Notre-Dame de Paris : le mécénat à la rescousse

L’incendie de Notre-Dame de Paris va coûter très cher en restauration. Dès maintenant, les initiatives privées se multiplient pour reconstruire.

Par la rédaction de Contrepoints.

Le monde entier a été témoin du drame de l’incendie de Notre-Dame de Paris ce lundi 15 avril. Symbole vivant de Paris, consacrée par la littérature grâce au célèbre roman de Victor Hugo, la cathédrale dont la charpente multiséculaire s’est consumée jusqu’à l’effondrement de la flèche avait jusqu’à présent échappé aux guerres et à la destruction depuis plus de 800 ans.

Les causes de l’incendie ne sont pas encore connues, mais le montant des dégâts est vertigineux. C’est une partie du prestige de la capitale qui vient de partir en fumée et, plus prosaïquement, une attraction économique qui attirait chaque année des millions de visiteurs. Cette partie du patrimoine ne reviendra pas, mais déjà, les pistes sont lancées pour reconstruire le bâtiment.

Emmanuel Macron s’est rendu sur l’île de la Cité et a affirmé vouloir lancer une souscription nationale. De son côté, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a annoncé que 10 millions vont être débloqués pour procéder aux travaux d’urgence sur la cathédrale incendiée. Seulement, aujourd’hui, l’État n’a clairement pas les moyens d’entretenir ce joyau du patrimoine. La rénovation engagée à elle seule avant le drame devait coûter 150 millions d’euros.

Qu’à cela ne tienne, ce sont les mécènes qui se mobilisent pour remettre sur pied Notre-Dame. François Pinault et son fils vont ainsi débloquer 100 millions d’euros via leur société familiale d’investissement Artemis « pour participer à l’effort qui sera nécessaire à la reconstruction complète de Notre-Dame ». LVMH et la famille Arnault de leur côté ont déclaré ce mardi faire un don de 200 millions comme pour concurrencer l’offre de François Pinault.

Ça ne sera pas la première fois que les « riches », si détestés en France, sauvent le patrimoine national à l’abandon. On se souviendra par exemple du précédent du château de Versailles, sauvé par Rockefeller après la première guerre mondiale, et qui inaugurera une longue période de mécénat américain en faveur des monuments français. L’occasion de voir qu’une autre solidarité nationale, volontaire, est possible.

 

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