de rayer Israël de la carte)…

      • Depuis 1945, une guerre est licite 1) s’il s’agit de légitime défense, 2) suite à une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU.
        Ce qui rend un certain nombre de guerres déclenchées par les Etats-Unis ou leurs alliés, illégales.

  • Ils n’ont pas assez foutu le bordel au Moyen-Orient ❓

    • Aux 2 connards qui ont foutu -1 : défi : ou étaient cachés les armes de destruction massives de Saddam Hussein ❓
      Indice : examiner un bureau, Maison Blanche …

  • beaucoup d’approximations et de raccourcis dans cet article.

    je n’aime pas les va-t-en-guerre qui ne sont manifestement pas sur le terrain.

  • La liste des etats autoritaires semble etrangement courte , il manque , au minimum, les usa.
    La democratie n’intervient qu’a l’interieur d’un etat ,ce systeme politique ne prejuge pas de l’action de l’etat envers le monde qui peut etre dictatoriale comme celui des usa.

  • A ceux qui qualifient l’auteur d’interventionniste, il convient de rappeler une phrase clé de son article:
    « Ce n’est pas, loin s’en faut, l’intention de cet article de vanter les prises de position belliqueuses qui purent avoir cours autrefois, mais de rappeler la nécessité, pour toute grande puissance, de tenir parole et d’honorer ses engagements et ses menaces. »
    Tenir parole et faire valoir ses menaces est en effet à la base de toute stratégie de négociation efficace — comme l’explique le Prix Nobel d’économie Thomas Schelling.

    • Fixer des lignes rouges semble enfantin dans nombre de cas. C’est indiquer le point que « l’adversaire » peut atteindre sans risque.
      C’est juste de la propagande interne au pays. Autant laisser le flou en étant moins précis.

    • Il serait plus intéressant de se questionner sur le pourquoi il y a émergence de régimes autoritaires ( clairement désignés en début d’ article) et du moins si les causes ne sont pas justement des prises de position belliqueuse autoritaires, ou juste une complète décadence dans un pays qui commence à pourrir sur pied. Est-ce que les USA devront tenir la parole de Trump considérant légale la colonisation de certains territoires occupés? Par exemple?

      • Je vous rappelle que les dits territoires colonisés le furent par les Arabes après leur invasion de la Judée en 636. Vous ne pouvez reprocher aux légitimes habitants ce que vous acceptez de la part des agresseurs d’antan. Juridiquement l’annexion militaire d’un pays n’est pas légale!

        • Ah ouais? 638? Il y a prescription au bout d’ un temps ou cela s’ éternise comme en Corse avec l’ âne tué à coup de figues du cousin du grand oncle? Et ça vaut pour les indiens d’ Amérique ce que vous avancez?

        • Si on expulse tous ceux qui n’ont pas un parent celte, il ne va pas rester grand monde en fRance. Au moins on sera débarrassés des tocards.

      • Ce n’est pas parce que les dems virent au rouge que les USA sont décadents mais plutot l’influence de la presse totalement partisane qui peut le faire croire si on se contente d’avaler tout cru leurs aneries .

  • Autant certains articles de l’auteur me semblaient intéressants sur l’Amerique du Sud, autant là, il me semble qu’il a loupé le fond du problème soit : La politique américaine se fout du reste du monde depuis fort longtemps. Ce qui les intéresse, c’est leur impérialisme à leur profit. Profitable aux USA ? Oui / Non , Point…

  • Il y a une règme de base qu’il ne faut pas oublier. Les ennemeis de nos ennemis ne sont pas forcement nos amis.

    Trump au contraire ne semble pas « passif » contrairement aux apparences.
    Iran: il a décidé un embargo en vertu du risque que c’est pas parce qu’il n’y a eu aucune guerre atomique depuis Hiroshima, qu’un pays belliqueux n’est pas capable d’en déclarer une.
    Russie: il a déclaré certes cyniquement mais sur le fond il n’a pas tors, « voulez vous une guerre mondiale pour un bout d’Ukraine ». Par contre si vous suivez l’impeachment vous apprenez qu’il a fait livrer des armes létales à L’Ukraine pour qu’elle se défende alors que O Bama avait pinaillé et refusé.
    Kurdes: il s’en va car c’est pas aussi simpliste qu’il y a les « gentils Kurdes » et les « méchants ». Les Kurdes veulent un pays à eux sur 4 pays. Il assassinent en Turquie des militaires et ont fait des attentats, et ont incité les gens a une guerre de libération en Turquie. Faut il aller défendre ses gens là?
    Trump doit faire face a des démocrates en interne qui ont décidé de le tuer, le salir et tout faire pour pourrir tout ce qu’il fait et utilisent la politique étrangère (Ukraine) pour essayer de le destituer.
    Evidemment cette autre guerre se fait au détriment de la politique étrangère.

  • On peut en effet parler de reculades au sujet du nord de la syrie aujourd’hui ou de la région des sudètes autrefois, si on se contente d’un point de vue partiel. Car la situation qui prévaut alors est le résultat d’une chaîne d’actions/réactions. Par exemple la situation des kurdes vis à vis des turques préexiste l’intervention américaine, une intervention qui résulte en partie de la guerre des Bush contre l’Irak certainement pour le pétrole. Or le pétrole du moyen-orient les américains s’en moque un peu aujourd’hui. Les intérêts d’aujourd’hui ne sont plus nécessairement ceux d’avant. Au grè des interactions des opportunités peuvent surgir pour l’une ou l’autre des parties ou faire intervenir un nouveau venu.
    Je suis donc mal à l’aise avec cet interprètation de certaines actions jauger de manière isolées pour dire que l’attitude des grandes démocraties est faible. C’est plus compliqué que ça et c’est sûr qu’avec des si on refait le monde après coup..

    • Il existe un marché du pétrole où on peut se le procurer sans avoir besoin de dépenser des centaines de milliards dans des opérations militaires hasardeuses. Le prétexte du pétrole toujours invoqué est une déficience. La première guerre du Golf fut provoquée par l’annexion du Koweit par Saddam, ce qui bafouait le droit international, et lui mettait trop de pétrole entre les mains!

  • De ce que j’ai compris, Donald Trump préfère les sanctions économiques (beaucoup moins coûteuses à la fois en $ et en vies humaines de GI’s) à l’interventionnisme militaire. Voir par exemple le cas iranien, ou encore les récentes menaces du Président américain à l’encontre de la Turquie. Or l’auteur n’en parle pas…

    Par ailleurs, on peut comprendre que les Américains en aient marre d’être quasiment les seuls à faire l’effort militaire pour défendre le monde libre, quand dans le même temps les Européens se contentent de bénéficier du bouclier américain (voir les remontrances de Donald Trump aux Européens sur le financement de l’OTAN), non ?
    L’article mis en lien sur les réactions israéliennes étant réservé aux abonnés, impossible de vraiment savoir ce que pensent les Israéliens sur le sujet. je note tout de même qu’à aucun moment je n’ai lu ou entendu Netanyahu ou même Benny Gantz reprocher quoi que ce soit au Président Trump. Or s’il est un baromètre de la politique extérieure américaine, en tout cas au M.O., c’est bien celui-là : la position israélienne.

  • Le parallèle avec la seconde guerre mondiale est illusoire. Quand les USA décident de se lancer dans la guerre fin 1941, c’est parce qu’ils sont enfin prêts. Cela fait des années qu’ils s’y préparent, notamment avec l’aide de techniciens français, mais une guerre industrielle à grande échelle ne se déclenche pas comme ça. En 1939, les USA n’auraient guère été utiles car rien n’était encore prêts chez eux, ni l’industrie, ni l’armée. 2 ans plus tard c’est très différent et le processus enclenché depuis plusieurs années est à son terme, l’Amérique va pouvoir peser de tout son immense poids. Officiellement, les USA étaient en retrait au début de la guerre, mais en coulisses on était déjà au travail.

    • Très juste, ils travaillaient d’ailleurs industriellement militairement mais aussi politiquement, l’isolationnisme prévalait encore en 40 dans la population.

    • « Le parallèle avec la seconde guerre mondiale est illusoire. »

      Oui. N’oublions pas qu’entre fin 41 et mi 45, on est sous la durée d’une présidence US.

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