France : le hold-up démocratique silencieux

Les statistiques sur les élections françaises semblent indiquer que la France a subi un hold-up démocratique silencieux...
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Democratie by Twitter Trends 2019 (CC BY 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

France : le hold-up démocratique silencieux

Publié le 20 septembre 2019
- A +

Par h16.

Dans un précédent billet nous avions vu que le rejet grandit de façon un peu inquiétante en France. L’AFC de 2015 sur les élections régionales et celle menée sur les élections européennes de 2019 confirment qu’une partie croissante des Français, maintenant majoritaire, ne se retrouve plus dans aucun des partis traditionnels et qu’elle préfère de plus en plus l’abstention, le vote nul ou blanc. De surcroît, l’expression du vote FN puis RN (ou PLP pour les européennes) est très proche au sens statistique des expressions alternatives (blanc, nul, abstention).

Le problème est qu’avec l’accroissement de ce genre de votes et de cette abstention (qu’on peut résumer par rejet), la légitimité réelle du pouvoir s’érode franchement : difficile de prétendre représenter la France ou le peuple français si une part majoritaire n’a pas voté pour ceux qui entendent l’incarner.

Dans un pays démocratique, on admet assez facilement ce phénomène en introduisant la notion d’alternance du pouvoir : une partie du peuple n’a pas l’occasion de voir ses représentants exercer le pouvoir mais, d’une part, cette partie du peuple trouve tout de même à s’exprimer puisque ses représentants sont malgré tout présents dans les assemblées et une partie des institutions, et d’autre part, on admet la légitimité de ceux qui sont en place parce qu’il existe une possibilité claire, définie, palpable, que l’alternance joue à un moment ou un autre (à la prochaine élection, typiquement).

Autrement dit, le jeu démocratique fonctionne tant que les différentes parties du peuple ont bien une représentation dans les différents étages de pouvoir (législatif, exécutif, judiciaire) et que la probabilité d’exercer un jour le pouvoir est strictement non nulle.

Lorsque d’un côté cette représentation n’existe plus (une partie du peuple n’est plus représentée par personne, nulle part) et que de l’autre, la probabilité pour cette partie du peuple d’exercer le pouvoir devient nulle, le jeu démocratique est cassé : cette partie du peuple se désolidarise progressivement du reste. Tant que ceci se déroule avec une part négligeable ou minoritaire de l’ensemble d’une nation, cela passe à peu près inaperçu et peut durer longtemps.

En revanche, s’il s’agit d’une majorité qui se retrouve sans représentation, sans espoir d’en avoir une, et encore moins d’exercer le pouvoir, la situation devient véritablement instable.

Qu’en est-il en France ?

Depuis 1945, le parlement représente de moins en moins les Français et depuis les dernières élections, sous Macron, pour la première fois de l’histoire de France depuis très longtemps (au moins un siècle si l’on remonte aux élections parlementaires de 1919), ceux qui votent les lois de la France ne représentent plus la majorité des Français.

Pour le vote aux européennes, on constate la même érosion : depuis 1989, l’abstention a toujours été majoritaire à l’exception de 1994, suite à l’effondrement soviétique. Depuis, seule la dernière élection de 2019 (avec une abstention à 49,9 %) peut prétendre envoyer des députés européens représentant une (courte) majorité du peuple. Progressivement, le vote aux européennes s’est mué en vote de protestation.

taux de participation élections france

Dans ce cadre d’analyse, la victoire du PLP (mené par Marine Le Pen) correspond à la première coïncidence entre le comportement protestataire du peuple (le rejet) et son expression électorale. Du strict point de vue de la dynamique statistique, les députés européens que la France envoie représentent plus fidèlement le peuple français que sur le quart de siècle précédent. Comme d’autres analystes l’ont noté, ce n’est certainement pas une victoire de Macron.

L’analyse menée pour les élections européennes peut être reproduite pour l’élection présidentielle : depuis 1965, les élections présidentielles représentent en effet toujours plus de 80 % de l’opinion exprimée des Français, sauf évènement extraordinaire (en 1969, après la démission de de Gaulle).

Or, l’élection de Macron est la première depuis lors à passer sous la barre des 80 %, semblant poursuivre à la baisse l’effet Hollande de désaffection des Français. Si ceci ne permet pas de conclure quoi que ce soit statistiquement, il en va autrement de la tendance des bulletins « invalides » (blancs et nuls) : cette dernière élection a compté 11,5 % de votes invalides. Si l’on se pique de comparer la France au reste du monde pour voir combien de nuls et de blancs sont déposés dans les ballots, on découvre une France avec un taux compris entre celui du Yemen (10,9 %), de l’Angola, des Philippines ou du Guatemala (plus de 13 %) :

votes invalides élections présidentielles monde

Que se passe-t-il ?

Si on se concentre sur ce vote présidentiel depuis 1965, la moyenne de votes invalides est de 4,12 %. L’écart-type (sur neuf élections) est de 2,58. Statistiquement, la probabilité que les votes invalides dépassent les 11 % à la dixième élection (celle de 2017) était de… 2,3 sur 1000 (0,23 %). On pourrait supposer que les élections présidentielles ont davantage d’invalides, en proportion, que les autres élections, mais ce n’est pas le cas : si on regarde les élections présidentielles, parlementaires et européennes depuis 1945, la moyenne de votes invalides est de 3,56 % avec un écart-type de 1,68. Autrement dit, il n’y a normalement pas de différence statistiquement significative entre les votes invalides pour les présidentielles et les autres élections…

Sauf en 2017.

On peut imaginer plusieurs raisons à l’écart statistique observé. Le pur hasard est assez improbable (au sens statistique, cette probabilité étant de l’ordre de un sur un million). Il reste la manœuvre délibérée, qui reviendrait à admettre une espèce de complot national aboutissant à un surcroît de bulletins biffés, ou plus simplement que ces bulletins nuls et blancs surnuméraires indiquent bel et bien un rejet, bien plus exprimé que d’habitude, des propositions politiques du moment.

Il n’en reste pas moins qu’une telle déviation statistique n’a pas été observée en France depuis 1945 au moins, et que le taux d’invalides de la dernière élection présidentielle correspond plus à un taux d’État en crise (Yemen, Angola, Philippines, Guatemala n’étant pas réputés pour leur actuelle stabilité et solidité démocratique) qu’au taux d’une démocratie saine et apaisée.

Par ailleurs, si l’on couple cette observation avec les constats établis lors du précédent billet statistique à ce sujet, on peut raisonnablement admettre que le président actuel dispose de la base électorale la moins solide de la Cinquième République. À force de diaboliser une frange croissante des opinions (la diabolisation de l’extrême droite étant depuis longtemps largement dépassée, le politiquement correct s’étendant maintenant très au-delà de ce qu’il fut il y a encore 10 ou 20 ans), ces dernières ne trouvent plus à s’exprimer. Petit à petit, la démocratie ne sert plus qu’à exprimer un rang étroit d’opinions. Les autres sont tues par auto-censure, sont euphémisées jusqu’à perdre leur substance voire carrément interdites.

Se pose ici la notion de légitimité réelle : le rejet étant si fort, la représentation nationale si minoritaire, les orientations politiques et les lois qui y correspondent apparaîtront les moins légitimes. En fait, nous sommes passés sans bien le noter dans un régime qui n’est plus représentatif de la majorité, sans que ni les médias, ni les politiciens ne s’en émeuvent. Utilisant habilement les abstentionnistes et le(s) parti(s) repoussoir(s) pour éliminer toute concurrence, les représentants d’une frange de plus en plus étroite du peuple se maintiennent au pouvoir, sans plus aucune opposition réelle.

Véritablement, il y a eu hold-up silencieux.


—-
Sur le web

Voir les commentaires (35)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (35)
  • Trop cool le SHD ! Bien que le RNMMM me corresponde pas mal aussi. Au fait désolé pour le Dash votre dossier est très joli. Reste que j’en possède que 6 ayant vendu les autres pour acheter des Ada. Pow vs pos. Des revenus passifs me semblent alléchants et je n’ai pas la capacité d’acheter 1000 dash. Voilà voilà.

    • Sans le contrôle des élus (expurgés au 3/4) par des retraités (8?) nous n’avons aucune chance de vivre en démocratie ! Dès le lendemain quoiqu’on en dise ces gens là font ce qu’ils veulent, où ils veulent, comme ils veulent, 5 ou 6 ans après ils sont réélus quels qu’aient été leurs frasques (protégés par leurs « pairs »)

  • Je pense qu’avant de parler du mode de nomination des gouvernants il faut parler des structures hiérarchiques des différentes organisations sociales auxquelles participent les citoyens et leur niveau d’engagement dans chacune. En regardant aussi l’histoire des tensions à l’intérieur des appareils hiérarchiques on constat que c’est aussi en rapport avec des phénomènes de niveau démographique et d’instruction.
    Je pense que la problématique principale du mode de représentation actuel me semble d’autant plus obscure qu’elle est pensée par rapport à l’élection vue comme système démocratique en soi. Il me semble que les tensions actuelles traversent toute la société, y compris à des échelles où il n’y a pas d’élection.

  • Il y a plusieurs choses qui mènent à ce rejet de la politique par les français. Le principal facteur étant que les politiciens ne veulent plus être responsables de leurs actes et ne veulent plus se confronter au peuple toutes les x années.

    On le voit très bien avec le brexit ou les parlementaires essaient de rester accrochés à leur siège en ralentissant le plus possible la sortie du royaume de l’UE, dans l’espoir de pouvoir retomber à Bruxelles dans un siège ou ils deviendront inamovible, ne pourront pas être tenus responsables et n’auront pas à se confronter à la réalité du vote.

    En quelques mots, le problème réside dans la nature profondément anti-démocratique de l’Union Européenne.

    En menant plus loin cette réflexion, on en revient assez rapidement à l’opposition entre la conception de la loi et de la propriété héritée de Rousseau à l’ordre naturel des choses. Pour Rousseau, la propriété peut être accordée par la loi, alors que depuis des millénaires l’inverse a toujours été vrai, la loi n’étant qu’une invention somme toutes assez récente. Hors la plupart des courants politiques ayant actuellement une forte influence sur l’ordre des choses sont tous issus de la triptique Rousseau / Babeuf / Marx à des degrés divers, et tous nient à l’Homme son droit fondamental à la propriété.

  • La democratie , c’est pareil que pour le panier de la ménagère ,elle croit decider mais c’est le magasin qui decide pour elle.

    • @reactitude
      Bonjour
      Bien sûr ! La ménagère et les électeurs sont trop stupides ! il faut leur tenir la main pour mettre les bons articles dans le caddy et le bon bulletin de vote dans l’urne.

  • de toute les façons (on le voit bien avec la reforme des retraites du public) en france ce ne sont pas les élus qui dirigent mais l’administration
    cachée derrière ses revendications syndicales ..
    De la a dire , je m’abstiens car mon vote ne vaut rien , car il est inutile .. il n’y a qu’un pas que beaucoup ont franchi..
    par ailleurs les lois électorales uninominales a 2 tours , sont là pour
    empêcher la diversité des opinions de pouvoir etre représentées..
    A partir de là on peut affirmer .. que la France n’est pas un pays démocratique, car voter ne changera rien

    • Les haut-fonctionnaires ont pris le pouvoir politique et instrumentalisent l’Etat.
      Pour combien de temps encore ?

      • Certains hauts fonctionnaires…
        Quels intérêts servent-ils? La France est un pays occupé, elle ne décide plus de ses lois, et le leuple n’en peut mais…
        Au-dessus de l’élite nationale, se trouve une oligarchie transnationale qui s’impose à travers des administrations internationales délivrant des injonctions, appuyées par un réseau de médias qui marginalise les révoltes de l’opinion et des faux opposants qui les canalisent.

        • c’est surtout la masse des fonctionnaires qui ont mis le pays en coupe réglée, c’est d’ailleurs qu’arrive a filtrer les bribes de libertés qui nous restent

          • La masse de fonctionnaires vient du clientélisme et de la lâcheté de nombreux politiques.
            Maintenant que les haut-fonctionnaires contrôlent la vie politique la boucle est bouclée.
            Pour les petits fonctionnaires par contre, cela devient de plus en plus invivable.

            • le petit fonctionnaire lui au moins n’est pas confronté au chomage et aura une meilleure retraite que son homologue
              qui galère dans le privé

          • Bien d’accord avec ca. Tant que le président de la république sera le chef et le représentant de l’état il n’y a rien à espérer. Il vaut mieux regarder ailleurs ….

        • Les fonctionnaires français dont « on ne voulait pas » ont été envoyés dans les instances européennes. Et généralement ce n’étaient pas les plus brillants.
          Tout le monde était content : ceux qui restaient avaient un déroulement de carrière « déblayé » et ceux qui partaient un coquet paquet de fric.
          Donc ce n’est pas tant l’oligarchie/administration transnationale que l’incapacité des français à influer réellement au niveau européen qui a joué.

    • Pour l’instant, on nous laisse encore utiliser notre passeport et voter avec nos pieds.

      • Une pseudo liberté de circuler physiquement. Mais une prison pour faire sortir de l’argent ou des biens. Et c’est encore pire pour y rentrer après une expatriation. L’on nous oblige à l’immobilisme. Il est impossible de faire quoi que se soit en dehors du cadre de l’Etat. Peut-on enfin appeler la France par son nom ? Dictature !

      • Mais il n’y en a plus pour longtemps. Une commission du parlement fait la liste des français partis à l’étranger et travaille sur un système d’imposition au passeport comme les États-Unis…

    • la majorité des politiques est issue de l’Administration et des syndicats !

    • @claude henry de chasne
      Bonjour,
      « A partir de là on peut affirmer .. que la France n’est pas un pays démocratique, car voter ne changera rien »
      Effectivement, la France n’est pas une démocratie, ni une république.
      Démocratie : le pouvoir au Peuple. Le Peuple n’a plus aucun pouvoir. Le seul qui lui reste, vanté comme le plus important, celui de voter, lui est retiré. Un Peuple sans pouvoir ne peut pas avoir un système démocratique, ni en faire partie.

  • Analyse pertinente… Et que se passe-t-il quand on oblige trop longtemps une majorité à accepter d’être réduite au silence?
    Combien de temps la com’ présidentielle arrivera-t-elle à masquer la révolte?

  • Pourquoi voter alors que nous allons tous mourrriiir à cause du méchant gaz carbonique?
    Heureusement il y a les gentils escrologistes qui sont en train de prendre en main notre destinée car ils savent bien mieux et bien plus que nous.

  • peut on éluder la question de l’inutilité du vote compte tenu d’une part des corporations capables de bloquer un pays et de la prise en compte disproportionnée accordée à toute personne qui manifeste violemment?

    on peut m^me dire que des gens censurent leur vote car ils savent qu’il ne serait pas pris en compte eu égard aux forces conservatrices..

  • bon, très bien, et vous proposez quoi ?

    • Déjà, comme le proposent Charles Gave et d’autres, passer au scrutin à un tour, comme dans d’autres pays dont le RU sauf erreur.
      Après, il y a aussi la mentalité générale des Français, qui veulent une chose et son contraire, le beurre et l’argent du beurre, avoir autant que leur voisin (envie-jalousie), qui ont la passion de l’État-providence et du collectivisme et ne veulent pas de la liberté-responsabilité individuelles. C’est au niveau des mentalités qu’il y a le plus de boulot…

    • Obliger tout candidat à un siège d’élu (député, sénateur ou autre) à abandonner définitivement son poste dans la fonction publique (ou assimilée) sans possibilité de retour! Vous aurez un bon renouvellement de nos élus. Les ex-fonctionnaires seront quand même présents mais minoritaires et, de plus, ce seront les plus dynamiques.

    • moi je trouve que c’est une bonne question..

      je trouve que le « hold up » n’est pas évident, nous avons juste une partie de l’opinion qui n’est pas représentée dans les élections,
      mais personne n’empêche qui que ce soit de créer un parti.

  • Pour qu’une democratie fonctionne il faut responsabiliser tout ses membres .si les deputes ne parviennent pas a juguler la dette ,il s n’ont pas a être payes et pour les mauvais decisionnaires l’echaffeau etant banni , ils doivent en subir les conséquences .il n’y pas de de democratie sans responsabilités assumées.

  • Constation aussi correcte qu’inquiétante, et les choses sont encore plus graves que ça car il y a aussi les 8% de non inscrits

  • Concrètement lorsque les votes blancs sont majoritaires tous les candidats devraient devenir inéligibles pour 10 ans. On referait alors immédiatement des élections sans ces repoussoirs à suffrages. Ca en calmerait plus d’un…

    • @Mitch
      Bonjour,
      +1
      – Un candidat qui ne fait pas un score supérieur à l’addition de l’abstention et des votes blancs ne peut accéder au second tour.
      – Pour qu’il y ait un second tour, le total des deux meilleurs scores doit dépasser 51%. Si aucun n’y parvient, tous les candidats sont éliminés des élections, lesquelles reprennent avec d’autres candidats.

      • Pour le fun, on pourrait même faire concourir le meilleur des candidats face à l’abstention + votes blancs et nuls au second tour de présidentielle :
        E. Macron VS Abstention + Votes Blancs et Nuls.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Johan Rivalland.

Le libéralisme est décidément une notion bien floue et très mal perçue par une grande partie des Français, nourris dès le plus jeune âge aux mamelles de l’État et qui sont persuadés, à tort puisqu’on le leur fait croire en permanence, que le libéralisme serait je ne sais quelle force occulte organisée qui les plongerait dans une sorte d’océan où ils se noieraient sans que personne leur vienne en aide. D’où la justification de l’interventionnisme et de l’État-providence, sans lesquels nous serions sans doute perdus.... Poursuivre la lecture

La démocratie est un sujet que nous avons souvent abordé, et qui a été étudié depuis fort longtemps par de très nombreux intellectuels. Loin d’être notre horizon indépassable, elle a donné lieu à un certain mysticisme.

Mise en cause dès ses origines, ayant rencontré des difficultés inhérentes à sa nature dès son apparition dans la Grèce antique, la démocratie semble une fois de plus à bout de souffle et menacée non seulement dans ses fondements, mais dans son existence-même. D’où l’intérêt du débat engagé entre deux philosophes contemp... Poursuivre la lecture

Dans une première partie, nous avions vu ce qui caractérisait une société de méfiance, à savoir :

centralisation administrative excessive, bureaucratie omnipotente, affaiblissement des initiatives, décharge de la responsabilité.

 

Dans cette seconde partie, il conviendra d’insister à la fois sur l’absence de responsabilité et sur les carences institutionnelles.

 

Une société de défiance caractérisée par une décharge de responsabilité

C’est le propre des systèmes centralisés où l’État oscille : trop faib... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles