Xavier Dupont de Ligonnès et le canari dans la mine de charbon

Xavier Dupont de Ligonnès aura été le symptôme d’un monde médiatique traditionnel en crise, en concurrence directe avec de nouveaux concurrents numériques beaucoup plus réactifs.

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Xavier Dupont de Ligonnès et le canari dans la mine de charbon

Publié le 17 octobre 2019
- A +

Par Frédéric Prost.

Le week-end dernier, nous avons pu assister à un spectacle typique de cette société post-factuelle, dans laquelle nous vivons depuis quelques années.

Une information sensationnelle a pris le devant de la scène de manière aussi rapide et massive qu’erronée, en quelques heures toutes les chaînes d’information et les grands médias se sont jetés dessus : Xavier Dupont de Ligonnès aurait été interpellé en Écosse.

L’affaire Dupont de Ligonnès est aux années 2000 ce que l’affaire du petit Grégory est aux années 1980 : un fait divers dont l’issue mystérieuse permet au zeitgeist de prendre corps au détour de théories similaires aux discussions d’après match dans lesquelles chacun peut exprimer sa personnalité.

La multiplication des modes d’information

Cette affaire est surtout révélatrice d’un changement d’époque.

Les médias traditionnels, basés sur un modèle de diffusion de l’information top-down, sont de plus en plus concurrencés par l’émergence de ce qu’on pourrait nommer l’infosphère, autrement dit Internet et ses multiples manières de propager les informations : que ce soit au travers des réseaux sociaux, des moteurs de recherches, des bloggers ou vloggeurs, etc.
La récente controverse autour des rapports entre Google et la presse étant un avatar de cette même transition.

Pour le moment, le principal remède que les médias traditionnels appliquent consiste à aller au plus vendeur, c’est-à-dire au plus sensationnel.
Cela se fait au détriment de toute déontologie.

Quand on est dans une situation de vie ou de mort, les questions éthiques semblent moins pressantes, et inévitablement, c’est sur ce terreau que des affaires comme celles de la vraie-fausse arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès s’empilent les unes sur les autres, comme la nuée porte l’orage.

Le problème est en fait plus sérieux qu’une simple compilation d’erreurs professionnelles. En effet, à chaque affaire la crédibilité des médias traditionnels se retrouve attaquée.

Comme il s’agissait à peu près du seul avantage comparatif que ces derniers offraient face à Internet, cette perte de crédibilité aggrave leur situation en leur faisant perdre le peu d’audience qu’ils avaient encore.

Ce qui a naturellement comme conséquence de les pousser à des pratiques encore plus expéditives et… la boucle est bouclée.

Une tendance dont certains savent tirer profit

On peut faire crédit à Donald Trump d’avoir su décrypter cette tendance (on peut aussi lui reprocher de l’avoir aggravée) avant tout le monde.

Son utilisation de Twitter, souvent moquée car incomprise, en est l’application tactique.
Le 45ème président des États-unis a compris qu’il pouvait utiliser la force d’internet pour se passer d’intermédiaire et directement s’adresser au monde via les réseaux sociaux.

On pourrait y voir une nouvelle instance de communication top-down, voire son instanciation ultime avec un chef qui parle à une multitude uniforme ; mais en fait c’est plus complexe que cela car il arrive à Trump, plus souvent qu’à son tour, d’utiliser des tweets provenant de particuliers pour les relayer ou rebondir dessus.

Du point de vue des médias traditionnels, il s’agit bien par contre d’une communication bottom-up : ils sont clairement à la traîne des réseaux sociaux et ne sont plus maîtres de l’agenda comme cela pouvait être le cas jusque dans les années 2000, où la ligne éditoriale d’un 20 heures comme celui de TF1, ou d’un grand journal type Le Monde, s’imposait à tous.

Du point de vue de l’État, cela avait l’avantage de permettre un certain contrôle de l’agenda informationnel, plus subtil qu’une censure ou un ministère de la Propagande.

Les réseaux sociaux sont beaucoup plus évanescents et difficiles à gérer, bien que cela soit possible, et que nous puissions imaginer à terme que l’État finisse par apprendre à orienter les débats par d’autres moyens.

Les subventions et aides aux organes de presse ainsi qu’à l’audiovisuel peuvent s’interpréter à cette aune et être comparées à un acharnement thérapeutique débouchant sur cette situation délétère où le monde ancien n’en finit plus de mourir.
L’exemple du traitement des sujets tournant autour de la justice sociale par le New York Times, un des organes de presse parmi les plus réputés du monde, est à cet égard frappant.

Savoir être sélectif

En ce qui me concerne, cette crise m’est presque passée par-dessus la tête.

En effet, quand j’observe mes habitudes de consommateur d’information je m’aperçois que j’ai déjà quasiment fait le deuil des médias traditionnels.

Je ne consomme quasiment plus de télévision excepté lors les grandes messes sportives (coupe du monde de football, jeux olympiques etc.) ou citoyennes (disons les soirées électorales) qui restent les seuls exemples où la notion de direct reste centrale.

Sur les réseaux sociaux, et internet de manière générale, je me suis constitué un écosystème (certains pourraient dire une bulle) dont le dénominateur commun est que je fais très peu confiance à de grandes structures se présentant comme objectives, mais davantage à des individualités et des publications ayant un angle particulier, que je connais et qui est assumé.

Quel avenir pour l’information ?

Que restera-t-il de cette affaire dans l’affaire ?

Là encore, la jurisprudence Trump va s’imposer et d’ici quelques jours tout sera oublié par les médias généralistes.

Théories du complot et arrière-gout désagréable autour des fake news sortiront un peu renforcés de cet épisode. La vie continuera, cahin-caha, un peu à la manière de celle d’un patient atteint d’Alzheimer en phase finale.

La question à un million est de savoir si nous sortirons de cette période par le haut, avec un renouveau de l’industrie de l’information et un retour de la confiance par quelque moyen que ce soit ; ou par le bas avec la prolifération des populismes politiques et médiatiques, des relativismes, avec l’entrée dans une société post-vérité dont je ne peux croire en la pérennité.

 

Frédéric Prost anime le podcast The Epistemological landscape que vous pouvez écouter ici.

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  • L’information sers de support a la vente de la publicité!

    A partir de là , le sensationnalisme vrai ou faux , tape directement dans la caisse!
    Des fuites de secrets de l’instruction (jamais sanctionnées ) aux manipulation par l’image , en passant par les « débats » de pseudo spécialistes.. tout ceci est un business juteux..meme la justice politique
    s’en sers, par le scandale programmé..

    L’information est donc aujourd’hui un « produit industriel » , largement utilisé et instrumentalisé par les factions politiques, les religions,et le commerce ..

    dans ces conditions , la prudence s’impose et la méfiance doit etre la regle

  • L’info a toujours ete biaisée ,utilisee a des fins de propagande ,ce qui a changé est l’auditeur le lecteur le spectateur …..il est plus conscient qu’on le manipule…et a choisi de ne plus payer pour ça sauf pour avoir un spectacle ,un closer sur la plage c’est plus interessant que les pages du le monde ,infos disponibles et matraquees par toute la profession suite a la livraison afp du jour.

    • en effet l’information a toujours été biaisée, choisie..
      ce qui pose problème est au moins autant le manque de pluralisme que les errances.. j’ajouterais un manque d’exigence et de logique de la part des auditeurs..du moins pour ceux qui continuent à la consommer..certaine « info » ont une forme si idiote qu’on peut légitiment se poser la question de savoir si le journaliste qui la donne est un crétin.
      Nous avons aussi la victimophilie assez stérile;.une empathie..

      nous avons eu droit au détail des qualités des policiers tués par leur collègue radical…comme si le fait qu’ils aient été de vilaines personnes aurait changé quoique ce soit à leur innocence!!!

      il est vrai que la priorité des questions environnementales qui sont par intention ambiguës rend le discours imbuvable car vide de sens..

      mais le discours sur les migrants est aussi biaisé, jamais neutre..
      le discours économique est aussi biaisé..

      mais les journalistes en sont ils conscients? nous trompent ils ou se trompent ils?

    • A part dans quelques cercles cultivés, comme les commentateurs de Contrepoints 🙂 , le lecteur spectateur auditeur n’a pas du tout conscience d’être manipulé, il voit juste un moyen de plus de manipuler les autres ! Et en effet, il en oublie pendant toute l’affaire les autres informations. Du coup, on dément l’information principale, et pour tout le monde la période, plus le temps du débriefing, devient un trou noir sans la moindre actualité.

      • Le lecteur spectateur auditeur croit qu’être « critique » envers les média, c’est être capable de les corriger, d’être expert dans le domaine considéré.
        Alors qu’il suffit simplement de se poser quelques questions pour prendre du recul et ne pas tomber dans l’acceptation de l’information : Quel contexte, quel vocabulaire, quel point de vue, quelle alternative, quelle finalité ?

      • Merci pour ce compliment MichelO, mais n’oubliez pas que c’est toujours « l’autre » qui est manipulé 🙂
        Influencé, dirigé, manipulé, guidé, poussé à, etc…
        Nous avons quelques théoriciens de divers complots ici qui seront ravis de vous expliquer à quel point vous êtes manipulés. Et comme nous le sommes tous. Et eux aussi.

  • C’est un peu pénible de trouver toujours des allusions aux « théories du complot »… comme si ce n’étzient que des théories.
    Il est pourtant simple de comprendre que l’opinion publique est un jouet pour ceux qui ont le pouvoir car c’est nécessaire en démocratie pour le garder.
    Pensez-vous que porter le projecteur sur un fait divers au moment du vote de la loi bioéthique soit un hasard? Qu’après l’attaque contre la PPP (entraînant une légitime révolte contre l’islamisation) l’exploitation du voile de la gentille maman musulmane (avec séquence lacrymale – un enfant c’est ce qu’on fait de mieux – puis apitoiement – « ils ont brisé ma vie  » – et enfin culpabilisation – dépôt de plainte avec le CCIF -), pensez-vous que tout cela soit un hasard?

    • Les complots naissent des coincidences entre evenements sans rapport le uns avec les autres….comme , suite a cet enchainement , macron parle de guerre civile a eviter et simultanément on nous dit qu’on laisse volontairement les armes dans les cites interdites…..complot ? , Non, strategie !

      • Vous avez raison. Mais le terme de complot est utilisé pour discréditer ceux qui comprennent les stratégies de pouvoir.
        Or, la simple révélation de ces stratégies les rend souvent inopérantes…

  • Mais n’est-ce pas la (les) police(s) qui ont commencé pour leur gloire à diffuser cette information erronée ?

    • A ce que j’ai compris, ce sont des informateurs officieux chez la police mais récompensés par les médias. Ensuite, mise devant l’alternative de confirmer ou d’infirmer, la police officielle n’a pas le choix.

    • Bah , cette histoire est l’oeuvre de notre castaner pour tenter de diminuer les fuites ,et controler les journalistes…dans peu de temps cela va etre tres dur pour le’gvt ,l’histoire des retraites va etre tres difficile a gerer voir impossible sans l’usage intensif de la force !

      • (la reforme des retraites du public va etre abandonnée)
        desourcesurr

        • Depuis le début il s’y prennent comme des cloches, toutefois de nouveaux technocrates sollicités après la crise des GJ leur ont démontré qu’ils fonçaient tout droit pire qu’en 1995, direct 1968 et arrêt du pays. Pour autant rien ne dit qu’ils redeviendront réalistes et raisonnables. A vouloir trop en faire trop vite oblige à revenir bien, en deça de sa ligne de départ. Comprendront-ils ?

  • Je ne pense pas qu’une sortie par le haut soit le renouveau de l’industrie médiatique traditionnelle dont le modèle économique ne tient plus que par les biais introduits par le régulateur.

    Pour moi la sortie par le haut c’est de mettre fin à tous les systèmes de licence actuels, de mettre fin aux avantages corporatistes sur l’exercice de la liberté d’expression, de mettre fin aux subventions d’entreprises sous le prétexte qu’elles sont « amies ».
    La « sortie par le bas » serait plutôt un renforcement du système de licence, pouvant aller jusqu’à une tentative de l’état de vous remettre devant la télévision de force.

  • Le problème est qu’aujourd’hui ceux qui sont choisis pour « causer dans le poste », intervenir, commenter, etc.. et encore pire décider sont incompétents en tout cas sur les sujets traités. La « communication » a expulsé les « sachants ». Partant de là, on entend (ou lit) de plus en plus n’importe quoi.

    • Comment en serait-il autrement ? Les « sachants » (notion qui mériterait d’être examinée) ont tout le loisir de s’exprimer ailleurs et ne s’en privent pas. Il n’y a à la base aucune raison de conserver ces « postes » dans lesquels particulièrement causer, si ce n’est que de donner à des entreprises choisies un avantage économique par rapport à d’autres.

      • le problème ainsi que certains le démontre est que quelle chaine que l’on choisisse ont y retrouve toujours les mêmes, pédants, un copier coller de l’époque 50/60, au point où je me demande s’ils ne vont pas bientôt déterrer Sitrone pour le faire commenter la création de la nouvelle filière scolaire française de la MAGIE !

  • « un fait divers dont l’issue mystérieuse permet au zeitgeist de prendre corps  »

    Faut-il parler de « zeitgeist » (« conception partagée dans l’époque ») ou de « mème » (« un élément ou un phénomène repris et décliné en masse sur Internet. ») ?

  • Excellent article !

  • Pour répondre à la dernière question, je pense que nous sommes simplement face à la destruction créatrice. Les vieux médias vont disparaitre (leur mort est lente car perfusée massivement de subventions), et sont remplacés par qqch de mieux.
    Quant au contrôle, ne vous en faites pas, l’état trouvera une idée. Il le font bien en Chine par exemple.

  • Trump n’est pas un très bon exemple, vu qu’il n’informe pas, il assouvi ses pulsions, exprime ses troubles psychologiques dirais-je…

    • Derrière chaque tweet, il y a une longue histoire et des stratégies que les journalistes de gauche se garderont bien de rapporter.
      Obama a plus bombardé que tous les autres présidents hors période de guerre, il a aussi détruit la Libye, la Syrie, augmenté les impôts, la régulation et doublé une dette qui avait mis 60 ans à arriver à ce niveau sans aucun résultat sur la pauvreté.

      Trump, c’est tout l’inverse et les résultats sont exceptionnels : le chômage est au plus bas, les salaires progressent, il joue très finement de la diplomatie sans user des tapis de bombes et renégocie au mieux des accords qui étaient en défaveur des États-Unis sans répondre physiquement aux provocations d’état comme l’Iran ou s’enferrer dans des situations géopolitique impossible.

      C’est un redoutable négociateur, efficace, lucide qui obtient enfin des résultats et qui s’exprime sans langue de bois. Malgré des campagnes de presse ordurière, il rencontre toujours plus de 50% d’adhésion.

      Quant aux journalistes américains et encore plus français, ils s’enfoncent dans une fiction de plus en plus décalée que seul des gens pas très malins peuvent avaler.

      • Vivement la fin de son mandat, que les langues se délient (encore plus) sur cet homme.
        Vous avez lu sa lettre au président turc ? Ya du niveau.. il cherche à plaire à des gens pas très malins.
        Et vous mettez toutes les réussites des USA au crédit de Trump ? La chambre des représentants, le Séna, les états, une situation économique mondiale qui s’est améliorée, etc, nan bien sûr que non…

        • Et j’oublie de préciser qu’on ne peut pas du tout le considérer comme libéral d’un point de vue économique 🙂 Son interventionnisme est énorme !

        • Vous avez lu la presse française vous n’avez pas le plus petit début d’une explication du dessous des cartes. C’est assez passionnant et complexe en réalité.

          • Oui oui, vous avez tous les secrets et toutes les analyses correctes. Je pense plutôt qu’il y a des gens compétents et conscients du danger qui, en coulisse, sauvent la situation.
            Je ne dis pas que Trump est bête, mais il est pas net.

  • hors sujet, @VAL 16/10/2019 21h28 , J’ai répondu partiellement à votre question et afin que vous puissiez la lire, je vous en informe par ce mail.
    Ceci étant, ma réponse était incomplète, car j’ai oublier de nommer dans les écrivains philosophes » Il faut avoir lu cad donner du sens à cette dernière, les philosophe Grecques, lu Saint Augustin, les évangélistes qui sont beaucoup plus nombreux que 4. En conséquence, il est bien claire que ceux qui s’auto proclament Athée, à qqes exceptions prêt ce n’est que par vanité et orgueil à défaut d’abus de langage.
    Cordialement.

  • Selon les sources, la République verse aux médias entre 400 et 600 millions d’euros chaque année!
    La Presse allemande ne touche par un centimes et les télés et radios publiques perçoivent 17 euros que chaque ménage paye sous forme d’impôt. Je dis bien chaque ménage…
    En contrepartie, la Presse allemande est d’un niveau jamais atteint par leurs homologues français et surtout chaque région/Land a son quotidien dont les meilleurs tirent à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires chaque jour.
    Le nôtres se contentent d’ânonner ce que les 3-4 journaux parisiens se sont mis d’accord entre eux à publier ou alors font du copié-collé des dépêches de l’AFP.
    Résultat: aucune ouverture sur le monde ou même l’Europe. Le nombrilisme franco-franchouillard est de mise…
    Les télés sont soit un dégueulis de publicité soit un entre-soi stéréotypé et sans intérêt.
    Le summum est atteint lors des débats ou tout le monde se coupe la parole sans jamais aucun développement construit et ou les experts sont toujours les mêmes avec pour tous un avis sur tous les sujets.
    Mais comme nous nous considérons comme étant le peuple le plus intelligent de la planète, notre seule auto-satisfaction nous suffit…

  • J’en suis à votre niveau : je ne lis plus la presse ni regarde la télé ou écoute quelques infos que ce soit. Je lis Contrepoints écrits par des pros nullement en quête de sensationnel. J’espère être rapidement aux obsèques de ces médias médiocres, doux euphémisme pour ne pas dire nuls.

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