Le progrès technologique et scientifique a changé nos vies

Réfléchissons à deux fois avant d’adopter les idées de décroissance, comme c’est en train de devenir la mode.

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Le progrès technologique et scientifique a changé nos vies

Publié le 22 juin 2019
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Par Xavier Fontanet.

C’est une règle bien connue : sur un marché, lorsqu’on baisse les prix d’environ un tiers, on double en général les ventes. Il s’agit du concept d’élasticité constante, que chaque citoyen d’un pays développé comme le nôtre devrait être capable de bien maîtriser tant il est utile pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui.

Attachons-nous aux microprocesseurs qui sont partout à l’œuvre autour de nous. En un tiers de siècle, leur volume a été multiplié par à peu près 10 milliards et leur prix a été divisé par environ (chiffre considérable) un million.

Vous n’y croyez pas ? Prenez donc votre calculatrice de poche et vérifiez vous-même : 33 doublements (nombre d’années dans un tiers de siècle), cela fait à peu près 10 milliards et 33 baisses de 33 %, c’est une division par 1 million : la règle énoncée au début de ce papier fonctionne parfaitement bien.

Cette loi d’airain (connue aussi sous le nom de « loi de Moore »), que l’on n’enseigne malheureusement pas dans nos écoles, explique pourquoi chaque détenteur de smartphone a dans sa poche un produit qui, il y a trente-trois ans, avait la valeur d’un Airbus 320.

Ce phénomène est visible dans les secteurs de forte croissance comme celui de l’ordinateur et du téléphone, où les prix baissent, mais il est à l’œuvre partout, même dans les domaines les plus anciens comme l’agriculture.

Les lecteurs de l’historien Fernand Braudel, génie français méconnu qu’on devrait faire étudier dans toutes les classes, savent qu’il y a 300 ans, la nourriture représentait 85 % du budget de chaque ménage (contre 10 % aujourd’hui) et que le pourcentage d’agriculteurs dans la population est passé pendant cette période de 67 % à moins de 3 %, et que notre pays exporte beaucoup de produits agricoles.

Ce ne sont pas des baisses d’un million en 33 ans, mais de cinquante en 300 ans, c’est déjà considérable. Elles sont le résultat conjugué de la croissance et du progrès technologique. Cela a complètement changé nos vies, dans des proportions que l’on oublie un peu vite de rappeler.

Certes, tout ne va pas bien dans le monde actuel, personne ne le contestera. Réfléchissons à deux fois avant d’adopter les idées de décroissance, comme c’est en train de devenir la mode, mettons plutôt la science et la technologie au service du développement durable.

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  • parfaitement sensé , bravo

  • Ouais mais ca ne marche que si il y a progres mais le progres a un vilain defaut , il fait baisser le prix jusqu’a un point où il faut se decarcasser a la ducros pour faire des benefices confortables ..alors on ne produit plus du bas de gamme mais du luxe ,….les prix de l’alimentation ne baissent plus depuis longtemps ,les bagnoles deviennent de bijoux ,le logement des chateaux…

    • De toute façon, il fait chaud, de plus en plus chaud, et quand il fait chaud on bosse moins, on est moins productif, et quand on est moins productif, on est en décroissance. CQFD.
      Je vous en prie 🙂

    • vous racontez n’importe quoi. Dans quelle indutrie travaillez-vous?

  • L’augmentation des ventes lorsque le prix baisse est une évidence. L’élasticité n’est pas rigoureusement la même pour chaque produit mais le phénomène est incontestable. Il faut cependant raisonner sur l’ensemble des produits car avec les chiffres cités le produit en question va consommer un peu plus de revenu (2 fois 2/3 vaut plus que 1) et il faut bien prendre ce surplus quelque part. Une hypothèse est que cela peut être simplement compensé par une réduction d’achat sur d’autres produits, auquel cas on aura simplement eu une redistribution d’une consommation a peu près constante. Une hypothèse plus favorable est que si le prix a baissé c’est qu’il y a eu une innovation permettant de libérer des moyens de production (main d’œuvre en particulier) qui vont être utilisé pour autre chose et permettre donc une augmentation globale de la production et donc de distribuer le pouvoir d’achat permettant de consommer le tiers supplémentaire mentionné plus haut. Le point clef est bien l’augmentation de la productivité, soit par innovation, soit par mise en œuvre de moyens disponibles mais non utilisés.
    Pour la productivité, il semble hélas qu’elle s’essouffle. Certes il y a toujours des innovations techniques (pas de vraies innovations de rupture hélas) mais la bureaucratisation galopante de notre société consomme ce léger surplus. Pour les moyens disponibles, on bute de toute évidence sur un manque de qualification affectant une grand partie des chômeurs.
    Donc au total, le phénomène favorable de l’élasticité ne suffit pas à empêcher la croissance d’être tendanciellement de plus en plus faible. On ne pourra s’en sortir que par de vraies innovation de rupture portant soit sur les techniques, soit sur la structure de la société

  • Seuls les faibles d’esprit peuvent souhaiter une décroissance puisque cela mettrait au chômage des centaines de millions de personnes. La crise de 2008 en a démontré les effets. L’argent ne tombe pas du ciel comme une manne octroyée par un Dieu socialiste. Il faut créer des richesses pour payer nos salaires, sinon nous retournons au Moyen âge où 90% des gens vivaient dans la misère! Si les biens diminuent la lutte pour leur acquisition serait terrible!

  • Messieurs les décroissants, décroissez les premiers !

    • « … et avec décroissants. »
      Ah, Fernand Raynaud, pourquoi nous as-tu quittés ?

      • Le progrès technologique, airbag, ceinture, colonne de direction rétractable, caisse à déformation progressive, n’avait pas encore changé sa vie !
        Même si, selon le petit édouard de poche, seuls les 80km/h auraient pu le sauver…

  • Oui, il est très clair que l’urgence absolue est de répandre un discours clair et argumenté franchement opposé à la « pensée magique » que de prétendus « écologistes » ont introduite aux plus hauts niveaux de l’Etat en France et en Europe !
    Et en prime, on a une ambition française et européenne, de surcroît universelle et vecteur de paix, de prospérité et d’éducation !
    https://www.linkedin.com/pulse/valeurs-scientifiques-et-techniques-appliqu%C3%A9es-200-ans-pierre-tarissi/
    A répandre de toute urgence tous azimuts et avec tous nos moyens. Je pense en particulier aux structures du monde scientifique, de l’IESF à l’Académie des Technologies entre autres …

  • L’article pourrait être intéressant s’il ne partait pas d’un postulat pseudo scientifique complètement erroné. En effet, la loi de moore ne s’applique qu’à la multiplication des puissances de calculs des processeurs. Elle est donc une loi concernant l’informatique et n’a aucun lien avec l’économie. À partir de là tout le reste de l’argumentation s’effondre.

  • Je suis pour la croissance de la raison, donc pour la décroissance harmonieuse de la population.

  • Les commentaires sont fermés.

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