Iran : le peuple contre la tyrannie des mollahs

Le temps est venu de prendre conscience de la haine et de la violence de la théocratie iranienne et de faire front face à la tyrannie des mollahs.

Par Hamid Enayat.

Depuis 40 ans, la dictature des mollahs exerce une répression encore plus violente que celle du Chah. La barre en matière de terreur était pourtant déjà très haute.

Le fait est que depuis l’avènement des gardiens de la révolution islamique, l’État détient de tristes records ; 120 000 opposants au régime exécutés, dont 30 000 au cours du seul été 1988, record du monde de nombre de femmes exécutées, record du monde du nombre d’exécutions par habitants…

Sans compter les arrestations arbitraires, les emprisonnements sans raison juridique valable, la torture, la répression policière, l’humiliation quotidienne et l’expansion de la misère due à la gestion catastrophique des ressources et de l’économie du pays.

En bref, la population n’en peut plus. L’économie du pays, intégralement tournée vers le financement de la guerre, du terrorisme et du prosélytisme pour un islam radical en version guide suprême, souffre de décisions politiques insensées et d’une volonté toujours plus grande d’asservissement des peuples. Du peuple iranien comme des peuples environnants.

Lorsqu’un État en est rendu à aspirer les économies du quidam directement depuis son compte bancaire pour financer son programme belliqueux, c’est qu’il est assurément moribond. Certes, il compte toujours sur la terreur et la peur pour asseoir son message. Mais un peuple qui n’a plus rien à perdre ne peut plus craindre qui que ce soit.

Depuis la toute fin de l’année 2017, le peuple montre au pouvoir qu’il est déterminé. S’il, par le passé, il avait été dupe des pseudos divisions politiques incarnées par les deux factions en lutte, cette fois le message est clair. Il ne s’agit plus de changer de président, mais bien de régime. Tous les jours, depuis un an et demi, les Iraniens défilent dans toutes les provinces du pays. Ils manifestent, font grève, et appuient là où la faille est déjà béante ; sur l’économie.

Mobilisation de la diaspora

À l’extérieur du pays, la diaspora est également organisée et soutient à 100 % les mouvements initiés en Iran. Au lendemain de la prise de pouvoir par les gardiens de la révolution islamique, les résistants s’organisaient et fondaient le CNRI, le Conseil National de la Résistance Iranienne, organisation au sein de laquelle toutes les oppositions sont représentées.

Au fil du temps, le CNRI s’est constitué en véritable gouvernement exilé, maîtrisant tous les aspects de la vie politique d’un pays. Aujourd’hui, alors que le régime des mollahs touche à sa fin, l’alternative démocratique incarnée par le CNRI et sa présidente Maryam Radjavi n’a jamais semblé aussi crédible. Il ne manque plus qu’un dernier effort.

Un effort qui pourrait venir de l’Union Européenne par exemple. Il suffirait simplement que cette dernière cesse d’entretenir des relations commerciales avec l’Iran, qu’elle cesse sa politique de complaisance avec le fascisme religieux, qu’elle prenne enfin conscience qu’elle se rend complice de crimes graves contre l’humanité.

Ceci afin de précipiter la chute des Pasdarans et d’éviter ainsi des milliers de morts supplémentaires ; en Iran, mais également au Yémen, en Irak et en Syrie. La chute des mollahs est inéluctable. C’est le sens de l’histoire. S’accrocher à cette inquisition médiévale constitutionnalisée sous prétexte de la sauvegarde d’intérêts commerciaux de multinationales européennes est un non-sens politique.

Il est important que les populations occidentales prennent conscience de ce que vivent les Iraniens au quotidien depuis de trop longues années (plus de 200 ans en réalité). Il est impensable de vouloir refuser à autrui l’accès à une liberté dont chacun de nous peut jouir au sein de nos démocraties. Alors que l’État iranien sombre chaque jour un peu plus, les prises de position se font plus marquées.

Comme l’a fait remarquer Maryam Radjavi à New-York le 20 juin dernier, « quelle est la véritable question au cœur de la politique américaine et européenne vis-à-vis du fascisme religieux au pouvoir en Iran : la complaisance ou la fermeté ? » Qui est le plus belliqueux ? Les États-Unis et ses sanctions économiques et diplomatiques ? Ou l’état Iranien avec ses « attentats à la bombe en Albanie et en France, en passant par les bombardements et les poses de mines contre les pétroliers dans le golfe Persique, jusqu’aux explosions, drones et attaques aux missiles contre l’Arabie saoudite et le ciblage de l’ambassade des États-Unis à Bagdad. » Qui a tiré les Katioucha à Mossoul et à Bassora ?

Qui a lancé des tirs consécutifs de roquettes et de missiles sur les camps d’Achraf et de Liberty ? Qui a clamé sans scrupule que la Syrie était la 35e province de l’Iran ? Qui a déclaré que l’Irak était le « centre et la capitale » (du régime) et même que « sa géographie (était) inséparable de celle de l’Iran » ? Les politiciens Américains ou les pasdarans Iraniens ?

Le temps est venu de prendre conscience de la haine et de la violence de la théocratie iranienne et de faire front face à la tyrannie des mollahs. Avec ou sans l’Union Européenne !

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