Élections en Tunisie ou jeux de cirque politiques

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Ouverte le 2 septembre, la campagne du scrutin présidentiel semble avoir moins l’ambition de consolider la démocratie qu’en donner médiatiquement l’image.

Par Farhat Othman.

Le décès du président en exercice a précipité la tenue de l’élection présidentielle devant finalement précéder les législatives reportées à octobre. Ouverte le 2 septembre, la campagne du scrutin présidentiel semble avoir moins l’ambition de consolider la démocratie qu’en donner médiatiquement l’image en un pays relevant toujours de l’ordre supposé déchu.

Avec ces élections, ce n’est point du pouvoir du peuple qu’il s’agit, mais de celui du spectacle, parfaite illustration de la théâtrocratie dont parle Platon dans les Lois. Le scrutin ne manifeste qu’une démocratisation illusoire, la classe politique tunisienne se refusant à libérer le peuple du joug des lois scélérates de la dictature, toujours en vigueur près de neuf ans après sa supposée chute.

Pourtant, une telle législation est devenue nulle, ayant été abolie par la nouvelle constitution de 2014. Or, celle-ci est restée lettre morte pour l’essentiel de ses acquis en matière de droits et de libertés ; elle est même régulièrement violée pour certaines de ses dispositions essentielles, dont surtout l’instauration de la Cour constitutionnelle qui aurait dû précéder les élections.

Justement, ces dernières étaient présentées comme devant avoir lieu en conformité avec la constitution, n’outrepassant pas le délai constitutionnel prévu pour les organiser ; or, logiquement et juridiquement, cela imposait déjà l’installation de la Cour constitutionnelle, le délai limite de sa mise en place prévue également par la constitution, ayant été dépassée depuis bien longtemps.

Jeu du jeu politicien

C’est bel et bien une faillite des élites politiques dont on n’en a cure, ce qui compte étant le jeu politicien, celui de simuler médiatiquement la démocratie. N’est-elle pas dans l’organisation d’un scrutin pluraliste ? La Tunisie n’est-elle pas la seule à le faire dans tout le monde arabe ? Qu’importe alors que le peuple demeure sous la botte de la dictature, brimé au quotidien par ses lois scélérates bien que devenues nulles et non avenues !

Aussi, le Tunisien qui pratique déjà instinctivement le jeu du je, sa ruse pour survivre à l’environnement légal liberticide, est-il convié par ses élites, déconnectées de ses réalités, à prendre part à un autre jeu. Électoral celui-ci, il n’est pas moins vicieux que l’autre, traduisant la résilience des réflexes de la dictature sous les apparences d’une démocratie au rabais, qui ne satisfait que ceux qui en profitent : une classe politique autiste et ses soutiens étrangers au service de leurs intérêts propres.

C’est peu dire que la Tunisie de base, le pays profond ne survit que grâce à la continuelle pratique de son jeu du je, ma formule pour caractériser sa ruse de vivre devenue une seconde nature. Qualifiant un trait psychologique de la personnalité tunisienne, elle découle de ce que je nomme, par ailleurs, parabole du moucharabieh, cet art psychosociologique arabe de simuler et dissimuler dans le cadre d’une idiosyncrasie de l’image érigée reine de soi.

Depuis le coup du peuple, sa supposée révolution de 2011, la société tunisienne est contrainte à s’adonner à cet autre jeu, celui du jeu d’une politique politicienne, jeu de cirque moderne recyclant l’antique panem et circenses. Ainsi donne-t-on au populo « du pain et des jeux » à défaut de lois justes ; car aussi ubuesque que cela puisse paraitre, le pays est toujours sous la botte de la législation de la dictature — et nous le redisons volontiers eu égard à l’énormité d’un tel constat assimilable à une forfaiture.

Un État de similidroit

Le jeu populaire de soi est en quelque sorte la réponse du berger à la bergère, une réaction fatale et définitive de la population aux lois liberticides qui lui sont imposées, à la comédie d’État de droit auquel elle est soumise par la force brute sous la dictature et par la même force, mais sous un packaging light, depuis la supposée révolution dans son pays.

En effet, avec la réforme législative indéfiniment renvoyée aux calendes… guère plus grecques mais tunisiennes, et le maintien par conséquent de l’ordre juridique de la dictature, on ne fait que cultiver, au mieux, un État de similidroit, l’essentiel des efforts de la classe politique se limitant à parfaire l’apparence de la bonne foi au nom d’un formalisme stérile, qu’il soit juridique, du pur juridisme, ou religieux, un dogmatisme intégriste de bon aloi.

Car l’œuvre initiale de Bourguiba, mettant en place les bases de l’État moderne, n’a pas moins nourri le facteur principal de sa destruction, ce régime autoritaire qui a produit la dictature physique du tombeur du Combattant suprême et son ersatz actuel, une dictature morale d’un ordre quasiment religieux. D’ailleurs, quoi qu’on ait dit à la mort de Béji Caïd Essebsi sur son legs au pays, il n’a rien fait de vraiment bon pour son salut, lui laissant un parfait État de non-droit malgré les espoirs suscités lors de son élection.

Effectivement, porté au pouvoir par un vote manifeste opposé au pouvoir des islamistes, il n’a eu en première urgence, aussitôt entré à Carthage, que de se presser de conclure une alliance avec l’ennemi d’hier au nom d’un illusoire consensus, plaçant le vice-président du parti religieux à la tête du parlement, empêchant la moindre réforme utile des lois anciennes, les maintenant bien qu’elles soient devenues non seulement obsolètes, mais également nulles et non avenues. D’ailleurs, même la question de l’égalité successorale n’a été de sa part qu’une manœuvre politicienne.

La loi de la realpolitik

Il est vrai, le président défunt s’est retrouvé confronté à une situation qu’il a estimé dépasser ses pouvoirs, celle d’un parti islamiste imposé par le partenaire incontournable de la Tunisie, les États-Unis, qui l’ont amené au pouvoir et tablent toujours sur lui pour leurs visées stratégiques, aussi bien militaires qu’économiques et commerciales. D’autant plus qu’ayant eu le temps d’infiltrer tous les rouages de l’État, ce parti devenait difficile, et même dangereux, à manipuler ou à contrarier. Il ne faut pas oublier qu’il a gardé ses réflexes d’antan qui l’amenaient à verser dans la terreur urbaine.

De plus, comme Ennahdha (le parti islamiste) ne lésinait pas à coopérer avec les anciens serviteurs de la dictature pour un régime de même nature, juste ripoliné dans un intérêt commun bien compris, le président défunt n’a pas hésité longtemps à faire passer avant la patrie son propre parti; et il n’était même pas partisan, plutôt personnel, surtout familial.

Aujourd’hui, il n’est un secret pour personne que le coup du peuple, cette révolution qui s’est faite au nom de la soif populaire de libertés, a été l’occasion d’une alliance entre le grand capital mondial et l’islam politique, ce que j’ai nommé capitalislamisme sauvage, pour servir les projets militaires américains au Proche-Orient et économiques au Maghreb. La démocratisation de la Tunisie n’a été qu’un leurre ou un mot d’ordre porteur qui a eu le sort des slogans : une durée limitée à l’obtention du résultat. Ce qui explique que l’on se soit autorisé à juste arrêter la transition démocratique tunisienne à la forme avec l’adoption d’une constitution se voulant riche en innovations, droits et libertés, sans rien faire pour sa mise effective en vigueur.

Outre ce qui a été dit ci-dessus, on a de même veillé à mettre en place un code électoral taillé sur mesures pour les ambitions des partis, dont notamment celui des islamistes. Par exemple, au prétexte que la candidature à la présidence de la République est un droit pour tous, on n’exige pas que le candidat montre patte blanche comme cela s’impose à n’importe quel citoyen se présentant à une quelconque responsabilité. Par contre, on exige qu’il verse une caution fort élevée, non remboursable si la candidature est refusée.

Veine commerciale de l’acte électoral

C’est bien l’aspect mercantile qui domine les élections tunisiennes en plus du puéril jeu politicien. Il est symbolisé par cette flétrissure de l’encre indélébile que les milieux capitalistes imposent à la Tunisie comme à tous les pays en voie de transition démocratique, en faisant un commerce mondialisé. Bien évidemment, le recours à l’encre électorale est justifié par le souci de l’intégrité de l’acte de vote. Or, si cela se comprend pour les pays n’ayant pas d’instance indépendante veillant à des élections crédibles, n’utilisant surtout pas de listes électorales, il ne saurait concerner la Tunisie.

Au demeurant, il faut noter que son instance indépendante, l’ISIE, lors d’une précédente élection, a bien décidé de ne plus avoir recours à l’encre, constatant son inutilité, avant de se rétracter au vu du tollé que sa décision a suscité auprès des commerçants internationaux relayés sur place par certains milieux intéressés. Car accepter que la Tunisie se passe de cette encre inutile pour cause de listes électorales tenues à jour, c’est risquer de mettre en cause un commerce mondial juteux, d’autres pays pouvant lui emboîter le pas. Aussi est-on allé, pour l’actuel scrutin présidentiel anticipé et afin de défendre le maintien de l’usage de l’encre, jusqu’à en faire don à l’ISIE ; peu importe cette perte minime au service de la sauvegarde de tout le système, puisque ce n’est, au final, qu’un prêté pour un rendu.

Le plus grave est qu’outre le stigmate de sous-développement que manifeste ce pouce que l’électeur exhibe naïvement comme méritant la démocratie, l’encre a généré un système bien rodé au service de l’argent sale : le pouce taché d’encre étant la garantie pour certains votants véreux de toucher un pécule auprès des partis achetant leurs voix. Dans certains pays, cela va même plus loin, comme on l’a relevé en Égypte, où l’on contrôle dans les administrations, avec cette honteuse encre, ce qui serait une obligation déguisée de vote, son absence entraînant sanction.

Juridiquement, en Tunisie, l’usage de telle encre n’est que facultatif ; aussi, pour attester de sa réelle indépendance, l’ISIE devrait préciser, pour le moins, aux électeurs qu’ils ne sont pas obligés de se salir le doigt du moment que leur identité est justifiée au moment du vote et ne suscite aucun problème. Le fera-t-elle pour l’élection en cours en vue d’éliminer tout soupçon quant à sa dépendance des intérêts financiers internationaux ?

Car d’aucuns la soupçonnent déjà d’user de pratiques et de logiciels algorithmiques ne garantissant pas la totale sincérité du vote ; ce qui ne lui serait pas propre puisqu’on sait le décalage qui peut exister entre le poids du vote populaire réel et son résultat statistique final, tel que ce n’est évident dans le système électoral américain, par exemple.

Quelle future donne politique ?

D’aucuns, parmi qui se dit initié en cuisine électorale, prédisent une issue au scrutin présidentiel qui esquisserait une donne politique appropriée à l’instant présent. On croit savoir que l’on agirait pour qu’il n’y ait, si possible, qu’un seul tour au profit du candidat qui aura eu les faveurs de la nomenklatura, nationale et particulièrement internationale, veillant sur le sort du pays. Toutefois, comme il y a toujours un plan B, on le donnerait aussi en concurrence avec un adversaire guère ennemi, prolongeant donc possiblement, mais partiellement, la donne actuelle pour une transition en douce.

Ce plan résiduel viendrait chambouler le calendrier des législatives, prévues aussitôt après le scrutin présidentiel, début octobre, surtout si jamais il y a contestation et saisine de la justice, ce qui allongerait les délais du résultat final. Toutefois, il ne changerait rien à l’essentiel de ce que l’on suppute : recul sensible du poids du parti islamiste invité à ne veiller qu’à limiter les pertes dans l’effort qui lui est imposé par ses soutiens américains de se décider à faire enfin sa mue démocratique. Car il a amplement bénéficié de la longue période passée sans réaliser que le strict minimum de ce qui était attendu de lui, soit l’option militaire orientale et l’ouverture économique du pays, alors qu’il a bénéficié de tout ce qu’il attendait.

Il est vrai, Ennahdha a eu à cœur de servir les attentes capitalistes de ses soutiens, ce qui correspondait, au demeurant, à son idéologie économique ; ainsi, de plus en plus, le pays se donne-t-il l’allure d’un souk où tout se vend et s’achète. Mais comme c’est un pays pauvre et même très pauvre, zawali comme on dit populairement, cela défigure le libéralisme qui ne se résout pas uniquement dans le commerce dévergondé, celui des hommes étant à ne pas négliger ; ce qui impose que la loi du laisser-faire, laissez passer doive impérativement se traduire aussi par des droits individuels et des libertés privées, notamment dans la vie intime, seuls susceptibles de faire oublier la misère. C’est ce que semble ne plus devoir trop attendre encore le soutien yankee des islamistes.

Or, on sait que même pour la loi symbolique sur l’égalité successorale, sans parler de la liberté totale de consommation d’alcool ou de la question sensible de l’homosexualité, le parti Ennahdha a refusé de se réformer, continuant à louvoyer. C’est pour cela, d’ailleurs, que le chef de ce parti, Rached Ghannouchi qui rêvait d’entrer à Carthage, s’est résolu à y renoncer, se contentant de présider la liste électorale dans la capitale de son parti pour les législatives. Après avoir conseillé en vain à son parti de ne pas présenter de candidat, comme ce fut le cas lors de la précédente élection présidentielle, il a envoyé au casse-pipe son second, le président en second du parlement. Supposé incarner la veine réformiste du parti, ayant été proche du soufisme avant de dévergonder ses idées avec l’islam politique intégriste de son parti, M. Mourou en est vice-président et ne représente qu’une minorité en son sein.

De la part de M. Ghannouchi, c’était une façon d’administrer la preuve de sa bonne volonté de réformer son parti, en faire la démocratie islamique rêvée, un slogan resté creux au vu des réalisations. Toutefois, comme la réforme législative semble désormais impérative, imposée par la nécessaire mise en vigueur de la constitution, il en contrôlera ainsi le cours tout en s’en attribuant éventuellement les retombées. Pour peu que son groupe parlementaire soit assez bien pourvu, comme il le fut lors de la dernière élection législative, perdue certes, mais de peu devant un parti qui s’est vite morcelé en courants ennemis. Ce qui semble devoir être le cas, cette fois-ci aussi : une redistribution des cartes en faveur du courant supposé être moderniste mais qui est très divisé, sans priver donc de tout pouvoir les islamistes, leur laissant une sorte de feuille de vigne, le temps de finir par accepter la fatalité de changer enfin de peau.

Un scénario parmi d’autres

La multiplicité des candidats, surtout du côté de ceux qui se présentent en modernistes, est à considérer comme un signe dans le sens précité : l’islamisme doit avoir son mot à dire dans le pays pour contrer le dogmatisme jumeau, quoiqu’antagoniste, des laïcistes, ces véritables salafistes profanes. En effet, nombre de pans politiques supposés modérés partagent les vues traditionalistes des islamistes, communiant dans un semblable dogmatisme. Les uns et les autres se trompent sur la société qu’ils jugent rétrograde du fait que c’est ainsi qu’elle se donne à voir à cause des lois scélérates et des traits de caractère ci-dessus évoqués.

Au vrai, les salafistes intégristes comme les salafistes profanes ne sont obnubilés que par le pouvoir et le maintien des lois actuelles qui émasculent les élans libertaires des nouvelles générations, devenues un véritable péril jeune à leurs yeux. Pour d’aucuns, pousser par ces lois les jeunes au terrorisme serait même préférable à leur reconnaître leurs droits et libertés, car ils sont mieux maîtrisables et combattus en tant que terroristes alors qu’ils échappent à tout contrôle s’ils deviennent libres, maîtres de leur vie privée. Ce qui menace pas mal de privilèges acquis.

Une telle diversité des candidatures témoigne moins de la vitalité démocratique du pays que de sa friabilité. Ce qui est de nature à maintenir encore quelque temps dans le pays un chaos propice aux affaires, ce chaos espéré par certains aussi créatif et créateur de quelque chose de sui generis, à condition d’être en conformité avec l’esprit du temps qui est au libéralisme. Et le souci occidental légitime pour ses intérêts, surtout immédiats, est de les croire encore mieux assurés par les islamistes qui, même s’ils s’y emploient intelligemment, demeurent cependant, sur le long terme, les moins bien placés à servir le vrai libéralisme, garant de toutes les libertés privatives pour un épanouissement humain dans un cadre de libertés.

D’aucuns pensent que cela pourrait être incarné par le jeune chef actuel de gouvernement, que les Américains connaissent bien, ayant servi en leur ambassade à Tunis, l’estimant utile à Carthage et peut-être encore plus à sa place, en duo avec son propre ministre de la Défense, Abdelkarim Zbidi, un fidèle du président défunt, et qui aurait alors à lui succéder. Le deal serait adoubé par les islamistes séduits par le profil indépendant de M. Zbidi, ayant même failli être leur candidat par défaut. Et un tel deal serait même jugé correct par les deux protagonistes du scrutin au vu des attributions plus importantes du chef du gouvernement, surtout s’il est appuyé par un parti majoritaire au parlement. Le sera-t-il ?

Ce scénario, envisagé par certaines chancelleries, verrait-il le jour ou ne serait-il qu’une des lubies que charrie le cours de la politique politicienne ? Ce qui le renforce est le silence entretenu sur les questions sensibles, seuls sujets susceptibles d’initier le vrai changement en Tunisie en l’ancrant sérieusement dans la démocratie. Car la Tunisie ne sera jamais démocratique, sur le plan national, sans toilettage de ses lois supposées respectueuses de l’islam, érigé en religion du pays par la constitution qui impose le respect de ses valeurs. Or,  à la vérité, il s’agit de lois qui violent les visées et même le texte de cette religion; tel est le cas sur les questions de l’homophobie, de l’illégalité successorale, de l’anathème sur l’alcool, du sexe libre entre adultes et même de la libéralisation du cannabis. Sur toutes ces questions et d’autres, en effet, il a déjà été démontré que l’anathème ne vient pas du texte pur de la foi, mais bel et bien de son interprétation biaisée et dépassée par la doctrine d’antan et la doxa subséquente.

Sur le plan international, la démocratie n’a de chance de s’enraciner dans le pays sans son articulation à un système de droit qui marche, ce qui pose l’incontournable question de l’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne dans la cadre de ce à quoi j’appelle : Maghreuope, le Maghreb enfin formellement en Europe et non plus seulement informellement comme c’est déjà le cas.

Au vu des terribles drames actuels en Méditerranée, cela doit être précédé, sans plus tarder, par l’instauration d’une libre circulation humaine sous visa biométrique, l’outil actuel devenant un visa de circulation délivrable d’office et gratuitement. Gardant la pratique présente avec la levée des empreintes digitales, mais étant délivré d’office à tout Tunisien en tant que ressortissant d’une démocratie, il est fiable et respectueux des réquisits sécuritaires tout en se conformant à la législation internationale et à l’éthique du droit des gens ainsi qu’aux droits humains. Au reste, il serait appelé à devenir la règle des rapports internationaux dans un espace méditerranéen de démocratie à créer en une Méditerranée retrouvant enfin sa vocation de mare nostrum.

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