La pulsion de révolution se soigne-t-elle ?

Il est clair que la France est agitée par une frénésie, un extrémisme, une haine qui ne relèvent plus d’une politique classique.

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La pulsion de révolution se soigne-t-elle ?

Publié le 12 janvier 2019
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Par Philippe Bilger.

À écouter et à lire depuis plusieurs semaines, en tout cas à partir du moment où les Gilets jaunes (GJ) se sont engouffrés durablement, bruyamment, violemment dans notre espace démocratique en ne cessant pas de le dénigrer alors même qu’ils bénéficiaient de sa relative mansuétude, j’éprouve l’impression d’un dérèglement qui n’est plus maîtrisable.

Déjà ceux qui parviennent, dans les débats médiatiques, à distinguer le bon grain de l’ivraie, à ne pas sanctifier l’ensemble des GJ, à condamner leurs inadmissibles violences en refusant toute équivalence avec les contraintes du maintien de l’ordre policier, deviennent aujourd’hui de véritables héros tant une parole nuancée et équilibrée apparaît dorénavant inaudible et quasiment scandaleuse.

Pulsion de révolution

Parce qu’elle ne participe pas d’un délire généralisé.

Celui-ci est révélateur d’une pulsion de révolution, d’une aspiration au bouleversement et au désordre, d’un désir jusqu’au boutiste de tout détruire, d’une volonté voluptueuse de se couler dans les pas d’ancêtres illustres ou meurtriers. Il est clair que la France est agitée par une frénésie, un extrémisme, une haine qui ne relèvent plus d’une politique classique mais d’une sorte de catharsis qui se donne l’illusion de préparer des lendemains qui chanteront alors qu’au contraire on peut craindre une guerre civile pour peu que des tragédies, dans les affrontements qui vont se poursuivre, surviennent dans un camp ou dans l’autre. Avec un État qui tente mais ne réussit pas.

Cette pulsion de révolution, malheureusement, affecte en plein le quinquennat d’Emmanuel Macron qui à tort ou à raison a été et, malgré son évolution, est de plus en plus perçu comme un enfant régalien qui ne mérite que l’opprobre au point que sortir de l’Élysée pour lui manifeste un courage républicain extrême.

Cette appétence pour l’effervescence sans cause – on ne lâchera rien ! – est d’abord visible chez les GJ dont on sent bien que pour ne pas être dépassés par des orages qu’ils ont fait se lever, ils feignent surtout de ne pas les organiser mais de les laisser dériver jusqu’au pire.

Fascination pour le pire

Parce qu’il y a une sombre fascination pour le pire qui fera place nette, croit-on, alors qu’il offre surtout une opportunité quotidienne pour la pulsion de révolution d’autant plus exemplaire qu’elle ne s’arrêtera jamais. Tout dialogue serait une trahison, tout compromis une transgression, tout respect une indécence.

La classe politique elle-même – et je ne parle pas seulement de Jean-Luc Mélenchon – accepte de se dépouiller de sa raison pour se projeter, avec quelle ferveur, dans une apocalypse rêvée qui la ferait disparaître en même temps que les valeurs démocratiques dont pourtant elle nous a rebattu les oreilles en pourfendant les partis non républicains.

On ne sait pas où on va mais on veut y aller.

Le cauchemar d’un bateau sans gouvernail.

Mais, à rebours, j’ai peur de cette envie délicieusement irrépressible qui pousse à construire des barricades au propre et au figuré et à baptiser révolution ce qui est simplement le laisser-aller d’un peuple qui ne supporte plus les exigences, les contraintes et les richesses du débat démocratique.

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  • ..Donc, monsieur Bilger, le peuple de France, ce maroufle, s’est réveillé un matin en se disant: « et si j’allais faire la révolution? » Et malgré la mansuétude et l’immense compréhension de ses bons maîtres, continue deux mois après à s’en prendre plein la figure.
    Vous ne connaissez pas les GJ, monsieur Bilger. Par contre vous connaissez bien ceux qui nous gouvernent(?). A les entendre j’ai plutôt l’impression que ce sont eux qui cherchent le pire.

    • Le peuple de France, ça n’existe pas. Ca n’est pas parce que les gouvernants échouent à satisfaire les Français que les GJ sont plus légitimes à les représenter, ni plus habiles, loyaux, honnêtes, etc.
      Les GJ ont un méga-problème : ils n’existent que parce qu’ils s’indignent, s’opposent, s’offusquent, et ils ne sont pas prêts à disparaître. Ils ont donc tout intérêt à ce qu’aucune solution ne soit apportée. Ils ont même intérêt à ce que ceux qui nous gouvernent si mal continuent à le faire.
      Imaginez que se promenant parmi les ruines de notre gouvernement émerge un Churchill, qui dise la vérité : du sang, de la sueur et des larmes, et après quelques saisons, enfin, la France se mettra à ressembler aux autres pays développés, ayant comblé ses déficits, éradiqué son chômage, rendu compétitive son économie, et remonté au dessus du seuil de la richesse des déciles de ses citoyens. Les GJ le soutiendraient-ils, ou évacueraient-ils le bonhomme en disant « on va poser la question du sang, de la sueur et des larmes dans un RIC l’an prochain » ?

      •  » Ils ont donc tout intérêt à ce qu’aucune solution ne soit apportée. Ils ont même intérêt à ce que ceux qui nous gouvernent si mal continuent à le faire.  »

        Je me suis souvent posé cette même question. L’indignation est bel et leur fond de commerce.

        • Peut-être, mais les GJ (enfin les GJ initiaux, de base) ne vivent pas de cette indignation à la différence de tous les syndicats, politiciens, associations gauchisantes diverses et variées dont c’est le fond de commerce et qui ne peuvent exister sans elle.

        • Mais les tocards politiciens leur ont montré l’exemple, non ❓

        • Ils sont d’ailleurs de moins en moins nombreux dans les manifestations.

      • Après les admirateurs du Général, ceux de son illustre collègue Sir Winston Churchill. Et toujours la même posture : l’attente. Vous attendez l’homme providentiel comme les gauchistes attendent le Grand Soir. Vous risquez d’attendre longtemps.

        • Je le sais bien, hélas ! Mais si nous savons grosso modo ce qu’il faudrait faire, en dehors d’un homme providentiel, comment déclencher que ce soit fait ?

          • Perso je préfère attendre dans la situation actuelle (où on peut arriver à quelque chose en se bougeant) que de basculer dans celle que souhaitent les GJ (où on n’arrivera à rien quoi qu’on fasse)

          • cette question du sang et des larmes ne devrait elle pas être proposée aujourd’hui par un cinquième du parlement dans le cadre d’un référendum d’initiative partagée ? Permettant incidemment à ce parlement de reprendre la main pour une plus sérieuse séparation des pouvoirs.

    • Très juste, les JG ne sont pas responsables de la situation catastrophique de la France, mais bien l’establishment, qui s’est gavé sur le dos du peuple et a ruiné le pays!

      •  » Très juste, les JG ne sont pas responsables de la situation catastrophique de la France, mais bien l’establishment, qui s’est gavé sur le dos du peuple et a ruiné le pays!  »

        C’est vrai mais vouloir se tirer des balles dans les pieds en croyant que cela ira mieux après, les GJ ne se rendent pas compte qu’ils vont finir par être aussi les responsables d’une France qui se ruine à petit feu.

        • Certes. Mais les effets du mouvement des GJ sur l’économie du pays ne sont aussi délétères que parce que cette économie est en mauvaise situation. Et cela les GJ n’y sont pour rien directement.
          Leur responsabilité indirecte peut bien sûr se discuter de part le soutient de la majeure partie de la population aux politiques redistributives dont le pays s’est fait une spécialité!

          • D’ailleurs une info était parue bien avant le mouvement qui disait que la fréquentation des centres commerciaux avait baissé de 60%…

            • C’est vrai et j’avais mis ça en lien avec la baisse des pensions de retraite…

            • Mais la fréquentation des commerces a toujours été en hausse en décembre. Là on est carrément à l’opposé avec un niveau de pertes jamais atteint et 60000 personnes en chômage partiel. Vouloir exonérer les GJ relève de la mauvaise foi.

              • Vous connaissez une seule personne qui a renoncé à faire des courses qu’elle voulait faire du fait des ralentissements du trafic ?

                • Oui, tous ceux qui sont allés sur internet. Tous ceux qui ont renoncé à un resto. Perte sèche pour les commerces « de proximité ». Nuitées dans les hôtels en réduction. Et je ne parle bien sûr pas des commerces vandalisés et des voitures brûlées. Vous dites que les journalistes musellent le mouvement, ils musellent en tous cas très bien les victimes du mouvement et ne parlent quasiment pas des conséquences financières qui se traduiront sous peu en hausse de taxes (et assurances).

                  • Allez donc voir BFMTV (caricature mais les autres n’étaient pas mal non plus), pendant les 1ère semaines, la moindre éraflure sur une devanture et la moindre poubelle renversée avait droit à la caméra et le commentaire navré du journaleux de service.
                    Conséquences: très forte baisse de la « popularité » journalistique auprès des manifestants avec quelques échanges peu amènes entre les mêmes journaleux et des manifestants un peu remontés. Je pense que cela un un peu calmé certains journalistes. Néanmoins, je n’ai encore jamais vu de reportages « pro » GJ à la différences des multiples exemples de cirage de pompes gouvernementales auxquels nous avons droit quotidiennement

                • Pas une seule : des dizaines ! Parce que quand vous êtes en queue de bouchon, vous souffrez d’une incertitude insupportable sur le temps que vous allez perdre et l’issue de votre demi-journée de courses. Pour compenser et égaliser, il faudrait que votre ordinateur bugge toutes les heures pour une durée aléatoire…

      • Rien de nouveau :
        Quand une nation est écrasée de taxes, rien n’est plus difficile et je pourrais dire impossible que de les répartir également. Les statisticiens et les financiers n’y aspirent plus. Il y a cependant une chose plus impossible encore, c’est de les rejeter sur les riches. L’État ne peut avoir beaucoup d’argent qu’en épuisant tout le monde et les masses surtout. » (F. Bastiat, Oeuvres, IV, p.308)
        How long, how long must we sing this song

  • « … j’éprouve l’impression d’un dérèglement qui n’est plus maîtrisable. »

    Une détermination et un soutien étonnants dans leur durée, une profusion de solutions toutes faites, des soutiens ou oppositions exprimées de plus en plus vives et nombreuses : l’atmosphère entourant ce mouvement semble en effet évoluer en ce début d’année vers quelque chose de plus lourd, inquiétant …

  • pulsion de révolution et répulsion envers la classe politique….beau mélange explosif en perspective ….

  • Qui a jamais rêvé de voir le monde bruler ? 🙂

    • Les rappeurs invités à l’Elysée le 14 juillet chantaient : « brûlons cette maison ». C’était un début… (de chanson).
      Mais au fait Monsieur Bilger a-t-il écouté cette chanson dans son intégralité ?

  • En 1789 tout a commencé par des révoltes contre le prix du pain; ensuite, de troubles en troubles se sont greffées d’autres revendications pour enfin aboutir à l’abolition des privilèges, la république, le divorce, les droits de l’homme, le système métrique etc…quelle ressemblance!

    • certes…il y la révolution du point de vue idéal et la révolution en pratique…fascination dite romantique pour robespierre che guvarra voire mao… un autre monde est sans doute souhaitable , un monde plus juste etc…mais sauf à n’avoir RIEN à perdre ( et on a toujours la vie à perdre) on se doit de bien réfléchir avant d’emprunter un chemin révolutionnaire pour y arriver..
      d’autant plus que chaque révolutionnaire en herbe a son idée du monde idéal…

      • Cela n’apparaît pas dans les médias (pourquoi?…), mais sur le terrain, des groupes se constituent pour réfléchir au RIC et à une nouvelle Constitution.

    • Et nous avons bien besoin d’une nouvelle abolition des privilèges que l’aristocratie bureaucratique s’est octroyée en dépouillant le peuple! Les mêmes causes engendrent les mêmes effets!

    • Ca a surtout abouti à Waterloo, et à un pays dans un état encore pire qu’en 89. Et en fin de compte, les autres pays ont progressé au moins autant que la France…

      • Tout à fait ! La France et ses vieux mythes comme la révolution avec ses bienfaits. Il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. La révolution c’est le seul machin pour lequel la destruction n’est pas créatrice.

        «La révolution ne supprime pas les privilèges, elle se borne à changer les privilégiés.» (Bouvard)

    • @inox
      Le B.A. BA pour entreprendre une révolution est de comprendre qu’il lui faut de la chaleur et de l’alcool. Le 14 Jul 1789 les caves de la Bastille regorgeaient de vin.
      En novembre, les ronds-points sont plutôt froids et secs: c’est raté d’avance.

  • Non M. Bilger il ne s’agit pas d’une « pulsion », on n’est pas dans le domaine de la psychologie et/ou de la biologie, on est devant un mécontentement profond de la société française. Mécontentement que les hommes politiques et vous même n’avaient pas encore mesuré l’ampleur et la profondeur.

    • En psychologie , quand un ado n’a plus de cadre il laisse exploser ses pulsions qui sont particulièrement violentes et destructrices…Macron du haut de ses quarante ans n’est pas « un père » étayant mais un grand frère qui a réussi et qui rend jaloux …La France plonge comme bien souvent dans sa névrose habituelle sauf que là , la « fille ainée de l’Eglise » ne fait pas face à ses enfants…Ils ont grandi et l’Eglise avec le « père » symbolique qui va avec, ne compte plus beaucoup..Alors haut delà de tout ce qui motive cette révolte , au delà des manteaux libéraux ou autres avec lesquels nous l’habillons , cette crise est une crise adolescente et nous savons bien que nul ne peut en connaitre le terme…Même si en général l’apaisement fait suite après réajustements..Bon là c’est une hypothèse chinoise de la face obscure de la lune..!!!

      • Je ne vous rejoins pas dans votre analyse. Pour moi le mouvement des GJ n’est pas une crise d’adolescents, c’est plutôt une crise de la maturité, maturité due à l’âge mais aussi à la fatigue, à l’angoisse, à la précarité…Et c’est Macron qui se comporte comme un adolescent.
        On n’avait encore jamais vu ce cas de figure. Un président imbu de lui même, méprisant, froid, face à des gens ordinaires mais qui ont une grande dignité.

    • Non il y a du mécontentement et des comportements relevant de la biologie. Ne pas l’admettre c’est faire preuve d’étroitesse d’esprit. Par exemple si je suis mécontent et que je vous mette mon poing sur la figure alors que vous n’y êtes pour rien vous vous direz que je suis un type agressif. C’est normal ! Alors pourquoi en serait-il autrement pour les GJ ? Casser du bien d’autrui et public n’est pas du ressort d’un simple mécontentement.
      En fait vous tolérez les évènements violents des GJ parce qu’ils entrent en résonnance avec votre haine des politicards en place. Normal puisque ça relève aussi de la biologie.

  • Et le droit de resistance à l’oppression dans tout ca ?!

  • Ta mansuétude tu peux te la foutre au cul.

  • Il ne tient qu’ au Chef de l’État de donner les Ordres pour assurer la sécurité des Français et personne d’autre ne peut le faire. Pourquoi ne le fait-il pas.? Là est la vraie question.

    • Pour ramener la paix sociale, Macron n’a qu’a, comme le dit Faré,
      être:
      « notre Léviathan Tout Puissant, cette infinie source de sagesse, qui apporte la Confiance là où elle serait inimaginable sans Lui, qui fournit des Services Publics qui seraient inimaginables sans Lui.
      Je crois que la solution ultime à chacun et à tous les problèmes de la vie est que l’État devrait débloquer les fonds nécessaires en insérant les lignes appropriées dans le livre sacré du budget. Alléluia !

    • Je pense que c’est plutôt le rôle du gouvernement, sous la houlette du premier ministre.

  • Article affligeant. Si la critique de la tentation révolutionnaire totalitaire est juste, tout le reste de l’article suinte le mépris. Comment parler des richesses du débat démocratique français ? On rêve ! C’en est même abject ! La richesse du débat démocratique « à la Lepage » et son fichier pour les climato-realistes ? La profondeur de l’analyse d’une Schiappa ? Les commentaires, éditoriaux, interviews à vomir de la radio publique payée par les impôts de ceux sur qui ces ordures de journalistes crachent à longueur d’émission ? La richesse d’une « science is settled » anonné par une Duflot analphabète mathématiquement ? La rectitude d’un Castaner ? L’humilité d’un Griveaux ? C’est ça la richesse de la démocratie française ? A vomir ! A vomir ! Et un président les yeux vitreux en manches de chemise serrant voluptueusement deux voyous dénudés faisant des doigts d’honneur, je lui dois le respect pourquoi ? Pourquoi M. Bilger ? Un ramassis d’ordures (Castaner, Griveaux), de minables (Schiappa, de Rugy), de losers (Le Maire, Darmanin) dirigés par un as du faux pas et de l’arrogance, vous attendez quoi du citoyen lambda (ou pas, je suis Centralien et chef d’entreprise)? De l’amour ? De l’admiration ? Que ces minables dégagent, qu’ils retournent à l’insignifiance dont ils n’auraient jamais dû sortir et qu’ils rendent l’argent qu’ils nous volent. Jouanno à 14.000 € par mois, zéro risques, zéro responsabilité, retraite de fonctionnaire, vous en connaissez beaucoup des chefs d’entreprise, qui risquent financièrement leur peau au quotidien, avec ce niveau de rémunération et cette absence totale de responsabilité ? Pauvre France, pauvre Contrepoints de devoir se contenter d’auteurs aussi à la ramasse que M. Bilger

    • peut être pas du mépris mais une forme d’incompréhension et d’ignorance du point de vue des autres..reste que.. je ne peux pas l’identifier aux gilets jaunes non plus.. je peux juste être d’accord avec des propositions que je vois passer ..tandis que je suis en contradiction totale avec d’autres..
      je ne peux pas vous dire si je ne vais pas finir par en porter un… pas me foutre sur la gueule avec un gilet jaune ou me faire lyncher par eux…
      c’est juste un chaos.. certes du mécontentement…mais aussi des mécontentements complètement contradictoires!!!
      ce qui « plait » est que des gens d’ordinaires passifs se lèvent et disent merde..mais à part ça , à part une sympathie pour les gens…les buts sont fumeux… je trouve les gilets jaunes sympathiques et certaines de leurs actions détestable…

    • La petitesse et la médiocrité de nos dirigeants ne grandit en rien ceux qui s’opposent à eux. Au pays des gouvernants aveugles et timorés, les gilets jaunes borgnes et violents sont rois. Et quand on leur reproche d’être borgnes et violents, ils répètent en boucle combien les gouvernants sont aveugles et timorés, comme si c’était une excuse.
      CPEF

      • On dit souvent qu’on a les dirigeants qu’on mérite.
        Le peuple (enfin, la population, les électeurs, les citoyens, appelez ça comme vous voulez) a été façonné pendant des dizaines d’années à l’assistanat, à l’irresponsabilité, à la gabegie. Constater cela ne nous mène pas loin.
        La maturité (politique, mais pas que) de la population était prévisible, le comportement également. Les causes sont bien connues et les relever n’est que très naturel, tant qu’elles restent absolument les mêmes. Le même mépris de classe, le même sentiment de supériorité (qui ne repose sur rien, par ailleurs), la même incompétence absolue, la même connivence, la même volonté de forcer « les gueux » à « bien » penser, etc.
        Comment voulez-vous observer un début de commencement de changement de discours quand le contexte reste strictement le même ?
        Regardez seulement cet article. Il suinte le mépris. Vos interventions aussi, d’ailleurs, souvent, donc peut-être que vous trouvez cela normal…

        • Comment pouvez-vous croire que les changements de contexte n’ont pas au moins autant de chances d’empirer les choses que de les améliorer ?
          Peut-être certains de mes propos suintent-ils le mépris, j’assume, je l’ai dit dans un commentaire à un autre article, pour moi les individus sont respectables, a priori en tout cas éminemment respectables, et les foules sont méprisables.
          En tout cas, il y a une chose que je trouve catastrophique, c’est la conception française d’une « conscience ou identité de classe ». Celui qui se réclame de sa classe, en dénigrant ceux qui sont dans une autre, et en oubliant que la vie consiste à changer continuellement de classe, pour une meilleure ou une pire, au point que ces classes ne signifient rien, celui-là est le plus contre-productif qui soit. Mais celui qui considère qu’il n’y a pas certains qui parlent, écrivent, ou raisonnent mieux que les autres (pas forcément les 3 à la fois, d’ailleurs 🙂 ) et que l’égalité, ou l’égalitarisme, est un principe supérieur aux autres, celui-là ne vaut guère mieux.

          • Comment pouvez-vous prétendre que ne rien changer (dans le système) serait une solution acceptable ? Vous ne voyez vraiment pas où ce système nous mène ?
            Vous partez du principe (tout à fait défendable) que la foule est méprisable pour aboutir à la conclusion que tous les membres de ladite foule sont méprisables, c’est là le problème de votre discours (comme de celui de Bilger, d’ailleurs).
            Il n’y a qu’une « classe » en France consciente de son existence et qui fait tout pour garder son « exception culturelle », c’est la nouvelle aristocratie. Si vous lisez Taleb, vous savez que le renouvellement des « riches » en France est à un niveau très inférieur à celui des Etats Unis. Il s’agit d’une endogamie très poussée. C’est exactement le gros problème de ce pays. Qu’il ne soit pas énoncé de manière explicite (pas encore) ne change rien.

          • @ MichelO

            Oui. Qu’une manifestation populaire et spontanée comme individuelle réunisse un grands nombre d’automobilistes, au départ, à travers le pays, dans des chicanes sur la voie publique avec le gilet en commun: OK! Mais ça reste un mouvement d’humeur, sans doute assez justifié.
            Mais que 2 mois après, les mêmes beaucoup moins nombreux et soutenus, toujours incapables de se fédérer d’une façon ou d’une autre, continuent à s’investir dans ce passe-temps inutile pour « la cause » (laquelle?), ça devient ridicule, ça n’aboutit à pas grand chose, et ça devient contre-productif … avec un coût qu’il faudra bien régler!
            On est désormais dans l’absurde et ça ne changera plus grand chose. Remplacer des dirigeants par d’autres n’est en rien une garantie de succès!

          • « La vie consiste à changer continuellement de classe » oui, on n’est plus dans Germinal où les enfants de mineurs étaient condamnés à devenir mineurs. Par son travail, son implication, on évolue, on gravit des échelons, les postes sont ouverts à tous. Les formations aussi. Mais plus on monte les échelons, moins on peut regarder sa montre. Ce n’est bien sûr pas une obligation, gravir les échelons, les choix sont libres.

        • Non le « peuple » n’a pas été façonné à l’assistanat, ce n’est pas parce que certains se complaisent dans cet état que c’est le cas de tout le monde. Le « peuple » ça n’existe pas, la population est diverse à tous les points de vue. Il est tentant de parler de « peuple » pour grossir le ressenti sur le nombre, mais il n’en reste pas moins que la mobilisation est en baisse, tout comme le %age de la population qui soutient le mouvement. Si la maturité est atteinte, il est donc temps de passer à l’expression démocratique : en démocratie, on ne renverse pas un gouvernement, on ne « limoge » pas un président : on gagne des élections. Il est donc temps de passer à la politique et de constituer un mouvement officiel. C’est d’ailleurs le bon moment : LFI, LR, PS et autres sont en chute libre, la place est faite. A moins qu’ils ne craignent justement le jugement des urnes ? J’ai relu l’article (j’en ai d’ailleurs perdu mon commentaire que je suis donc en train de réécrire, super !), je n’y lis pas de mépris. D’ailleurs quelle importance ? Le mépris, nombre de commentateurs opposés à ce que je dis m’en envoie, seuls les arguments comptent, pas la manière dont ils sont exprimés (sauf bien sûr quand on vient à la violence ou aux atteintes physiques). Au lieu de répondre aux arguments de PH Bilger, vous dites qu’il est méprisant.
          « Comment voulez-vous observer un début…de changement de discours quand le contexte reste strictement le même ? » Justement, c’est l’inverse qu’il faut : le contexte ne peut pas évoluer avant le changement de discours. Aux gj de faire évoluer le discours en s’exprimant, en se structurant pour être audibles efficacement.

          • Quand je dis que « le peuple est façonné par l’assistanat », c’est un constat d’ordre général, statistique.
            Dès l’école on monte les jeunes contre l’économie de marché, contre l’esprit d’entreprendre, on leur explique que tout arrive par l’Etat et grâce à lui. Qu’il y a des gosses qui sont corrigés en famille et comprennent les choses correctement, encore heureux. Mais la tendance est là et vous ne pouvez pas la contester.
            Une fois dans la vie active, on fait tout (taxes, bureaucratie à outrance, concurrence déloyale) pour couper les ailes de ceux qui voudraient faire quelque chose. On le voit dans le niveau de chômage parmi les jeunes, dans le nombre d’expatriés diplômés, dans le ralentissement d’activité de nombre d’indépendants.
            Et tout ça, et encore d’autres actions nuisibles, sont le fait de ce Léviathan tout-puissant qui est en train de nous étouffer tous.
            C’est tout de même impressionnant les ressources dont ce peuple dispose, pour maintenir ce pays au niveau où il se trouve encore avec tous les blocages et les pièges auxquels il doit faire face…
            Les GJ, ne vous en déplaise, sont à l’image de la société. Il ne s’agit pas de chômeurs, ni d’artisans, ni de retraités, ni de jeunes désoeuvrés, ni de commerçants, ni d’intellectuels, ni d’ouvriers… C’est rien de tout ça en particulier, mais tout à la fois. Bien sûr qu’ils ont du mal à s’exprimer, comme vous le dites, mais en même temps, ceux qui sont censés les écouter – politiques et médias – font tout pour détourner leurs messages et leurs discours.
            Prenons le RIC, c’est quelque chose de très concret. Au lieu de discuter sur le principe, sur les règles de mise en place, sur les contraintes à imposer, on se met à mettre en cause des sujets potentiellement dangereux – on le fait très souvent ici aussi, par ailleurs. Ce qui est demandé n’est pas de faire un référendum sur tel ou tel sujet, mais de mettre en place un mécanisme par lequel la société civile puisse imposer son agenda aux politiques sans passer par les fourches caudines des corps intermédiaires, totalement décrédibilisés. La demande est on ne peut plus claire et précise, et ce n’est pas du tout de la faute des GJ qu’elle soit devenue un flou artistique impossible à définir sur tous les plateaux télé.
            Vous accusez les GJ de superficialité et de manque de maturité, mais vous venez d’apprendre il y a quelques jours quels sont les éléments déclencheurs du mouvement, malgré vos affirmations répétées comme quoi vous vous informez en dehors des médias traditionnels. Vous êtes vous aussi restée à un niveau très superficiel, embêtée par le fait qu’il y a des blocages sur tel ou tel rond-point à côté de chez vous, sans faire l’effort de comprendre ce qu’il y a derrière, convaincue du bien fondé de votre position. Ce que font aussi la plupart des politiques et des journalistes. Et ils répètent en boucle les mêmes mantras, comme si un mensonge affirmé jusqu’à l’infini pourrait devenir par magie une vérité.

            • Durru vous plaisantez ? L’élément déclencheur c’est la énième hausse du carburant, soi-disant pour le climat. Les 2 messages étaient : « stop aux taxes » et « vous faites quoi du pognon ? ». Totalement fédérateurs. Que Ludosky ait fait une pétition 6 mois plus tôt n’est pas à l’origine du mouvement même si vous pensez que c’est le cas. De plus, sa pétition ne porte que sur la baisse des carburants et demande plus d’interventionnisme et de subventions, donc des taxes. Et il n’y a rien derrière les blocages des ronds-points car le message n’est plus le même qu’au départ : « hausse du smic », « Macron démission » et « RIC ». Il ne faut pas non plus attribuer aux GJ des profondeurs qu’ils n’ont pas tous loin de là. Les derniers blocages sont le fait de personnes qui se sont trouvé là une « famille ». Mais oui, un mensonge répété à l’infini devient hélas une vérité. Comment se fait-il qu’aucun gj avec les bons arguments n’arrive jamais sur les plateaux télé ou dans les reportages ? On en a entendu des dizaines différents pourtant. Vous prenez l’exemple du RIC, mais cette demande n’est pas à l’origine du mouvement et ne fera pas diminuer les taxes (au contraire).

              • C’est une blague !!! Vous n’avez même pas lu la pétition et vous vous permettez de raconter n’importe quoi. La situation est analysée très en détail, des pistes sont proposées, et la pétition finit par la phrase :
                Toute proposition est à explorer sans avoir à en faire payer le prix aux citoyens!
                Et vous vous permettez de parler de « plus d’interventionnisme et de subventions » ???
                Arrêtez de vous ridiculiser, quand même.
                Vous haïssez les GJ parce qu’ils vous font perdre un quart d’heure par jour dans un rond-point, soit, mais arrêtez de jeter de la m…e sur des millions de Français pour une telle raison puérile.
                Pour revenir à la pétition, elle avait été signée par un million de personnes au moment du déclenchement du mouvement, le 17 novembre. Et elle a été clairement un des éléments fédérateurs. Que vous n’avez pas suivi et vous n’en savez pas grand chose, maintenant c’est évident. Mais, encore une fois, arrêtez de vous ridiculiser en racontant n’importe quoi.
                Pour une dernière fois, vous écoutez que les chaînes d’info en continu et vous prétendez savoir ce que les GJ demandent. C’est juste pitoyable.
                Quant à votre dernière affirmation, comme quoi le RIC ferait augmenter les taxes, c’est encore une fois du grand n’importe quoi digne des plus fervents soutiens de Macron.

                • Je comprends que le fait qu’une partie de la population ait pu découvrir Mouraud avant Ludosky puisse vous donner des boutons mais c’est ainsi et je n’en suis pas responsable. Il y aurait peut-être eu davantage de signatures. Mais comme, effectivement, je m’informe et j’évite les intermédiaires, je suis donc allée lire la pétition. Oui la situation est très bien analysée et des pistes sont proposées. Les avez-vous lues ?
                  Vous n’avez peut-être lu que la dernière phrase ?
                  « Proposer des offres de reprise » (subvention) et « réguler les prix) (interventionnisme)
                  « Donner pour objectif aux entreprises…permettant de travailler depu8s leur domicile » (interventionnisme)
                  « Donner aux entreprises pour objectif… » (re)
                  « Allouer des subventions et autres aides aux entreprises afin qu’elles s’installent en banlieue… » (interventionnisme et subventions)
                  Je passe sur le financement de projets visant à créer des eco-bio-carburants, ça c’est une bonne idée.
                  Enfin, pourquoi je dis que le RIC va entraîner une hausse des taxes ? Parce que les 1ères demandes seront la hausse du smic et le retour de l’ISF. Mais je peux me tromper et de toutes façons, ce n’est pas moi qui décide.

                  • Vous comprenez tout de même que ces suggestions d’interventionnisme et de subventions sont en fait une belle pierre jetée dans le jardin de nos énarques qui, s’ils le veulent, peuvent continuer à jeter des sous à droite et à gauche, mais, je répète, « sans en faire payer le prix aux citoyens ». Ce qui veut dire très clairement sans alourdir les taxes et les impôts.
                    C’est malin comme pas possible. Mais bon, c’est évident que même le gouvernement n’a pas bien compris.
                    Si « une partie de la population » (dont vous, par ailleurs) a connu Mouraud avant Ludosky, c’est surtout parce que pour les médias financés par les milliardaires qui ont soutenu Macron (et grassement subventionnés par nos con-tributions) c’était plus intéressant de parler d’une dame un peu complotiste et bien à gauche que d’une jeune femme bien plus insaisissable. Mais c’est vrai que c’est du complotisme de bas étage que je fais là…
                    Parce que la pétition a été relayée dès le début comme argument de rassemblement. Seulement ceux qui ne voulaient pas le savoir ne le savaient pas, surtout au niveau des journalistes. Et Mlle Ludosky a été au début assez disponible et assez présente sur les plateaux. Comment se fait-il alors que cette évidence ne soit pas si évidente que ça dans l’esprit des Français ?

                • Durru, une de vos affirmations m’est revenue en mémoire au fait, mais on a tellement « parlé » depuis ! non les gj ne me font rien perdre en temps, je travaille à 7mn de chez moi en voiture (bouh la pollueuse) et 2 ronds-points inaccueillants pour les canaris sur mon petit itinéraire ! Mais je suis solidaire de ceux qui perdent (bien plus) qu’un 1/4 d’heure, c’est autorisé ou la solidarité doit-elle être seulement dans le sens que vous tolérez, sinon elle est puérile ?

                  • Solidaires aussi de ceux qui, à Nice, ont loupé leurs vols à cause de gj qui avaient décidé de bloquer l’accès à l’aéroport.

            • En revanche, oui je suis d’accord que dès le plus jeune âge on monte les jeunes contre l’economie de marché, l’esprit d’entreprendre. Mais lorsque Macron dit qu’il veut que les jeunes rêvent de devenir milliardaires, tout le monde lui tombe dessus. Quand Sarkozy parle de valeur travail et de mérite, tout le monde lui tombe dessus. Le chômage des jeunes est dû principalement aux mauvais choix faits par ces mêmes jeunes, parce que du boulot pour les jeunes, il y en a. Mais ça, c’est un autre vaste sujet…

              • Du boulot pour les jeunes, il y en a ? Peut-être, mais quand on cherche des offres d’emploi, l’expérience est (très) souvent demandée. Les choses ne sont pas aussi simples. De toute façon, le marché de l’emploi est bien verrouillé pour « lutter contre le chômage ». Contre le chômage de ceux qui ont déjà un boulot, oui. Mais pas celui de ceux qui n’en ont pas, alors pas du tout.
                Il y a aussi le SMIC qui pose de gros problèmes pour embaucher des jeunes sans expérience, mais ça c’est encore une autre histoire.
                Pour ce qui est du choix des jeunes, ils sont formés dans les concasseurs de l’EdNat, on leur transmet la haine du travail manuel, on valorise les diplômes « sociales » qui sont autant d’attestations de chômage longue durée, comment voulez-vous qu’ils s’en sortent ? Plus de la moitié d’entre eux rêvent d’intégrer la fonction publique, c’est dire… On revient au sujet de départ, en fait, l’EdNat.
                Quant au « tout le monde » qui tombe sur Sarko ou Macron quand ils parlent de richesse, vous devez vraiment suivre strictement les chaînes nationales qui relaient en boucle Mélenchon et Martinez, éventuellement Hamon ou Montebourg, voire Besancenot ou Duflot. Non, désolé, on lui a tombé dessus à Macron lorsqu’il a évoqué « ceux qui ne sont rien », ce qui est complètement autre chose. Ou quand il a fustigé les illettrées, les fainéants, les alcoolos, quand il disait qu’il suffit de bosser pour pouvoir se payer un costard, ou qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un boulot. Si vous ne voyez pas la différence, c’est grave…

                • Oui je suis d’accord avec tout ce que vous dites concernant les jeunes, hélas. Y compris concernant les boulots manuels, re-hélas. Mais oui, Macron a été critiqué pour avoir osé dire qu’il faut être ambitieux, j’ai entendu aussi les autres critiques, ils disent beaucoup de choses sur les chaînes nationales (bien que vendues à l’extrême-gauche. Il n’a pas fustigé les illettrées, il a dit que ce serait difficile de reconvertir ces salariées dont certaines sont illettrées. C’était maladroit, on n’avait pas besoin de le savoir mais pas condescendant. Bien sûr qu’il faut bosser pour se payer un costard, il se fait alpaguer par un jeune qui le critique sur son costard, il répond. Je ne suis pas macroniste, j’essaye de faire la part des choses, de ne pas m’arrêter non plus à des petites phrases (je fais partie de ceux qui ne sont rien après tout), comme avec Hollande ou Sarkozy. Je me dis que ce qui est proposé comme alternative à Macron n’est pas fameux pour l’instant.

                  • Lorsqu’il a parlé de ces salariées illettrées, on aurait pu effectivement penser à une maladresse, et nombreux ont été ceux qui l’ont interprété comme ça. Et j’avoue avoir eu quelques doutes moi-même à l’époque.
                    C’est la suite qui a clarifié les choses. Car les « alcoolos » ou les « fainéants » sont arrivés dans des contextes bien moins polémiques, parce que la généralisation était cette fois de mise.
                    Pour le « costard », vous faites fausse route. Je ne sais pas combien de gens peuvent se permettre de mettre un mois de SMIC (ou plus) pour s’acheter tout simplement l’équipement pour aller travailler et, soyons honnêtes, plusieurs fois par an. Le sujet n’était évidemment pas d’avoir « un costard », mais bel et bien de se promener en costard tout le temps.
                    De toute façon, la plupart des gens ont compris le mépris profond de Macron pour une bonne majorité des citoyens avec « les gens qui ne sont rien ». Là, il n’y avait plus de place pour le doute. Et on continue à le voir aujourd’hui, une bonne partie de ceux qui ont voté Macron au premier tour se considèrent dans la première catégorie (« les gens qui réussissent ») et méprisent, peut-être encore plus que Macron (si cela est toutefois possible), cette populace rendue seule responsable de la situation catastrophique de la France aujourd’hui. Même si, souvent, il s’agit de jeunes écervelés ayant des « bullshit jobs ». Oui, mais qui rapportent…

                    • Oui je comprends votre raisonnement. De toutes façons, quoiqu’on dise, les 1ers responsables de la situation de la France sont les politiques qui n’assument pas de prendre les décisions impopulaires nécessaires et d’aller au bout, qu’elle que soit la réaction des cégétistes (à condition bien sûr que ce soit les bonnes décisions). Le reste est littérature.

                  • « ce qui est proposé comme alternative à Macron n’est pas fameux pour l’instant »
                    C’est bien là le problème. Dans le bouquin de Jean-Marc Daniel que j’évoquais dans un autre commentaire, il y a pour moi une révélation : il interprète la prestation de MLP au débat d’entre deux tours comme son refus délibéré de quitter l’opposition. Plus personne ne veut la place, et même Macron s’interroge probablement. Et les GJ eux-mêmes n’ont que la condamnation de Macron à la bouche, et le RIC, qui ne n’a comme propositions concrètes que des facteurs de baisse de la compétitivité, bien dans la ligne des milliards qu’ils font perdre à la part privée (et pas publique !) de l’économie française depuis deux mois.

                    • Bonjour MichelO, je lis votre commentaire après avoir mis mon dernier et on se « retrouve » comme souvent. Dans vos commentaires, vous exprimez bien mieux que moi ce que je pense, comme d’autres ici à qui du coup je mets un « voilà » pour le signifier ! Quel est le titre du livre de Jean-Marc Daniel ? Merci !

                    • « Macron — La valse folle de Jupiter »
                      C’est sorti à la rentrée dernière, et on croirait que JM Daniel avait des infos privilégiées sur l’apparition des Gilets Jaunes ! Je l’ai acheté en même temps que le B A BA d’économie de Gérard Dréan quand nous en parlions l’autre jour. 🙂

    • Tout est dit bravo je suis aussi dirigeant de mes deux sociétés et suis écoeuré par ce pillage institutionnalisé

  • On assiste au match retour de 2017, le match aller ayant été suspectéde dopage (médiatique) et de parti-pris de l’arbitre (l’institution judiciaire)
    Sans compter le reste…
    http://branco.blog.lemonde.fr/

  • Philippe Bilger nous relate son désarroi devant ce qu’il nomme « la pulsion de révolution » et, le libéral que je suis respecte ce droit d’expression.
    Mais, Monsieur Bilger votre article relate surtout le désarroi des privilégiés d’un république bananière dirigée par les « mandants » institutionnels que sont les Énarques, les Magistrats et les personnages élus grâce à des modes de scrutins orientés vers des résultats escomptés par certains.
    Alors, Monsieur Bilger ne poussez pas trop loin le bouchon en affirmant que les gilets jaunes s’en prennent « violemment dans notre espace démocratique », de même, lorsque vous parlez de « cette appétence pour effervescence sans cause ».
    Étant moi même un libéral convaincu et inconditionnel, j’affirme que notre espace démocratique est en fait un espace de privilèges antidémocratiques qui se retourne contre tous ceux et celles qui produisent, qui prennent des risques, qui sont à la peine pour, au final, verser dans un tonneau des danaïdes….

  • Quand on vous intime l’ordre de vous taire, et qu’en plus on vous diffame, on n’a plus d’autre choix!
    Bilger fait bien parti de l’establishment et soutient celui-ci.
    Le peuple avait bien prévenu l’exécutif que les hausses de prélèvement étaient abusives. Mais celui-ci s’en fout et a préféré les insulter en les traitant comme des moins que rien ou des extrémistes!

    • quand on dit establishment on suggère qu’il est inamovible. il y a malgré tout une différence entre occuper une place de pouvoir et l’accaparer.. tout est dans l’idée que nos hiérarchies sociales sont ou ne sont pas basées sur le mérite et la compétence. la question est bien est ce un « establishment »?

      • il y a une différence entre dire renversons les élites car elles reposent sur un système corrompu et renversons les élites pour prendre leur place.

        • On parle beaucoup d’élitisme et je ne sais plus trop ce que le locuteur entend par là.
          Je vois simplement que la France est passée en un demi-siècle d’une « élite » de hauts fonctionnaires et cabinets ministériels compétents, honnêtes, discrets mais hautains à une autoproclamée « élite » incompétente, bavarde, lâche, pillarde et méprisante.
          L’ancienne aurait pu et dû être améliorée, l’actuelle est une calamité irréformable.
          Mais il faut comprendre que pas d’élite du tout c’est se soumettre à une horde de Marine Mélenchon en puissance avec la haine des autres comme seul bréviaire.

          • ce qui fout le bordel est à mon opinion qu’il y a DES élites…il n’y a pas d’élite. Il y a des systèmes hiérarchiques pour lesquels je reconnais une forme d’autorité..en général quand il est possible justement de contester et de renverser l’autorité..
            on se plaint souvent des médias..mais quoi de plus facile que de cesser de les croire..??? quoi de plus facile de cesser de voter pour un parti aussi?

      • Trop de questions à la fois 😉
        L’establishment est tout à fait inamovible. Lorsqu’un politique perd une élection, il se retrouve casé à la tête d’un comité Théodule. Lorsqu’un énarque aura coulé une boîte, il se retrouve à la tête d’une autre. Les « analystes » ne sont jamais remis en cause et se promènent sur tous les plateaux, à condition bien sûr de ne pas mordre la main qui les nourrit. Etc, etc. C’est la rotation des cadres du système communiste.
        La hiérarchie est actuellement basée sur un seul « mérite » : celui d’appartenir à la bonne écurie. C’est quoi la « compétence » ? Combien de nos dirigeants actuels ont monté leurs propres entreprises (ou du moins on participé à une telle démarche), pour montrer par l’exemple leur capacité à gérer des hommes, du risque, de l’argent ? Si vous en connaissez un, j’aimerais bien le savoir.
        Je ne vois pas trop qui parle de prendre la place des élites actuelles. Cela a été clairement le cas lorsque Macron est arrivé, les jeunes loups qui l’entouraient avaient les dents qui rayaient le parquet et on a vu le « dégagisme » des individus à l’oeuvre dans toute sa splendeur.
        Et, pour finir, le vrai but ne doit pas être de renverser les élites, mais de changer fondamentalement les paradigmes du système. Les individus ayant un quelconque pouvoir vont tôt ou tard en abuser de toute façon. Il faut limiter leur pouvoir de nuisance.

        • « Et, pour finir, le vrai but ne doit pas être de renverser les élites, mais de changer fondamentalement les paradigmes du système. Les individus ayant un quelconque pouvoir vont tôt ou tard en abuser de toute façon. Il faut limiter leur pouvoir de nuisance. »

          Voilà, tout est dit.

          Que Macron soit un arrogant, Le Maire un crétin et Schiappa une gourde n’auraient aucune importance s’ils n’avaient pas tout ce pouvoir. Peut être même pourrions nous en rire avant de retourner vaquer à NOS affaires.

          • oui en précisant bien que changer le système n’est pas non plus une fin en soi..le changer pour un système meilleur!!!
            autrement dit on doit comprendre où sont les tares du systèmes en place.

            soyons clairs on peut parfaitement et de façon démocratique élire un type qui en un trait de plume dissous tous es comités Théodule…

            Il me semble que nous arrivons au bout de la logique « socialiste »…des gens ont été élus et ont profité du système avec un adhésion molle du peuple par que les votes furent achetés… des corrompus certes mais pas trop et qui nous servent..

            • Si on avait un peu moins de politiques égocentriques et eux aussi jusqu’au-boutistes, on n’en serait peut-être pas là non plus. Se rappeler du nombre record de candidats à l’election de 2017. Si des gens du même bord n’arrive déjà pas au compromis entre eux pour éviter de se présenter à 3 ou 4 différents avec des idées sensiblement identiques, éclatant du même coup le nombre des votes, ce serait déjà bien.

        • @ durru
          Oui mais le pouvoir des élus leur est attribué par les électeurs, seuls en droit de leur reprendre (et la procédure n’est pas claire hors faits exceptionnels).
          Le RCI, c’est bien gentil mais au plan national, y aura-t-il un quorum suffisant de votants concernés pour obtenir un résultat clair? Sur quelle question, rédigée par qui …?

          • Si on mettait la chose en place, on aurait tout loisir pour voir les réponses de manière concrète.
            Pourquoi pensez vous que le pouvoir refuse de faire le moindre petit pas vers la mise en place d’un tel système ? Parce qu’ils savent que ça serait fini pour eux, et assez rapidement. Parce que tout ce qu’ils font, à part s’engraisser eux et leurs copains, c’est brasser du vent.
            Allez en Suisse ou aux Etats Unis voir comment ça fonctionne et arrêtez, de grâce, de poser des questions débiles.

        • Avrc 6 principes (à l’instar de la géométrie d’Euclide et de ses extensions en en supprimant le 5) on peut produire ce changement :

          Le but de l’état est de garantir les droits naturels et imprescriptiblrd du citoyen qui sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

          La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

          Une liberté imposée est constitutive d’une oppression.

          Le consentement entre adultes capables vaut loi.

          L’état s’attache au principe de parcimonie notamment dans sa production législative.

          La vérité n’est pas affaire de consentement mais de preuves expérimentales.

  • Le problème, Mr Bilger, est que, comme nous, vous ne pouvez écouter et lire que des gilets jaunes choisis par les média.

    Ceux que je connais ont le mot ‘liberté’ à la bouche, mais ce mot est banni dans les infos.

    Faut il qu’ils en aient peur, ce mot auquel ils ne peuvent rien opposer…

    • attendez un peu…les gilets jaunes ont les défauts de leur qualités..quand il y aura un gilet jaune qui connaîtra les revendications de tous les gilets jaunes on en reparlera..
      le fait est qu’il est illusoire d’interviewer un gilet jaune donné et d’en tirer des conclusions sur ce que pensent les gilets jaunes.

      marcron démission…peut être..à part ça…

      je parie que fondamentalement les gilets jaunes se boufferont entre eux…chaque clan de gilets jaunes revendiquant…l’authenticité..
      m’enfin…on est les gilets jaunes…
      pour être adoubé il suffit d’être mécontent et d’enfiler un gilet jaune…

    • Ceux que vous connaissez ont le même problème que nous libéraux, être inaudibles parce que d’autres crient plus fort que nous. Tant que nous n’aurons pas rendu ceux-là inaudibles, nous n’avons aucune chance. Mais le pire aujourd’hui est que nous ne parvenons pas à nous distinguer de ces criards. C’est pourtant devenu indispensable. Puisque le gilet jaune n’est pas un symbole de liberté, il faut que ceux qui défendent la liberté se débarrassent de leur gilet jaune et trouvent un autre symbole de ralliement.

      • Vous avez très bien assimilé le principe de tout dirigeant, « divide et impera ». Seulement, vous êtes du mauvais côté…

        • Je ne dirige rien, je ne soutiens aucun des dirigeants.
          Vous m’obligez à un rappel personnel que j’aurais voulu éviter, mais je ne vois pas d’autre manière de ramener la discussion dans les rails :
          J’ai gravi par mes seuls mérites les marches depuis un milieu des plus pauvres jusqu’à une école prestigieuse. J’ai ensuite choisi une carrière qui correspondait à mes aspirations scientifiques, en faisant fi des connivences et des souhaits de domination qui gouvernaient nombre de mes camarades. En dehors de la satisfaction « technique » dans le domaine que j’avais choisi, j’ai payé et je paie encore chaque jour ce choix de ne pas monter dans la hiérarchie et les honneurs immérités. Donc trouvez de meilleurs arguments que les procès d’intention ! Je crois sincèrement que les GJ sont engagés dans un combat sans issue, et qui n’apportera rien aux défenseurs de la liberté dont je fais partie. Je ne vois pas la moindre construction émerger de ce mouvement, seules des contestations de certains qui les méritent et d’autres moins, et tout s’arrête là. Désolé, mais c’est à vous de démontrer que les GJ ont quelque chose à proposer autre que couper les têtes et ruiner les commerçants.

          • La raison est de votre coté, je le ressens ainsi.

            Mais ma chair vibre d’aise à la vue de tous ces secoueurs de cocotier, même si aucune noix ne tombe, ou alors sur la tronche…

             » Flesh is weak, I know « 

          • Et vous croyez que vous avez tant de mérite que ça à payer encore et toujours vos choix, sans jamais remettre en question le pourquoi du comment des choix que vous avez eu à faire, ou de l’absence d’honneurs ?
            Moi aussi j’ai gravi les échelons sans aucune aide extérieure, mais je ne trouve rien d’extraordinaire là-dedans, au contraire. Constater que tout se délabre autour de moi lorsque je monte je ne me donne aucun sentiment de confort ou de satisfaction.
            Vous faites partie de cette société (et moi aussi) et son évolution est l’affaire de chacun. Jeter la faute sur les autres ne sert à rien.
            La société française aujourd’hui n’a pas beaucoup de choix. Celui qui semblait être tracé et inévitable était la mise en place d’une société totalitaire constructiviste. Totalitarisme « soft » en apparence, mais on a bien vu ces dernières semaines que lorsque le système se sent en danger ce n’est plus si « soft » que ça.
            Un autre choix qui se profile est celui d’un chaos ingérable, et je reconnais que nous sommes assez bien partis pour. C’est peut-être la place particulière de la France (dont son armement nucléaire) qui peut éviter cette fin par une intervention extérieure.
            Et un dernier choix serait une refonte complète de nos institutions, par l’intermédiaire d’un grand compromis national (je n’appellerais pas cela « consensus »). Mais il me semble qu’il y a trop d’intérêts particuliers contraires qui travaillent en alliés objectifs (ou en idiots utiles) du pouvoir actuel pour empêcher cela.
            Ce que vous ne comprenez pas à propos des GJ c’est que dans ce pays on est en train de tuer l’espoir, et ça, ça n’a pas de prix. Tout ce que vous pouvez évoquer à côté ce n’est que du détail.

            • Si c’était à refaire, je referais le même choix. Le mérite, je m’en reconnais pour avoir compris qu’il fallait choisir, et avoir suivi les priorités que je m’étais fixées. Le même dilemme se pose aujourd’hui aux GJ : admettre que quelque avantage qu’il y ait à s’opposer, que même si « ça soulage », le mouvement ne sert pas l’objectif prioritaire de baisse des taxes et d’accroissement de la liberté, et qu’il faut choisir, parce que les deux ne peuvent être menés de front, si on se bat en tant que gilet jaune, ou si on se bat pour son objectif de coeur.
              Je ne dis pas ça pour diviser les GJ, je déplore même qu’il faille choisir, mais comme je l’ai fait en matière personnelle, ceux qui ont à coeur des priorités de liberté doivent accepter qu’elles n’aboutiront pas via les GJ et en tirer les conséquences.

              • Je vous avais déjà demandé quelles modalités pratiques vous voyez pour arriver à faire avancer le schmilblick (opérationnelles, pas des décisions à prendre une fois en mesure de prendre une quelconque décision), je ne crois pas que vous m’avez répondu.
                Donc oui, peut-être, vous avez raison, le mode opératoire actuel n’est pas le bon, mais lequel alors ? Car tout arrêter ne me semble pas pouvoir amener un quelconque avancement.

                • Déjà, report sine die de toute la transition écologique, suppression des ministères genre culture et autres et de leurs budgets, passage de l’éducation nationale sur une base « chèque éducation », de la santé sur une base assurancielle sans la moindre redistribution, la prise en charge par la collectivité pour les indigents étant celle de la prime d’assurance et non du traitement, de la retraite sur une base du seul minimum vital, le reste étant à la discrétion des individus, et quelques autres mesures dont nous parlons ici et que les GJ oublient manifestement de soutenir.
                  A partir de là, on pourrait supprimer 200 taxes et impôts sans problème, et même baisser le taux des autres.

                    • Pour « comment », j’ai répondu : en formant à chaque occasion les gens à l’économie et à la logique. Si vous vous sentez capable de les distribuer sur les ronds-points sans qu’ils finissent dans les feux de palettes sans avoir été lus, je veux bien vous payer 20 ou 30 des B A BA d’économie de Gérard Dréan. Contactez alors Contrepoints qui au vu de ce commentaire se fera un plaisir de vous transmettre mon mail perso, j’imagine.

                    • Je comprends. Mes ressources financières me permettraient de distribuer quelques dizaines de bouquins, ne vous inquiétez pas pour moi. Déjà, je vais essayer de le lire moi-même, ça a l’air accessible 😉
                      Plus sérieusement, cette approche, aussi raisonnable soit-elle, va avoir besoin d’une génération pour changer suffisamment les connaissances et aussi les réactions de la population, j’espère que vous en êtes conscient. Tandis que ce pays se meurt maintenant…
                      Et pour finir, j’espère que l’autodafé était pour rire, car avec cette attitude méprisante on va pas aller très loin. D’ailleurs, on le voit avec Macron, c’est surtout ça qui l’a perdu.

                    • Puisque ce sera long, autant commencer dès que possible. Parce que si pour le moment, les méthodes plus rapides me paraissent bien moins susceptibles d’aboutir. Et oui, l’autodafé était une plaisanterie, je ne crois pas que le respect du livre que nous avions dans ma jeunesse se soit tant perdu que ça, mais le « sans l’avoir lu » était malheureusement plus sérieux.

            • Durru « ce que vous ne comprenez pas à propos des GJ, c’est que dans ce pays on est en train de tuer l’espoir » mais MichelO vous demande « c’est à vous de démontrer que les GJ ont autre chose à proposer que couper des têtes et ruiner les commerçants » : je guettais la démonstration, je ne la vois pas.

              • Je crois que si on coupait quelques têtes bien choisies (même seulement au figuré), les autres se tiendraient au carreau. La démonstration est dans « jouer sa peau » (pas seulement le livre, le concept). Ceux qui savent n’avoir rien à perdre peuvent se permettre de faire n’importe quoi.

                • Nous n’avons pas tant besoin que toutes les mauvaises têtes se tiennent à carreau. Nous avons surtout besoin que quelques bonnes têtes osent faire ce qu’il faut.

                  • La Belgique s’est bien mieux portée lorsqu’elle n’avait de gouvernement que pour traiter les affaires courantes.
                    Si, absolument, moins ils en font, mieux c’est.

          • « Vous êtes du mauvais côté » : vous n’êtes pas des leurs, justement.

            • C’est ce que j’appellerais le bon côté personnellement.
              A chacun ses convictions.

              • Du mauvais côté pour avoir une telle approche. D’un point de vue absolu, bien sûr, le bon côté est à mon avis le même. Mais ce n’est pas le sens de ce que je disais.
                Je disais qu’il a adopté la stratégie des gens du pouvoir (« divide et impera ») sans en avoir ni les intérêts, ni les avantages. D’où le « mauvais côté ». Pour avoir cette attitude.

                • Diviser pour régner est un truc de médiocre. La seule manière élégante de faire qui reste, et c’est de plus en plus en plus difficile parce que de peur de ne pas la reconnaître de la dictature, tous la refusent, c’est « Surgir, révéler, et convaincre de se remuer les fesses ».

                  • Comment convaincre ceux dont vous voulez vous désolidariser ? Il y a une contradiction flagrante, justement.
                    Vous ne pouvez pas à la fois vouloir gagner la confiance des gens pour soutenir vos actions et refuser de comprendre leurs problèmes et leurs points de vue.
                    Et vous pouvez toujours rêver l’arrivée de l’homme providentiel. Les gens vraiment capables ne s’intéressent depuis longtemps à la politique, c’est devenu tellement l’écurie d’Augias que ça n’attire plus que les incapables qui n’arrivent pas à réussir ailleurs.

    •  » Le problème, Mr Bilger, est que, comme nous, vous ne pouvez écouter et lire que des gilets jaunes choisis par les média.

      Ceux que je connais ont le mot ‘liberté’ à la bouche, mais ce mot est banni dans les infos.  »

      On pourrait en dire de même pour vous. Vous n’écoutez que ceux qui ont le mot  » liberté  » dans la bouche. C’est peut-être aussi plus facile pour les médias de trouver des GJ qui ont des pensées qui ne vous plaisent pas parce que des GJ vraiment libéraux sont une denrée rare. Vous savez ces liberticides que sont les socialistes, les gauchistes, les verts etc… vous disent aussi qu’ils sont pour les libertés. Et c’est le plus souvent une liberté plutôt abstraite qui leur conviennent à eux et qu’il veulent l’imposer ou l’interdire aux autres.

      Je veux bien que les médias traditionnels ne sont pas ce qui se fait de mieux en matière d’impartialité. Faudrait pas non plus tomber dans l’excès inverse et croire qu’ils sont à la botte du gouvernement pour tromper ou manipuler tout les français.

      Ceux ici qui soutiennent un peu trop aveuglément les GJ, nous ont également bassiné depuis des années sur ce site en disant que les français ne sont pas libéraux, qu’ils n’aiment pas les réformes, les libertés etc… et là tout d’un coup par magie, des dizaines et des dizaines de milliers de français vêtus de GJ soutenus par 80% des français seraient du jour au lendemain devenus des libéraux dans leur majorité? Heureusement que la naïveté ne tue pas.

    • Oui…
      Pour contrebalancer
      https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-les-journalistes-cherchent-le-ko
      (Par exemple, on peut aussi s’informer sur RT)

  • Encore un idolâtre de Macron qui a trouvé du cirage en soldes …

    Et toujours cette vaine recherche d’un « proffil » du Gilet Jaune. Car pour le combattre (et non pas l’écouter) il faudrait l’identifier, le fustiger, le menacer, et soudoyer ou embastiller les meneurs.

    • Quand j’écoute les GJ, je n’entends que du bruit et du vacarme. Quand j’écoute Macron, je n’entends que des c….ries.
      Alors, que proposez-vous ?

      • Que Macron ET les GJ soient réalistes : qu’ils virent le premier ministre.

        J’avais toujours cru comprendre qu’il servait à ça : un fusible constitutionnel.

        Soyons lucide :
        – les GJ ne peuvent rien obtenir car il n’y a plus d’argent dans les caisses et on ne démissionne pas un président sans bain de sang.
        – Macron ne réformera plus rien avec la menace d’une révolution dès qu’il lève le petit doigt.

        Bien sur il faut trouver un nouveau premier ministre crédible (et ce n’est pas gagné).

        •  » Bien sur il faut trouver un nouveau premier ministre crédible (et ce n’est pas gagné).  »

          Un premier ministre crédible en France; c’est un premier ministre qui devra entreprendre des réformes nécessaires pour la France que les français n’aimeront certainement pas. Même instaurer le RIC risquera de bloquer la France avec des gréves interminables de la fonction publiques lors de campagnes de votation si les français doivent se prononcer par les urnes sur des réformes qui n’iront pas dans l’intérêt de leurs privilèges des fonctionnaire tels ceux des chemineaux et des agents de la RATP et autres monopoles ou corporations publiques.

          Les syndicats prendront la démocratie direct en otages pour inciter les français à voter comme les syndicats.

        • « Bien sûr il faut trouver un nouveau premier ministre crédible »
          … et qu’il accepte le poste de premier ministre de Macron.

          • Malheureusement, trouver quelqu’un qui accepteun poste de premier ministre n’est pas difficile. Le problème est la crédibilité.

            D’autant qu’il y aura autant de définition de la crédibilité que de Français. Mais en ce qui me concerne, je pense qu’il faut trouver quelqu’un qui accepte de ne rien faire d’autre que de bloquer les dépenses de l’état, en écopant (baisser les taxes – uniformément) et en attendant que l’on récupère une marge de manoeuvre pour réformer.

          • M.Macron n’a qu’à convaincre Pierre de Villiers au nom du salut national: ça aurait de la gueule!

            • S’il acceptait, il perdrait la face 🙂 Je lisais le bouquin prémonitoire de Jean-Marc Daniel, qui faisait remarquer qu’au lieu de de Villiers, Macron aurait dû faire démissionner le directeur du Budget… Faire revenir de Villiers ne suffirait pas, il faudrait soit que Macron donne la bonne direction où le PM doive conduire le pays, soit qu’il passe en cohabitation avec une majorité sensée qui soutienne l’action dans cette même bonne direction. Ni l’un ni l’autre ne sont à mon sens vraisemblables aujourd’hui…


              • « S’il acceptait, il perdrait la face »

                Reconnaître son erreur surprendrait et le grandirait.
                Il fallait sanctionner le(s) député(s) coupable(s) d’avoir révélé publiquement la teneur de l’audition confidentielle et obligatoire du général par la Commission Défense.
                Et accessoirement mettre à la retraite ou muter toute la haute hiérarchie du Budget qui fait la loi et ruine le pays.

  • La « pulsion de révolution » se développe parce que c’est une attitude plus facile que l’effort collectif nécessaire pour construire une société prospère et calme. Il faudrait réduire l’emprise et le coût de l’Etat, mettre en concurrence, privatiser, travailler, épargner, responsabiliser, etc… Bref faire comme les pays voisins qui se portent bien. Mais c’est difficile et lent. Cela demande des efforts. La révolution ne demande pas beaucoup d’efforts; il suffit de tout casser.

    • Il est évident que la transposition en France de l’expérience libérale Suisse n’est pas à l’ordre du jour ceci, alors que ce même libéralisme – au plan politique et au plan économique – serait à même de régler les problèmes récurrents du chômage et du pouvoir d’achat.
      Pour le moment, le mot « libéral » est considéré comme un anathème pour vilipender…
      La responsabilité de la situation actuelle de notre pays en incombe à la structuration du pouvoir en place!…

    • Vous devriez vous renseigner un peu plus sur Pierre de Villiers

      • Si c’est à moi que ce conseil s’adresse, c’est bien du général Pierre de Villiers et non de son illustre frère que je parle et je me crois assez bien renseigné sur lui.

  • « le laisser-aller d’un peuple qui ne supporte plus les exigences, les contraintes et les richesses du débat démocratique »
    Faut le dire vite ! Richesses du débat démocratique ? Balivernes ! Jamais une assemblée n’a été autant godillote, jamais un pouvoir n’a été autant sourd, jamais un président élu avec si peu de voix au premier tour n’a eu autant d’élus à l’assemblée…
    A part la réforme du travail, où il a semblé que le gouvernement s’est vraiment attelé à la négociation, tout le reste a été décidé par un pouvoir qui surjouait le « droit dans ses bottes », sans aucunement être capable de prendre le pouls de la population.
    Ce n’est pas un hasard, mais alors pas du tout, que les Gilets jaunes, soient apparus maintenant et pas avant. A cause d’un sacré manque de démocratie, d’un abyssal défaut d’écoute et aussi d’un léger mépris de classe…

  • Ce n’est pas l’extémisme qui agite la France ! Le seul problème des GJ est le scandale énergétique porté à bout de bras par une pub macronnième éhontée pour augmenter la fiscalité de type moulins à vent, au lieu de réduire les dépenses en supprimant les dizaines de comités Théodule crées pour surpayer des copains politiques, y compris les escrolos, avec nos impôts. Exemple d’intox écologique vicieuse : le lac d’Annecy. Celui-ci est descendu cet été de 30 cm au-dessous de son niveau habituel régulé par des vannes sur son exutoire. Ce qui ne s’est jamais produit. Et c’est vrai. Cela vous prouve donc indubitablement que le réchauffement de cet été est bien exceptionnel ! Ce qui est faux ! On vous induit en erreur, car cela prouve seulement que l’été a été très sec ! Car un été chaud s’accompagne souvent de beaucoup de pluies orageuses. Mais on vous trompe en vous cachant sciemment l’essentiel. Le lac d’Annecy n’est pas alimenté par des rivières sensibles non seulement à la sécheresse et aussi à la pourriture de tous les déchets biologiques qu’elles reçoivent sur leur parcours. Mais essentiellement par des sources importantes surgissant sous la surface à grande profondeur ! Ces sources apportent l’eau de pluie tombée sur la montagne du Semnoz qui le borde et qui les filtre remarquablement bien ! A tel point que la ville est alimentée par la principale de ces sources pures, sans subir aucun de tous les traitements habituels, au moyen d’une pompe sous-marine installée à son débouché. C’est ainsi que quand le débit de cette source diminue exceptionnellement, c’est le niveau du lac qui diminue… mais pas à cause de la chaleur du soleil…

  • Plus on cogne la tête, plus le corps jaunit et souffre à la longue. Il y a peu de chances de le guérir en cognant la tête encore plus fort.
    Qu’on cesse de punir « les riches » et tout ira mieux, rapidement, pour tout le monde.
    Il suffit d’oser.

    • Sauf que ceux qui se trouvent au pouvoir ne peuvent y rester qu’en ayant de plus en plus de pauvres dépendant des miettes qu’ils jettent.
      Leurs actions ne sont pas dirigées par l’incompétence, mais par la nécessité.
      Comme je ne cesse de le répéter, il faut arriver à trouver une solution pour comprendre COMMENT les faire dégager et remettre l’église (la société) au milieu du village. Les QUOI, ce qu’il faut faire pour reprendre la marche en avant vers la prospérité et le bonheur de tous, ne peut venir qu’après.
      Je ne dis pas que c’est implicite, ça risque d’être très compliqué, mais il faut arrêter de mettre la charrue devant les boeufs. Avec la structure actuelle de l’Etat, rien de tout cela n’est envisageable. La priorité est de revoir le système.

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