La crise des démocraties occidentales

De gros nuages noirs s’accumulent sur les démocraties.
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La crise des démocraties occidentales

Publié le 8 novembre 2019
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Par Patrick Aulnas.

Personne n’y croit plus. La politique ne recueille désormais que scepticisme. La haine entre factions rivales passe parfois des paroles aux actes. La sociologie politique va plus loin et constate l’émergence d’un archipel français1. Le pays ne serait plus une entité politique, couramment appelée État-nation, mais un ensemble de communautés juxtaposées. Ce constat ne se limite pas à la France puisque des oppositions radicales émergent dans les démocraties anglo-saxonnes. Ce malaise dans la civilisation occidentale présage un avenir sombre.

Crise politique générale en Occident

Les démocraties représentatives occidentales sont en crise. Cette crise se manifeste de différentes manières selon les pays, mais le consensus politique qui regroupait environ deux-tiers de l’électorat sur des valeurs communes a éclaté. Aux États-Unis, l’accession au pouvoir du populiste Donald Trump a suscité une rupture profonde attisant la haine entre les démocrates et les républicains. Trump utilise les formulations simplistes en vigueur sur les réseaux sociaux pour exploiter les pulsions élémentaires de son électorat, essentiellement constitué des perdants de la mondialisation. Même ses tweets de politique internationale s’adressent en réalité à ses électeurs. La diplomatie est ailleurs.

Le Royaume-Uni est crispé depuis plus de trois ans sur le Brexit. Les grands partis étant divisés sur le sujet, tous les projets présentés au Parlement ont été rejetés, les préoccupations électoralistes l’emportant chez les députés sur l’intérêt général du pays. Malgré des élections prévues en décembre 2019, l’avenir reste incertain.

Dans plusieurs démocraties parlementaires du continent européen, la constitution d’un gouvernement de coalition prend des allures de quadrature du cercle. L’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie ont été confrontées à cette situation résultant de l’émergence de partis populistes entravant les alliances parlementaires traditionnelles.

La Constitution de 1958 protège la France de ces dérives du parlementarisme. Le renforcement de l’exécutif par l’élection au suffrage universel du président de la République a stabilisé le pouvoir politique, qui était la proie des divisions partisanes sous les Républiques antérieures. Mais une contrepartie de la stabilité gouvernementale est apparue en 2019 : des frondes populaires plus ou moins spontanées. Le mécontentement, qui ne peut pas se manifester au niveau institutionnel, se déplace dans la rue. La giletjaunisation du pays a commencé.

Démocratie directe et tromperie politicienne

Il n’existe aucune solution de remplacement. La démocratie représentative est, au début du XXIe siècle, le seul mode de gouvernance démocratique des États-nations. Seuls les populistes invoquent la démocratie directe, ou parfois même la démocratie participative. Mais il s’agit pour eux de tromper leur électorat, qui n’a aucune conscience de la complexité des problématiques actuelles et donc des textes soumis aux Parlements nationaux.

L’exemple le plus éclatant de cette réalité est évidemment le référendum britannique sur le Brexit. Pour des raisons de pure politique intérieure, David Cameron consulte en 2016 la population sur la sortie du pays de l’Union européenne. Il est contre cette sortie et pense qu’elle n’a aucune chance d’advenir. Il se trompe, car les électeurs utilisent le référendum pour manifester leur mécontentement et non pour répondre à la question posée. La classe politique britannique n’a donc rien anticipé, d’autant que, très majoritairement, elle souhaitait rester dans l’UE.

Pour tout problème complexe, le référendum est une absurdité. Il est toujours détourné de son objet.

Le normatif est déconnecté du réel

Cette crise démocratique s’explique par la déconnexion croissante de la sphère politico-juridique et du réel économique, sociologique, technique, scientifique. Le normatif évolue lentement, le réel évolue de plus en plus rapidement. La démocratie peine à s’adapter car son formalisme procédural a peu évolué : assemblées, commissions, vote des citoyens avec des bulletins papier, etc. Mais ces lourdeurs procédurales conditionnent l’existence d’une démocratie.

Nous n’avons pas encore inventé la démocratie de l’ère de la communication instantanée, qui caractérise pourtant déjà notre vie personnelle et professionnelle. Cette inadaptation démocratique risque de favoriser l’émergence d’une mentalité autoritariste.

Le deuxième facteur explicatif est connu de tous. Personne n’est capable aujourd’hui de proposer une vision claire de l’avenir à moyen terme. Nous ne savons pas vers quoi se dirigent nos sociétés. Les partis politiques se sont contentés d’intégrer des éléments d’écologie dans leurs programmes. Voilà la seule innovation idéologique depuis l’abandon du marxisme.

Mais qui peut penser que les économies d’énergie et la promotion des énergies solaires et éoliennes puissent représenter une réponse aux défis actuels ? On voit au contraire apparaître, par ce biais, la montée d’un nouveau totalitarisme qui entend réglementer minutieusement production et consommation et soumettre les populations à un contrôle étatique de tous les instants.

L’avenir n’est pas écrit, mais de gros nuages noirs s’accumulent sur les démocraties.

  1. Jérôme Fourquet. L’archipel français. Seuil.
Voir les commentaires (49)

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  • Bon article !
    Le normatif est déconnecté du réel. Non le normatif fait parti du réel, c’est juste que la réalité de l’agir « politique » entre en contradiction avec la réalité du laissez faire. Avec beaucoup de schizophrènes. Enfin c’est ce que je pense.

  • Comme d’habitude, un enfilage de banalités peintes en rouge pâle (celui du socialisme bobo) : le Brexit est le fruit d’un « mauvais » vote ; Trump est un bouffon élu par des ploucs (et la personne de Mme Clinton n’y est pour rien, c’est une femme de gôche donc une sainte) ; crier « le roi est nu » et refuser le titre d’élite à Macron (marié à sa maman, tout ce qu’il y a de plus sain psychologiquement), c’est être populiste ; remettre en cause la représentativité d’une assemblée nationale élue par un mode de scrutin bancal, c’est faire de l’anti-parlementarisme primaire… etc…etc.
    Bref, la finesse d’analyse classique du bobo bien-pensant. Merci pour vos lumières M. Aulnas, pour paraphraser une expression célèbre « avec un éclairage comme ça, plus besoin d’obscurité… »

  • Je ne suis pas complètement d’accord. Populisme concernant Trump cela me dérange. Ne serait il pas plutôt nationaliste? Ensuite pourquoi ne pas élargir le raisonnement aux pays qui fonctionnent comme la Suisse ? Enfin l’émergence d’une forme d’autoritarisme est normale puisqu’ils ne peuvent plus “fabriquer” l’avenir. Et là je ne suis pas d’accord. L’on ne leur demande pas de l’idéologie, de l’écologie, etc…nous avons besoin de concret et de pragmatisme. Il est complètement possible de tirer un bilan aujourd’hui des actions passées et de leurs résultats. D’en déduire une approche différente et opérationnelle rapidement. Ainsi de fixer un objectif clair et précis pour la politique et l’économie. Si ils préfèrent nous maintenir dans cet état morbide par choix/et ou/ confort il est logique d’attendre de la violence du peuple. La démocratie n’est finalement qu’une excuse bien commode pour l’inaction en engluant aussi bien le peuple que ses dirigeants.

    • Oui, d’autant que Donald Trump a moins suscité « une rupture profonde attisant la haine entre les démocrates et les républicains » qu’il ne l’a révélée. C’est même plus complexe puisque les partisans de « l’America first » sont en réalité les opposants à l’Etat profond US lequel recouvre bien davantage que le parti démocrate. De même qu’en France le clivage droite-gauche ne rendait pas bien compte de la réalité avant que le mondialiste Macron ne clarifie le débat.

      • Je ne suis pas certain que Macron soit mondialiste. Son terrain est la France et le capitalisme de connivence. Toutes ses approches diplomatiques/commerciales avec le reste du monde sont pathétiques. Sa vision est de taxer ce qui marche à l’étranger afin de compenser ce qui ne marche pas en France. Oui pour les USA Trump a cassé le système en place et ses copinages. Les médias, les services secrets, le pouvoir étaient contre lui. Pour moi Trump est plutôt une réussite et un exemple à suivre. Nous qui préférons changer les têtes de Président mais qui conservons un corps malade et corrompu. Je ne vois pas du reste de sortie possible pour notre pays. L’ensemble des candidats étant plus ou moins des communistes et des pro-système. On les comprend du reste…mais on ne les excuse pas. Donc la démocratie, si elle permet à cette racaille de prospérer est un mauvais système. En tout cas pour la France.

        • macron est un simple bobo qui attrapé un melon et qui comme ledit un autre rédacteur qui a épousé « maman ». Ne donnez pas d’importance à ce qui ne peut en aucun cas en avoir. Audiar disait:
          parler aux noks c’est comme vouloir que les poules aient des dents.

        • Il est sans doute plutôt la marionnette des mondialistes qui l’ont fait élire. Je pense qu’il n’a pas d’autres convictions que ses intérêts et le fait de rester à son poste. Triste pour la France.

        • « Je ne vois pas du reste de sortie possible pour notre pays. »
          Pareil …
          Il fut un temps où on pouvait se dire que tôt ou tard, une faillite de l’Etat français forcerait la fin de « la fête » mais avec les QE cette perspective s’éloigne … On peut même se dire qu’une vrai crise éco puis institutionnelle en France n’est plus réellement envisageable car elle se terminerait inévitablement en guerre civile

  • Raisonnement d’une élite méprisante, ils ne pensent pas bien alors pourquoi demander leur avis de toute fa ils sont trop ignorants et donc populiste

    • Et les opposants au référendum qui, par définition, pensent que le peuple votent mal, répètent comme un mantra qu’il répond à côté de la question posée. Fin du débat.

      • Parce que vous pensez que le peuple vote bien?

      • oui, avec un référendum tous les 10 ou 15 ans, le peuple a envie de répondre à une autre question et apporter sa propre réponse : dégage !
        mais si comme en suisse, il y avait chaque trimestre plusieurs référendums ou votations, à différents échelons administratifs (confédération, canton, district ou commune), ce serait différent : en suisse, le peuple est mature et il répond aux questions posées, pouvant approuver certains textes et en désapprouver d’autres, et ce lors d’une même journée. la démocratie directe est un très bon système et quand il est consulté régulièrement, le peuple ne cherche plus à se payer les politiciens, il donne son avis.

  • En France la constitution de 1958 a été modifiée et ne fonctionne plus, septennat transformé en quinquennat, élection des députés immédiatement après la présidentielle ce qui donne une majorité écrasante à l’AN.
    Macron et l’AN en sont la caricature, Macron élu par 25% des Français, une majorité écrasante de LREM à l’AN, ces députés refusent d’examiner toute proposition d’amendement venant de l’opposition, ces députés avec leur chef en tête, Macron affichent un mépris odieux vis à vis de ceux qui s’opposent à eux et pour les Français. On se souviendra des déclarations de Micron, les Riens, les illettrés, les alcooliques, les fainéants, ceux qui ne traversent pas la rue, etc.. Ensuite il ne faudra pas s’étonner de la crise des Gilets jaunes.
    Macron et ses sbires sont hors sol, déconnectés de la réalité, du terrain, ils font la politique voulue par les gens qui les ont mis en place, ne cherchent pas le Bien commun et n’ont jamais été au service de la France mais à leur propre service et au service de leurs commanditaires.
    Leurs discours fabriqués à l’aide d’algorithme sont faits pour satisfaire leur auditoire du moment, même s’il faut qu’ils disent le contraire de ce qu’ils ont dit devant un autre auditoire.

    • Pouvoir législatif réduit comme peau de chagrin, autorité judiciaire qui devient partisane, politiciens qui s’abstiennent de penser hors de la bonne vertu.

  • Mais c’est quoi ça ? oO

    Une nouvelle version de « ce fameux système que tout le monde nous envie » ? Après l’éducation, la santé, voilà que la France serait un modèle politique (étrangement pas imité ailleurs, comme vous le rappelez au début de l’article) ?

    Mais, chez les autres, où les partis peinent certes à s’entendre, l’électeur voit son vote être représenté, par une proportionnelle réelle. Et si vous ne voyez dans l’échec des coalitions que l’échec de ces pays où leur système politique, j’y vois pour ma part un système qui empêche au mieux les mêmes partis archaïques de se passer le pouvoir comme ils le font en France depuis des décennies ; au pire, un système qui permet de dévoiler au peuple la trahison de ses élites (la Groko allemande 2.0 de 2017, reformée complétement par défaut pour rester au pouvoir, même si l’argumentaire de campagne était « tout sauf une Groko » ; les communistes du M5S italiens dont le point d’orgue du programme est l’euroscepticisme, qui « collaborent » aujourd’hui avec le Parti Démocrate de Renzi, simplement pour rester au pouvoir, oubliant l’intégralité du programme du parti). Gageons que le peuple saura se rappeler de ça au prochain tour des élections (en cas de doute, re-visionner le résultat des élections en Ombrie la semaine dernière !).

    « Le renforcement de l’exécutif par l’élection au suffrage universel du président de la République a stabilisé le pouvoir politique ». C’est le fameux truc qui permet de dire qu’un candidat, qui aurait par exemple fait 17% du total des votes au premier tour, peut devenir président au second et dire qu’il représente une majorité ? Vous parlez d’une « stabilité ! Ce même président qui sort avec une majorité absolue aux législatives parce que ce fameux système que vous défendez tellement ; fait tellement vomir les électeurs qu’à peine 40% des inscrits finissent par voter aux législatives, dont effectivement, une grosse majorité de ses électeurs à lui !

    « Mais il s’agit pour eux de tromper leur électorat, qui n’a aucune conscience de la complexité des problématiques actuelles et donc des textes soumis aux Parlements nationaux ». Soyez plus clair voyons ! L’électeur lambda est un débile profond qui n’a aucune conscience ni aucune connaissance, nos parlementaires si géniaux, eux, savent ! N’ayez pas peur des mots. Plus personne ne se sent représenté par ces mecs là (encore une fois, voire la participation aux législatives), dont la bêtise fait la une des médias tous les jours, que ce soit à cause de leurs déclarations, ou des lois qui votent !

    « La démocratie peine à s’adapter car son formalisme procédural a peu évolué : assemblées, commissions, vote des citoyens avec des bulletins papier, etc. Mais ces lourdeurs procédurales conditionnent l’existence d’une démocratie ». J’ai l’impression d’entendre ces jeunes communistes totalement aveugles à toute forme d’argumentation, que j’ai rencontré en Chine et qui défendent « la démocratie du PCC ». Si si, parce que voyez-vous, dans les villes, il y a des consultations citoyennes pour élire la direction de la ville. Donc c’est une démocratie. Dans les faits, le PCC donne le choix entre deux ou trois candidats qu’il a approuvé lui-même (ceux qui n’ont pas été virés du parti pour « corruption » pour avoir fait partie de la mauvaise branche). Ca n’a RIEN d’une démocratie, ça n’en est qu’un simulacre grotesque, et c’est exactement l’analogie qui est faite ici. Notons que c’est parce que le PCC a tenté de faire exactement la même chose à Hong-Kong que s’est amorcée la révolte des parapluies, qui d’une certaine façon, se poursuit aujourd’hui. Les citoyens électeurs n’étant eux, pas dupes, contrairement à certains professeurs agrégés !

    • Cela ressemble au « centralisme démocratique » : On débat, puis après les élections : plus une tête qui dépasse.

  • Il y a une crise de la démocratie mais pas de la façon dont vous la regardez. les état ne représentent plus les nations. l’exercice du pouvoir dans les pays développés consiste a ses saisir des ressources de la nation pour servir les desseins d’uniformisation d’une petite élite technocratique mondiale. Nous assistons à l’expression bien naturelle du rejet des nations de cette élite. soit par les urnes soit par la rue. et si cette volonté continue à être interdite politiquement elle s’exprimera dans une violence grandissante d’autant plus destructrice qu’elle fut contrainte au silence. Ca me semble très clair à moi.

    • Bien résumé…

    • Binitials a écrit: « rejet des nations de cette élite. soit par les urnes soit par la rue. et si cette volonté continue à être interdite politiquement elle s’exprimera dans une violence grandissante »

      Très bonne analyse, l’auteur est complètement à côté de la plaque.

  • Les Etats, plus ou moins Nation, deviennent de plus en plus des juxtapositions de communautés.
    Celles-ci ont été favorisées par l’utilisation de la technique du clivage par les médias qui consiste à mettre en valeur ce qui divise plus que ce qui rassemble, ce qui explique aussi la montée des extrêmes.
    Comme les dirigeants essaient de conduire une politique globale, il n’est alors pas étonnant d’observer des incompatibilités entre les décisions de la démocratie parlementaire et de la démocratie directe comme cela se passe lors d’un référendum imprudent.
    Ceci explique en partie la tentation nationaliste de certaines régions (Irlande, Ecosse, Catalogne, Corse …)
    Si l’on veut rester une Nation, il faut se concentrer sur ce qui rassemble.

    • La France a subventionné les étrangers pendant qu’elle appauvrissait ses contribuables Français. Elle a favorisé la croissance d’une population de parasites qui maintenant fait du chantage avec de la violence. Des villes entières possèdent leurs propres règles de vie. Et pourtant les subventions y affluent d’autant plus. Cela n’est pas une nation ni une démocratie car il s’agit d’une déformation du droit qui se doit identique pour tous et toutes. En dévoyant le système à outrance l’on ne peut/doit pas dire que cela ne fonctionne pas. Une démocratie doit par définition être irréprochable pour le pouvoir comme pour le peuple. Un Etat opaque et autiste qui traite son peuple comme des enfants attardés ne peut qu’aboutir à un clash violent et légitime.

  • Faudrait quand même arrêter d’utiliser le mot de « haine » à tout bout de champ. Ce qui est qualifié de haine ici c’est juste une intolérance croissante au discours contradictoire, et donc une croissance de l’incivilité. La haine c’est beaucoup trop fort.
    Cette intolérance au discours contradictoire émerge partout à cause de la gauchisation des sociétés. Il suffit de voir l’état des campus américain par exemple pour se rendre compte du sérieux de la situation.
    Je ne pense pas que ce soient les démocraties qui soient en crise. C’est juste qu’une part croissante de citoyens devient totalement irresponsable. Sans parler de la pusillanimité des politiques.
    Mais bon après c’est le même adage qui se répète:
    Les temps difficiles créent des hommes forts. Les hommes forts créent des périodes de paix. Les périodes de paix créent des hommes faibles. Les hommes faibles créent des temps difficiles.

    • personnellement je haï macron et sa bande, et je puis vous garantie qu’il ne s’agit en aucun cas d’intolérance. ne pas nommer les choses c’est ajouter du malheur au monde (A.CAMUS)

      • Certes mais mal les nommer ce n’est pas rajouter au bonheur du monde non plus 😉
        C’est surtout au niveau des discours politiques que je trouve ce mot trop fort. On entend toujours dire « les discours de haine se développent » alors que c’est simplement un avis qui est émis, parfois maladroitement certes. Or ce n’est pas toujours la haine qui caractérise la parole de l’orateur mais la propension de l’auditeur à se sentir facilement offensé par celle-ci.
        C’est vraiment la culture de la victimisation qui prédomine et qui au fond est récompensé car bénéficiant d’une large couverture médiatique. Le débat contradictoire est une denrée rare.
        Après j’entends tout à fait qu’on puisse ressentir de la haine à l’égard d’une personne.
        Mais c’est trop facile de disqualifier le discours d’un autre sous le prétexte de la haine, au lieu de débattre sur le fond.

  • La Démocratie.? C’est le pire des systèmes mais il n’y en a pas de meilleur. (Churchill).

    • Une démocratie qui controle (indirectement) 57% de la richesse générée dans un pays ne peut QUE tourner à la démagogie généralisée…
      La démocratie c’est très bien, mais il faut une constitution en béton armé empéchant l’Etat de s’étendre

  • Ce bizarre ctte Idee que le peuple est debile et qu en cas de referendum il ne va pas repondre a la question posée mais va juste se defouler.

    Les anglais qui ont voté brexit ne se sont pas defoulé mais votaient en conscience, tout comme ceux qui ont voté remain. Simplement il y avait plus d anglais qui ont voulu sortir de l UE que y rester. Ce qui n a rien d etonnant quand ont voit que la GB n a jamais partagé l ideal europeen (au mieux l UE etait un grand marché pour eux)

    • C’est parfois vrai mais cela tient à l’origine de celui qui pose la question. Tant que les politiciens n’auront pas compris que ce n’est pas à eux de poser les questions référendaires, le référendum servira de défouloir. Mais cela implique que les politiciens doivent perdre la main sur l’ordre du jour. Autant dire que ce n’est pas la moindre de leurs angoisses.

      Quant au Brexit, ça n’avait rien d’un défouloir mais plutôt l’expression d’une profonde conviction qui ne se dément toujours pas aujourd’hui. Enfin, attendons de voir les résultats des prochaines élections…

      • ce n’est pas aux gvt de faire les peuples, mais aux peuples de faire faire par les gouvernants ce à quoi le peuple aspire. Au fait, où en est referendum d’initiative populaire ayant suivi la graaaaaaaaaaaaaande mascarade de débat!

        • Débats bien mal nommés, eux qui se sont transformés en monologues castristes par le petit prétentieux immature.

  • Au fait il me semble que la France est d’abord une République comme dans Star wars, la Corée du nord ou la Chine. Utiliser le mot démocratie dans un cadre si limité me semble impropre au cadre. Si l’on regarde la Suisse il s’agit d’un pays libre, avec un régalien fort. Un pays pacifiste qui protège ses citoyens et accepte le concept d’enrichissement. Il y a tellement de choses qui nous éloignent de cela. Nous ne pouvons pas exiger à notre Démocratie de dépasser le cadre qui lui est offert. Cpef

  • Selon moi, la crise de la démocratie occidentale vient de deux maux:
    1. l’Occident a fait son job avec le procès de Nuremberg mais ne l’a pas fait pour le communisme après la chute du mur. La conséquence c’est que le communisme se recycle en ce moment, sous nos yeux en ecolo-socialocratie, avec des raisonnements qui s’appueint sur des prémices fausses qui n’ont pas été déboulonnées.
    2. L’arrêt de la guerre froide a laissé le chanmp libre au capitalisme de connivence, à l’Etat profond et à la corruption technocratique. Oui la démocratie occidentale est malade de sa carence d’éthique, aussi bien aux niveaux politiques et technocratiques qu’au niveau de l’économie monopolisée par les grands groupes et leurs lobbies. Sans un travail sur ces deux points, on ne pourra pas remettre en scène un libéralisme décontaminé de l’étatisme ni tendre vers une démocratie appaisée comme en Suisse.
    Je rêve d’une dynamique citoyenne, associative, syndicale (comme vous voulez mais issue de la société civile) qui consisterait à ubériser les partis politiques et qui grâce à une bonne utilisation de la block chain, des réseaux sociaux et de l’IA permettrait d’ubériser la technostructure et de décoincer la société, lui redonner confiance et ainsi libérer sa créativité et sa création de richesse aujourd’hui totalement inhibée par cette chienlit technocratique corrompue.

    • En fait on a réussi « le mariage contre nature » du pire du capitalisme et du pire du socialo-communisme …

      • NB : dans notre classe politique; certains fauxcialistes du PS et cie, confondent toujours les vessies de l’ultra-libéralisme avec les lanternes de l’Internationale socialiste.. alors qu’avec l’Etat suprinational UE, on se retrouve dans les travers de l’ex-URSS ! Le Peuple ne veut ni de l’un et ni de l’autre et préfère retourner à l’Etat-Nation kéneysien de jadis.

    • Ce n’est pas d’une « humanité augmentée » que le peuple a besoin c’est d’une « démocratie augmentée »

      • Il ne sert à rien d’augmenter la démocratie si le peuple sur lequel elle repose (ou pèse…) n’a aucune idée claire du fonctionnement de l’économie et des relations sociales. Nos dirigeants le savent bien, qui s’arrangent pour conditionner l’électorat à obéir à ses réflexes épidermiques et à cultiver des attentes au degré zéro de mécanismes logiques. Nous avons besoin d’une capacité de raisonnement logique augmentée, tant que nous ne l’aurons pas, la démocratie ne servira à rien.
        Le despotisme éclairé, en l’état actuel, vaudrait mieux que la démocratie : lui au moins est éclairé !

  • « La démocratie représentative est, au début du XXIe siècle, le seul mode de gouvernance démocratique […] Pour tout problème complexe, le référendum est une absurdité. Il est toujours détourné de son objet. »

    Pourtant, la démocratie représentative a amplement démontré qu’elle était tout aussi incapable de résoudre un problème complexe que la démocratie directe. Le problème est ailleurs.

    Ce n’est pas tant le référendum que la loi qui s’avère en soi incapable de résoudre un problème complexe. Tout problème complexe échappe au domaine de la loi et impose sa limite à la démocratie. La complexité, parce qu’elle ne peut être anticipée, implique une résolution des problèmes au cas par cas. Mais aucun pouvoir démocratique n’est légitime pour résoudre de tels problèmes puisqu’il ne peut pas être élu pour une fin inconnue, sauf à considérer que le plébiscite désignant un dictateur serait une forme acceptable de la démocratie. En tout cas, dans notre 5e République, la population la rejette désormais majoritairement sans ambiguïté (abstention, exil intérieur ou extérieur, révolte… et bientôt sédition ?)

    Dans une démocratie, la loi doit renoncer à s’occuper des problèmes complexes et laisser les individus apporter des solutions originales à leur niveau. Le principe de subsidiarité limite le corpus légal aux lois les plus simples. Autrement dit, il s’agit d’emprunter le chemin strictement inverse de celui que nous parcourons depuis une quarantaine d’années. A défaut d’abandonner rapidement notre collectivisme inepte qui prétend s’occuper de tout, la démocratie est déjà morte.

  • Très mauvais article. La démocratie directe fait merveille à exactement zéro mètres de la France, en Suisse, l’ignorer de cette manière donne une idée de la « qualité » du reste.
    Ce n’est pas Trump qui suscite la « haine » mais la gauche américaine, celle qui se radicalise, qui refuse les résultats des élections et le jeu politique, celle qui est violente avec les antifas, celle qui monte les communautés les unes contre les autres, celle qui censure, qui ment, qui triche.
    .
    Ce qui est en crise, c’est le déni de démocratie de la part des oligarques et de leurs clients (sens romain).
    Partout en Europe des élites qui sont arrivées au pouvoir par la propagande et de basses manœuvres politiciennes pissent sur les aspirations de leurs peuples que ce soit en matière de sécurité, d’immigration, de fiscalité et de nettoyage d’une bureaucratie qui engraisse de plus en plus.

    • « qui refuse les résultats des élections »

      Ce n’est pas nouveau. Chaque président républicain élu a fait l’objet d’une procédure d’impeachment, au moins initiée partiellement, depuis les années 50. Nixon et Trump ne font pas exception.

      Partout dans le monde, la gauche a toujours eu beaucoup de mal avec la démocratie. Quand on est persuadé d’appartenir au camp du bien, pourquoi en effet perdre son temps avec des élections ?

      A droite, quand on perd une élection, on change le gouvernement.
      A gauche, quand on perd une élection, on change le peuple.

  • « Seuls les populistes invoquent la démocratie directe, ou parfois même la démocratie participative. »

    Et la Suisse, un pays de « populistes » ? La Floride (et bien d’autres États américains), une république bananière, peut-être ?
    Faire du référendum un outil de « populiste » est une curieuse conception de la démocratie.

    La presse subventionnée, pas un problème pour la démocratie ? Le capitalisme de connivence (de la plupart des patrons des grands groupes de médias), qu fait que l’information, dans ce pays, ressemble de plus en plus à ce que délivrait la Pravda, pas un problème ? Le politiquement correct, qui en découle, pas un problème de démocratie ?

    Que dire du système électoral, en particulier du scrutin uninominal majoritaire à deux tours ? Ne favorise-t-il pas, surtout conjugué avec ce qui précède, la confiscation du pouvoir par une petite minorité ?

    « Mais il s’agit pour eux [les populistes] de tromper leur électorat »
    « [Cameron] se trompe, car les électeurs utilisent le référendum pour manifester leur mécontentement et non pour répondre à la question posée. »
    Quel respect pour les électeurs, pour leur intelligence, leur faculté à faire la part des choses… revenons-en donc au suffrage censitaire, voire à la Royauté de droit divin, tant qu’on y est.

    « Personne n’est capable aujourd’hui de proposer une vision claire de l’avenir à moyen terme. Nous ne savons pas vers quoi se dirigent nos sociétés. »
    C’est sûr qu’en posant le problème comme le fait l’auteur, il ne risque, ni de voir clair, ni d’avoir des propositions crédibles à faire…

  • J’ai des difficultés à suivre les raisonnements de l’auteur : ils considèrent que les référendums ne sont pas pertinents car les électeurs répondent à une autre question ?
    Ca n’est d’une part pas prouvé et d’autre part, avoir au contraire plus de référendum permet de mieux cibler la question et donc d’avoir une réponse adaptée sur un sujet précis.
    Oui, en effet, il y avait décorrélation entre l’opinion britannique sur le Brexit et celle des politiques. M Aulnas n’y voit-il pas un problème de représentativité ? Plus encore, cette décorrélation existe également dans les médias. N’y a-t-il pas un problème ?
    En France, la population a également voté non sur la « Constitution européenne ». Qu’a-t-on fait du vote ?
    SI les politiques censés représenter le peuple ne le représentent plus, ça n’est plus le peuple qu’il faut cesser d’écouter mais se poser des questions sur la façon d’obtenir ces « représentants » qui au final ne remplissent par leur rôle.

  • « perdants de la mondialisation »

    S’il y a des perdants, c’est que la mondialisation actuelle n’est pas libérale. On se souvient que le principe élémentaire de fonctionnement des marchés libres est que tout le monde est gagnant grâce à l’échange volontaire, échange qui n’aurait pas lieu sinon.

    Parler des perdants de la mondialisation, c’est avouer qu’elle est d’une toute autre nature que libérale, du moins qu’elle a changé de nature en cours de route, à l’image de la construction européenne d’ailleurs.

    En dernière analyse, les vrais libéraux ne seraient-ils pas ceux qui s’opposent à cette mondialisation ?

    • Perdants de la mondialisation? N’aurait-elle pas bon dos la mondialisation? Ne sauraient-ils pas les perdants des règnes des Clintons, Bush et Obama? Mais bon, ça serait jetter la responsabilité sur des gens qui ne sont pas Trump, ce qui ne risque pas de plaire à l’auteur de l’article.

  • Aulnas est manifestement vieux et faible et il n’aime pas le vent du changement. Sauf s’il est en marche pour nous affliger des même maux qu’avant dans un grand tout et rien « en même temps ».

    Heureusement pour nous, la Constitution nous protège du changement en France et ça nous réussi tellement bien faisant de nous une citadelle qui serait presque assiégée en Europe par tout ses voisins connaissant des « dérives populistes » qui affaiblissent leurs démocraties.

    Par contre, la notre de démocratie tient bon face au vent du changement. Bon certes, on connait plusieurs débordements de violence par an depuis plusieurs années maintenant à l’inverse de nos voisins.

    Aulnas qui grâce a son intelligence supérieur sait que les Américains pas très finots se sont laissés berner par Trump et que seuls les bênets sont allés voter au référendum en Grande-Bretagne.

    Il ne se laisse pas non plus à aller au raisonnement que nos voisins n’auraient pas de giletjaunisation de leur espace public parce que leurs gouvernements seraient forcés de collaborer avec tous ses mouvements populistes et qu’ils représenteraient mieux leur peuple que chez nous. C’est ça aussi que d’être intellectuel. Il y a des raccourcis qu’on se refuse à faire et des analyses plus fines qu’on sait inutiles.

  • Trump utilise les formulations simplistes en vigueur sur les réseaux sociaux pour exploiter les pulsions élémentaires de son électorat</i

    Parce que en France, cela ne fait pas 45 ans que les partis socialistes cultivent l'envie, la jalousie et la haine ❓
    Somment nous en mesure de donner des leçons aux autres ❓
    Peut-être devrions nous faire preuve de modestie, et tout irait mieux d'un seul coup.

    Seuls les populistes invoquent la démocratie directe, ou parfois même la démocratie participative.

    Les Suisses seraient des donc des populistes. J’en apprend tous les jours…
    Mais au moins, on leur demande leur avis sur les impôts. Oups pardon, je me reprend : c’est très populiste ❗
    En France, un individu de la classe polytocarde est porté au pouvoir par 15% de la population, et il décide de tout et n’importe quoi, et c’est démocratique. La RDA était aussi démocratique 🙁

  • Elire pour 5 ans avec tous les pouvoirs – après une campagne où sont déversés des tombereaux de démagogie – un politicien qui a eu 24% au premier tour et ne pense une fois élu qu’à sa réélection est une antinomie de la démocratie. Comment peut on parler dans ce cas de démocratie représentative? Quant au peuple il sait très bien ce qu’il fait lorsqu’il refuse en 2005 la constitution européenne, votée quelques mois plus tard par un parlement godillot. Et que dire des décisions prises à Bruxelles par des gens non élus ? Oui nos institutions musellent la démocratie. (Demandez ce qu’ils en pensent à nos amis Suisses) Quant à dire qu’il n’y a pas de vision claire de l’avenir , si : toujours plus de mondialisation, toujours plus de totalitarisme ( que l’auteur signale d’ailleurs à propos de l’écologisme).

  • « Mais il s’agit pour eux de tromper leur électorat, qui n’a aucune conscience de la complexité des problématiques actuelles et donc des textes soumis aux Parlements nationaux. » Je peux vous rassurer, eux non plus et probablement encore moins…

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