« J’accuse » de Roman Polanski au banc des accusés

OPINION : en provoquant l’annulation de plusieurs séances de J’accuse, quelques militantes féministes attentent aux libertés d’autrui au nom d’une transparence intégrale.

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« J’accuse » de Roman Polanski au banc des accusés

Publié le 21 novembre 2019
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Par Lionel Chanel.

Plusieurs projections du film J’accuse ont été interdites à des spectateurs la semaine dernière. Ce fut le cas lors de l’avant-première du film le 12 novembre au Champo, puis, les 16 et 17 novembre, au Théâtre National de Bretagne, à Rennes. Une poignée de militantes féministes réussirent, en ces occasions, à empêcher la diffusion d’une œuvre cinématographique à laquelle elles ne trouvaient pourtant rien à redire. Le motif de leur courroux, on le sait, résidait uniquement dans le nom du réalisateur, accusé à plusieurs reprises d’agression sexuelle et de viols.

Justice expéditive

On imagine sans peine la désagréable surprise des spectateurs venus voir le film, confrontés à une bande d’activistes qui, non satisfaites de leur défendre d’assister à la séance, les ont encore accusés rien de moins que de complicité d’agression sexuelle, grief totalement inepte qui suppose que toute personne se rendant à la séance d’un film de Roman Polanski aurait, par un moyen ou un autre, participé à la commission de l’un ou l’autre des crimes dont celui-ci est accusé.

Au-delà de l’attitude inqualifiable de quelques énergumènes prétendant imposer à autrui leur diktat en matière cinématographique, il faut souligner le caractère tout à fait expéditif et sommaire de leur prétendue « justice » rendue au nom de la cause des femmes victimes de violences.

Il aura suffi, en effet, d’une déclaration, début novembre, de la photographe Valentine Monnier qui accusait le réalisateur polonais de l’avoir violée et frappée en 1975, pour mettre en branle la cohorte de censeurs. Le verdict tomba aussi vite que la nouvelle : à peine la photographe avait-elle parlé que la décision fut proclamée : « Polanski coupable » pouvait-on lire sur les pancartes brandies par ces écervelées bloquant l’accès aux salles. Tant pis pour la présomption d’innocence…

Une telle façon de procéder ignore complètement que les droits de chacun sont limités par ceux des autres. Si certains décident de ne pas acheter de ticket pour J’accuse en raison des accusations dont fait l’objet Roman Polanski, ils en ont parfaitement le droit et personne ne les forcera à le visionner. Ils exercent ainsi leur droit le plus strict sans pour autant léser celui des spectateurs qui choisiront de se rendre en salle pour le suivre. Ces spectateurs peuvent invoquer pléthore de raisons pour justifier leur choix. Entre autres : le caractère historique du film, la sélection de ses acteurs, la tension narrative donnée à l’intrigue pour en faire un thriller, la question de l’antisémitisme faisant écho à notre époque, et (si, si) le style de Roman Polanski.

Le lit de Procuste de la Morale

Car il importe de distinguer l’artiste de l’homme privé. La volonté de mettre J’accuse à l’Index procède ni plus ni moins d’une tentation propre au totalitarisme, régime dans lequel est abolie la distinction entre privé et public. Une telle conception des choses doit ainsi faire rejaillir sur l’homme public, et donc son œuvre, les crimes ou les actions immorales que ce même homme, en privé, a commises. C’est la double peine instituée : la peine pour le crime commis — ou, du moins, pour lequel il est accusé — et la peine pour être celui qui a commis ledit crime (parce que c’est Roman Polanski qui en est le réalisateur, il faut interdire J’accuse). Oublie-t-on qu’une justice digne de ce nom consiste à juger les hommes pour les actes qu’ils commettent et non pour ce qu’ils sont ?

La confusion totale entre l’homme et l’artiste signale l’absence de toute sphère privée à laquelle l’individu a droit. Dans la majorité des cas, dans leur vie privée, les hommes ne commettent pas d’actes défendus par la loi. Cette confusion que réclament cependant, sans s’en rendre compte, les militantes bloqueuses de cinémas, consiste à juger de la conduite publique des individus à l’aune de leur conduite privée. Un tel idéal mènerait au télécran du monde dystopique d’Orwell : à chaque instant seraient épiés les moindres faits et gestes des personnes, cauchemar totalitaire de la transparence intégrale.

Enfin, à déduire la création culturelle de la qualité morale et/ou juridique de ses peintres, metteurs en scène ou écrivains, on court le risque de priver l’humanité de quelques-unes de ses plus belles œuvres. Le racisme et l’antisémitisme de Céline justifierait ainsi qu’on mette au pilon Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit.

Le XVIe siècle italien aurait dû détruire les tableaux du Caravage, homme au tempérament agressif, à la bagarre facile, qui fit plusieurs séjours en prison et devint un meurtrier en tuant un homme lors d’un affrontement survenu en 1606 lors des fêtes organisées pour l’anniversaire de l’élection du pape Paul V.

Quant à Paul Verlaine, nos féministes auraient, à n’en pas douter, dressé des bûchers pour y jeter les exemplaires des Poèmes saturniens parce que son auteur avait la fâcheuse habitude de battre sa mère.

Il a existé de brillants sculpteurs devenus de dangereux criminels, des écrivains talentueux rongés par l’alcoolisme, des génies dont la vie privée se situait aux antipodes des vertus célébrées par les sociétés auxquelles ils appartenaient. L’être humain recèle une extraordinaire complexité. Nier cette complexité consiste à l’allonger dans le lit de Procuste de la Morale.

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  • Ce qui m’étonne, c’est l’absence de réaction du judiciaire, qui voit remis en cause les éléments fondamentaux de notre droit : la présomption d’innocence, la charge de la preuve et la prescription des faits, le tout par une minorité refusant toute réintégration dans la société après l’exécution d’une peine ( voir Bernard Cantat ) et exigeant la destruction ( ou au moins la mise à l’index ) des oeuvres produites.

    • Bah , la justice populaire n’est pas la meme que la justice d’etat ,elle n’a pas besoin de preuves… Et elle tombe sur ce film ..qui accuse la justice d’etat lorsquelle fait du populisme…m’enfin , on sait que les feministes ne valent pas grand chose ni ceux ou celles qui les defendent ,notamment une certaine presidente de region , sponsor du film mais qui retourne sa veste sous la pression des feministes ,encore du spectacle du milieu le plus a meme d’exercer l’abus de pouvoir.

      • « Bah , la justice populaire n’est pas la meme que la justice d’etat ,elle n’a pas besoin de preuves… »
        La justice d’Etat non plus, surtout qu’elle souffre du même mal que le féminisme, à savoir le trotskisme.
        Voilà pourquoi ces deux-là s’entendent comme larrons en foire.

    • ce qui peut étonner aussi est qu’un poignée de gens puissent interdire l’accès à quelque chose..

      la question est est pourquoi n’appelle t on pas la police? ou à la rigueur ne fait on pas violence soi m^me contre ceux qui essaient de nous contraindre à agir selon leur gré?

      pourquoi ces personnes si elles se prennent un baffe dans la figure vont apparaître comme des victimes?

      Pourtant je pense qu’il n’est pas inacceptable de manifester et d’attirer l’attention sur polanski, pourquoi pas devant un salle où un des ses films est diffusé… m^me si je ne pense pas que Ce viol supposé soit le sujet..une manifestation quoi..pour dire publiquement des trucs..

      mais certainement pas polanski EST coupable mais plus généralement des moeurs dans le milieu cinématographique ..
      état de droit bien sûr, présomption d’innocence , nous sommes d’accord… mais il me semble que la façon dont polanski a réussi à se tirer du premier cas légitime la suspicion d’un traitement particulier en raison de son statut de célébrité.

      Mais ça se discute aussi…

      Pour être honnête ces affaires de parole contre parole sont un peu vaines..
      Et des décennies après les faits…

      • Oui Jacques, c’est ce qui m’énerve le plus en France : comment une poignée de personnes peut-elle ainsi imposer sa loi, que ce soit devant des cinémas, à l’entrée des lycées ou sur des ronds-points. Et oui, ces personnes, si elles se prennent une baffe dans la figure, vont apparaître comme des victimes, le blessé est toujours la victime quoi qu’il ait fait pour être blessé (même le cambrioleur blessé par le cambriolé).

        •  » c’est ce qui m’énerve le plus en France : comment une poignée de personnes peut-elle ainsi imposer sa loi, »
          Ouvrez les yeux, ça fait une paille que nous ne vivons plus en démocratie, mais dans la république du spectacle et des lobbies.

    • J. Lemière dit « la question est est pourquoi n’appelle-t-on pas la police ? » La réponse est qu’on ne touche pas à une féministe… Elles sont dans le camp du Bien !

    • @Lucx bonjour, je suis opposé avec la plus grande détermination à tout ce qui s’assimile aux réactions grégaire et bien plus encore aux différentes formes de censures. Ceci dit, je pense également qu’après avoir été amené a devoir rendre des comptes à la société, puisqu’ils ont une vie public, il ne serait pas inapproprié de continuer à vivre, en s’épanouissant, mais avec un quelque peut de sobriété et d’humilité de pudeur, en considération vis-a- vis de leur c.v., vécu. Cela s’appel pour les gens de mon milieu sociale  » L’AMOUR PROPRE » !!!
      Cordialement.

  • le film à pris la tête du box office français avec plus de 500 000 spectateurs pour sa première semaine en salle …..comme quoi , il y a encore des gens qui mettent en avant la valeur du réalisateur et la connerie humaine après ;

  • Bonjour,
    Ce qui n’est pas normal, c’est que la France n’extrade pas ses ressortissants quand il existe une demande judiciaire. Comme Batista, Polanski profite de cette anomalie plutôt que de répondre de ses agissements devant la justice US.

    • ..Battisti Cesare. ;).

    • Vous datez un peu. Battisti était de nationalité italienne, et Polanski a trois nationalité. la dernière accusatrice de Polanski, c’est qui ? dans quel pays? la justice est elle saisie quelque part ?
      Le sujet ce sont des Parasites qui emmerdent le peuple en sabotant des projections de films.

      • Polanski est toujours recherché par Interpol par la justice américaine. Il est en fuite… Et c’est facile de parler de présomption d’innocence en absence de procès.
        Battisti lui aussi était protégé par le pouvoir socialiste.
        Peut-être que Polanski est innocent, qu’il se présente devant la justice US.
        Je n’ai pas vu le film, il est peut-être bien, mais l’argument de certains que la qualité d’artiste exonère l’auteur de toute culpabilité est un peu fort.
        Je suis pour que Polanski puisse faire des films, que les gens puissent le voir… Mais cela sera sans moi.

        • Je n’aime pas le cinéma de Polanski . Je pense que » l’Homme aurait du aller de lui mêmes au USA avec un bon avocat il n’y risquait rien je pense et l’affaire aurait été close . Trouillard peut être ?
          Cependant l’Hystérie autour de son film est injustifiable . Le manque de réaction de la justice pour signifier l’état de droit(s’il existe encore en France) est la preuve de la mansuétude du pouvoir vis à vis des minorités du camp du bien agissantes, de la nom indépendance du pouvoir judiciaire, de la complaisance de celui (en grande partie) pour ce camp du bien . Cela est, en autre, le résultat de l’application de la stratégie de A. Gramsci en l’infiltration des institutions et médias .
          En réaction je pense moi aussi à aller voir ce film .
          Ce qui ne m’empêche pas de dire qu’il faut lutter contre la violence faite aux femmes .

          • En même temps ; pour une fois que le camp du bien marque autant d’attachement pour la propriété individuelle (celle de l’auteur pour son oeuvre) !

        • Il y a une différence entre rendre la justice et accrocher un trophée à son tableau de chasse.

        • « Toujours recherché » 😀
          C’est à dire que, depuis le temps, les US ont fait une demande d’extradition seulement cette année.
          Puis, il y a plein de procès où l’accusé est condamné en contumace. Pourquoi pas Polanski ? Ne serait-ce pas un trophée que le juge cherche ?

        • c’est tout à fait ça , autant il est anormal qu’on bloque ses films autant c’est assez marrant de voir qu’ici sur ce seul prétexte il bénéficie d’un blanc sein..avec les casseroles qu’il a au cul, y’a pas de fumée sans feu et sous prétexte qu’il est célèbre il devrait être au dessus des lois.

  • le film est e n train e faire un carton.. merci pour la pub gratuite
    ce mec n’a jamais été jugé.. donc dans l’attente il est innocent.. c’et la loi
    maintenant réalisateur de film c’et un métier a risque, couvert de femme mais 40 ans apres on peut vous accuser

    • @claude henry bonjour, vos commentaires ne sont pas faux. Ceci dit je pense qu’en lieu et place de s’investir procureur et juge, il serait peut-être plus approprié de se poser la question « est-ce que ces gens ont une conscience « . La réponse semble aller des soit.
      D’autre part presque personne n’ignore les contrats « non dit » qui régissent le milieu du cinéma et de la chanson.

      • avez vous deja vu les essaims de starlettes qui déboulent a cannes pour le festival?
        vous croyez que si un producteur leur propose la botte elles vont minauder?
        ce monde est devenu fou

        • @claude henry bonjour, il me revient en mémoire cette star du cinéma qui juste à l’instant où elle passe devant la caméra a, à son corps défendant et avec steppeur (à l’insu de son plein gréer ) a offert au publics et autres un de ces nichons, et toujours par pur hasard du bon coté de la caméra en plein festivale de Canne. Par contre j’ai entendu récemment une actrice qui déjà à l’automne de la vie affirme face aux caméras que OUI pour avoir certains rôle « elle a couché…..! ». Bon sang quelle surprise
          J’en suis tout retourné. Ha ha ha !

      • Quand on a une biographie comme celle de Polanski, en particulier avec Varsovie et Sharon Tate, on ne peut pas être normal. D’ailleurs, rien d’important n’a jamais été accompli par des gens ordinaires (il y a une citation, je crois, mais je ne la retrouve pas). Ensuite, la question qui se pose n’est pas « Est-ce que ces gens sont normaux ? » mais « Est-ce que cette anormalité les condamne dans leurs autres actes, en particulier est-ce qu’elle condamne leur oeuvre artistique ? ». Et là, il ne doit pas y avoir mélange des genres.

        • Je suis dubitatif. L F Céline qui écrit LE roman du XIX° avec Voyage au bout de la nuit, n’en n’est pas quand même un salaud avec tout ses écrits de l’occupation.
          Céline n’a pas fait de crime, quant à Polanski, on ne sait pas, il est en fuite.
          Il est peut-être un très bon metteur en scène (pas à mon avis), mais le personnage pose question. Qu’il soit libre de faire des films, que les spectateurs soient libres d’aller les voir, que les féministes soient libres de manifester (sans entraves). Chacun est dans sa sphère de liberté.
          C’est très gênant quand même ces « excuses » qu’on lui trouve; la Shoah, son génie, les starlettes, enfin le fait d’être dans le camp du bien.

        • @michelo bonjour, à ceci près que rien n’exigeait une xème version de l’affaire Dreyfus, et ainsi que je l’ai écris plus tôt cette affaire, personnellement je l’ai apprise dans Des livres, et pas assis un cornet de popcorn sur les genoux. D’une autre part, Claude Lanzmann sauf, erreur de ma part, qui en parlant cinéma avait une certaine autorité à le faire, et à propos de la liste de Schindler avait été assez cruel dans sa critique. Ensuite, si d’aventure j’eu eût à subir une relation sexuelle non consentie avec un tier artiste ou non je ne vois pas en quoi cela minorerais la violence de l’acte ainsi que mon ressentiment.
          Cordialement.

          • Rien n’oblige à aller voir cette xème version de l’Affaire non plus. Polanski n’est pas mon metteur en scène préféré, et je n’irai pas, par exemple. Ceci dit, il est difficile de trouver des sujets originaux, et reprendre un sujet déjà traité peut apporter un nouvel éclairage et de nouvelles réflexions au spectateur. La question de la relation sexuelle non-consentie est bien différente, mais en l’occurrence, j’ai les plus grands doutes, compte-tenu des moeurs du milieu cinématographique et des éléments qui ont été révélés, à croire que les relations aient pu être non-consenties au sens commun de l’expression. Moralement politiquement incorrectes, peut-être. Mais qu’un réalisateur considéré comme un génie de son art aie besoin de recourir à la violence pour trouver des nymphettes prêtes à coucher avec lui, à d’autres !

            • Voilà l’argument de JF Kahn, les nymphettes, alias détroussage de soubrette.
              Le temps bénie de la bourgeoisie du XIX°, des claques, et des boniches disponibles pour Monsieur quand Madame avait ses vapeurs.
              Elles se sont fait violées.. elles devaient le chercher ces salopes.

            • @michelO je ne prétends à rien chacun ses valeurs. Ensuite comme en beaucoup d’autres domaines je préfère l’originale aux copies.
              Quand on assiste aux MASACRES d’oeuvres d’art par des neomettreurs en scène qui au non du progrès n’insultent pas seulement eux même mais aussi les Goethe Mozart Picaso et j’en oubli beaucoup.
              L’affaire dont il est question peut apporter un regard alternatif mais ce dernier devrait se construire à la BNU ou dans une autre bibliothèque et pas au bar du cinoche. En tout état de cause je ne gâcherais en aucun cas du temps pour ce genre de DAUBE.
              Cordialement.

    • Finalement, tout ce barouf semble faire son petit effet : le public afflue. Faut-il vraiment chercher plus loin ?

  • Ça ne dérange pas les féministes d’être subventionnées par des soit disant violeurs.

  • Les « Féministes de Carrière » , c’est comme l’écolo professionnel, le Végan, l’antifa, le nazislamiste, le Zadiste, etc. etc. Ce sont des parasites de l’espèce humaine.

  • d’une autre façon le problème pose par l’affaire polansky est en tout point semblable aux questions que posent le couple de jupiter (puisqu’ils s’aime…) puisqu’il le fait…je présume que F.DOLTO OU NOTRE AMI SIGMUNDT se régaleraient de l’actualité française. La populace par ignorance est en permanence prête à se jeter dans les bras de celui qui aura le cerveau le plus proche de celui d’un bulot.

  • et encore ceci, moi l’histoire du capitaine Dreyfus, je l’ai apprise dans des livres et pas un sachet de popkorn sur les genoux.

  • Premier point: Polanski est sans aucun doute un des plus grands cinéastes que cet art a produit. Il a magnifié avec une vraie personnalité et beaucoup de classicisme tous les genres. Je suis impatient de voir son film.
    Deuxième point: il a connu le ghetto de Varsovie à l’ âge de l’ insouciance, et il a perdu sa femme dans des conditions épouvantables. Franchement, qu’ il soit un peu brutal avec certaines femmes comédiennes, j’ en ai rien à cirer.
    Troisième point: l’ époque se prête au lynchage systématique de toute forme de pensée complexe et d’ art véritable par une pensée directement produite par les glandes renfrognées et vindicatives de puissantes folles dingues qui méritaient juste un bon petit coup là où je pense.

    • Vous devriez envisager de prendre du recul sur les choses Stéphane. Le fait d’avoir connu les ghettos de Varsovie et d’avoir perdu sa femme ne justifie nullement d’être « brutal » ou une ordure. Pour penser de la sorte, soit vous êtes un monstre, soit pas très malin.
      Entre le déni de responsabilité, et le fait que vous sembliez incapable d’apprécier une œuvre indépendamment de son auteur et ce qu’il est humainement, vous avez le cheminement de pensée typique d’un gauchiste.

      • si vous avez des preuves on vous écoute

      • Susan Atkins, qui a poignardé par 16 fois Sharon Tate enceinte qui l’implorait de la laisser en vie, lui a répondu « Woman, I have no mercy for you », « Femme, je n’ai aucune pitié pour toi ». Elle a imbibé une serviette de son sang, et écrit « Pigs » avec ce sang sur la porte.
        En quoi votre opinion de Polanski est-elle différente ? Juste que vous savez prendre du recul et ne pas passer à l’acte ? Et que bien sûr, si quelqu’un passait à l’acte sur la personne avec laquelle vous vouliez avoir un enfant, vous sauriez, vous, garder la tête froide grâce à votre sensibilité d’artiste d’Etat.

        • Quand on est féministe, on commence par reconnaître que bien des femmes se comportent d’une façon peu féministe face à des hommes qui leur offrent l’avantage de leur pouvoir ou de leur talent, et qu’ il y a des situations qui sur le moment, bien qu’ ambiguës et pas forcément désirées, profitent à tout le monde. Il y a quelque chose dans ce que les médias appelle « la parole libérée » qui relève d’ une insoutenable culpabilité. Et cette opinion que je viens d’ émettre ne relativise pas un viol avec tabassage en règle dans le sous sol d’ un parking, je le dis au cas où…
          Vous n’ avez aucune idée de ce qu’ un divorce peut révéler d’ une femme vous?

          quant à vos manières pour le moins alambiquées de me ranger soit dans chez les gauchistes par ma façon de penser soit par ma sensibilité chez les artistes d’ Etat, je me réjouis parfois en lisant ces pages que l’ humanité ne compte pas que des libéraux pour éclairer le monde.

      • @diaphane, bonsoir, votre remarque m’inspire la réflexion suivante, en 1939 et jusqu’en 1945, les bourreaux d’Auschwitz était en famille soit disant, d’excellent pères. Donc… Un proverbe Allemand dit: » personne ne sait enjamber son ombre…. »
        Cordialement.

  • J’ai la conviction que Roman Polanski est un prédateur sexuel et un cinéaste très moyen, sans qu’il me soit même besoin d’avoir des picotements dans le bras droit.

    Aussi, de par le grand pouvoir que m’a conféré Dieu et toute la création, j’ai décidé…. De ne pas aller voir son film.

    Voilà, si ca s’achetait pas, ca se vendrait pas.

  • Les œuvres de ce quidam montrent le plus souvent un esprit torturé

  • Merci pour votre article. Je suis entièrement d’accord avec vous.

  • ceci encore polansky n’est aps E.ZOLA, ne le sera jamais. Et sauf preuve du contraire, le cas de Rimbaud et A. de ,MUSSET mis à part, être artiste ne peut en aucun expliquer des égos qui se croient autorisé à transgresser en permanence les règles qui nous distingues des animaux. .

  • @MichelO, je reviens vers vous au sujet de cette affaire. En fait il y a un argument que developpe Freund dans son livre « cinq leçons sur la psychanalyse » où il relate l’histoire des deux sœurs amoureuses du même garçon. Lorsque l’ainé des deux sœurs est emportée par un cancer malgré toute la sincérité de sa douleur, la cadette  » entend au fond d’elle une petite voix qui lui : mais maintenant il est libre ».
    Personnellement j’adore.
    Cordialement.

  • Dans mes souvenirs, le Champo est bien rue des Ecoles ? Donc tout s’explique : à Brest, par exemple, il a fallu décrocher la semaine dernière les affiches illustrées d’une jeune fille en bikini qui vantait le salon de l’érotisme du lieu trop près des écoles. L’érotisme de Brest, ça aussi c’est quelque chose !

  • C’est une honte de s’en prendre à Polanski pour des faits prescrits 40 ans après les faits, par contre il a bien plaidé coupable et a donc été condamné pour avoir fait boire puis sodomisé une mineure de 13 ans, pour ça il a reçu le soutien de tout le gratin culturel français…

    • Dans un autre cas, Cohn Bendit affirmait un jour à la tété « j’adore être déshabillé par une fillette de CINQ ans ». personnellement, à la place de Polanski et autres Cohn BENDIT j’étoufferais de honte;

    • En France, l’âge nubile pour les filles n’est passé à 13 ans qu’en 1792, il était auparavant de 12. Autres temps, autres moeurs !

  • Ce que veulent certaines féministes (pas toutes heureusement) c’est « l’inversion de la charge de la preuve » en matière de droit. Dis plus simplement quand une femme viendra se plaindre de subir des harcèlements de la part d’un homme ce sera à lui de prouver qu’il ne l’a pas fait et non à la plaignante de prouver ce dont elle se plaint.
    C’est dans cette logique que ces manifestations ont lieu, Roman Polanski est coupable car il ne peut pas prouver qu’il n’a pas violé cette femme.
    Ces féministes radicales, qui pourraient plutôt etre appelées « antimasculinistes » considèrent que les femmes ont un compte à régler avec les hommes, selon le meme mode de révision de l’histoire que certaines associations noires qui sont ouvertement racistes « anti-blanc ».
    La demande de faire rentrer le terme « féminicide » dans le droit Français n’a qu’un seul but : construire ensuite sur cette base un droit spécifique « féminin » dérogatoire et discriminatoire vis à vis des hommes.

  • Ce qui m’énerve le plus c’est d’entendre Pécresse regretter d’avoir participé au financement du film.
    Le cinéma français ,au nom de notre fameuse et coûteuse Exception Culturelle ,bénéficie déjà d’avantages énormes comparativement à tous les autre secteurs qui pourtant mériteraient bien aussi d’être allégés en charges et taxes ,au nom de quoi la région Ile de France vient abonder ce projet, à la rigueur si c’était un cinéaste débutant ce qui n’est pas le cas de Polanski.

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