Fiscalité : Balkany a raison (et montre l’exemple)

Enfer Dante dredits malavoda (licence creative commons)

Oui, la France est un enfer fiscal ! Devant ses juges, l’ex-député Balkany, poursuivi pour blanchiment de fraude fiscale, donne raison à tous les libéraux.

Par la rédaction de Contrepoints.

Doit-on cacher ses richesses lorsqu’on est élu ? La question a plané lundi lors du procès des époux Balkany devant le tribunal correctionnel de Paris. Lorsque le juge l’a interrogé sur les montages financiers destinés à masquer sa villa Pamplemousse aux Caraïbes, le maire LR de Levallois-Perret a expliqué que sa qualité d’élu, ainsi que celle de son épouse, les avait dissuadés de déclarer leurs biens à l’étranger.

Pour expliquer la création d’une société seychelloise par le gestionnaire de ses fonds, M. Balkany invoque tranquillement  » la théorie du jeu de piste et du paradis fiscal : on cherche l’endroit où on paie le moins « .

Et en rigolant :   » Vous savez, le paradis fiscal, c’est toujours par rapport à un enfer fiscal. […] Demandez aux Irlandais ou aux Maltais ce qu’ils pensent de la fiscalité française…  »

L’optimisation fiscale, c’est pour tout le monde

Voici donc un élu du peuple qui admet, sans vergogne et devant un tribunal, la pesanteur du système fiscal que lui et ses complices ont contribué à mettre en place.

Monsieur Balkany reconnaît l’existence d’un enfer fiscal en France. Il a raison.

Monsieur Balkany reconnaît qu’il a cherché à contourner la fiscalité de son pays, comme le ferait n’importe quel résident français. Il a raison.

Monsieur Balkany invoque son statut d’élu pour justifier la non-déclaration de ses villas au titre que cette déclaration était « périlleuse » pour des personnalités politiques. Suivant cette logique, il faut donner une nouvelle fois raison à monsieur Balkany : s’il n’avait pas été un homme politique, il aurait été plus sincère.