Carton jaune pour Macron

Pour l’écrasante majorité des Gilets Jaunes, il ne s’agit pas de moins taxer. Mais simplement de taxer ailleurs en commençant par d’autres qu’eux.

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Carton jaune pour Macron

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 novembre 2018
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Samedi dernier, le mouvement des Gilets Jaunes a donc bel et bien rassemblé des centaines de milliers de Français, tous d’accord pour protester contre — au départ — les taxes trop élevées sur les carburants puis la pression fiscale dantesque qui s’abat sur une partie croissante de la population.

S’il est probablement un peu tôt pour en tirer un bilan politique (il faudra plusieurs semaines voire plusieurs mois pour voir comment le gouvernement réagira à la mobilisation observée), on peut néanmoins évoquer quelques points saillants de ces manifestations.

Dans ces derniers, on ne pourra passer leur bilan purement humain : avec plus d’une douzaine de blessés graves et une personne décédée, ce mouvement rappellera qu’à mesure que les positions des uns et des autres se feront plus radicales, les débordements et les issues douloureuses se feront plus fréquentes. Or, tout indique malheureusement que cette radicalisation n’est pas finie. Il n’est pas impensable d’imaginer tout en souhaitant le contraire que, si d’autres mouvements devaient voir le jour prochainement en France, leur violence ira probablement crescendo.

Un autre élément, plus traditionnel et plus convenu dans ce genre d’événements, est l’éternelle bataille de chiffres entre les participants d’un côté et les institutions de l’autre. Comme on pouvait s’y attendre, on aboutit à une évidente minimisation des chiffres officiels, même s’il faut reconnaître la difficulté d’en collecter de solides : le nombre de points d’action est en pratique mal connu, les forces de l’ordre n’y ont pas toujours été présentes ; le recensement semble délicat et de toute façon sera sujet à caution.

Quoi qu’il en soit, aboutir à 300.000 personnes et 2000 points nous donne 150 personnes par point de blocage en moyenne… Certaines photos laissent planer le doute sur ce genre de résultats officiels. Là encore, il n’est pas complètement invraisemblable d’imaginer qu’il y a eu, en réalité, bien plus de participants à ce mouvement. Du reste, si l’on se rappelle qu’il était soutenu à plus de 70% par la population, on aura du mal à imaginer qu’il arrive à moins mobiliser que certaines manifestations syndicalistes et traditionnelles, très catégorielles, qui n’ont jamais eu ce genre de soutien et dont la participation officielle était pourtant supérieure à 280.000 péquins. En outre, au contraire des mots d’ordre de beaucoup d’autres mouvements, celui des Gilets Jaunes, essentiellement basé sur une colère fiscale, touche à l’évidence et directement un public beaucoup plus large.

En terme d’impact réel sur le pays, il sera difficile d’aboutir à une conclusion. Le temps sera nécessaire pour se former une idée. En tout cas, l’élite parisienne et des grandes villes, bien à l’abri de l’utilisation forcée de la voiture, continue à déverser condescendance et mépris sur la classe populaire qui n’a, elle, pas le choix de se déplacer autrement qu’en automobile. Vraisemblablement, cette condescendance et ce mépris vont attiser encore un peu plus le ressentiment de cette base qui n’en peut plus d’un sommet de plus en plus éloigné des réalités de terrain.

Maintenant, du côté du président de la République, Emmanuel Macron aurait politiquement tort de montrer le moindre signe de faiblesse.

D’une part, les finances du pays n’autorisent en réalité aucune marge de manœuvre ; diminuer la pression fiscale maintenant alors qu’aucune diminution des dépenses n’est prévue (loin s’en faut), c’est garantir un plus gros déficit et accroître inutilement la nervosité des marchés à l’égard des emprunts de l’État français lorsque tout indique que l’année prochaine, on aura davantage besoin de leur mansuétude. En substance, le président doit montrer au reste du monde que la force reste à l’État et que le plumage peut continuer malgré les cris de souffrance du dindon.

D’autre part, il serait délicat pour Macron de céder sur le carburant alors que, dans le même temps et dans la plus parfaite décontraction, le Sénat vient de voter une augmentation de 40% des taxes sur les complémentaires. Le moquage de visage serait par trop visible et pourrait déclencher des effets indésirables plus violents.

En pratique, tout ce que le gouvernement peut retenir de cet exercice, c’est que la pression fiscale est maintenant au point haut et que les possibilités d’augmentation directes sont à peu près épuisées. Il ne reste donc plus que les taxes indirectes, cachées et de faible montant par tête de pipe pour ménager des ressources supplémentaires à l’État obèse en pleine panique budgétaire.

Certes, il y a maintenant une opportunité crédible de réformes pour l’actuel gouvernement : les partis politiques et les syndicats traditionnels n’ayant ni vu venir cette mobilisation, ni réussi à la récupérer, Macron et le reste du « sommet » pourrait tenter de lancer quelques vraies réformes de fond pour le bénéfice de la « base », en s’appuyant sur la grogne pour la justifier politiquement ; s’il existe un bon moment pour commencer les coupes claires et pour en finir avec les douzaines de dépenses inutiles depuis les associations lucratives sans but jusqu’aux aides à la presse en passant par les comités Théodule, commissions diverses et variées, administrations placard-doré et autres ministères croupions, c’est bien maintenant.

Malheureusement, la revendication la plus souvent entendue lors de ces mouvements spontanés n’a pas été, justement, une baisse drastique des dépenses de l’État, mais une modification de la fiscalité : tristement, pour l’écrasante majorité des Gilets Jaunes, il ne s’agit pas de moins taxer, mais simplement de taxer ailleurs en commençant par d’autres qu’eux.

Autrement dit, le peuple français, lorsqu’il s’exprime, continue toujours de réclamer la même largesse dans l’intervention de l’État mais entend lui poser de nouveaux objectifs sur ceux qu’il doit ponctionner.

C’est tout sauf une solution.

C’est même une simple extension du problème, avec au mieux une modification des catégories d’individus impactés. Et c’est précisément parce que ces revendications n’ont aucun lien avec ce qu’il devient maintenant crucial de faire que Macron ne lancera aucune réforme majeure.

Dès lors, la pression fiscale ne baissera pas. Les services publics rendus ne s’amélioreront pas. La misère continuera de s’étendre.

Ce pays est foutu.


—-
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  • On arrive a un point où taxer ne suffit pas ,la mise en esclavage du peuple français semble l’unique solution pour sauver l’état français..ou le vendre au plus offrant avant de fermer boutique.

    • Ça a déjà commencé : Journée de solidarité post canicule de 2003, ou comment rétablir la corvée en France.
      Et dire que certains parlent d’en ajouter une ou deux.

  • J’en reviens toujours au même remède pas très libéralement correct : la traduction française du « Chinois, enrichissez-vous ! Il est glorieux de s’enrichir ! » de Deng. S’ils pensent pouvoir s’enrichir, les protestataires comprendront très vite qu’il n’y a pas de différence entre taxer les riches et taxer les enrichis, et qu’il vaut mieux réduire les dépenses de l’état.

    • +1000 Avec son corollaire: « certains s’enrichiront plus vite que les autres. » Vous imaginez Macaron dire ça? Au feu!

    • pour s »enrichir encore faut il avoir des clients solvables , des produits séduisants, et concurrentiels..
      Soulignez en rouge les termes inappropriés en conséquence d’une politique socialiste de 40 ans .. et concluez vous mêmes

      • Allons, les Chinois ne sortaient-ils pas de 40 ans de politique socialiste avec tous ces machins soulignés en rouge ?

        • oui mais eux en sont sortis, ce qui n »est pas notre cas

          • J’ai visité la Chine en septembre 1991. La meilleure description que nous en avons trouvé, avec mes compagnons occidentaux, a été : même ce qui est flambant neuf y a l’air vieux poussiéreux cassé pourri. Deng, communiste bon teint, a lancé son « Enrichissez-vous ! » en janvier-février 1992. Je suis retourné là-bas en 1994, et ça changeait déjà radicalement.

            • certes , mais la chine n’a pas basé son économie sur les aides sociales, la chine ne fait pas de keynésianisme , elle fabrique ce qui se vend a l’extérieur avec une main d’oeuvre sans revenus réels, ou presque
              en France vous avez ds aides confortables qui vous permettent meme deja de vivre sans travailler..
              ce n’est donc pas la meme problématique a résoudre, pour libérer la france il faut deja stopper les aides, toutes les aides..(plus facile a dire qu’a faire) meme pour les entreprises et les associations, pas de contrats aidés..etc..
              les gouvernants ne voulant pas lancer un chomage encore plus important empruntent puis passe la patate chaude au suivant..
              pas de responsables, « un mandat sinon rien »

              voila la situation dans laquelle se trouve la france, les gilets jaunes font deja le plein avec des aides..
              et avc 2000 milliards de dettes nous sommes deja dans la nasse
              l’écologie n’est qu’un prétexte pour cacher le trou dans la coque

  • Messieurs les « gouvernants » : ON NE VEUT PAS DE VOTRE ÉCOLOGISTAN

  • Je ne sais pas lire dans les coeurs et dans les esprits, j’évite donc de faire des commentaires sur les raisons profondes des uns et des autres Gilets Jaunes à manifester leur colère ou sur les solutions éventuelles qu’ils envisagent.
    Je peux par contre témoigner sur la manière dont l’Etat a géré les manifestations de samedi.
    Suite à des échanges Facebook, je me suis présenté samedi au rassemblement prévu dans ma ville de province, censé mettre en place une opération escargot sur une portion gratuite d’autoroute, ainsi que quelques routes environnantes.
    A ma grande surprise, j’ai constaté que le filtrage était déjà opéré par des équipages de gendarmerie. Enfin, filtrage pour les « gilets jaunes », car l’autoroute en question était complètement fermée (pour ceux qui étaient censés venir de plus loin, et donc pas des « gilets jaunes »). Et pareil pour la suite, des accès vers la ville ou vers l’autoroute étaient complètement bloqués par la gendarmerie, quand la manifestation n’avait ni pour but ni pour résultat de bloquer quelque route que ce soit, c’était juste une opération escargot.
    A retenir le déploiement assez conséquent de forces de l’ordre.
    Plus tard dans la journée, j’ai pu croiser, à un autre endroit, où personne (sur le site « officiel » de la manifestation) n’avait fait état d’une future action, environ six péquins habillés de gilet jaunes qui avaient bloqué une des sorties d’un rond-point et avaient même fait un joli feu de camp au milieu du rond-point (eh oui, l’hiver arrive, faut bien se chauffer).
    Ici, pas de masses de gilets jaunes, mais un vrai blocage. Mais pas de forces de l’ordre non plus, même si un simple équipage de police/gendarmerie aurait largement suffi pour rétablir le trafic.
    Voilà, à la fin c’est simple. Lorsqu’un nombre important de personnes manifestent d’une manière civilisée et respectueuse, on met en place des ressources imposantes de forces de l’ordre pour enquiquiner les autres. Mais lorsque quelques individus isolés font des actes illégaux, on les laisse faire.

  • Ce pays est foutu! c’est effectivement le cas : j’en viens à regretter Hollande ou Sarko !!! c’est grave non ?

  • Bonjour,
    je ne pense pas du tout que la très grande majorité des manifestants ait procédé à une analyse fiscale détaillée et cohérente de tout l’arsenal français. et donc il y a certainement chez tout un chacun des incohérences basées sur le thème du « ne m’emmerdez pas, mais emmerdez les autres si vous voulez je ne suis pas touché ».
    partant du principe que les manifestants se recrutent majoritairement chez des Français pas très argentés, les problématiques d’IF ou de tranche marginale de l’IR, voire de l’IR tout court, n’est pas leur sujet.
    le sujet de base pour eux, c’est le mépris et la vexation continue dont ils font l’objet en tant qu’automobilistes :
    80 kmh,
    taxes sur les automobiles dites polluantes,
    renforcement du contrôle technique,
    augmentation du prix du carburant

    il y a un moment où le sentiment qui gagne c’est « trop trop c’est trop ». et je ne pense pas qu’il faille aller plus loin.

    • Tout a fait. Le point de départ est très clairement la pression fiscale et répressive des automobilistes, particulièrement depuis le 80 km/h.
      Le refus de ces nouvelles menaces pour l’automobile serait probablement moins important s’il y avait de la cohérence dans la démarche.
      Or, la TICPE augmente mais l’entretien des routes est négligé.
      Or, la taxe carbone n’alimente qu’à 20 % les investissements pour la transition énergétique.
      Or, les PV des radars servent à beaucoup de choses (desendettement de l’Etat, financement du budget de l’Afitf…) et de moins en moins à la sécurité routière.
      Or, d’une façon plus générale, et pour le dire vite, les ruraux paient de plus en plus pour avoir de moins en moins.
      Le discours des Gilets jaunes n’est pas aussi caricatural qu’on veut bien le dire ; plutôt que de faire payer les autres, il s’agit pour eux d’un peu moins payer pour les autres. Et ça, c’est la triste réalité : par ex, les taxes sur les carburants prises sur le dos des automobilistes qui roulent plus que la moyenne, ceux de la ruralité, ruralité dont on ferme les lignes sncf, alimentent principalement, via l’Afitf les tramways des métropoles !
      On leur pique le pognon, on leur ferme leurs services, et leurs commerces, on les oblige à prendre leurs bagnoles, et on les dissuade de les utliser… Et on leur fait payer la suppression de l’ISF et de la TH en augmentant la taxe carbone.
      Difficile d’être plus cohérent, alors, qu’un Gilet jaune en colère.

      • tout le monde hurle contre les taxes et prélèvements mais personne ne remets en cause les aides démentielles..
        rentrée de classe, primes de noël , allocations logement , allocations familiales , aides pour les cantines CMU, RSA , Chômage, aides pour les entreprises , les associations , etc.. etc..

        QUI PAYE TOUT CA? HE BIEN CA NE SUFFIT PLUS!
        voila la bonne question a se poser plus d’aides = plus de taxes
        c’est clair non?

        • Pour le moment, c’est plus de taxes = plus d’aides. D’accord avec la corrélation, mais de là à y voir un facteur de causalité qu’on pourrait utiliser, il y a un pas.

          • hé bien il est manifeste que les aides doivent etre financées n’est ce pas?
            Que les entreprises payant beaucoup d’impôts il a été décidé d’abaisser leur charges pour favoriser l’emploi , exact?

            On a d’abord commencé a faire payer les retraités en lieu et place des salariés, sans toucher aux depenses..
            la ponction engendre une baisse d consommation , c’est classique.
            du coup on fait basculer le coût des aides sur les carburants que tout le monde paye..
            et à.. ben çà ne passe plus

            • Il s’agit de donner de manière bien visible à ceux qui pourraient voter pour le gouvernement ce qu’on prend de manière bien cachée et à ceux qui de toute façon ne voteront pas pour lui. La seule chose qui a changé, c’est que les taxes sur le carburant ont cessé d’être bien cachées. Mais il n’a jamais été question de baisser les dépenses ni de favoriser qui que ce soit, seule compte la visibilité augmentée pour les aides et diminuée pour les taxes. Et, l’augmentation de la part qui transite par l’état, avec comme objectif final que la totalité des gains soit confisquée et redistribuée en aides (et en pots de vin). Si vous cherchez à diminuer les aides, vous allez contre cet objectif, vous n’avez aucune chance que ça se traduise par une baisse des taxes.

        • ce que vous oubliez dans l’histoire c’est que la majorité des gens qui touchent ces aides habitent ou? dans des villes mon bon monsieur , certes dans des cités insalubres et éloignées des quartiers bobos mais ils habitent en ville ou en périphérie et sont bien pourvus en moyens de transports ………..alors même si le fond du problème reste entier la légitimité des gilets jaunes est compréhensible …je trouve H16 assez négatif sur ce billet, je commence à entendre des porte paroles des gilets jaunes des trucs intéressants..comme le fait que Macron ait été élu avec 20% des gens inscrits et que sa légitimité n’est pas si assise que ça

          • Oui, il y a effectivement un nombre non négligeable de Gilets Jaunes qui ont un discours audible, libéral et réaliste. Malheureusement, ce n’est absolument pas la majorité. Même si cela pique, il faut savoir admettre que les Français, depuis 40 ans, votent régulièrement pour plus de goodies gratuites, plus d’Etat, plus de socialisme, et qu’ils ont exactement ce qu’ils réclament.

            Ainsi, notez que le mot d’ordre c’est « BAISSEZ LES TAXES » et qu’on est encore trèèèèèès loin du message plus puissant « BAISSEZ LA DÉPENSE PUBLIQUE », seul à même de réaliser ET la baisse de taxes, ET l’augmentation des richesses des Français, ET la baisse de la misère dans le pays…

            • Oui, mais ca vous voyez bien que ce n’est absolument pas un reproche qu’on peut faire spécifiquement aux Gilets jaunes.
              Faire plutôt payer le voisin est une caractéristique très humaine.
              Et les plus ardents défenseurs de la baisse des dépenses publiques sont souvent d’abord motivés par le refus de payer pour les autres.
              Le discours sur l’intérêt collectif de ces baisses vient souvent après, comme une couche de vernis.
              De ce point de vue, les Gilets jaunes ne se distinguent en rien de vous ou moi, d’un socialiste ou d’un conservateur, d’un libéral ou d’un étatiste…
              Il n’y a à ce stade aucun raison pour que les Gilets jaunes se montrent plus libéraux que la moyenne dans ce pays.
              En revanche, leur discours sur moins de taxes est assez fédérateur, au point d’être trans partisan, et beaucoup de gens s’y retrouvent, libéraux ou pas. Il n’est pas à exclure que l’intransigeance du gouvernement, en particulier celle du PM, soit en train de faire naître un nouveau parti politique, qui ne manquera pas alors de coucher tout ça dans un programme.

          • je pense qu’il y a deux sortes de français , ceux qui on accès a des modes de transports alternatifs et les autres mon cher monsieur..
            Ceci dit n’oublions pas aussi que la voiture est plus un instrument de liberté qu’autre chose..
            on ne peut pas vouloir toujours plus d’aides et moins de taxes, la légitimité des gilets jaunes serait compréhensible si ils donnaient la liste des aides dont ils aimeraient voir la disparition ‘en meme temps » que les baisses des taxes sur les carburants

            • « Ceci dit n’oublions pas aussi que la voiture est plus un instrument de liberté qu’autre chose.. » dans un pays qui devient de plus en plus totalitaire et qui restreint les libertés bah c’est ENORME et ça Macron il l’a oublié un peu vite.

        • Si, mais par exemple quand on parle de supprimer la CMU, on t’explique que t’es un enfoiré pas solidaire, quand on parle de supprimer l’AME on t’explique que t’es le pire des facho…

  • Jour 1 : orgie de taxes et de réglementations : tout ou presque est collectivisé.
    Jour 2 : les riches et tous ceux qui sont mobiles (susceptibles de créer des richesses) se barrent à l’étranger, remplacés par des cohortes de migrants pauvres (incapables de créer des richesses nouvelles) venus profiter des revenus sociaux gratuits.
    Jour 3 : l’Etat tabasse de taxes les classes moyennes non mobiles au nom de prétextes de plus en plus délirants (le réchauffement climatique anthropique, les Martiens attaquent, le Vivrensemble est menacé…)
    Jour 4 : les classes moyennes se révoltent, parce qu’il ne faut pas les prendre pour des cons, quand même… Si ?
    Jour 5 : l’Etat dérive vers la dictature et la répression violente, parce qu’il le vaut bien et qu’il ne va pas perdre son pouvoir sans détruire le pays avec lui. sans entraîner la population dans sa propre déchéance.
    Jour 6 : l’Etat obèse implose sous l’effet de sa propre masse, le nombre de ses victimes surpassant largement le nombre de ses derniers bénéficiaires, c’est-à-dire le cercle des profiteurs les plus proches du pouvoir.
    Jour 7 : on se repose.

    Le socialisme (collectivisme, étatisme) prend fin quand l’argent des autres vient à manquer.

    • oui , et là la france est dans la nasse

    • @Cavaignac
      Bonjour,
      Je dirais que nous en sommes au jour 4. Le suivant n’est pas loin.

    • Vous savez, le jour 5 c’est pas si évident que cela.
      Parmi toutes les feues « démocraties populaires », seulement en Roumanie il y a eu du sang versé pour renverser le régime. Le seul pays latin, me direz vous… et je ne peux pas vous contredire.
      CPEF 🙁

      • La Roumanie était à ma connaissance le seul pays coco à avoir interdit l’avortement. Résultat : des hordes d’enfants non désires mues en psychopathes se sont rebelles contre le pouvoir.

    • L’URSS a mis 70 ans à imploser.

      Il y a un autre scénario, plus vraisemblable : la mise en place d’un vrai état policier, de quoi faire rougir Orwell et son 1984.

      L’URSS vivait assise sur des ressources minérales qui ont assuré sa survie, un temps.

      La France dispose de ressources agricoles, et devrait y revenir. Retour aux champs ? À la cambodgienne ? C’est le bilan carbone qui va être content !

  • Je parlais l’autre jour de ce phénomène que j’observe chez les restaurateurs cotés pour leur gastronomie.
    Ce qui se passe est que ces restaurants n’ont plus de personnel, ils sont tenus en général par la femme en service et le mari aux cuisines, ils ont réduit le nombre de couverts et le nombre de jours d’ouverture, mais la cuisine est toujours aussi bonne. J’ai demandé à un de ces restaurateurs ce qui le poussait à faire cela, il me répondit q’avec moins de travail, moins de taxes il vivait nettement mieux et lors des jours d’ouvertures il était toujours plein.
    Un autre restaurateur a lui a choisi un autre système, il ne fonctionne que sur réservation et est seul à gérer. De fait il est assuré de ne pas avoir de pertes ni de taxes sur salaires et autres inepties.
    Pour moi, ce genre d’attitude ne s’éloigne pas trop de celle des Gilets Jaunes, pourquoi bosser si c’est pour payer des impôts, comme gagner de l’argent ne sert qu’à alimenter les bololos parisiens, autant en faire le minimum.

    • ça me fait penser au discours de sarko « travailler plus pour gagner plus « ….en fait c’était « travailler plus pour payer plus de taxes » ..^^

    • je connais des dentistes qui ne travaillent que 2 jours/semaine.;ds boulangers qui ferment 1 semaine / mois etc..
      c’st le syndrome urss , ‘travailler pourquoi faire? »

      • il est clair que depuis des décennies on incite plus au travail ….ça fait plus d’assistés et plus de gens susceptibles de se tourner et d’aimer l’Etat. cqfd

    • Et oui, le patron aux 35h, du 100% made in France.

  • Le plus intelligent Collomb s’est tiré juste à temps quand il a compris l’explosion en vol son poulain. Qui s’est laisser enivré par une élection impossible que lui a facilité l’échec flagrant de son prédécesseur et l’aide de son tribunal de mur des cons, qu’il a « oublié » de supprimer après son improbable mais si efficace coup de main.

  • Moi aussi, H16, je suis un peu désespéré. Franchement beaucoup même. Toute une grosse génération d’assistanat et d’abrutissement de l’Education Nationale en arrivent là. Quelle profonde et immense tristesse, nous aurions pu être un si beau pays…

  • en plus des taxes vient se greffer le chiffre d affaires à zéro grâce aux blocages jaunes ( pas de filtre pour moi samedi ) donc entreprise doublement pénalisée et ça va continuer cette semaine…
    les mecs font erreur sur la cible et confondent encore PME et CAC40.
    on ne va pas y arriver oui pays foutu pays de cons!!

  • 104 milliards d’euros de niche fiscale rien que sur l’impôts du revenu … là , il y a de quoi de faire des économies… plus l’état percois des impôts direct , indirect et plus le budget de la dépense publique augmente .. !! et ca depuis la 1ere crise sous Giscard , déjà l’excellent Barre nous rappeler : nous sommes a l’entrée
    du tunnel ..Et bien en 2018 , ils n’ont pas été capable de sortir de ce tunnel … très bien , tenir une promesse de supprimer les impôts locaux , encore une belle connerie , nous n’avons pas d’argent dans les caisses , elles sont vide !!! il y a des incoherences dans le buget des ministeres ..la CULTURE 10 milliards d’euros …la JUSTICE 7 milliards d’euros ?? A supprimer le Conseil Economique et Social si c’est pour placer d’anciens ÉLUS battus , de placer d’anciens syndicalistes …La Cour des Comptes pourquoi faire c’est un avis facultatif …
    même un membre de la Cour des Comptes qui devient Ministre des finances est nul pour diriger le ministère et qui plus est , fait des remarques , n’est même pas capable de réduire 1 centime d’euros la dépense publique … Comment faire évoluer dans le bon sens ce pays !!!

  • A chaque président son boulet !
    Chirac II a eu le CPE (et les radars automatiques). Sarko a eu le bouclier fiscal (et la suppression des panneaux radars). Hollande a eu la vraie-fausse inversion de la courbe du chômage (et l’amorce des 80 km/h). Macron a la taxe carbone (et le 80 km/h).
    Bon courage les gars !

  • oui..baissez les taxes pas baisser les dépenses..donc, on ne sait pas quoi penser des gilets jaunes, reste qu’ils me sont sympathiques a priori.

    • Il n’y a pas que les aides comme dépenses. Il y a surtout beaucoup de dépenses en pure perte. Les aides sont des aides à payer les taxes, ça fait opération blanche, mais de nombreux milliards sont dépensés pour faire perdurer des systèmes non-rentables ou même néfastes genre puits sans fond, simplement pour des questions d’image (et de maintien de l’omniprésence de l’état).

    • Tout à fait.
      Tout homme qui adore l’automobile et déteste le Macron ne peut être foncièrement mauvais.

  • Il y a bien des gens, outre H16 et ses analyses (autopsies ?) acérées, qui ont décrit la situation présente.
    Dont Claude Reichman:
     » Le socialisme, c’est toujours l’histoire d’une spoliation méthodique exercée aux dépens du peuple. Les unes après les autres, les catégories sociales et professionnelles se font arracher progressivement leur bien. Puisque les besoins sont sans limite, la spoliation l’est aussi. Elle ne cesse qu’avec le dépouillement complet des victimes. Malheureusement pour l’oligarchie au pouvoir, les dites victimes viennent ensuite grossir la masse des assistés, ce qui oblige à de nouvelles spoliations exercées contre des catégories de moins en moins aisées. Quand il n’y a plus de gens à dépouiller, le socialisme redistributeur cesse et se fait violent afin d’étouffer le mécontentement général. « 

    • Oh méfiez vous quand vous dites dépouillement complet : ils sont bien capables de vous mettre en esclavage pour réaliser leurs moindres désirs. Et cela, c’est largement au-delà du dépouillement.

      • Je ne faisais que citer, mais il est vrai que pour l’esclavage, ce n’est qu’une histoire de curseur, dont celui de la date de libération fiscale.
        Nous en sommes à près de 57% d’esclavage, il suffit de repousser la date au 31 décembre pour en avoir 100%.
        Pas plus difficile que ça, les gens continueront à vivre, alimentés par la machinerie du poulailler industriel qui veillera à la ‘juste’ répartition entre les poulets tout en essayant de repérer les cannibales qui tenteront d’améliorer le menu…

  • oui mais a augmenter la tranche d’imposition de 10% a 30 % à claude henry …

  • Dans mon bled, les syndicalistes paradent en tête, bloquant les ronds points sous l’oeuil bienveillant des gendarmes, garés un poil plus loin. Après une demi-heure de blocage, l’un d’entre eux est venu me demander ce que j’en pensais. J’ai répondu que je n’avais rien contre leurs revendications, à condition qu’on ne m’emmerde pas. Ils étaient outrés! Ils se prennent pour mère Téresa, sauveurs de notre pays, héros de l’humanité!

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C’est un épisode de l’histoire, et même l’Histoire, que l’on commémore pour ses 150 ans, avec des controverses pour savoir si cet évènement doit être fêté ou oublié.

Il s’agit bien sûr de La Commune.

Rappelons les faits, pour ceux qui auraient oublié, ou ceux qui n’en auraient même pas entendu parler (il y en a), malgré l’abondante littérature.

1870, c’est la défaite de la France face à la Prusse. Napoléon III capitule le 2 septembre et est fait prisonnier des Prussiens. Le 4 septembre, une foule de Parisiens envahit le P... Poursuivre la lecture

L’intérêt pour Emmanuel Macron de choquer par ses propos sur les non-vaccinés est évident. Il en va même de sa survie politique. Profitant de la visibilité de sa fonction, il a provoqué un séisme politico-médiatique lui évitant que les résultats de son mandat s’invitent dans la campagne.

Difficile en effet de trouver quelque chose de positif dans son bilan. Certes, la suppression de l’ISF et le lent démarrage de la baisse des impôts des entreprises sont des mesures tout à fait bénéfiques, de nature libérale. Mais comment les considérer... Poursuivre la lecture

Par Samir Ayoub et Luc Meunier.

Le prix du carburant a atteint un niveau record à la pompe dépassant ainsi celui de 2018, qui avait déclenché le mouvement des gilets jaunes. Or, malgré les récents appels des leaders historiques pour reprendre le mouvement et une forte activité sur les réseaux sociaux, le bilan des premières mobilisations reste relativement mitigé.

Parallèlement, le gouvernement vient d’annoncer « une indemnité inflation » de 100 euros par personne gagnant moins de 2000 euros nets par mois.

Cette indemnité... Poursuivre la lecture

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