Taxe carbone : inutile au climat, nuisible à l’économie

Tous les dispositifs du type « taxe carbone », « transition énergétique », etc., sont entièrement dépourvus de fondement scientifique et n’ont aucune action sur le climat ni sur la température.

Par Bernard Beauzamy.

Bien que de nombreux pays se soient retirés des accords de Paris (COP21), ou les dédaignent, ou simplement revoient à la baisse leur contribution, les débats semblent toujours aussi vifs en France, surtout lorsqu’ils sont alimentés par une presse qui ne vise que le sensationnel, dans le style « la planète est en surchauffe ». Voici donc quelques faits simples, présentés simplement :

1- Il n’y a pas de « réchauffement climatique », mais des variations du climat, comme il y en a toujours eu depuis 5 milliards d’années ; celles que nous connaissons aujourd’hui sont, dans l’ensemble, nettement moins importantes que celles que la Terre a connues (en d’autres termes, le climat est nettement plus stable aujourd’hui qu’il ne l’a été lors des ères géologiques).

2- L’homme n’est pour rien dans ces variations climatiques. Par le passé, la Terre s’est débarrassée d’innombrables espèces animales ; rien n’indique que l’espèce humaine soit menacée. La population mondiale croît linéairement depuis les années 1970 (environ 7,4 milliards en 2015, environ 9,2 milliards attendus en 2040) ; l’espérance de vie continue à s’accroître. L’alarmisme « notre surpopulation menace la planète » est entièrement dépourvu de sens.

3- L’homme, quoi qu’il fasse, n’a aucun moyen d’agir sur le climat. Quand bien même la population mondiale disparaîtrait entièrement, avec toutes ses industries et tous ses déplacements, la température ne varierait pas d’un centième de degré, non plus que la concentration en CO2 dans l’atmosphère.

4- Tous les dispositifs du type « taxe carbone », « transition énergétique », etc., sont entièrement dépourvus de fondement scientifique et n’ont aucune action sur le climat ni sur la température. Par contre, ils ont une action très néfaste sur notre économie : depuis le Grenelle de l’Environnement (2007), la balance de notre commerce extérieur s’est considérablement détériorée. Pour faire des économies d’énergie, nous délocalisons à l’étranger la fabrication de produits dont nous avons besoin et nous perdons les emplois correspondants : le nombre de chômeurs a doublé, passant de trois à six millions.

Les chiffres détaillés sont disponibles ici