Gilets Jaunes : qui sème les taxes récolte la tempête !

Mouvement des gilets jaunes, Andelnans, 24 Nov 2018 By: Thomas Bresson - CC BY 2.0

Le fossé entre le peuple français et ses gouvernants se creuse dangereusement, ce ne sont pas des « j’ai entendu mais je ne ferai rien » qui les rapprocheront. L’opinion de Christine Singer.

Par Christine Singer.

Qu’on soit pour ou contre le mouvement des Gilets Jaunes, il n’en demeure pas moins que répondre par le mépris au ras-le-bol fiscal des Français et notamment d’une part croissante de la population qui n’arrive plus à joindre les deux bouts, ne peut que conduire au chaos et au rejet du pouvoir.

Assimiler ensuite les manifestants à des casseurs et des séditieux en ignorant que la grande majorité sont des hommes et des femmes qui travaillent mais à bout et incapables de violences urbaines, c’est inacceptable et dangereux.

Si on ne peut ignorer les violences, violences que je condamne totalement, ne restons pas aveugles à ceux qui ont toujours, et de tous temps, profité des manifestations pour s’y introduire et casser. D’autant plus que ces groupuscules sont connus et continueront tant que personne ne les arrêtera. Les FAUX Gilets Jaunes, les Blackblocks et autres joyeusetés, ce sont eux qu’il faut déloger.

Débat biaisé

Répondre politiquement aux Gilets Jaunes en les faisant passer pour des anarchistes, ce n’est pas digne du président de la République, ni des membres de son gouvernement. Et cela s’applique également à certains médias comme BFM TV qui, à longueur de journée, comme pendant les élections présidentielles, n’ont pas fait leur travail de journalisme mais de démolition savamment orchestrée par le pouvoir désormais actuel et leurs copains.

Le « sommet » – c’est le nom dont ce pouvoir s’affuble – continue à ignorer la détresse et ce que souhaitent les Français : arrêter avec cette fiscalité galopante, qui vient grignoter jour après jour le fruit de leur travail, sans résoudre ni le problème du pouvoir d’achat, ni le problème de celles et ceux qui profitent du système social infantilisant et irresponsable.

Caricaturer un mouvement pour le rendre anxiogène, ce sont des méthodes qui ne contribuent pas à l’apaisement, et au dialogue, tout ce dont notre pays a besoin.

Tout comme il a besoin surtout de fiscalement respirer : moins de dépenses, moins de taxes.

L’écologie est un tonneau des Danaïdes facile, les milliards qui y entrent disparaissent sans traçabilité. Les Français ne sont pas contre l’impôt, ni contre l’effort, et ils l’ont souvent prouvé… mais l’absence de vision du gouvernement, l’absence de projets définis et ambitieux remplacés par des idées floues ou seules les dépenses sont précisées mènent au désarroi et à la résistance citoyenne.

Le fossé entre le peuple français et ses gouvernants se creuse dangereusement,  ce ne sont pas des  «  j’ai entendu mais je ne ferai rien » qui les rapprocheront.

Il ne faut pas jouer la France contre son peuple !