Est-ce que la liberté fout le camp ?

En enrichissant le concept de liberté au fil des siècles, n’a-t-on pas perdu son sens initial ? Est-ce que la liberté fout le camp ?

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NY April 2014 By: Vix_B - CC BY 2.0

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Est-ce que la liberté fout le camp ?

Publié le 6 septembre 2019
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Par Patrick Aulnas.

Si vous voulez être en harmonie avec la société dans laquelle vous vivez, vous devez penser en termes de droits et non de libertés. De quels droits sociaux disposez-vous ? Santé, retraite, chômage ? Plus récemment, un progrès considérable a été accompli avec une nouvelle question, égalitairement à la disposition de tous : quels sont vos droits environnementaux ?

On n’arrête pas le progrès, dit-on par dérision au Café du commerce. C’est vrai aussi pour les libertés. Mais en enrichissant à ce point le concept de liberté au fil des siècles, n’a-t-on pas perdu son sens initial ? Est-ce que la liberté fout le camp ?

Les libertés et les droits

Deux grands corpus juridiques, apparus successivement dans notre Histoire, constituent l’épicentre des enjeux contemporains de philosophie politique :

  • les libertés politiques et économiques : respect de la personne (pas de torture, pas d’esclavage), liberté de conscience, des cultes, d’expression, de réunion, d’association, droit de propriété, liberté contractuelle, liberté d’entreprise, etc.
  • les droits sociaux et environnementaux : droit à la protection de la santé, droit à l’enseignement, droit à l’emploi, etc. auxquels sont venus s’ajouter plus récemment les droits sur le milieu naturel, qu’il s’agit de protéger contre la puissance technologique acquise par l’humanité. Le principe de précaution régit ce domaine.

Les « libertés » sont apparues aux XVIIIe et XIXe siècles. La notion de liberté est alors fondée sur une idée simple : le recul de la coercition. Le pouvoir politique des siècles antérieurs déterminait les bonnes façons de penser et d’agir et il fallait s’y tenir. À partir du XVIIIe siècle, l’homme occidental conquiert son autonomie. D’enfant soumis aux injonctions du pouvoir, il devient adulte. Chaque individu dispose juridiquement de sa liberté. Le libéralisme est né en droit et l’individualisme est au cœur du libéralisme. Pourtant aucun projet de société nouvelle ne sous-tend cette reconnaissance de la liberté. Il s’agit d’une libération de l’individu par limitation du pouvoir politique antérieur.

Les droits sociaux apparaissent aux XXe et XXIe siècles. Les penseurs socialistes considèrent que si la liberté n’est pas effective, elle n’existe pas. Qu’est-ce que la liberté d’expression pour un ouvrier de 1850 qui travaille toute l’année pour un patron, quinze heures par jour et six jours sur sept ? Pour modifier cette situation de dépendance de fait, il faut accorder des droits sociaux aux individus et seule la collectivité publique, l’État, peut avoir le poids suffisant pour y parvenir. Cette façon de penser s’impose largement à partir du milieu du XXe siècle et il s’ensuit un interventionnisme économique et social croissant des États.

Les droits environnementaux sont les plus récents. Les richesses naturelles ont longtemps été considérées comme inépuisables et à la libre disposition des Hommes (de certains du moins : les privilèges régentaient l’accès à la nature). La prise de conscience des limites quantitatives (énergie, matières premières) apparaît dans la seconde moitié du XXe siècle. L’influence négative de l’être humain sur son environnement (climat, pollution de l’air, des mers, rivières, etc.) constitue l’autre aspect du problème. Quels sont alors les droits de l’être humain sur son environnement naturel ?

Individualisme et collectivisme

Une différence d’essence sépare libertés et droits. Les libertés représentent un potentiel accordé à chaque individu. Il peut l’utiliser ou non. Il peut s’exprimer ou se taire, faire partie d’une association ou non, acquérir plus ou moins de droits de propriété. Les droits sociaux sont au contraire des créances sur la société qui supposent un financement par la violence légitime et une réglementation très dense. Or, prélèvements obligatoires et règlementation constituent des atteintes à la liberté individuelle.

Les droits environnementaux définissent les limites de l’action de l’humanité sur le milieu naturel. Ils représentent un droit de créance restreint sur la nature, compatible avec sa survie à long terme. Les droits environnementaux sont en réalité des limitations juridiques imposées à la liberté individuelle.

Autrement dit, les libertés politiques et économiques sont fondées sur l’individualisme : elles ont accordées à chaque être humain. Au contraire, les droits sociaux et environnementaux relèvent du collectivisme. Les droits sociaux cherchent à instaurer une égalité de fait dans un certain nombre de domaines comme la santé, la vieillesse, etc. Les droits environnementaux visent à encadrer l’humanité entière pour l’accès à la nature.

Liberté et coercition

Pour les libéraux, la démocratie est fondée sur la liberté individuelle. Or, les droits sociaux et environnementaux reposent sur la coercition politique, sur l’utilisation de la violence légitime pour répartir égalitairement les richesses créées ou pour protéger l’environnement naturel. Aller trop loin dans le domaine des droits sociaux et environnementaux représente un recul de la démocratie par restriction de la liberté individuelle. Les libéraux ne s’accordent pas sur le niveau acceptable des droits sociaux et environnementaux, mais tous considèrent que ces droits peuvent menacer la démocratie.

Socialistes et écologistes voient au contraire dans l’égalisation progressive des conditions sociales le critère de la démocratie. L’égalité leur importe plus que la liberté. Les communistes ont ainsi prôné la dictature pour améliorer à long terme le sort des Hommes et ils ont échoué. Certains écologistes radicaux n’hésiteraient pas à annihiler la liberté individuelle pour réduire au plus vite la croissance économique ou même la ramener à zéro. Pour eux, la croissance est un facteur de compétition, d’inégalité et d’exploitation dangereuse de la nature.

Constructivisme et liberté

Depuis le XVIIIe siècle, la liberté individuelle en Occident a suivi une trajectoire historique qui apparaît aujourd’hui clairement. Après environ un siècle d’individualisme, le collectivisme a refait surface sans pour autant entraîner pour l’instant un recul sensible des libertés politiques et économiques. Cependant, les contraintes collectives imposées par le pouvoir politique touchent des domaines de plus en plus larges.

L’histoire du siècle écoulé a montré que le domaine de l’interventionnisme étatique s’élargit lorsqu’une société s’enrichit. Tous les États occidentaux ont vu leurs dépenses publiques augmenter dans des proportions considérables. Il s’agit probablement d’une véritable loi liant politique et économie. La demande de services collectifs financés par l’impôt ou les cotisations obligatoires peut en effet être facilement satisfaite par une offre publique lorsque les revenus augmentent au-delà du strict nécessaire. Il suffit de prélever davantage par la violence légitime. Tant que ce prélèvement croissant est politiquement accepté, l’étatisme progresse.

Ces interventions de la puissance publique n’ont rien à voir avec l’autoritarisme traditionnel qui se manifestait par un refus des libertés politiques. Dans nos sociétés, l’arbitraire du pouvoir a considérablement reculé mais la puissance du pouvoir a considérablement augmenté. Il dispose d’un niveau d’information sur la société jamais atteint auparavant. Il dispose également de moyens d’actions considérables, le nombre de fonctionnaires pouvant constituer un des indicateurs. Il dispose enfin de corpus juridiques gigantesques, limitatifs de la liberté individuelle, permettant de mettre en œuvre les droits sociaux et environnementaux.

Le pouvoir politique se donne clairement pour mission aujourd’hui de construire la société de l’avenir. La mentalité constructiviste a le vent en poupe et elle est prête à sacrifier la liberté sur l’autel de résultats concrets concernant la société future : une société égalitaire et écologiste. C’est la fameuse « transition écologique et solidaire » que les littératures médiatique et universitaire évoquent abondamment.

Lorsque la mentalité libérale régresse, la liberté est toujours menacée. Or le libéralisme suppose de laisser aux individus le maximum de latitude compatible avec l’existence d’une société organisée. L’avenir libéral n’est pas construit par le pouvoir politique, mais librement choisi par chacune et chacun d’entre nous. Le futur représente ainsi une évolution naturelle et paisible résultant de multiples interactions individuelles, jamais de la coercition étatique. Il s’agit là, bien sûr, d’un idéal théorique très optimiste que l’épreuve des faits ne peut que tempérer.

Cet optimisme politique n’est plus à l’ordre du jour. Les conflits entre groupes sociaux, les tensions géopolitiques, la confrontation entre l’Homme et son environnement, le catastrophisme ambiant ne prédisposent nullement à la vision apaisée qui est celle de la philosophie libérale. « Encore plus d’État » : voilà la demande dominante.

Alors, oui, vraiment, la liberté fout le camp.

 

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  • La première des libertés consiste a pouvoir conserver et jouir des fruits de son travail et de sa propriété.. dans un pays ou on taxe tout au nom de la soi disant solidarité et ou le nombre d’interdits incantatoires au nom d’une soi disant defense de la planete qui vient vous traquer jusque dans votre assiette augmente tous les jours, on ne peut pas parler de liberté..
    Quand les droits des uns se font sur la liberté des autres , on se retrouve rapidement face a des dictatures des droits..

    La liberté çà a toujours été cher , mais quand on sacrifie sa liberté pour des droits , on devient esclave des organisations chargées
    de pomper la substance qu’elles sont sensées répartir, au nom d’une prétendue solidarité.
    Le socialisme ce n’est pas la liberté, c’est meme exactement le contraire..
    Vous avez le droit de voter , mais on organise le scrutin avec le souci de protéger la stabilité des politiques et de l’administration qui connait tout de vous.
    Vous avez le droit de vous exprimer sauf si le propos implique une allusion au genre, a la couleur de peau, a la religion, meme si c’est pour faire rire .. « Strengt verbotten »
    Vous n’avez pas le libre arbitre de juger si une route présente la capacité de rouler a 81 kmh , vous n’êtes pas juge , vous devez obéir.;
    Vous n »êtes plus libre de fumer, de boire , de manger ce que vous voulez
    Parler de liberté en france, c’est se foutre de la gueule du monde..
    nous avons étés libres , certain de nous s’en souviennent, d’autre ne l’ont jamais connue

    • « Pas mieux » !

    •  » le socialisme ce n’est pas la liberté »….tout à fait exact ; le socialisme c’est l’égalité dans la misère , le communisme c’est la misère dans l’égalité ….

    • Juste une petite correction :  » Streng verboten  »

      Et pour rester un peu dans l’allemand et la liberté, Goethe s’est exprimé ainsi:

      ‘ Tous sont égaux dans la société.
      La société ne peut être fondée que sur le concept d’égalité mais aucunement sur le concept de liberté.
      Je veux trouver l’égalité dans la société;
      la liberté, à savoir la morale, à laquelle que j’accepte de me subordonner, je l’apporte avec moi. ‘

       » In der Gesellschaft sind alle gleich. Es kann keine Gesellschaft anders als auf den Begriff der Gleichheit gegründet sein, keineswegs aber auf den Begriff der Freiheit. Die Gleichheit will ich in der Gesellschaft finden; die Freiheit, nämlich die sittliche, dass ich mich subordinieren mag, bringe ich mit.  »
      (Maximen und Reflexionen)

    • oui c’est juste… hélas…

  • Notre liberté s’étiole régulièrement : la démocratie fait place à l’arbitraire administratif, l’inquisition des big brothers cerne notre vie privée. Car le citoyen d’aujourd’hui, ne parvenant plus à comprendre les rouages complexes de notre société, accepte le servage en échange d’une prétendue protection de ses seigneurs… Un abandon dangereux car si jadis on pouvait couper la tête d’un roi abusif, qui demain pourra débusquer ces monstres virtuels ?

  • Dénoncer dans un même développement les socialistes et les écologistes est le seul intérêt de ce texte, ce qui est assez maigre même si ce sont souvent les mêmes.

    Au contraire, il introduit une confusion entre 2 types de droits, l’un positif (« les droits sociaux »), et l’autre négatif (le droit environnemental, et non « les droits environnementaux » qui n’existent pas).

    • Un droit est positif s’il permet à celui qui en dispose de jouir de ses libertés. Les « droits sociaux » permettent à ceux qui en disposent de contourner les libertés d’autrui pour le faire contribuer à la cause : ils sont très loin en domaine négatif. Idem pour le droit environnemental. Et dans un cas comme dans l’autre, cette atteinte à la liberté d’autrui s’appuie de plus sur un procès d’intention, comme quoi de son propre chef l’individu ne se comporterait ni de manière morale, ni de manière responsable vis à vis de ses semblables.

      • Problème de définitions, j’étais dans l’esprit de ce texte :
        http://www.freedomworks.org/content/why-socialist-bernie-sanders-wrong-about-health-care-being-human-right
        « Sur la base de cette définition, un droit négatif est une réclamation contre toute ingérence; alors qu’un droit positif est une revendication qui nécessite une action positive de la part de quelqu’un d’autre »

        • On connaît tous ici la différence théorique entre droit negatif et droit positif.
          En première analyse on pourrait même en faire la différence entre libéral et non libéral.
          Mais dans la pratique je suis très mal à l’aise avec cette dichotomie.
          Prenons le droit à la sûreté, qui nécessite une force publique. Pour garantir mon droit à la sûreté, je dois donc bien compter sur les impôts prélevés sur d’autres. Suivant cette définition, le droit à la sûreté devient un droit positif…
          En pure logique, on pourrait donc affirmer qu’il ne peut exister de droit négatif dès lors que nous demandons à un État d’en garantir l’existence, garantie qui passe forcément par l’impôt.

          • On pourrait dire que le droit à la sureté est un droit positif s’il nécessite une force publique, mais que le droit de préserver sa vie et ses biens est un droit négatif quels que soient les moyens nécessaires ?

          • Le droit de sûreté est d’abord le droit naturel d’être armé, chaque citoyen armé constituant le premier niveau de la police d’une société civilisée constituée. La force publique ne vient qu’après (art. 2 puis 12 de la DDHC). Elle est accessoire.

    • « Dénoncer dans un même développement les socialistes et les écologistes »
      Cette confusion vient sans doute de l’actualité politique française où les socialistes sont désormais obligés de s’allier aux écolos pour gagner les élections.

  • « Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir »
    Alexis de Tocqueville.

  • « Le pouvoir politique des siècles antérieurs déterminait les bonnes façons de penser et d’agir et il fallait s’y tenir. »
    Nous sommes très influencés oar un narratif historique républicain qui s’applique à montrer que l’Ancien Régime était synonyme uniquement de coercition. En réalité, dans leur quotidien, les gens subissaient beaucoup moins l’intrusion de l’Etat qu’aujourd’hui. Par exemple,l’organisation des communes (de petites entités il est vrai) était très démocratique. Les choses ont changé peu à peu à partir du Grand Siècle.

    • Pour étayer votre propos, un exemple entendu dans un reportage sur le Louvre passé sur Arte.

      en gros:

      L’enceinte du Louvre n’a pu être achevé qu’après la révolution, grâce à la création de la notion de ‘bien public’.
      Il y avait sur un coté de l’enceinte des échoppes de marchands très rentables que ces derniers ont toujours refusé de vendre à la royauté, empêchant ainsi de terminer cette enceinte.

      Il ont été expropriés manu militari après la révolution dans l’intérêt du peuple et accessoirement de Napoléon…

    • Vous avez tout à fait raison. Contrairement à ce que prêchent les livres d’histoire républicains la monarchie absolue l’était bien moins qu’ils l’affirment. Le roi était tenu de respecter les privilèges des villes, des paroisses, des individus. Les français payaient moins d’impôts sous la monarchie que sous la Révolution. Et surtout ils étaient exemptés du service militaire, l’armée étant professionnelle!

  • La société et l’Etat nous imposent des droits que nous n’avons pas la liberté de refuser.
    Oui, la liberté fout le camp ainsi que celle de penser « librement ».
    Alors que le catholicisme ne s’impose plus, ses plus farouches opposants et leurs idiots utiles ont promus le: »j’ai péché par pensée ».
    nous sommes dans un totalitarisme soft!

  • Merci à Patrick Aulnas pour cette reflexion philosophique.
    Donc, « Si vous voulez être en harmonie avec la société dans laquelle vous vivez, vous devez penser en termes de droit et non de liberté ».
    Mais, ce sont nos aspirations quotidiennes à « bien » vivre qui sont sources d’interactions sociales.
    La vie harmonieuse en société n’est finalement qu’une quête permanente de solutions de compromis et d’arbitrages, entre la volonté dominatrice de certains et les aspirations naturelles de liberté de tout un chaucun.

  • « Une différence d’essence sépare libertés et droits »
    Cette affirmation se discute.
    La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, bible libérale, définit 4 droits fondamentaux : la liberté (dont celle d’expression des opinions), la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.
    Ce qui fonde la base de nos libertés individuelles est clairement ici appelé « droits ».
    Et plus fort, la mise en musique de ces droits réclame une contribution pour l’entretien de la force publique, donc un impôt pour financer l’Etat, donc un financement par la violence légitime…
    La différence entre les libéraux et les non-libéraux tient au fait que les premiers se contentent des droits exprimés dans la DDHC de 1789.
    Mais ne nous aveuglons pas, en tant que libéraux, au point de croire que nos libertés individuelles ne sont pas d’abord des droits ou que ceux-ci ne nécessitent pas l’intervention d’un Etat. Ou encore que ceux-ci ne sont pas obtenus au détriment de ceux qui aimeraient avoir plus de droit sur nos vies, comme les représentants de la noblesse par exemple…
    Par la suite, les citoyens ont demandé toujours plus à l’État… Mais pour moi, il n’y a pas de difference d’essence, seulement de degré, ou plus précisément de périmètre aux droits que nous réclamons à l’État…

    • nous ne réclamons pas de droits a l’etat , ce sont les elus par pur clientélisme électoral qui multiplient les droits en direction de leurs supposés électeurs

  • Les droits environnementaux reposent sur de la fausse science (le RCA, la montée des températures et du niveau des mers, la soidisant extinction des espèces, la limitation des ressources naturelles) et les droits sociaux sur de la fausse sociologie (la lutte des classes). Ils servent de prétexte à l’asservissement de l’individu au groupe et de limitation à son émancipation. Et les individus qui s’en prévalent se prétendent progressiste. La dictature est en marche.

  • Une liberté qui implique le mépris de son prochain n’est pas une liberté. Il en va ainsi de tous les « droits à » reposant sur une contrainte imposée à autrui. Il en va ainsi de l’égalité réelle des marxistes, qui repose sur le mépris de toute propriété privée, jusqu’à la violence, jusqu’au meurtre de masse. Il en va ainsi de l’écologisme qui déifie la nature en réifiant l’humain. Il en va ainsi des droits à l’enfant qui méprisent le droit des enfants. Il en va ainsi du globalisme qui méprise la démocratie.

    Ce pseudo-libéralisme, énième avatar du même socialisme, est contraire au libéralisme par ignorance du principe de non agression. C’est d’ailleurs contre ce pseudo-libéralisme que certains revendiquent aujourd’hui une forme d’illibéralisme, dans un monde où le sens véritable des mots a été dévoyé pour faire place aux mensonges des plus roublards des politiciens, avides de pouvoirs et de fortunes illégitimes. Le progressisme, ce n’est pas le progrès de l’humanité. C’est seulement le progrès du mensonge au détriment de la vérité. Le progressisme n’est pas le libéralisme.

  • Si l’on parle de Liberté, alors on parle de « droit de ».
    si l’on parle de socialisme, on parle de « droit à ». qui n’en sont donc pas.
    c’est un peu caricatural mais je trouve que c’est assez vrai.

  • Petit complément si besoin, l’augmentation de la violence de l’état socialiste pour augmenter ses recettes et de fait sa redistribution souvent imbécile sans oublier ses projets écologiques fumeux, se fait exclusivement au détriment de la même catégorie de contributeurs.
    Ce qui profitent de la redistribution sont favorables à une augmentation sans limite de cette confiscation et de ce monopole de la violence légale de l’état, mais c’est oublier qu’à l’heure du village mondial, les contributeurs nets de ce système n’ont plus qu’une idée en tête, fuir…
    Je ne compte plus les conversations où des amis et des collègues parlant des études de leurs enfants n’envisagent pour eux qu’une solution, le départ…!!
    Les destinations changent, mais l’opinion est toujours la même, il faut s’enfuir de cette oligarchie socialiste délirante qui court à sa perte et qui bascule chaque jour dans la violence urbaine et l’ignominie d’idées ineptes et d’imprécations écolo-catastrophistes…
    Mais à la fin que reste t’il dans un tel modèle? que ce passe t’il quand ceux qui contribuent se sont tous ou presque tous enfuis?

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