Apex Legend : la taxe cisgenre

EA Games a posé le choix stratégique de divulguer la sexualité des héros…

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Apex Legend : la taxe cisgenre

Publié le 2 mars 2019
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Par Dern.

EA Games a repris la main haute sur les jeux de Battle Royal depuis le lancement de sa nouvelle licence, Apex Legend (AL), le 4 février dernier. Là où Fortnite de Epic Game avait réuni 10 millions de joueurs en moins de deux semaines, AL a remporté la course au succès haut la main en rassemblant pas moins de 45 millions en moins d’une semaine.

« Regardez moi ces petits bijoux, si c’est pas fragile » le Maître d’armes

Ce tout nouveau-né combine l’abordabilité de Fortnite (en free-to-play, FtP), et un game design se rapprochant d’Overwatch, FPS de Blizzard. AL est sans conteste le plus gros démarrage de Battle Royal de tous les temps.

Dans AL, vous choisissez d’incarner un personnage dit Légende, qui comme dans Overwatch, se comporte de manière spécifique, a des compétences définies et peut créer une synergie avec d’autres. Mais, sur ce concept relativement standard, EA Games a posé le choix stratégique de divulguer la sexualité des héros…

Cela ne donne aucune compétence spécifique, n’intervient à aucun moment dans la jouabilité, AL étant un Battle Royal et non un RPG ou un action-aventure.

La maison d’édition s’est sentie obligée de préciser si tel ou tel héros préfère les hommes, les femmes, ou les robots géants de la mort. Jay Fraychette, le community manager du jeu, explique : “Bloodhound est non binaire, en tout cas non déterminé.e en termes de genre” et la page officielle du jeu souligne que Gibraltar est gay. Apparemment il est indispensable de le savoir. Les créateurs du jeu revendiquent que cela apportent de la diversité dans le monde vidéoludique.

Diversité somme toute  relative : Tous les personnages gratuits, absolument tous, sont comme on dit de nos jours “issus de la diversité”.

En plus de promouvoir la communauté LGBTQ, AL se sentait obligé de ne mettre aucun personnage caucasien à porté de clic. Il faut en effet payer pour avoir le droit de jouer un homme blanc cisgenre (seul personnage ayant une ossature lourde comme dirait Obélix). Le roster gratuit de base vous propose de choisir entre :

  • trois femmes (dont deux de type afro)
  • deux hommes (dont l’un est gay, et l’autre est un robot)
  • et Bloodhound, fameu.x.se indéfini.e sexuellement (on lui souhaite bonne chance pour se trouver)

On précisera que ces distinctions ne sont faites que parce que l’équipe de EA Games et les journalistes vidéoludiques ont eux-mêmes mis en avant ces points totalement intéressants concernant les personnages.

Gamer Revolution précise que « ces Légendes font partie intégrante de la conception du jeu pour la représentation des minorités et des groupes en marge de la société ».

La sphère média s’est donc tout de suite pris de passion pour ce jeu qui, pour être de qualité, ne doit pas ses galons de réussite aux préférences présumées de ses personnages, ou à leur origine ethnique : « many people view this is as a move in the right direction » selon le site Dexerto par exemple.

Jamais assez « divers »

Overwatch, ne souhaitant pas être en reste face à un de ses plus sérieux concurrents, s’est mis à la page en dévoilant le caractère gay du personnage Soldier 76 dans le short novel Bastet (sans parler de Tracer).

Mais toutes ces mises à jour ne sont pas encore suffisantes pour la police de la pensée, qui s’est empressée de souligner le manque de visibilité quant à la sexualité des personnages du jeu. Sur NoFrag, on lira : « S’il est bien clair que le personnage est gay dans la version originale, la version française est beaucoup plus vague dans son propos ». L’histoire se répète sans variante : Ubisoft, croyant bien faire en ajoutant de la diversité dans son intrigue, s’est fait huer pour ne pas le faire assez bien.

EA Games, en grosse perte de vitesse ces derniers temps, ferait bien de ne pas miser toutes ses billes sur un public aussi capricieux…


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  • Exactement ! Je l’ai téléchargé et je n’y ai pas joué. Fortnite c’est quand même du vrai e-sport. Et il y a des skins sexy !

  • Et pourtant, Kratos, le héros d’un des meilleurs jeu de l’année (God of War 4) est un pur homme blanc hétéro cisgenre avec tout l’attirail de la virilité (barbe+muscle+grosse voix+grosse…hache).

    Preuve en est qu’à part les pleureur(se)s de numérama et quelques journaleux en manque d’inspiration, la majorité des joueurs n’en ont rien à faire.

  • Essayer de satisfaire 0.00X % de la population alors qu’un jeu va toucher de smillions de personne , c’est du suicide commercial c’est tout…..

    • Le but de l’exercice n’était pas de satisfaire une infime partie de la population, mais on contraire de promouvoir/imposer les idées « progressistes »

      C’est de la propagande à tous les étages.

    • Il s’agit de toucher les millions de personnes sans trop dépenser pour sa pub, en faisant parler de soi sans payer.

  • Cool. Une bonne raison de plus de fuir EA comme la peste.

  • «EA Games, en grosse perte de vitesse ces derniers temps, ferait bien de ne pas miser toutes ses billes sur un public aussi capricieux… »


    Et par « un public aussi capricieux », précisons bien, pour ne pas ajouter encore plus de confusion, de qui l’on parle : non pas des individus LGBTQ ou « issus de la diversité », mais des militants progressistes (ou plutôt : régressistes) qui prétendent parler en leur nom.

  • « Ce tout nouveau-né combine l’abordabilité de Fortnite (en free-to-play, FtP), et un game design se rapprochant d’Overwatch, FPS de Blizzard ».
    Et en Français moderne, ça veut dire quoi?

    • @RX33
      Bonjour,
      En français cela donne :
      – Fortnite : signifie quinzaine de jours traduit en français. C’est le nom d’un jeu en ligne où le but est de rester le dernier en vie, d’où le genre du jeu « Battle Royal » du nom du manga du même nom, dans lequel des élèves d’un lycée sont enlevés, puis amenés sur une île poiur s’entretuer jusqu’au dernier. C’est aussi le même mode que pour « Hunger Games ». « A la fin, il ne peut en rester qu’un. » pour citer ce bon vieux Connor McLeod.
      – « Free-to-play » : jouer gratuit. Les jeu en lignes proposent d’installer les jeux et d’y jouer sans verser le moindre $ ou €. Toutefois les progressions se font plus lentement et généralement l’équipement de meilleure qualité (surtout armes et protections) est plus difficile et plus long à acquérir, et bien plus rapide moyennant quelques $ ou €.
      – « game desgin » l’aspect graphique du jeu en question.
      – « Overwatch » : signifie « observer » en angalis. C’est le nom d’un jeu de tir à vue à la première personne, c’est à dire qu’on ne voit pas le personnage que l’on incarne en entier : on ne voit que son arme et un bout de son ou de ses bras qui la tient ;
      – « F.P.S » : First-Person Shooter : jeu de tir à la vue à la première personne.
      – « Blizzard » : soit « tempête de neige » traduit en français. C’est une entreprise qui crée et distribue des jeux vidéo.

  • Juste une petite précision : le « game design » ne se limite pas à l’aspect graphique mais touche à tout ce qui fait l’expérience de jeu : graphismes bien sûr, mais aussi IA, mécanismes du jeu (par exemple, tour par tour ou temps réel)…
    Le sujet est vaste !

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