Climat : la météo autrichienne sceptique sur le consensus

Hot by Stuart Dowell(CC BY-NC-ND 2.0) — Stuart Dowell,

L’Office Central Météorologique et Géodynamique autrichien (le ZAMG) pose un regard critique sur le sujet du réchauffement climatique.

Par Pierre Gosselin.
Un article de NoTricksZone

En science du climat, selon l’expression consacrée, il y a un consensus de 97 % sur tous les points. Les 3 % restants sont juste des fous. Tel est le cas car quiconque contredit ouvertement ce « consensus » peut oublier sa carrière, se voir ignoré, et exclu des opportunités de financements de projets. Il vaut donc mieux ne pas faire de remous.

Il est donc d’autant plus surprenant que l’Office Central Météorologique et Géodynamique autrichien (le ZAMG) ait posé un regard critique sur le sujet du réchauffement climatique.

Sur le site du ZAMG, les scientifiques basés à Vienne débattent d’importantes critiques que voici :

Des facteurs futurs du changement climatique ne sont pas pris en compte

Si des facteurs climatiques individuels dans le développement de la température planétaire sont mal jugés par les modèles informatiques climatiques, et même s’ils ont donné des résultats réalistes jusqu’ici, les simulations du futur seront fausses. De plus, à côté des facteurs anthropiques, d’autres facteurs climatiques ne sont même pas pris en compte dans les scénarios du futur. Ils ne peuvent simplement pas être prédits.

Le problème qui se pose avec les modélisations informatiques du climat planétaire, c’est qu’ils concentrent leur contrôle de qualité sur la reproduction des températures planétaires moyennes mesurées. Quoiqu’elles soient relativement bien simulées, il y subsiste des difficultés pour savoir si leur sensibilité aux différents facteurs climatiques (l’activité solaire, les aérosols volcaniques, les gaz à effet de serre, etc.) correspondent à la réalité.

De plus, les facteurs ne sont pas proprement compris, même en ce qui concerne leurs effets de refroidissement ou de réchauffement. Dès lors, il est possible que les modèles informatiques du climat simulent correctement la moyenne de température de la planète, tout en ayant des sensibilités incorrectes attribuées aux différents facteurs.

Des facteurs anthropiques du climat surévalués ?

Le 4ème rapport d’évaluation du GIEC (Solomon et al. 2007) note que le réchauffement de la deuxième moitié du XXème Siècle a été « très vraisemblablement » causé par l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre anthropique.

Cette affirmation s’appuie sur les simulations de modèles informatiques du climat de la planète. Des critiques, cependant, disent que ces modèles ont une trop haute sensibilité au CO2 comme facteur et, par exemple, sous-estiment l’influence du soleil.

Une analyse des forces et faiblesses serait d’une grande aide

Il va falloir du temps de développement pour refléter proprement l’équilibre parmi les facteurs dans les modélisations du climat. Cependant, la critique fondamentale de la performance des modélisations du climat est présentée comme étant la même chose qu’une négation de la réalité. Il est crucial de distinguer clairement quels résultats les modèles climatiques peuvent donner avec certitude (leurs forces) et pour quels résultats ce n’est pas le cas (leurs faiblesses). »

Traduction par Charles Boyer de « Austria’s ZAMG Meteorology And Geodynamics Institute Concedes Climate Models Not Reliable »

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