L’État ne sera « simplifié » que le jour où il sera « limité »

L’État n’est jamais en reste lorsqu’il s’agit d’entreprendre n’importe quoi.

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L’État ne sera « simplifié » que le jour où il sera « limité »

Publié le 19 septembre 2019
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Par Nathalie MP.

Un rapport du Sénat publié hier (mardi 17 septembre 2019) nous apprenait que « la réforme du stationnement de 2018 n’a rien simplifié. » Pour ses auteurs :

« Dans ce domaine, on a multiplié les réformes pour simplifier le système et tout est devenu plus compliqué ! »

C’est ballot ! Mais tellement classique et prévisible dans notre France supérieurement étatisée…

Non pas que la France ait manqué de projets grandioses qui devaient faciliter la vie des citoyens et permettre d’économiser des milliards : Révision générale des politiques publiques (RGPP, Sarkozy, 2007), Modernisation de l’action publique (MAP, Hollande, 2012), Choc de simplification (Hollande, 2013). Puis le souffle du printemps macronien est arrivé et nous avons eu Action publique 2022, réforme du Code du travail, loi PACTE pour les entreprises et j’en passe…

Nous voici en 2019 : peut-on dire sérieusement que la mission est accomplie ?

La question se pose alors que la réforme des retraites envisagée actuellement par le gouvernement nous a été présentée comme devant apporter davantage de « simplicité » et de « justice sociale » à un système devenu extrêmement complexe. Il s’agit donc de garder le système par répartition actuel, mais de fondre les 42 régimes existants en un seul régime universel.

La farce tragique à prévoir

42 régimes de retraite ! Mais c’est de la folie furieuse, pas étonnant que la France se noie dans la paperasse administrative. Simplifions tout cela ! – voilà ce que l’on serait tenté de penser, d’autant que l’on sait combien les retraites du secteur public et les régimes spéciaux tels que ceux dont jouissent les agents de la RATP sont avantageux par rapport aux régimes du secteur privé et des indépendants.

Comme la réforme prévoit également de tenir compte de façon administrative de la spécificité de certaines situations telles que pénibilité, nombre d’enfants, carrières longues, accidents de carrière, handicap, maternité etc., on peut d’ores et déjà prévoir que l’aspect « simplification » tournera une fois de plus à la farce tragique.

Quant à la « justice sociale », elle s’avère être la grande absente de cette réforme. Le simple fait de maintenir le système par répartition entérine le pouvoir absolu de l’État sur la gestion des retraites ; la fusion de tous les régimes en un seul lui permet de plus de s’approprier d’un seul coup d’un seul les excédents des caisses autonomes des indépendants. Des excédents qui, eux, se comptent effectivement par milliards et dont on est certain – c’est l’expérience de 45 ans de déficit public qui parle – qu’ils seront aussitôt engloutis dans de nouvelles aventures étatiques.

Autrement dit, l’ambition affichée de « simplification » apparaît pour ce qu’elle est vraiment : non pas un souci sincère d’efficacité et d’amélioration des politiques publiques en faveur des citoyens, phénomène jamais observé, mais la façade aimable d’un vol authentique et la consolidation, voire l’extension du domaine d’intervention de l’État.

Ces exemples – le stationnement, les retraites – nous montrent avec une netteté remarquable pourquoi les « chocs de simplification » menés inlassablement en France sont éternellement voués à l’échec et pourquoi la vraie question de l’amélioration du service rendu aux particuliers et aux entreprises ne consiste pas à « simplifier » l’État mais à le « limiter » à sa portion indispensable.

Je pense tout d’abord à ce que disait Frédéric Bastiat dans Services privés, service public (1850). Faute de l’aiguillon décisif de la concurrence,

« Tout ce qui est tombé dans le domaine du fonctionnarisme est à peu près stationnaire. »

Et encore, propos bien modéré. Probablement parce que Bastiat, décédé en 1850, n’a pas eu la « chance » de voir le Manifeste du Parti communiste (1848) mis en application à partir de la révolution d’Octobre en Russie.

L’illusion fiscale

Mais l’École du choix public est là pour nous rappeler que le développement des interventions publiques s’explique non par la recherche d’un intérêt général introuvable, mais par le désir de certains groupes sociaux, élus et fonctionnaires de conserver postes, mandats et fonds publics pour leurs projets.

Il en résulte d’une part que la complexité des affaires publiques, en empêchant les individus de se comparer les uns aux autres et en les décourageant de se renseigner précisément sur ce qu’il advient de leurs impôts, sert à merveille les objectifs de la classe politique et de tous ceux qui vivent des impôts des autres. La fiscalité française est en ce domaine un sublime monument d’opacité au service d’intérêts très catégoriels qui n’ont pas grand-chose à voir avec la « justice sociale » – comme en atteste notre chômage inexorablement plus élevé que dans les pays comparables.

D’autre part, l’État a mille fois fait la preuve de sa totale incapacité technique à mener ses projets à bien. Soit les budgets dérapent complètement, soit les délais de livraison sont outrageusement dépassés, soit le produit livré est une véritable catastrophe, soit on a la chance incommensurable de bénéficier des trois dérapages à la fois. Quelques brillants exemples parmi d’autres : portiques écotaxe, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Grand Paris Express, route solaire… et d’une façon tristement générale tout ce qui implique un tant soit peu d’informatique, c’est-à-dire à peu près tout.

Des simplifications ou des bugs ?

D’où liste supplémentaire : bugs hallucinants du système Osiris censé effectuer les paiements de certaines subventions en provenance de l’Union européenne, déficiences du système Louvois de paiement des salaires des militaires, abandon du Système de gestion des ressources humaines de l’Éducation nationale (SIRHEN) qui a dévoré 320 millions d’euros en dix ans « d’effort » et qui n’a permis de traiter que 18 000 personnes sur les 850 000 enseignants concernés.

Quant aux tentatives réelles de simplification, elles tombent toujours très loin du but car plutôt que de s’en remettre à la responsabilité des acteurs, l’État ne peut s’empêcher d’encadrer les simplifications et la façon de les obtenir. D’où de nouvelles lois, d’où de nouveaux décrets qui ne retranchent rien et participent au contraire un peu plus à l’inflation législative et réglementaire.

Comment en irait-il autrement quand Guillaume Poitrinal qui a présidé pendant un an le Conseil de simplification mis en place par François Hollande vous assène comme une évidence :

« Je ne plaidais pas pour la déréglementation, il ne s’agit pas d’entreprendre n’importe quoi, mais la décision peut être bien plus efficace. »

Bien plus efficace ? Clairement, non. Mes petites listes ci-dessus disent assez que l’État n’est jamais en reste lorsqu’il s’agit « d’entreprendre n’importe quoi ».

Sans compter que parallèlement à ces tentatives malheureuses, de nouvelles obligations sont créées avec une régularité d’horloge : depuis le lancement du « choc de simplification » de François Hollande, les entreprises ont vu arriver le compte pénibilité (devenu le C2P ou compte personnel de prévention dans les ordonnances travail de Macron), le prélèvement à la source et l’index d’égalité salariale femmes-hommes.

« La simplification, c’est compliqué » a dû concéder François Hollande lorsque le temps des bilans fut venu.

L’obstacle de l’État providence

Il se trompe : la simplification, c’est impossible… aussi longtemps que l’État se voudra providence et stratège et aussi longtemps que nous les citoyens lui accorderons de diriger tous les aspects de notre vie, de la place des œufs et des saucisses dans les menus des cantines au nombre de nominations de femmes directrices dans la fonction publique.

L’importance prise récemment par l’écologie et le changement climatique renforce encore cette position de domination absolue de l’État sur l’individu : il est à la fois exclu d’assister à la moindre décroissance réglementaire et absolument certain que l’empressement à prendre soin de la planète se traduira par des impôts supplémentaires, des dépenses supplémentaires, de la dette supplémentaire, bref, de l’État supplémentaire. Ça promet.

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  • Qu’on le veuille ou non, le monde est compliqué. Prétendre trouver la formule qui permet de tout gérer « simplement » dans quelque domaine que ce soit est illusoire. C’est une tentation très française: on rêve de « la » solution qui englobe tous les cas afin de garantir l’égalité. Le diable est dans les détails: ceux du code général des impôts, ceux du code du travail, et ceux des innombrables réglementations toujours plus pointilleuses et alourdies chaque fois qu’on trouve un cas particulier qui n’était pas couvert…

    Le résultat est prévisible et bien observé: empilement de textes toujours plus difficiles à appliquer; surcharge de travail des personnes chargées de les mettre en oeuvre (y-compris les fonctionnaires concernés); frustration généralisée devant l’inefficacité générée; arrangements informels pour que cela reste vivable; tracasseries, amendes et condamnations judiciaires de ceux qui abusent des arrangements en question; etc.

    • le mythe du jardin à la française : tout bien ordonné depuis le haut…

    • La France étant le pays le plus codifié avec soixante quatorze codes et ses centaines de milliers de pages qui oblige la profession d’avocat a se spécialiser, « en même temps », la longueur moyenne du Journal officiel est ainsi passée de 15 000 pages par an dans les années 1980 à 23 000 pages annuelles ces dernières années, tandis que le Recueil des lois de l’Assemblée nationale passait de 433 pages en 1973 à 2 400 pages en 2003 et 3 721 pages en 2004[1]. et la suite sur le site :
      https://www.wikiberal.org/wiki/Inflation_l%C3%A9gislative

    • Un monde libéral aurait aussi ses complications…

      • Dans un monde libéral chacun s’efforce de satisfaire ses « clients » (au sens large) et, par construction, tout le monde est satisfait!

        Illustration avec « moi le crayon » ou encore la description faite par Bastiat de la ville de Paris où il est extraordinaire que chacun trouve du pain chaque matin alors qu’aucune autorité ne pilote le travail des boulangers.

    • Il n’est pas certain que le monde soit si compliqué. De nombreux aspects de la vie sont simples quand les hommes sont de bonne volonté. En revanche, si vous le confiez à des politiciens, le monde devient assurément complexe.

      • Sans le contrôle des élus (expurgés au 3/4) par des retraités (8?) nous n’avons aucune chance de vivre en démocratie ! Dès le lendemain quoiqu’on en dise ces gens là font ce qu’ils veulent, où ils veulent, comme ils veulent, 5 ou 6 ans après ils sont réélus quels qu’aient été leurs frasques (protégés par leurs « pairs »)

  • excellent article , merci

  • La collusion entre les nombreux institutionnels de toute nature (fonctionnaires, syndicats, élus, entreprises publiques) est telle qu’ils tiennent le pays entre leurs mains avides, car c’est leur intérêt personnel qu’ils défendent, non le service public. Il est de ce fait devenu impossible de réformer un système profitable à tant de personnes. Ce n’est pas de simplification dont ils ont envie, mais d’une complexification qui légitime leur croissance et consolide leur emprise, jusque sur le plan juridique où ils se donnent de plus en plus de pouvoirs, souvent arbitraires, sur les citoyens. Je ne suis pas révolutionnaire, mais quelle solution pour combattre ce monstre boulimique ? La révolte des gilets jaunes, confrontés à leur propre incapacité de proposer des réponses, est un signe fort de ce désespoir qui peut conduire le pays à une forte crise.

    • « Nous n’avons point d’Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons la raison d’Etat, c’est la raison des bureaux. On nous dit qu’elle est auguste. En fait, elle permet à l’administration de cacher ses fautes et de les aggraver. » – Anatole France – L’Anneau d’améthyste – 1899

  • Je pense au contraire qu’il faut commencer par simplifier, notamment sur les échelons territoriaux.
    Parce que si on se contente de « limiter », par exemple en baissant les dotations, les contractuels et techniciens de terrain seront supprimés, pour autant la technostructure, avec ses cadres et élus demeureront. En effet ils sont beaucoup mieux installés, gèrent le recrutement, coûtent beaucoup plus chères, ont la main sur le porte monnaie.

    • Je pense qu’il était plus question de limiter les missions de l’Etat que son budget. C’est sur ce principe qu’on définit les missions regaliennes.

      • Les missions régaliennes… le droit, La Défense, la répression. Et qui pour entretenir les infrastructures, le patrimoine, tenir une bibliothèque ? La moitié des familles sont déjà justes et ne payent pourtant pas d’impôts, on laisse les enfants analphabètes parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer une école privee ? Un hôpital ? La moitié des femmes retournent au foyer car pas les moyens pour la crèche.
        L’état est nécessaire pas que pour le régalien. Par contre pas besoin d’avoir 5 échelons administratifs et autant d’elus pour le faire fonctionner. C’est là qu’est le gras.

        • Qui ? Ceux qui estimeront que c’est nécessaire au point d’y consacrer leur propre temps et leur propre argent, et non ceux des autres ! Et mettons les pieds dans le plat : si on n’en a pas les moyens, comment peut-on faire des enfants en imaginant les faire financer par d’autres, qui sont quand même les cocus de l’affaire ?

        • Les infrastructures, le patrimoine, tenir une école ou une bibliothèque… autant d’activités qui se passent des services publics, nationaux, locaux ou sociaux. A la rigueur, l’Etat est maître d’ouvrage, mais pas plus. Et encore, uniquement pour les réseaux les plus structurants, route, électricité, eau, gaz, ou encore pour définir les objectifs généraux de l’instruction des enfants. Pour le reste, pas besoin de l’Etat, surtout pas pour les écoles ou les bibliothèques, et encore moins pour les universités.

          Les ménages n’ont pas les moyens parce qu’ils sont désolvabilisés par l’Etat qui leur prend sans vergogne 75% de leurs ressources, quand il ne les empêche carrément pas de travailler. Les ménages n’ont pas les moyens parce que l’Etat décourage les investissements en surtaxant les capitaux et en sur-réglementant la vie quotidienne. Les ménages n’ont pas les moyens parce qu’on les empêche de capitaliser pour leur retraite. Les ménages n’ont pas les moyens parce qu’on les empêche de transmettre à leurs enfants. Les ménages n’ont pas les moyens parce qu’ils doivent rembourser la dette publique. Les ménages n’ont pas les moyens parce qu’il y a 200% de taxes sur l’essence, et au moins autant sur leurs factures d’électricité. Etc. etc. etc.

          Bref, les ménages n’ont pas les moyens parce que l’Etat est obèse au lieu d’être minimal.

  • 55 % des foyers ne paient pas d’impôt sur le revenu. Avec de la malice et beaucoup de démagogie, nos élus peuvent donc convaincre la majorité des électeurs qu’on va leur remplir les poches sans bourse délier. Quant aux autres, » trop pauvres pour être riches et trop riches pour être pauvres », ils n’ont plus qu’à payer et à rejoindre les gilets jaunes. Comme le disait andré Laignel, député socialiste, en 1981: vois avez politiquement tort car vous êtes numériquement minoritaires. Tout est dit…

    • Pus précisément la citation de Laignel c’est « vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire », ce qui dénote une conception du droit plutôt inquiétante…

    • A l’opposé vous avez 10 % des français dont le revenu est supérieur à 50.000 euros annuels qui paient 70 % de l’impôt sur le revenu.

      • Il ne faut tout de même pas oublier que l’impôt sur le revenu reste une goutte dans l’océan des prélèvements imposés aux pékins, même sans prendre en compte les composantes « sociales » il n’est guère qu’un quart du budget de l’Etat.
        L’Etat vole tous ceux qui font des efforts (bien plus que 45%), pour ensuite faire semblant de les récompenser.

        • Oui mais c’est bien souvent cette goutte qui pousse au départ ce qui entraîne la baisse indirecte de tous les autres prélèvements…

  • Il est assuré que dépenser l’argent que l’on n’a pas soi-même gagné est une garantie de mauvaise allocation de cet argent. Dès lors, il faut réduire ces sommes à ce qui est essentiel.
    Beaucoup de nos compatriotes n’ont pas cette vision des choses. Pourquoi? Parce qu’ils sont persuadés – à cause des discours des politiciens – que l’Etat veut leur bien. C’est faux: il y a suffisamment de gens intéressés, voire corrompus, dans les plus hautes instances pour que l’intérêt commun soit saboté. (Je préfère cette expression à celle, vague, d’intérêt général. Notre intérêt commun, c’est de vivre en paix et en sécurité dans la société, et d’avoir des relations pacifiées avec les autres pays)

    • Bah, ils ne sont pas persuadés que l’Etat veuille tant que ça leur bien, mais l’Etat veut indubitablement du mal à ceux qu’ils jalousent, et ça c’est quelque chose !

    • « Vote pour moi, j’irai voler le riche à ta place », c’est ça le discours politique, et ça marche à tous les coups !

  • Vous savez, un pays qui taxe une taxe (sur l’essence) et qui (Darmanin) répond de but en blanc que sa suppression représenterait plus de 3 milliards de moins dans les caisses de l’Etat ne peut être un pays. Ce pays pourtant, la France, taxe les taxes. Ecrit des lois sur des lois – qui plus est dans un style « Ena-an-archique » hautement prétentieux et à mille lieux du célèbre « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement » de Boileau. Ce pays par contre comme vous le rappelez claironne sans cesse sur les toits (à des destinations des chats?) que tout est mise en œuvre pour simplifier !! Je simplifie ma vie, je ne crois plus en rien !

    • « C’est ce qui est arrivé. La chimère du jour est d’enrichir toutes les classes aux dépens les unes des autres ; c’est de généraliser la Spoliation sous prétexte de l’organiser. Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières ; de là une multitude infinie de plans d’organisation : tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme. » – Bastiat – La Loi (1850)

    • De grand cœur, j’accepte la devise : « Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins » et j’aimerais la voir suivie de manière plus rapide et plus systématique. Poussée à fond, elle se ramène à ceci auquel je crois également : « que le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout » – Henry David Thoreau

  • Si pour eux, la simplification est d’un compliqué impossible à réaliser, la complexification est d’une grande simplicité.

    En Marche… vers le Brésil sans le soleil.

  • Il faudrait adopter le principe de subsidiarité. Laisser le maximum d’autonomie à l’individu, ne faire remonter à la commune que ce que l’individu ne peut pas faire efficacement, etc. Ainsi peu de choses finiront par remonter à l’Etat. Essentiellement la sécurité et la protection des droits naturels (droit à la vie, à la liberté et à la propriété). Ce principe de subsidiarité est évidemment totalement étranger au socialisme dominant.

  • L’Etat (et les fonctionnaires/politiques) ont tout fait pour que tout passe par lui, afin que la perspective de sa réduction (voire disparition) face peur (« moi ou le chaos »).

  • Merci d’attirer l’attention sur cette complexité paralysante qui génère surcoût de temps de gestion, de correction d’erreurs associées et de retards. Plus grave encore, l’État a induit cette complexité partout dans la vie courante: avec ce résultat remarquable de temps perdu reproduit à des millions d’exemplaires à la moindre démarche dans tous les
    domaines aux normes changeantes. Il serait en effet urgent de décrasser tout ça. Je ne vois de ressources réalistes que dans la technologie: l’ I.A. et l’esprit blockchain. Trier les mauvais usages, les incohérences et les doublons, ce serait déjà pas mal.

  • « La politique est une affaire sale, une ruse, un cul-de-sac idéologique, un vaste pilleur de ressources intellectuelles et financières, un mensonge corrupteur, une tromperie, un moyen de répandre dans le monde un énorme malheur, d’une espèce inattendue et indétectée ; c’est le plus grand gaspilleur de productivité humaine jamais concocté par ceux qui ne croient pas à un authentique progrès économique et social. »
    Jeffrey Tucker

  • « Au-dessus de ceux-là [les citoyens] s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?2 » – Tocqueville (1840)

  • A Nathalie, MERCI.
    « La politique est l’art de chercher des problèmes, de les trouver partout, de les diagnostiquer incorrectement et d’appliquer les mauvais remèdes. » Ernest Benn

  • « Je vous donne avis que mon ministère est supprimé. La République supprime en même temps toutes les entraves dans lesquelles mes prédécesseurs vous ont enlacés, et tous les impôts qu’il faut bien faire payer au peuple pour mettre ces entraves en action. Je vous prie de me pardonner le tort que je vous ai fait. » Frédéric Bastiat

    • Voilà pourquoi Bastiat est inconnu en France et son nom n’est jamais prononcé pendant tout le cursus scolaire. C’est insensé de constater qu’il est beaucoup plus connu outre-Atlantique.

  • A lire sur : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/factures-mentions-obligatoires?xtor=ES-29-[BIE_183_20190919_objetbis]-20190919-[https://www.economie.gouv.fr/entreprises/factures-mentions-obligatoires]-159963:
    « À compter du 1er octobre 2019 deux nouvelles mentions devront figurer sur les factures :
    – l’adresse de facturation si elle est différente de celle de livraison
    – le numéro du bon de commande s’il a été préalablement émis par l’acheteur.
    Au 1er octobre 2019, tout manquement à l’obligation de facturation entre professionnels sera puni d’une amende administrative. Les amendes encourues iront de 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. Cette amende pourra être doublée en cas de réitération de la faute dans un délai de 2 ans à compter de la 1ère sanction. »

  • Le but de Macron est de mettre la main sur le pactole des caisses de retraite du privé! Leurs milliards le rendent avide.

  • Concernant Bastiat, vous mettez le doigt pile sur ce qui me fascine le plus concernant le personnage : qu’il ait pu prévoir avec une telle netteté et une telle fulgurance les dérives de l’étatisme/socialisme, bien des années avant qu’elles n’adviennent.

    La distance entre ce génie visionnaire et les nombreux médiocres d’aujourd’hui, qui persistent à nier l’évidence alors qu’ils ont la chance – eux – de disposer de pléthore de données empiriques, est quasiment d’ordre astronomique.

    • D’ap CG la France a engendré les plus grands libéraux. Pourquoi ? Car la France est un pays collectiviste avec un pouvoir surpuissant. Les penseurs libéraux étaient donc bien placés pour imaginer un autre système. Ce qui me désole c’est que l’on dit que le passé n’a pas d’importance car seul le présent peut construire le futur. Et quand je vois ce que nos élus construisent je me dis que le futur sera pire que le passé. Voulons-nous cela ?

  • Simplifier la vie des Français voudrait dire moins d’Etat. L’Etat voulant vivre et croître (principe du vivant) ne veut pas simplifier la vie des autres. A la rigueur la sienne comme par exemple le vol à la source. Pas de changement en prévision.

  • « portiques écotaxe, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Grand Paris Express, route solaire… »
    L’autre point commun de tous ces projets foireux, c’est qu’ils ont été décidés sans prendre aucunement l’avis des populations concernées, sans savoir si cela résultait ou non d’une forte demande citoyenne ou si a minima l’acceptabilité sociale était forte…
    Si seulement ils pouvaient tous ressembler à la route solaire, dont l’échec technique est si patent que son sort est vite réglé… Hélas, la plupart ont toutes les chances de traîner en longueur, pendant des années, comme NDDL, afin de faire le constat qui s’impose.

  • La retraite et le régime unique pour tous Une solution juste, acceptable et réaliste pour les retraites.

    Ayant participé ces dernières années aux groupes de travail Retraites du mouvement « Nous Citoyens », j’ai appris beaucoup sur ce qui était possible et ce qui ne l’était pas. Des professionnels de l’ARRCO et autres institutions ont éclairé ma lanterne. Moi-même dans le métier de la préparation à la retraite, j’ai pu aboutir à un projet conjuguant réalisme, équité, efficacité…il ne manque donc que le pouvoir de le mettre en œuvre. Seul le gouvernement de M Macron le peut parce que les errances passées de nos politiques de toutes étiquettes lui ouvrent un boulevard. Large certes mais vraisemblablement limité en temps… Aussi il faut forcer le mouvement et c’est à titre de citoyen engagé que je propose ce qui suit et pas en nom de Nous Citoyens.

    Le constat fait montre une fin brutale par le simple jeu des déséquilibres cotisants / bénéficiaires. Le COR et tout organisme sincère le voit et le dit. La problématique des retraites touche chacun dans sa chair en exacerbant des sentiments naturels tels que : « j’ai payé ! je dois recevoir ! », « Mes sacrifices passés justifient mon avantage actuel, si avantage il y a », …Et la crainte du changement.

    Or la vérité des chiffres montre aisément que tous n’ont pas cotisé autant, que tous n’ont pas bénéficié d’une subvention forcée (par le déficit et l’impôt) du contribuable et que les règles sont très diverses et fort peu égalitaires…souvent en regard du degré de nuisance des bénéficiaires voire de leur poids électoral. Quand M Macron annonce que
    pour un euro cotisé chacun devra percevoir la même correspondance en
    retraite, c’est simplement juste. Il faut sortir de « ça ne coûte rien, c’est l’Etat qui paye… », principe de bonne gestion électorale et sociale qui veut que l’argent de tous n’est à personne…Donc on ne vole …personne. Une société c’est une alchimie bizarre qui agrège les générations disparues qui ont légué un pays, la présente génération qui y vit et les générations à naître dont on ne sait rien. Sauf peut-être qu’un vol se commet à leur détriment.

    Les moyens actuariels et les données connues permettent d’établir précisément qui a cotisé combien et de rapporter à une base commune les cotisations pour établir un comparatif ainsi qu’une péréquation et assigner la retraite parfaitement égale à chacun en retour d’un euro cotisé. Finement quelques inquiets ont prétendu que les archives des fonctionnaires ont disparues…cette grossière manipulation ne saurait prospérer.

    Puis chacun recevrait un avis qui lui donnerait le montant nouveau de sa retraite. Certains verront le montant progresser, d’autres baisser mais ce serait juste et solidaire. Comme toute baisse de revenu entraine de fortes réactions négatives, le choix serait laissé d’opter pour l’alignement de sa retraite sur le nouveau chiffre ou de conserver la pension touchée jusqu’à ce jour sans limite de durée. En optant pour le nouveau chiffre, un mécanisme d’encouragement sera versé (x mois de retraite en une fois). En conservant l’ancien montant de retraite, un compte débiteur sera ouvert avec la différence mensuelle cumulée qui sera prélevée sur la succession quand elle sera ouverte. D’ici là aucune donation, avance sur hoirie ou toute autre appauvrissement volontaire sera soumis au règlement préalable de la différence estimée sur des calculs sur les bases de mortalité connues.

    Naturellement le seul régime de retraite sera celui-là et aucun régime spécial ou taux minoré ne subsistera.

    Un grand élan de solidarité en préservant équilibre social et pouvoir d’achat.

    • « Quand M Macron annonce que
      pour un euro cotisé chacun devra percevoir la même correspondance en retraite, c’est simplement juste »

      Ou juste simple ? Un euro cotisé, mêmes droits… Vraiment ? Est-ce encore vrai quand on regarde l’espérance de vie restant au départ en retraite ?

  • IL FAUT NE TOUCHER A RIEN!!
    retraites inchangées MAIS recalcul pour TOUS absolument TOUS d’un régime UN EURO COTISé DONNE UN MEME REVERSEMENT pour tous.
    Puis au décès ou à la date d’une donation, versement à la caisse unique de retraite de l’écart entre ce qui aurait dû être perçu de façon égalitaire et le réellement perçu.

    • Vous oubliez, comme les autres, l’essentiel : pas d’euro cotisé ne doit pas donner le moindre reversement, hormis la charité publique. Et chacun doit être libre de s’organiser comme il l’entend, avec ou sans l’Etat.

  • sur un autre plan, la France est au sommet de la Rente! La majorité de ses habitants détient au moins une rente. Chacun sait que son intérêt prime sur toute pensée intègre! Surtout si vous êtes un personnage médiatique, politique et/ou soutien du système actuel. Je crois aux exceptions mais les croise peu…

  • La limitation de l’état n’est pas à l’ordre du jour. Il veut s’occuper des enfants dès leur naissance et durant les premières années…
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-etat-veut-intervenir-sur-les-1000-premiers-jours-de-l-enfant-20190918

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Après avoir été mis en examen en juillet 2021 pour des faits de « prise illégale d’intérêts » commis dans l’exercice de ses fonctions, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a été avisé avant-hier (lundi 3 octobre 2022) qu’il était renvoyé en procès devant la Cour de Justice de la République.

Le même jour, on apprenait qu’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée depuis 2017 et très proche conseiller d’Emmanuel Macron depuis plusieurs années, avait été mis en examen le 23 septembre, également pour « prise illégale d’intérêts... Poursuivre la lecture

Le débat à gauche sur « le droit à la paresse » nous rappelle que pour une partie de la clientèle de la gauche radicale, le parasitisme est une valeur positive. Le communiste Fabien Roussel a suscité les réactions indignées de certains de ses alliés quand il a défendu la « valeur travail », grande oubliée ces dernières décennies par les formations de la gauche de la gauche.

Il y en a qui demandent le droit à la #paresse et d 'autres qui bossent pour nourrir les autres https://t.co/HaZOIwnPN2

— Dominique Luhe... Poursuivre la lecture

Un entretien mené par Matthieu Creson pour la la Revue Politique et Parlementaire. 

 

Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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