Euro : un désastre programmé

Ou l’euro se zombifie, ou il explose. Dans les deux cas, ceux qui n’ont pas de dette mais de l’épargne seront victimes.

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Euro BCE (Crédits Maciej Janiec, licence Creative Commons)

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Euro : un désastre programmé

Publié le 12 octobre 2018
- A +

Par Simone Wapler.

En relisant mon titre, je me suis dit qu’il était très vague.

  • L’union monétaire enchaînant de force des pays bien gérés et mal gérés
  • L’Italie qui souhaite vivre à crédit avec des taux d’intérêt allemands
  • Les retraites en France

Il y a beaucoup de désastres en vue, mais finalement, ils nous toucheront de la même façon : moins de pouvoir d’achat et plus d’impôts.

Commençons par l’Italie. Malgré les interventions de la Banque centrale européenne, le taux d’intérêt de l’emprunt italien à 10 ans s’enflamme. Il a même atteint hier 3,7%.

A ce taux, l’argent emprunté n’est plus vraiment gratuit…

Le gouvernement italien campe cependant sur ses positions et prédit « un tremblement de terre » aux prochaines élections européennes.

Affreuse austérité

Les gens ne supportent plus l’austérité, indique Luigi Di Maio, le chef du mouvement Cinq étoiles.

C’est vrai que c’est abominable.

Vous viviez tranquillement de l’argent des autres, vous étiez élu en distribuant l’argent des autres, vous remplissiez votre caddie de supermarché avec l’argent des autres et, pof, tout d’un coup, il faut faire avec ce que vous avez vraiment… C’est cruel.

Les banques et la bourse italiennes accusent le coup. Comme vous le voyez, les banques se prennent une plus grosse claque sur le museau que les entreprises cotées italiennes en général.

Parmi les banques italiennes, Unicredit figure dans la liste des banques systémiques, c’est-à-dire que ses difficultés pourraient déstabiliser d’autres banques.

L’indice Eurostoxx des banques n’a pas bonne figure non plus. Depuis le début de l’année, il recule de plus de 23%.

« La complaisance des investisseurs quant aux menaces de la crise de dette italienne repose sur l’idée fausse que les scénarios du pire ont été évités ailleurs.

 Soyons clair : dans l’Histoire, aucun pays n’ayant pas le contrôle de sa devise n’a jamais eu une si grosse dette. La situation est sans précédent ».

Mark Curdmore, Bloomberg

Que peut-il se passer après les élections européennes ?

  • L’Italie met de l’eau dans son vin et se « grecquise »…
  • L’Italie sort de l’union monétaire
  • L’Allemagne sort de l’union monétaire

L’Euro va plonger

Dans les trois cas, l’euro va plonger. Peu importe l’issue politique, en fait. Qui à l’étranger voudra stocker de cette devise ? Soit les taux d’intérêt proposés sont minables car c’est la condition pour que l’euro survive ; soit les taux reflètent les risques de pays comme l’Italie, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, la France et l’euro s’autodétruit.

Depuis février 2015, la Banque centrale européenne et la Banque d’Italie ont été les seuls acheteurs nets de dette italienne. Que va-t-il se passer si la BCE tient parole et arrête ses achats en 2019 ?

Ou l’euro se zombifie parce que la BCE fera machine arrière… ou il explose parce que l’Italie représentera le plus gros défaut de toute l’histoire financière.

Dans tous les cas, vous perdrez en pouvoir d’achat.

C’est pourquoi vous devriez diversifier votre épargne de précaution, l’argent que vous tenez disponible en cas de coup dur.

Un peu d’or

Un peu de bitcoin

Un peu de dollar, de franc suisse ou même de livre sterling

Vous avez le choix. Le seul mauvais choix est 100% euro.

Politiquement, il faudra un jour admettre que les dettes publiques ne pourront pas être honorées. Ce sera le jour J du jubilé. Vous devriez préparer l’ensemble de votre patrimoine à un tel événement car la destruction des dettes ne sera pas indolore pour ceux qui ont de l’épargne.

Pour plus d’informations, c’est ici.

Voir les commentaires (15)

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  • L’euro est une monnaie UNIQUE, alors que tout ce qui en découle est variable pour chaque membre ! Taux d’intérêt, pouvoir d’achat, prix des denrées… une construction brinquebalante.

    • oui et non. le $ est la monnaie des USA et pourtant chaque etat a une grosse autonomie et certains sont a bord de la banqueroute (https://www.quora.com/Why-is-the-state-of-California-bankrupt). De meme le pouvoir d achat ou le cout de la vie n a rien a voir entre la Silicon valley et l arkansas

      evidement l UE et les USA divergent sur le fait qu il y a un gouvernement central aux USA et rien equivalent pour l UE. Et surtout il y a un sentiement national aux USA ce qui n existe pas pour l UE. donc un citoyen US paiera pour son compatriote alors qu un bavarois/lituanien va refuser de payer pour un italien

      • Vous oubliez qu’il y a de gros transferts entre états riches et pauvres, facilités par le budget fédéral qui représente 27% du PIB contre 1% en Europe.
        Une langue aux USA contre 28 en Europe.
        Bref non.

  • le plus gros probléme de l’Europe ,c’est là concurrence déloyal de la fiscalité et du salaire ! ! ça ne peut que qu’empirer….
    nous ne sommes pas compétitifs…alors quand l’Europe va t il s’en préoccupé ??

    • je crois que ce n’est pas vraiment le problème de l’europe la concurrence des salaires et des fiscalités, il n’y a aucune chance que l’europe s’en préoccupe.
      le problème, c’est plutôt celui de la france (et des autres nations) qui ont choisi à maastricht d’abdiquer unilatéralement d’une fonction régalienne de l’état, à savoir la monnaie et ceci sans contrepartie. il ne fallait pas faire cette erreur en 1992, maintenant, il faudra payer, d’une manière ou d’une autre.

      • La monnaie n’est pas une fonction régalienne. Un Etat ne peut pas emprunter de l’argent à lui-même.

        Le plus gros problème de l’Europe est l’existence d’Etats-providence nationaux-socialistes, la France en tête.

  • Pas d’accord sur la fin du texte, il faudrait plutôt :

    Un peu beaucoup d’or

    Un peu beaucoup de bitcoin

    Un peu beaucoup de dollar, de franc suisse ou même de livre sterling…

  • il vaudrait mieux parler d’obligations italiennes plutôt que d’emprunt italien.

  • Pour calmer les esprits sachez que ;
    il n’y a jamais eu, il n’y a pas et il n’y aura jamais de monnaie qui vaille (elles sont toutes mortelles du fait que ce sont les financiers et politiques qui les construisent pour servir leurs noirs desseins)

  • @Theo 31 , c’est sous la présidence de Pompidou…je m’explique avant la France empreinté à la banque de France sans intérêt
    . il a été interdit à L’ÉTAT d’emprunter à la banque de France mais au banque privé ce qui a créer le début de la dette et d’enrichir les banques privé…. avec des taux de 8 % , et sous Barre l’impôt direct de 10% est passé à 30 %…et les gouvernements successifs ont amplifié le PIB et la Dépense Publique …

  • Les commentaires sont fermés.

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