La belle réponse de Peugeot à ses Gilets jaunes

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La belle réponse de Peugeot à ses Gilets jaunes

Publié le 7 mars 2019
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Par Michel Albouy.

Le 26 février 2019, le PDG du groupe PSA, Carlos Tavarès, a annoncé pour cette année le versement à ses salariés français ayant un salaire inférieur ou égal à deux fois le smic, le versement d’une prime de performance et d’intéressement de 3 810 euros bruts, contre 2 660 euros l’an dernier soit une augmentation de 43 %.

Avec cette annonce, le groupe automobile entend relancer le principe de l’intéressement des salariés aux performances de l’entreprise, et notamment pour les petits salaires. Ce faisant, il montre également sa volonté de répondre à la demande de pouvoir d’achat exprimée par les Gilets jaunes. Cette prime est justifiée par l’excellente performance économique et financière de PSA.

Grâce à l’acquisition d’Opel le chiffre d’affaires du groupe a bondi de 20 % à 74 milliards d’euros et le bénéfice net à 2,83 milliards d’euros en hausse de 47 %. Loin d’être une simple opération de communication, la prime de 3 810 euros qui sera versée aux petits salaires représente un montant significatif et une véritable hausse de pouvoir d’achat. Avec un tel montant, on est loin de ce que le président Macron a demandé aux entreprises de verser aux salariés en réponse au mouvement des Gilets jaunes, soit 600 euros.

Le versement de la prime de performance et d’intéressement de PSA présente plusieurs vertus. Tout d’abord, elle relance le principe de la participation des salariés aux fruits de l’expansion si chère au Général de Gaulle. Par ailleurs, elle montre qu’une entreprise profitable et qui réussit ne bénéficie pas qu’à ses actionnaires comme on l’entend trop souvent. En clair que le profit n’est pas l’ennemi des salariés et qu’il vaut mieux travailler dans une entreprise en bonne santé que chez un canard boiteux.

La décision des dirigeants de PSA est d’autant plus courageuse que ce groupe a été au bord du gouffre il y a peu de temps. Rappelons-nous, c’était en 2013, et PSA était dans l’obligation de trouver de l’argent frais pour se recapitaliser. C’est ainsi que l’État français et le chinois Dongfeng sont entrés au capital du groupe familial à hauteur de 14 % chacun en apportant 3 milliards d’euros au total.

À l’époque, cette décision a fait l’objet d’une forte controverse au sein de la famille Peugeot, certains estimant qu’il n’était pas nécessaire d’ouvrir le capital à ces deux acteurs et qu’il était possible de trouver des capitaux sur le marché. Quand on voit aujourd’hui qu’en un an PSA dégage un bénéfice net pratiquement équivalent à cette recapitalisation, on peut effectivement se demander s’il était vraiment nécessaire de faire entrer un constructeur chinois au conseil d’administration.

D’autant plus qu’il semble que les espoirs mis sur le marché chinois soient loin de se réaliser. Finalement une acquisition européenne bien menée, Opel,  a eu un impact plus important.

Le versement de la prime de 3 810 euros a fait l’objet de critiques de la part de certains syndicalistes. Comme d’habitude, son montant a été rapproché des dividendes « colossaux » versés aux actionnaires. Rappelons à cet égard que de 2011 à 2015, PSA n’a versé aucun dividende à ses actionnaires et que ce n’est qu’en 2016 que la société a repris le versement d’un dividende de 0,48 euros. En 2017, le dividende par action était de 0,53 euro. Afin de voir l’effort consenti par la société en faveur de ses salariés il suffit de calculer le nombre d’actions permettant d’obtenir un montant de 3 810 euros.

En divisant ce montant par 0,53 euro, on obtient 7 188 actions, soit au cours actuel de 22 euros, un capital de 158 000 euros environ ; un montant qui dépasse le plafond de versement du PEA (Plan d’épargne en actions). On ne peut donc pas dire que le montant de cette prime soit ridicule puisqu’elle équivaut aux dividendes que toucherait un actionnaire ayant investi 158 000 euros dans PSA.

Précisions toutefois que cette comparaison n’est pas raison car on ne peut comparer une prime versée aux salariés aux dividendes distribués aux actionnaires. Dans un cas, celui de la prime, il s’agit d’un véritable gain pour le salarié, alors que dans le cas des dividendes il ne s’agit pas d’un enrichissement pour les actionnaires comme tout bon financier le sait (voir le Vernimmen).

Au total, on ne peut que se féliciter du redressement spectaculaire de Peugeot et de sa décision de relancer le principe de la participation des salariés aux fruits de l’expansion. Souhaitons que cela continue !

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  • Il y a un sujet qui a disparu : les retraite chapeaux , que les entreprises versent aux anciens dirigeants et certains cadres , certaines societe doivent approvisionné au 1er janvier des sommes consequentes , je vais vous faire raler à quand à son personnel ? qu’en pensez-vous ??

    • Tout dépend du contrat de chaque personne. Si les parachutes, chapeaux et autre nature permettent d’attirer les talents, je ne vois pas le problème.

      Après s’il faut légalement que tout le monde soit à la même table je ne suis pas d’accord. La gestion des ressources humaines devrait être du seul ressort de l’entreprise.

      • @ Koris
        Je suppose que d’habitude, tout cela se négocie lors du contrat d’engagement du PDG: âge de la retraite définitive « naturelle », conditions si à une date anticipée, soit pour mise à pied soit par initiative personnelle et un contrat est un contrat: il y a certainement des avocats qui connaissent bien le sujet mais si vous n’êtes pas dans le cas, ni d’un côté ni de l’autre, en quoi cela vous regarde?

        • Tout à fait Mikylux, un contrat ne regarde que les intéressés. D’où le fait que les salaires et autres avantages en nature me semblent être du domaine privé et non politique.

          • Si cela concerne seulement de l’argent privé, bien sûr. Sauf que c’est très rarement le cas. La plupart des bénéficiaires de ces avantages sont des énarques ou assimilés imposés par l’Etat (c’est-à-dire par leurs copains) et qui reçoivent ces émoluments malgré des pertes parfois abyssales.

            • durru, vous pointez exactement le problème: dans des sociétés comme cela, le politique n’est jamais très loin…

  • claude henry de chasne
    7 mars 2019 at 6 h 16 min

    ben forcement , quand on se fait recuperer avec de l’argent public..

    • Exactement ! Redresser PSA grâce à l’argent de nos impôts et parce que l’État est actionnaire, c’est le capitalisme à la sauce soviétique comme on adore faire en France !

      Airbus (État actionnaire à 11%), c’est pareil : on n’a pas fini de payer des taxes suite à l’échec – prévisible – de l’A380.

      Enfin : VOUS n’avez pas fini de payer des impôts ! Moi, je ne vis plus en France donc je ne participe plus au renflouement des boîtes françaises qui coulent : c’est pour cela que je ne paie que 10% de mon revenu … dans le pire des cas !

      • 10% !!! Mais vous êtes où ? ?
        La Suisse ?

        • Pas à Genève, avec ses 42% de taux marginal.

          • Je ne connais pas Genève, je n’y ai fait que passer.
            Mais j’ai pu voir que certains la surnomment « Calvingrad ».

        • Non, je suis au Vietnam, un pays qui, pourtant, est officiellement communiste.

          Alors comment est-il possible que dans un pays officiellement communiste, on paie aussi peu d’impôts ?

          Et bien c’est très simple :

          – un petit tour à Saïgon vous fait voir ce que signifie la véritable liberté économique, même si le Vietnam a encore des progrès à faire, mais pour rien au monde je n’échangerais Saïgon avec Paris !

          – peu d’État-Providence ; il y a bien des services publics dont le principe est copié sur le modèle français, preuve que les Français ont mis la merde partout où ils sont passés ! La différence, c’est qu’au Vietnam, les assurances et cliniques privées sont autorisées. Alors il est vrai que les Vietnamiens qui n’ont d’autre choix que de dépendre des services publics sont encore très nombreux, mais les Vietnamiens qui sortent de la pauvreté – et ils sont de plus en plus nombreux – ont la liberté de choisir parmi la concurrence privée

          – pas d’allocations, cela n’existe pas : le Vietnam était déjà indépendant de la France lorsque le Général Charles Mongaulle accéda au pouvoir et mit en place ces mesures ; les Français n’ont donc pas eu le temps d’imposer toutes leurs idées pourries aux Vietnamiens. La différence ? Au Vietnam, les grands-mères ont la possibilité de vendre des fruits, des légumes ou des petits gâteaux au bord de la route pour faire un peu d’argent. Pareil pour les mamans qui vendent de la nourriture sur un trottoir avec leurs chariots. Certes, ce n’est pas l’idéal mais c’est mieux que rien : lorsque je leur explique qu’en France, c’est interdit, je peux voir le blanc de leurs yeux. Et pour voir le blanc des yeux bridés, il faut y aller ! Je n’ai jamais réussi à voir le blanc des miens. Et pour les coiffeurs, c’est très simple : un trottoir, un arbre pour accrocher un miroir, plus qu’à ramener une chaise et vous avez un salon de coiffure où vous pouvez vous faire couper les cheveux pour moins d’un dollar ; sachant qu’au Vietnam, vous mangez pour moins de cinq dollars par jour, je vous laisse estimer à partir de combien de clients par jour le coiffeur rentre dans ses frais ! Au final, pas besoin de verser des RSA, allocations-chômage ou autre

          – mis à part la compagnie aérienne et la compagnie ferroviaire nationale ainsi que des entreprises étatiques dans les télécommunications et quelques domaines mineurs, le Vietnam ne possède pas l’équivalent d’entreprises d’imbéciles finis qu’il faut renflouer comme Airbus (après l’Airbus à impériale, qu’est-ce que ces crétins vont nous sortir et qui va nous coûter énormément d’argent ? L’Airbus articulé ?), Areva, Renault, PSA, BNP Paribas, Société Générale, Alstom,… Du coup, le gouvernement vietnamien a besoin de beaucoup moins d’argent que le gouvernement français ; c’est pour cela que je ne paie que 10% d’impôts

          • Merci de votre témoignage. Ça me fait penser à Hong Kong qui était nauséabonde mais extrêmement libre. Et il me semble que le gouverneur anglais, après sa visite, a avoué n’avoir rien fait (pas de réforme socialiste) car tout était mis en place pour favoriser le développement marchant. On peut constater le résultat de nos jours ?

            • Dans ma longue prose, j’ai néanmoins oublié de préciser une chose : c’est que l’État vietnamien se rattrape sur les importations.

              Ainsi, tout ce qui n’est pas produit au Vietnam est pas mal taxé à l’importation.

              Tous les produits en provenance de l’ASEAN bénéficient d’un tarif douanier réduit, mais je ne connais pas les chiffres avec précisions.

              Donc grosso modo, la nourriture, les habits, l’essence, les sorties, les biens de première nécessité, les fruits (j’ai un faible pour les fruits du dragon rouges !), ce n’est pas cher.

              Par contre, les scooters, les voitures, les smartphones, les laptops,… sont assez chers.

          • J’avais moi-même été stupéfait il y a 25 ans en Chine de calculer qu’avec mon salaire, et une parité de pouvoir d’achat de 1:10 (au moins, le double cours des monnaies occidentales permettant de gagner encore un peu au marché noir), j’aurais payé nettement moins d’impôts et de taxes. Sans compter que ça ne s’est pas amélioré ici depuis…

          • @ Modern Coding
            Vous avez certainement raison: vous comprenez bien qu’il n’est pas question qu’un « prétendu coiffeur » (non patenté officiellement?) gagne sa vie en coupant les cheveux à quelqu’un sur une chaise, face à un miroir accroché à un arbre, en France: ce n’est plus concevable en République Française: qui payerait les 57 % de PIB mangés par l’état et comment les récolter?
            Par contre, je comprends très bien que l’état central organise et gère encore la compagnie aérienne nationale, les chemins de fer et les télé-communications: ce sont des secteurs exigeants en investissements à moyen et long terme et pourtant d’importance économique nationale et internationale.

            • « Par contre, je comprends très bien que l’état central organise et gère encore la compagnie aérienne nationale, les chemins de fer et les télé-communications: ce sont des secteurs exigeants en investissements à moyen et long terme et pourtant d’importance économique nationale et internationale. »

              Pourquoi faire ? Pourquoi ne pas laisser la concurrence privée faire ce travail ?

              Pour en revenir au Vietnam, contrairement à la France, le transport par cars privés – j’ai dit « cars privés », je n’ai pas dit « cars Macron » – ainsi que la concurrence entre les compagnies sont autorisés.

              Même l’unique ligne ferroviaire Nord-Sud à voie unique est permise puisqu’en plus de la compagnie nationale, il y a quelques opérateurs privés.

              Pareil pour le transport aérien.

          • Modern Coding Merci beaucoup pour vos messages, c’est passionnant de découvrir comment ils font, ailleurs. Et surtout dans les anciens pays communistes. Et surtout dans d’anciennes colonies françaises qui ne réclament pas des sous (pardon des excuses) de la France ni ne se cachent derrière ça pour expliquer leur retard de développement et demander des sous (pardon des excuses).

            • Attention, le Vietnam est toujours communiste officiellement : même si ce n’est pas la Corée du Nord, ce n’est pas Singapour ; malgré la possibilité qui est laissée aux gens de monter une petite affaire et aux entreprises internationales de venir investir au Vietnam, de nombreux pans de l’économie vietnamien demeurent sous contrôle.

              Quant à votre remarque sur les anciennes colonies françaises, il faut savoir que les Français ont laissé au Vietnam un très mauvais souvenir de leur passage et dont les séquelles sont encore visibles aujourd’hui. Les touristes français qui passent au Vietnam ne font qu’admirer l’architecture coloniale que je trouve particulièrement infecte, alors que pour ma part, j’ai pu voir comment les Français ont tué la liberté d’entreprendre et de commercer qui existait au Vietnam ; allez visiter la Pharmacie Chinoise de Hội An et vous comprendrez que l’administration française appliqua la même politique imbécile socialiste que celle en vigueur en France !

              De nombreux Vietnamiens ont même plus d’estime pour les Américains, malgré ce que ces derniers leur larguèrent pendant la deuxième guerre d’Indochine, décimant pour très longtemps la végétation qui existait auparavant, notamment dans le Delta du Mékong.

              Aujourd’hui, le Vietnam se relève tout doucement après avoir abandonné en 1986 la politique imbécile issue de l’école Léon Blum et suite à la levée de l’embargo auparavant imposé par les États-Unis ; Saïgon est bien partie pour redevenir la Perle de l’Orient qu’elle fut autrefois.

              Il faut savoir également que ce grand salopard que fut Charles Mongaulle – dont il serait plus que temps de déboulonner les statues des piédestaux car c’est lui qui initia la politique économique interventionniste imbécile qui est toujours en vigueur aujourd’hui – n’a pas fait la « Francindochine » comme il fit la Françafrique ; pas de « Franc CFI » (Franc de la Communauté Financière Indochinoise) comme il existe le Franc CFA, pas de politicien à la botte du gouvernement français,…

              Donc le discours sur le passé colonial est à nuancer car le problème des anciennes colonies africaines est bien réel.

              Ah, et aussi une chose importante : pas de collaboration fiscale donc pas d’échange d’information entre le Vietnam et la France ; ainsi, si vous avez peur pour vos économies en France, vous pouvez « faire évader » vos deniers ici au Vietnam. Une fois au Vietnam, vos économies ainsi que vous-même êtes tranquilles. Par contre, vous ne pouvez pas sortir de grosses sommes d’argent du Vietnam sans justification ; c’est un autre problème. Mais au Vietnam, je n’ai jamais eu de ponction fiscale abusive sur mon compte bancaire comme ce fut le cas en France.

        • « je ne paie que 10% de mon revenu …  »
          Donc, flat taxe. Donc, un pays de l’est ?

          • Non, Vietnam : 10% pour les salariés, 20~25% pour les entrepreneurs et … 0% pour ceux qui sont payés en cash, ce qui est le quotidien de beaucoup de gens.

    • En l’occurence (une fois n’est pas coutume…), c’était de l’argent public investi à bon escient puisque :
      – Les bénéfices de Peugeot vont rapporter des impôts à l’Etat
      – Il en est de même des salaires versés
      – Le maintien des emplois en France réduit la charge
      – La remontée du cours de l’action valorise la participation de l’Etat qui pourra éventuellement réaliser une plus-value (non-imposée) en cédant le moment venu tout ou partie de sa participation.

      • claude henry de chasne
        7 mars 2019 at 11 h 32 min

        @mecki , nous n’avons pas la meme vision , en tant que contribuable cet argent aurait du m’être remboursé au lieu d’alimenter le grand merdier étatique..
        personnellement le budget de l’etat je m’en tamponne le coquillard avec des tibias de langouste.. tout ce que je constate c’est que ce sont toujours les mêmes qui payent

        • vous pouvez aller plus loin, perso j’en ai rien à carrer de Peugeot et les citoyens français n’ont pas à payer pour redresser une boîte mal gérée..quand dans quelques années Peugeot va se remettre dans le rouge on devra encore payer et un auteur viendra nous dire plus tard oh mais c’est bien ils ont donné plein de sous à leurs employés …faut arrêter les conneries.

          • « Vous pouvez aller plus loin »

            En effet, allons plus loin : ce que vous dites pour Peugeot est également vrai pour Renault, Alstom, Areva, Airbus, BNP Paribas, Société Générale,… la liste est longue de toutes les entreprises françaises dans lesquelles l’État a des parts et qui sont donc susceptibles de quémander des sous aux contribuables sinon « on se prend 10 000 chômeurs en plus et ce n’est pas bon pour ta réelection, Mr. President ! ».

            Ça en fera du pognon à demander aux citoyens lorsque l’on se prendra une crise comme en 2008 et qu’il faudra de nouveau sauver tous ces sovkhozes qui ont pour point commun d’être dirigés par des énarques aussi incompétents qu’irresponsables qu’imbus d’eux-mêmes.

      • Le problème c’est que l’État, à travers les taxes et réglementations ubuesques, a gravement fragilisé les entreprises dont Peugeot, avant de leur porter fièrement secours.

        C’est un peu comme casser les jambes d’un coureur et d’attendre qu’il vous remercie pour lui avoir fourni un fauteuil roulant

      • A côté d’un Peugeot ou d’un Renault, combien de dizaines d’Areva ?
        Laissons l’Etat en dehors de l’économie, ses réussites dans ce domaine sont des miracles (de par leur rareté, ainsi que par la façon d’arriver).

  • Pas tout compris , cette prime va uniquement aux bas salaires ?
    Ça manque de précision tout ça et quand c’est flou…..j’espère que les hauts salaires s’en mettent plein les fouilles !
    Heu , est-ce que cela se cumule avec l’intéressement ou est déduit ?
    Ne tournons pas autour du pot, cette prime est ridicule aussi ridicule que le treizième mois que la’prime de vacances ou de Noël.et ne compense pas le racket de l’état sur le salaires

    • J’oubliais , et la future charette de salaries suite a l’orientation énergétique de l’état , elle passera mieux au sein du personnel grâce a cette prime ?

      • Alain Martin-Péridier
        7 mars 2019 at 8 h 18 min

        Vous avez certainement raison : verser une prime aux salariés ne sert à rien, on se demande même si les payer sert à quelque chose.

        • Verser une prime à certains salariés seulement, et choisis sur un critère qui n’est pas lié à la qualité de leur travail, oui, ça pose problème. Ca crée un seuil à 2 smics que ça décourage de chercher à dépasser, entre autres.

          • @ MichelO
            Ah bon? Vous connaissez beaucoup de salariés satisfaits de leur paie … ou en voulant plus?

            • Je connais quelques salariés habiles avec une calculette, qui font le bilan de ce que ça leur apporterait de gagner plus aux alentours de deux smics :
              – une exigence de formation supplémentaire ;
              – des responsabilités supplémentaires à assumer ;
              – l’obligation de moins compter ses heures ;
              – une ambiance familiale moins agréable ;
              – un changement dans les relations avec les collègues de travail ;
              – le passage dans une tranche d’IR supérieure ;
              – le passage dans une tranche moins avantageuse pour les activités CE ;
              – la perte des avantages du type de cette prime ;
              – bien peu de chances de véritable boost dans la carrière.
              Clairement, pour beaucoup, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Sauf pour l’état, principal bénéficiaire dans l’affaire, bien entendu.

              • Bonne liste, MichelO.
                Le passage dans la tranche moins avantageuse pour les activités CE me rappelle mes années au siège de Mercedes. Effectivement toute aide financière est fonction du niveau de salaire, alors que l’enveloppe versée au CE est fonction de la masse salariale, donc merci aux revenus plus élevés. Mais là encore, égalité et justice font défaut…. il serait intéressant de mettre dans la balance tous les revenus et toutes les réductions annuellement, il y aurait des surprises. Tenir compte par exemple de l’avantage financier d’être en hlm (tiens, loyer fictif à imposer, non ?)
                Helas, nombre de salariés veulent gagner plus sans en faire plus, ils préfèrent réclamer d’autres avantages à l’Etat.

                • Dans la même veine, nouvelle proposition démagogique récemment entendue : plafonner les indemnités chômage des cadres ! D’une part, ils sont rarement au chômage et y restent peu de temps = démagogie, mais il faudrait alors aussi plafonner les cotisations qu’ils paient, non ? Ah ben non, ça, c’est pas prévu. Égalité, justice ?

  • Question :

    Les salariés d’Opel et de Vauxhall, qui participent à la bonne marche de l’entreprise, touchent ils aussi la prime ?

  • C’est un article de prof, ça ne vaut rien !

    • claude henry de chasne
      7 mars 2019 at 11 h 34 min

      ah ben oui , en effet , prof c’st une autre planete , ceux qui vivent de la taxe

    • Un article vaut — ou pas — par son contenu, indépendamment de qui paie, en fin de compte, celui ou celle qui l’a écrit.

    • Et vos arguments ?

      • Je maintiens, cet article est nul, écrit dans un bureau. Faire l’apologie du crony capitalisme et excluant de la prime celui qui touche 2,01 smic, arrêtez la coupe est pleine.

        • D’accord pour le crony capitalisme qui est pour moi une aberration.

          Pour la prime je suis plus mesuré. C’est à l’entreprise et seulement à l’entreprise de gérer comme elle l’entend ses ressources humaines. Il faut juste qu’elle assume les conséquences (tensions entre les salariés, démissions, gestion inefficace…).

  • Ceux qui font tourner les grosses boites, ce sont les intérimaires et les prestataires, qui eux (nous) toucheront peau de balle.

  • Le français est un râleur donc jamais content, mais un jour prochain il va être dans la catégorie des pays sous développés, c’est une certitude.

  • Si j’envoie une lettre de motivation pour être gitet jaune chez Peugeot avec un CV de manifs et occupation de rond-points, vous pensez que j’ai mes chances d’être embauché ?

  • Conditionner la prime au niveau de salaire, le mal francais

  • « on peut effectivement se demander s’il était vraiment nécessaire de faire entrer un constructeur chinois au conseil d’administration. »
    Par contre, faire entrer l’Etat au conseil d’administration est une décision dont l’auteur ne se pose même pas la question du bien-fondé! Bel exemple du mal français…

  • Ça me choque moi aussi que cette prime ne concerne que les petits salaires. Si c’est une prime pour la bonne performance, le message envoyé à tous ceux qui gagnent au-dessus de 2 smic est plutôt mauvais…
    Ça ne relance pas le principe de la participation DES salariés aux bonnes performances, mais de certains seulement. Égalité, justice sociale, où êtes-vous ? Ah non, ça ne marche pas dans ce sens-là et ça n’a d’ailleurs pas choqué les syndicats…

  • koris , c’est bien contradictoire tout ça : chacun pour sa gueule mort aux cons , quand il n’y a plus de règle comme disait mon Grand-père : pour une dent toute la gueule pour un oeil les deux yeux ….dans une société ou il n’y a plus règle, tous les coups sont permis !!!

    • Le contrat est la règle et peut bien entendu évoluer. Donc il n’y a pas d’absence de règle, bien au contraire.

      Ici, les coups permis c’est la prime à certaines catégorie ce qui plus démagogique qu’economique.
      Je m’interroge sur son efficacité et non sa légalité.

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