Suicide de la directrice d’école à Pantin : l’engrenage tragique

On aimerait parfois que les grands de ce monde cessent de se croire indispensables, de vouloir nous aider avec des « écoles de la confiance » et de nouvelles lois.

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École By: Rahul Narain - CC BY 2.0

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Suicide de la directrice d’école à Pantin : l’engrenage tragique

Publié le 2 octobre 2019
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Par Stanislas Kowalski.

On m’a demandé si j’étais intéressé par le suicide de la directrice d’école maternelle à Pantin.

La réponse est non. Mais le sujet est important et il ne s’agit pas seulement d’un fait divers sordide.

Pour cette consœur, sa famille et ses amis, c’est évidemment une tragédie. Quelle que puisse être mon émotion, ce suicide ne me concernerait pas s’il ne reflétait un mal plus profond au sein de l’institution scolaire. Je garderais un silence pudique s’il ne s’agissait que d’une affaire privée.

Mais Mme Christine Renon a laissé une lettre sur papier à en-tête et a choisi de se suicider dans son école. Cela fait de sa mort un geste public. Assez bizarrement, elle exprime le souhait que la presse ne s’en mêle pas. De ce côté-là, le mal est déjà fait et on peut bien comprendre cette incohérence au milieu de la souffrance qui mène à un suicide. Mme Renon a aussi émis l’intention, très louable, de ne pas entacher la réputation de ses collègues. Ceci explique cela.

Pas de surprise

Cet acte public mérite bien qu’on s’y arrête, car le milieu enseignant n’est pas du tout surpris par un tel « fait divers ». Choqué, inquiet sans doute, mais surpris certainement pas. On ne sait pas sur qui cela va tomber. Si on le savait, on pourrait peut-être faire quelque chose. Mais on comprend trop bien le genre de circonstances qui peuvent pousser un professeur ou un directeur à se suicider. Comme Mme Renon le dit dans sa lettre, « les soucis depuis bien avant la rentrée se sont accumulés, c’est le sort de tous les directeurs malheureusement ».

Quand donc a-t-on accepté l’idée que la souffrance était constitutive du métier d’enseignant ?

Quand les élèves sont un peu plus grands que ceux de Mme Renon, ils ne s’étonnent guère de voir des enseignants craquer. Et ils sont bien placés. Qui n’a jamais eu d’élèves cherchant à le pousser à la démission n’a rien connu. J’ai personnellement entendu, lancé sur un ton goguenard : « Il va se suicider. » Mais les méchancetés de quelques adolescents ne font pas un phénomène de société.

Qu’est-ce qui a assez de pouvoir pour faire souffrir toute une profession ?

Même la hiérarchie connaît le problème. Elle a ses cellules de crise depuis plusieurs années. « Quelle blague ! » a commenté Mme Renon. Je n’aurais pas mieux dit. L’institution prétend traiter les symptômes, pour ne pas voir les causes dont elle est directement responsable.

C’est une responsabilité diffuse au sein de la machine bureaucratique, non pas une faute précise qui pourrait être attribuée à tel ou tel agent incompétent ou pervers. Le suicide professionnel est certainement une bonne approximation de l’Enfer, tout pavé qu’il est de bonnes intentions.

Des tâches administratives qui s’accumulent

Dans sa lettre Mme Renon fait la liste des tâches administratives qui s’accumulent et des retards qui deviennent critiques (ou qui lui semblent critiques). Lorsque l’on accueille des jeunes enfants, il est facile de se sentir responsable, même si les enfants eux-mêmes ne se soucient guère des montages administratifs. Aucune tâche n’est en elle-même insurmontable. Mais leur accumulation crée des conflits de devoirs insurmontables. Tout prend une dimension énorme, entre la pression de la loi inébranlable et les attentes des familles qui vous confient ce qu’elles ont de plus précieux. Au milieu de ces forces colossales, ce sont des êtres humains.

Ce sont les plus dévoués et les plus vertueux qui sont le plus à risque. On le voit bien dans la lettre de Mme Renon, et de quelques autres qui l’ont précédée. « J’ai toujours fait de mon mieux. » On veut bien la croire. Elle aurait pu attendre la retraite très simplement. À son âge, qui aurait pu lui en vouloir ? D’autres trouvent des subterfuges, se mettent en arrêt maladie pour une durée indéterminée. Cela aurait été si simple. Mais apparemment Mme Renon ne l’a pas vraiment envisagé : « Je me demande si je ne ferais pas une petite déprime !!! Je n’ai pas l’habitude, je n’en ai jamais fait. » Beaucoup de professeurs démissionnent, ce qui peut les amener à des postes plus lucratifs d’ailleurs.

Comment éviter de se prendre au piège ? Dans l’absolu, il y a toujours une alternative au suicide et aucun métier ne mérite cela. Mais pour trouver cette alternative, il faut parfois faire de gros sacrifices, sacrifier sa vocation ou son pays, par exemple. Sacrifier ses années d’études. Remettre sa carrière à zéro. En fin de carrière, comme dans le cas de Mme Renon, quand on a le nez constamment dans le guidon, c’est difficile à envisager, surtout quand votre mauvais employeur est le seul employeur sur le marché.

On voit là l’effet le plus pervers des monopoles, ils suppriment les portes de sortie quand la machine menace de tout broyer. Il est bien douloureux de lâcher un métier qui a du sens pour sauver sa peau et prendre un métier alimentaire. Ce n’est pas un hasard si le suicide touche plus durement les métiers nobles, quand ceux-ci se pervertissent : les policiers, les infirmières, les pompiers…

Il faut aussi accepter l’idée que les enfants ne seront pas malmenés si on ne fait pas tout ce qui est demandé. Le matériel pédagogique n’est pas prêt ? Il y a toujours des activités très simples que l’on peut lancer. On peut toujours choisir un jeu éducatif dans le répertoire, une histoire dans la bibliothèque, une chanson à apprendre. On n’a pas les ordinateurs promis pour faire le travail demandé ? On peut toujours travailler à la main sur autre chose. On n’arrive pas à appliquer les nouvelles pédagogies ? Et alors ? Tout est nouveau pour un enfant. Il ne remarquera même pas qu’on fait du classique. Le monde ne s’arrêtera pas de tourner si vous vous absentez, quoi que vous disent vos chefs ou les parents pour se faciliter le travail.

Réinventer l’eau tiède

Les réformes systématiques ont réinventé l’eau tiède un nombre incalculable de fois. Et elles ont transformé les choses les plus banales en voies sans issue. Mme Renon évoque un incident qui pourrait être un élément déclencheur. Un gosse de trois ans aurait mis son doigt dans l’anus d’un camarade. Les jeux de touche-pipi ont toujours existé. À cet âge-là, c’est un mauvais comportement qu’il faut punir fermement, mais ce n’est pas encore une perversité qui devrait durablement endommager la santé mentale de la victime.

Mme Renon évoque aussi les complications administratives lorsqu’un autre enfant s’est fait mal sur un terrain de jeu en-dehors de l’école. Il ne semble pas qu’il y ait eu d’hospitalisation ou rien de ce genre. Cela aurait été signalé. Au fond, sa lettre ne pointe que des « faits mineurs », l’expression est d’elle. Mais l’accumulation finit par tuer plus sûrement que le coup de massue d’un acte criminel.

Nous avons créé un monde de terreur autour des enfants, parce que tout doit être pris en compte. Les enseignants ont de moins en moins de pouvoir de décision, mais sont de plus en plus tenus pour responsables de ces petits faits qui échappent à leur contrôle, parce que la vie est ce qu’elle est et qu’un enfant qui joue prend naturellement des risques.

On aimerait parfois que les grands de ce monde cessent de se croire indispensables, de vouloir nous aider avec des « écoles de la confiance » et de nouvelles lois. Car chaque effort pour améliorer nos vies sont de nouveaux défis qu’il nous faudra relever, surtout si nous sommes en bas de l’échelle. C’est une réalité beaucoup plus sûre que toutes les lois qu’ils pourront inventer. Méfiez-vous de ceux qui donnent des ordres à temps plein.

Parmi ces absurdités qui ne prennent que quelques minutes à ordonner et de nombreuses heures à appliquer, on notera le cahier de suivi des apprentissages premiers (on parle de la maternelle). Mais il n’est jamais assez tôt pour régler sa vie sur des papiers tamponnés. Avec le papier à en-tête de la lettre de suicide, la boucle est bouclée.

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  • Vous parlez de métier noble dans la fonction publique, professions qui s’ entêtent à défendre un statut, un modèle, par des grèves, et maintenant un suicide? Banzaï. Je trouve remarquable le succès de l’ état à vous transformer, pour la plupart, en parfait petits soldats.

  • le problème de ce pays est la trouille du chomage.. c’est terrible quand on pense qu’on ne peut pas quitter son boulot..

    • Voyez vous je le pense à l’ envers: c’ est la trouille du chômage ou de l’ emploi privé qui pousse des tas de jeunes licenciés à s’ enfermer dans le professorat, alors qu’ ils n’ ont encore rien appris de la vie, donc strictement rien à transmettre de plus qu’ un cul tanné par les bancs d’ école.

    • C’est clairement une dimension majeure de la souffrance au travail. Quelle que soit la profession, dans le privé comme dans le public. Mais en France on préfère protéger les emplois plutôt que les employés.

  • En même temps comme dit l’autre c’est logique, n’est-ce pas le béaba du socialisme de fabriquer à n’en plus vouloir ce qui est mauvais (chômage) et de la pénurie pour tout ce qui est bon (travail)… ?

  • Cet article est d’un lourd… Larmoyant, peu méthodique avec des longueurs pour ne pas dire grand chose. Les préjugés sur les métiers nobles (en quoi est il plus noble d’être infirmière que boulangère? d’où vient cette valeur?)

    Alors effectivement le monopole de l’enseignement enferme les profs… Et combien sont en faveur de la concurrence? A mon avis pas beaucoup dans cette armée de bolchos…

    • Ce n’est pas un article d’analyse, certes…
      Mais c’est un article de « témoignage »… ça a aussi un intérêt.
      Surtout quand il est écrit par quelqu’un qui est enseignant ET libéral…

  • « Qu’est-ce qui a assez de pouvoir pour faire souffrir toute une profession ? »

    le statut , et les avantages connexes!

    Tout le monde doit gérer le stress du travail , mais on peut  » démissionner » quand l’organisation ou la hiérarchie ne fournit pas les conditions d’un exercice normal du boulot.
    Dans le privé on a un manager , une direction générale , chargée en principe de s’assurer que chacun joue son rôle , a des objectifs clairs, une description de poste , et pas de decisions qui ne soient pas de son niveau..
    quand ce n’est pas le cas on change d’entreprise basta..
    Quand on a un statut , on ne peut pas faire çà , car on perd son abri bien douillet dans la dent creuse du requin.. aller ailleurs c’est impossible
    car ce serait renoncer a 18h de travail/ semaine ( faites moi la grâce de ne pas parler du travail a la maison , j’ai les lèvres gercées), les vacances scolaires , la retraite au meme niveau que le dernier salaire , ou a qq chose prés.. pas de pression hiérarchique etc..
    Corollaire on est seul!
    et quand on ne peut plus supporter de rester là , et qu’on est incapable d’aller ailleurs.. alors on se suicide..
    regardez dans les entreprises
    d’etat qu’on privatise.. c’est la meme chose

    • Oui, oui, on ne va pas parler du travail à la maison. On va vous laissez tranquille avec vos petits préjugés mesquins. Tout le monde SAIT que les cours se préparent seuls, les copies se corrigent seules, le travail administratif de plus en plus lourd se fait seul, les réunions entre collègues se font seules, les réunions avec les élèves et les parents se font seules. Et en plus, tout comme dans le privé, les 18 heures ne sont pas effectives mais entrecoupées de pauses café….

    • M. Claude henry de chasne, vous avez bien des idées toutes faites… Qu’il est facile de moquer ce que l’on ne connait pas…

      « On peut démissionner »… Votre nom me laisse penser que vous êtes d’une génération qui a peu connu le chômage.. Me trompe-je ?

      • @fansauber
        et les profs de D’EPS ils corrigent les copies? et çà fait quoi un agrégé d’EPS
        calculez le prix de l’heure d’enseignement sur une année
        (620h) multipliez ce prix par 1827 ( horaire minimum d’un ingenieur dans le privé bac+5) et essayez ‘en trouver un qui gagne plus qu’un enseignant tout en travaillant 3 fois plus..
        voila vous avez la reponse
        je connais pas mal d’enseignants de près et j’observe…
        quand les enseignants factureront les heures supp au dela des 35h de présence dans l’établissement.. alors là je n’aurais plus rien a dire..

        @claire
        oui on peut démissionner plutôt que de suicider , vous n’êtes pas d’accord avec çà?
        j’en connais plus que vous pouvez imaginer…
        combien d’enseignants sont « détachés » dans des activités n’ayant rien a voir avec l’enseignement? vous le savez?
        moi oui
        non , dans ma generation le chomage a commencé a toucher les gens a 50 ans , amis aucun enseignant n’a été confronté a ce probleme..

        • 1. Elle n’était pas prof d’EPS. 2. C’est vraiment scandaleux d’asséner des contre-vérités sur une profession évidemment en crise. 3. Démissionner en fin de carrière sans possibilité de reconversion ? (car qui embauche les séniors?) Savez-vous qu’on ne touche pas le chômage quand on quitte la fonction publique ?

          • @margaux

            ou sont les contre vérités?
            ou est le scandale?
            combien de démission chez les fonctionnaires?

            et quand on est viré dans le privé a 50 ans , combien d’années de chomage?
            il est bien clair que le statut a vie + le temps de travail+ la retraite + les salaires sont largement supérieurs aux conditions trouvées dans le privé..
            C’est donc bien là la raison de ne pas démissionner , on a deja vu ce phénomène chez France Telecom..
            L’Education nationale devra s’adapter , voir ses statuts changer , sous peine de disparaître grace aux nouvelles technologies

            • Nous avons donc affaire à un spécialiste de la réalité socio-professionnelle française… Les contre-vérités se trouvent exactement ici: « il est bien clair que le statut a vie + le temps de travail+ la retraite + les salaires sont largement supérieurs aux conditions trouvées dans le privé.. C’est donc bien là la raison de ne pas démissionner… » Revoyez vos grilles de salaire + informez-vous sur les conditions pour toucher le chômage quand on démissionne de la fonction publique (=droits inexistants). Une série d’affirmations péremptoires… Quant au temps de travail, encore une fois une méconnaissance totale de ce que constitue le métier d’enseignant (le temps de travail ne se réduit pas aux heures physiquement passées devant une classe), de la densité de l’effort devant une classe, des responsabilités qui les englobent… Rien de nouveau sous le soleil cela dit.

              • « le temps de travail ne se réduit pas aux heures physiquement passées devant une classe »
                oui mais devrait se réduire aux heures passées dans l’établissement, avec le seuil des heures sup au dela de 35 h

                un contribuable

                • Vous voulez dire sans doute dans des salles où il y aurait assez de place pour que les enseignants puissent travailler (je précise: ce n’est pas le cas actuellement) ? avec également un accès à leurs ouvrages (ce qui n’est pas le cas) ? Ou alors, faute de salle, carrément dans la cour ? En fait vous parlez de temps de présence, pas de temps de travail. Vous transposez un modèle de travail à un univers que vous ne connaissez tout simplement, y compris du point de vue matériel.

                • Vous savez que beaucoup de professions ne se passent pas dans un local spécifique, avec un bureau? Dans le privé comme dans le public. Décidément une vision bien courte du monde du travail.

        • Les profs d’EPS, les bons, ont tout un travail de suivi de l’état de leurs élèves. J’ai personnellement été « sauvé » par mon prof d’EPS de 6e et 5e et je n’ose imaginer ce que je serais devenu sans lui. Il ne l’a pas fait d’un claquement de doigts…

    • @claude henry de chasne
      Bonsoir,
      « car ce serait renoncer à 18h de travail/semaine »
      Mme Renon était directrice d’école maternelle. En tant que telle, elle travaillait 24 heures au minimum comme les directeurs d’écoles primaires et les professeurs d’école (maternelle et primaire).

      « pas de pression hiérarchique »
      Apparemment, il y en a une et bien pressante. La hiérarchie c’est l’Inspection académique, et l’Ednat’.

      • oui le temps de travail en france est de 35h … pour
        les cadres , c’est 30% de plus sans supplément..

        je sais bien qu’en mettant en cause le « clergé de la republique » j’encours l’excommunication ..voire le procès ad hominem ou la roue..

        On avait pas le droit de remettre en cause l’église avant 1789 non plus..on allait au bucher..

        Mais il est bon de savoir l’opinion du français lambda , qui présente des arguments chiffrés qui ne fait pas partie de la secte des « parents d’élèves ».. et qui est le cochon de payant, a qui on se garde bien de demander son avis..

        En suède par exemple les enseignants dependent des municipalités et sont en contrat renouvelables (ou pas)
        apparemment çà marche mieux si on en croit le classement Pisa..

        De mon point de vue une hiérarchie , ça se voit 3 a 4 fois par semaine , çà sur les performances , çà analyse les résultats et a un droit absolu sur les salaires et peut licencier ..
        donc le supérieur hiérarchique d’un prof , c’est le ministre .. en encore si les syndicats sont d’accord

        • « le temps de travail en france est de 35h … pour les cadres , c’est 30% de plus sans supplément »

          Ben voyons… la réalité est un petit peu différente : les cadres des grosses boites ont, avec leurs journées RTT, grosso modo le même nombre de journées de vacances que les profs…
          Ils peuvent dire merci à Martine Aubry, tous ces cadres… ben d’ailleurs ces cadres-là, représentants de la gauche caviar, remercient toujours les sociaux-démocrates : ce sont tous ces bobos qui votaient PS et qui votent maintenant pour Macron…

          • Tiens… nous sommes d’accord ! Je suis tout étonné 😉

          • pour les entreprises d’etat ou les banques peut etre.. mais pas les autres

          • Du grand n’importe quoi : un cadre est en forfait jours, soit 218 jours payés par an. On compte donc le nombre de jours réels de l’année, moins les week-ends et 5 semaines de vacances, et on arrive au nombre de jours de RTT. J’ai bien dit 5 semaines de vacances alors comparer avec les profs c’est risible.
            Ah oui, vous parlez des cadres des grosses boites, en oubliant ceux des petites, qui sont in fine bien plus nombreux (et certainement pas à 7h par jour).

        • @claude henry de chasne
          Bonsoir,
          « voire le procès ad hominem ou la roue. »
          Ah ? Vous aurais-je attaqué personnellement ? Menacé peut-être ?

           » clergé de la republique » »
          C’est une belle métaphore et elle est vraie. Les profs bien qu’en porte-à-faux avec la direction (principaux et proviseurs) sont les porte-drapeaux du vivre-ensemble et de la Répubique socialo-communisme-écologique.
          Je travaille dans un établissement scolaire en tant qu’Assistant d’Elève en Situation de Handicap. Ma boîte mail professionnelle, dont la création a été rendue obligatoire par l’Académie, est submergée de mails de tout ce que l’EdNat compte de syndicats.
          Ces syndicats ont pour but de préserver leurs avantages c’est clair et net, tout ceci bien caché derrière des prétextes pour l’enseignement, le bien-être des élèves.
          J’entame ma 6ème année et tous les profs que je cotoie au quotidien veulent en tout premier lieu faire leur travail soit enseigner.
          Les classements PISA et PIMMS ne sont pas fameux effectivement. Pourtant, sur les presque 200 profs et instituteurs sur 6 établissements que j’ai cotoyés en 6 ans, aucun ne venait faire semblant ou attendait la retraite. Tous avaient à coeur d’enseigner. C’est ce qui m’avait frappé le plus dans les 4 établissements classés ZEP dans lesquels j’ai été. J’en ai vu pleurer quand un cas désespéré a quitté l’école pour aller dans une autre structure, même celui dont la tâche était de s’occuper de ces cas désespérés, en leur offrant des heures de soutien, du temps de cours particuliers ; cet instit’ était là depuis 25 ans.
          Cela fait 6 ans que je suis les cours des instits et des profs dans leurs salles. Ces cours n’ont rien de particulierement mauvais, ce sont des cours. Au collège ou j’officie, les profs s’adaptent à leurs élèves et aux technologies : les salles sont toutes équipées d’ordinateurs portables et de rétroprojecteurs. Les cours sont clairs… mais les élèves n’impriment pas. Je les trouve moyens pour les meilleurs. Dictées, compréhensions et analyses de texte sont une catastrophe. Les élèves ont peu de vocabulaire et ont énormément de mal à en apprendre. quand j’étais lycéen, il était dit que les élèves de ZEP et les habitants des quartiers n’avaient que 400 mots de vocabulaire sur les 50 000 et quelques que compte la langue française. Je me demande en les écoutant s’ils n’en pas actuellement moins de 400. C’est le même constat en maths où les tables de multiplication ne sont pas maîtrisées en 3ème, et où des 5ème ne savent pas effectuer une soustraction. Les élèves maîtrisant ces opérations ne sont pas majoritaires sur les 75 élèves que je vois. Ceux qui ont ces lacunes sont ceux qui sont les moins « disciplinés ». J’entends par « discipline » le simple respect basique, je ne parle pas de celle dans l’Armée. Ils ne sont tout simplement pas éduqués, donc ils ne peuvent pas être instruits. Ce n’est que mon constat à mon niveau.
          Je l’ai écrit sur un autre fil, l’année dernière je crois, les profs doivent être :
          – des secrétaires ;
          – des nounous ;
          – des mamans de substitution pour les femmes ;
          – des assistants sociaux ;
          – des éducateurs spécialisés ;
          – des aides soignants à défaut d’être des infirmiers ;
          – des pédo-psychologues ;
          – des quasi-flics ;
          puis un peu des enseignants.
          Ce qu’on nomme « école » ne sert pas à instruire : elle sert à ce que les enfants ne traînent pas dans la rue, en particulier ceux qui ne se comportent pas comme des élèves.

  • Le problème est plus général….c’est notre gargantuesque administration obèse, inculte et imbue d’elle même….les dirigeants de l’éducation nationale n’ont qu’une idée en tête : asservir, oui, asservir les enseignants et les élèves afin d’éviter qu’ils deviennent de bons citoyens intelligents et capables de réflexion. Tous ces ministres depuis 40 ans sont sans âme et il y a bien longtemps qu’ils ont perdu leur but: former des hommes libres et responsables, respectueux de leurs semblables.

  • C’est une histoire triste.
    Les enseignants ont infiniment plus d’honneur que les polytocards.
    Absolument aucune comparaison n’est possible.

    le cahier de suivi des apprentissages premiers

    Premier, c’est une manière de dire primitif ❓

    • Sauf de rares exceptions “pourrir” la tête des enfants (valable pour le privé qui suit de près) serait donc honorable ?

  • C’est un cas particulier. Mais ce mal profond n’est pas réservé aux professions nobles. La France nous fait sentir misérable en permanence. Ce n’est que castrations et humiliations. Ça commence le matin avec la route. J’ai été obligé de changer de voiture à cause des ralentisseurs. Les bus ne peuvent même pas circuler sans monter sur les trottoirs. En ville les gamins traversent alors que votre feu est vert. Si par malheur vous habitez Paris en banlieue vous ajoutez le stress du trajet (accident, radar, retards). En septembre tombent des taxes et ça s’arrête en janvier. Le reste du temps vous devez vous battre avec des cerfas et l’ecole de votre gamin. A priori les gamins sont désormais incapables d’écrire et de compter. La faute des parents ? Un peu beaucoup de l’école . Forcément à l’école l’on forme des écolos, pas des futurs médecins ou ingénieurs. Les plus exposés sont ceux qui ont un contact social. Où il y a une interaction avec d’autres individus. Lorsque l’argent n’est plus là, que le désespoir est votre quotidien et que des gens agressifs vous cassent les couilles, ça conduit au suicide. La France est aussi championne des suicides. C’est lié avec les taxes, les lois, le chômage, un État qui veut nous « modifier » en permanence pour faire de l’humain « propre, stupide, pauvre » dans l’égalité des chances et l’écologie culpabilisante. Voyez-vous nous ne serons jamais assez bien pour l’Etat. Tant que nous aurons de la vie et de l’argent ils continueront à vouloir nous modifier, nous rendre propres. XoXo

    • force est de constater que les services publics ont atteint leur niveau d’incompétence..
      ils ne sont pas au niveau de la précédente generation point

      • La seule raison est que la caste n’est au service que d’elle même. Pour nous c’est le sévisse public. Il s’agit d’aspirer les dernières richesses et intelligences du privé pour les injecter dans un fonctionnement obsolète et destructeur. Ce paradigme n’offre pas de vision d’avenir. Pas de sentiment de sécurité. Pas cette sensation d’appartenir à un groupe qui construit l’avenir. Notre pays fabrique du vide. Si vous n’avez pas la tête blindée et un bon bagage vous ne pouvez pas trouver de sortie. Vous passez alors en mode de destruction interne et vous intériorisez les malheurs que l’on vous imposent en permanence. Cela devient votre moi profond, comme si l’on avait effacé votre personnalité. Le suicide n’est pas naturel. C’est horrible. La seule explication est de se perdre et ne plus trouver de porte pour en sortir. L’Etat devrait être jugé pour génocide. Car ils sont responsables de nos 5 fruits, de notre alcool, de nos cigarettes, de notre vitesse, de notre Internet, de nos suicides. Rien ne sort de l’Etat. Nous ne sommes que des projections de l’esprit malade de nos élus.

      • « force est de constater que les services publics ont atteint leur niveau d’incompétence.. »
        J’aurais plutôt dit que les services de l’Etat sont pour la plupart devenus au mieux des parasites, au pire des nuisibles.

    • Faux. Selon les données de l’OMS pour 2015, la France est 51ème pour les hommes et 64ème pour les femmes. Loin d’être champions.
      A aucun moment vous ne parlez de l’épidémie de burnout, de tous les gens qui travaillent comme des zombies dans un job vide de sens pour avoir quelques sous pour vivre devant la télé dans un monde creux. Vous ne parlez pas de ces gens de plus en plus nombreux qui ne se retrouvent plus dans cette course continuelle à la croissance et à la productivité, dont les fruits de leur travail leur sont pris soit par l’Etat soit par des actionnaires (fonds de pension par ex.). Vous ne chargez que l’Etat, mais vous ne voyez pas le mal que créée l’économie de l’inutile dans laquelle nous vivons.

      • Lorsque vous avez plus de la moitié des richesses qui sont accaparées par un seul ogre insatiable, et qu’en plus on vous bassine jour et nuit que c’est pour votre bien, même si ça fait longtemps que vous ne voyez plus la couleur de ce « bien », j’ai vraiment du mal à comprendre comment vous arrivez encore à trouver d’autres responsables.
        La bureaucratie qui nous dirige a pris le contrôle sur nos vies comme dans les meilleures dystopies jamais écrites.
        Pourquoi il y a autant de « gens qui travaillent comme des zombies » ? D’autres l’ont déjà écrit : par peur du chômage, d’un déclassement social irréversible. Parce que l’Etat protège les emplois, pas les employés. Parce qu’il n’y a pas de structure plus déshumanisée qu’une bureaucratie.
        Et vous insistez quand même à trouver des responsables ailleurs… Comme c’est commode.

        • Est-ce que j’exonère l’Etat d’une certaine responsabilité ? Non.
          Vous mettez tellement facilement la bureaucratie déshumanisée d’un côté, à l’opposé du reste, que je me demande si vous avez déjà travaillé en entreprise.
          Quoi de plus décourageant que de se battre constamment contre une hiérarchie lourde, obèse, sclérosée, inefficace, éparpillée, etc, qui ne pense qu’à son bonus de fin d’année, à son département, à son CA, au lieu de penser à l’entreprise dans son entièreté, à ses collègues, à la charge de travail demandée/exigée à des gens qui sont déjà full.
          J’ai un jour pris l’exemple de certaines caissières-surveillantes des caisses automatiques, qui aimaient le contact humain, et qui maintenant sont réduites à plus grand chose.
          Bien sûr, certains diraient « si ça ne leur plait pas, elles n’ont qu’à changer ». Réflexion simpliste et inutile, vous en conviendrez.
          La société, les travailleurs, les gens tout simplement sont désenchantés vis-à-vis du travail, d’une part parce que l’Etat ponctionne trop, c’est tout à fait vrai, MAIS aussi parce que l’époque où le travail avait du sens, apportait dignité et promesse d’un futur meilleur pour soi et ses enfants est révolu ! La Sainte Croissance demande toujours plus de productivité, toujours plus de sacrifices, toujours plus, plus, plus. Course perdue d’avance.
          Alors non, c’est vous qui êtes bien commode à n’accuser que l’Etat, cet ennemi naturel de tout bon libéral. Perso, j’aime réfléchir et avoir une approche plus globale, plus nuancée, et donc plus réelle.

  • J’ai connu une Christine Renon il y a 25-30 ans, devenue instit après avoir passé pas mal d’année à la Sécu. Elle a commencé au Val Fourré à Sartrouville, avec des CM2 notamment, ce qui était contraire aux directives qui disaient que les débutants ne pouvaient pas avoir de CM2 ou de CP. Comme quoi, même les directives ne sont pas respectées par ceux qui les décident, et ce, déjà à l’époque.
    Elle était très impliquée, très à l’écoute de chacun et les enfants l’adoraient.
    On se connaissait depuis quelques années, on était assez proches pour qu’elle me file son appart parisien le temps de ses vacances.
    Je me tâtais à faire une licence de Sciences de l’Education, pour rejoindre moi aussi la grande famille de l’Ed Nat (je suis plus jeune que la Christine de mon histoire, donc l’âge correspond aussi), alors elle m’a proposé de faire un essai d’une demi-journée avec ses CM2. Je leur ai fait un cours de musique, apprentissage de la petite flûte à bec !
    Et j’ai laissé tomber la licence, ce monde bruyant n’était pas pour moi.
    Elle serait devenue directrice d’une école de Pantin que je ne serais pas étonnée. Et très impliquée au point de se suicider à cause de la pression stupide des directives idiotes d’un côté et de son désir de perfection dans les « services » rendus aux enfants, que ça ne m’étonnerait pas.
    J’ai cherché hier, j’ai ouvert tous les liens parlant d’elle. Aucun n’avait de photo, malgré les hommages et rassemblements. La BD montre une instit avec des lunettes, elle en avait à 30 ans.
    Je suis triste depuis hier, sans être certaine de l’être pour la bonne personne. Mais qu’elle soit ou non celle que j’ai connue, cette Christine Renon mérite ma tristesse, car c’est son implication et la stupidité de la situation qui l’ont conduite à ce geste.

    • Ne soyez pas triste pour les autres. Surtout pour les morts. Soyez triste pour ceux qui restent. Profitons de ce moment pour nous regrouper et trouver un avenir pour nos enfants. Est-il dans cette impasse que nous impose l’educ nat ? Que peut-on faire pour construire un avenir ensemble ? Oublions les règles, les codes, les lois. Nous aspirons tous et toutes au bonheur. Nous avons les ressources et l’intelligence pour trouver les bonnes solutions. Au pire copions les étrangers ! Sortons de cette malédiction Française. L’exception Française c’est des tristes records. Les élus ne sont pas notre avenir, encore moins nos solutions. Créons donc notre avenir.

      • Oui sortons de cette malédiction française, virons cette Administration qui fait le malheur des Français en voulant leur imposer sa conception du bonheur (Toutes Taxes Comprises). On me dit dans l’oreillette que c’est impossible, qu’on lui a donné tellement de pouvoirs qu’elle s’assoit sur la démocratie depuis 40 ans…

        • Je vais vous confier un secret: bfm bouge à partir du million. De plus l’Etat nous fait croire que l’on ne peut rien changer. Ma conception de la vie est que l’on peut changer n’importe quoi si on le désire. Il faut juste redonner vie (et espoir) aux gens. Qu’ils reprennent confiance en eux. Notre Etat nous a zombifié car cela l’arrange. Si d’un coup le peuple reprend vie et demande des comptes simplement, alors l’Etat devra s’executer. Arrêtons d’être des victimes. C’est possible.

  • Témoignage : je suis un mouton à 5 pattes. 41 ans d’éduc nat dans le secondaire et libéral. Pourquoi ? Par goût de la transmission de la culture, par goût de la recherche, car quand on enseigne, on apprend aussi sans cesse. C’est pour ça que j’ai passé l’agrégation. J’aurais pu aller dans le privé, gagner deux fois plus (largement !), connaître les affres du chômage, mais aussi bénéficier du CE, des avantages pécuniaires (prévoyance et/ou mutuelle payée en tout ou partie par mon employeur, indemnités diverses, voiture de fonction, etc. et in fine ne bosser QUE 35 heures. Mon temps de travail réel calculé selon les normes du privé se montait à 41h30 par semaine, n’en déplaise à M. Chasne. Ou monter une boîte (des activités associatives bénévoles menant à la direction d’une véritable PME, avec 6,5 M€ de CA et 95 ETP m’ont prouvé que j’aurais pu faire).
    Et j’ai passé la quasi totalité de ma carrière à ramer à contre-courant d’une administration absurde, de programmes de plus en plus débiles et de pédagogisme triomphant. Mon statut a été méprisé par les ministres successifs (surtout Jospin qui a tué mon métier avec sa loi de 1989). Les professeurs ont été ravalés au rang « d’enseignants », leurs traitements (un fonctionnaire n’est pas un salarié, je le rappelle !) constamment rabotés, leur fonction et leur personne de plus en plus méprisées et raillées par la population. Malgré ça, heureusement qu’il y avait les élèves ! Rien de plus beau que de les voir lever un œil intéressé voulant dire : » Tiens ? Celui-là, il a l’air moins con que la moyenne, en regardant le prof. » Et d’en voir venir vous dire merci des années après !
    Apprenons à distinguer les fonctionnaires au contact et donc, AU SERVICE, du public de l’armée des zombies gratte-papiers déjà décrits par Courteline. Et en particulier ceux qui assument les populations qu’on leur confie et QU’ILS N’ONT PAS LE DROIT DE TRIER. À savoir les professeurs et les surveillants de prison. Tant que c’étaient eux qui étaient agressés, c’était pas grave ! Maintenant qu' »on » s’en prend aux gentils pompiers, aux infirmières dévouées ou aux braves policiers, ça ne va plus. mais il y a 40 ans que profs et fonctionnaires de la pénitentiaire tirent la sonnette d’alarme !
    Alors d’accord, si l’éduc’ n’était pas aussi nat’, ça irait mieux et, en attendant, si j’avais mes 4 enfants aujourd’hui, je ne les enverrais pas à l’école !

    • Bah la démission n’est pas une option pour un fonctionnaire ? 40 de souffrance, je vous plains.
      Je ne reste pas deux minutes dans une boîte comme L’Educ Naze. D’ailleurs mes deux enfants (3ieme et terminale ) étudient à la maison, j’en avais marre qu’il n’apprennent rien, perdent leur temps et gâchent leur enfance.
      A un moment il faut assumer ses idées et les mettre en pratique.

    • rassurez vous , le temps de ces « administrations  » est compté car leur coût menace aujourd’hui les politiques..
      et quand on menace les politiques çà va très vite

    • @ la roumeliotte

      « J’aurais pu aller dans le privé, gagner deux fois plus  »
      avez vous essayé?
      je vais vous raconter une histoire
      A la chute du mur de Berlin j’étais a Heidelberg pour le compte d’une société américaine.. le management local se félicitait de pouvoir embaucher des ingénieurs bien formés a vil prix .. un an plus tard il avaient déchanté car ces effectifs s’avéraient inemployables car incapable de s’adapter a une société privée..
      et la fonction publique c’est notre Allemagne de l’est,a nous, en france un fonctionnaire n’est pas embauché par une société privée serieuse sauf cas particuliers , quand elle traite avec l’etat par exemple .. sinon c’est niet
      donc vous avez eu raison de rester bien a l’abri

      • Avant de passer l’agreg, oui. Mais, que voulez-vous, ce que j’aimais le plus c’était transmettre de la culture. Et le privé ne paye pas pour ça, hélas !

        • de toutes les façons le privé ne vous aurait pas engagé

          • Qu’en savez-vous ? Toute ma famille bosse (ou bossait) dans le privé !

          • La plupart des fonctionnaires que j’ai connu faisaient croire qu’ils avaient, en relation avec leur niveau d’études, le choix entre le privé et la fonction publique .En vérité, ils savaient presque tous que le privé ne les embaucherait pas, en raison de leur mentalité.
            Leur seul choix était sioit pôle emploi soit passer des concours pour un poste dans la fonction publique

  • Suicide de directeur dans l’école primaire, suicides de policiers, suicides de gendarmes…les petits soldats de la République sont laissés seuls face aux réalités sociales : assume et tais-toi ! disent hauts fonctionnaires et politiques …et que les syndicats ne savent qu’ajouter : des sous !!

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