Réseaux sociaux : sommes-nous influencés ?

Comment passe-t-on du pouvoir traditionnel à l’influence, qui est une autre forme de pouvoir ?

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Réseaux sociaux : sommes-nous influencés ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 octobre 2018
- A +

Par Fanny-Gaëlle Gentet.

Le pouvoir, l’autorité, est indéniablement, un des plus grands maux de notre époque et cela va bien au-delà des limites historiques ; les guerres, les croisades, les empires, la colonisation, l’esclavage, les génocides et j’en passe, ont tous en commun une soif de pouvoir, une soif d’autorité, de dominance sur les autres.

Le goût du pouvoir

Quelle en est la raison ? Il pourrait y en avoir plusieurs. On pourrait imaginer que l’autorité permet l’ordre (l’exemple des lois semble ici pertinent), que l’autorité permet l’amélioration au long terme de la situation dans laquelle cette autorité est appliquée (l’éducation parentale me vient à l’esprit), on pourrait aussi évoquer la satisfaction d’intérêts personnels (très courant chez les dictateurs ou les souverains, voire les politiques de nos jours).

Mais une autre raison, j’en suis convaincue, existe et se développe malheureusement de plus en plus au 21ème siècle : le sadisme pur et simple. La seule volonté d’imposer une loi, une règle sans raison aucune, ni personnelle ni communautaire, pour la seule raison qu’on peut le faire. Je peux vous imposer quelque chose, j’ai une autorité, même minime, qui, dans ce cas précis, me permet de vous imposer une chose. C’est absurde, inutile ou superflu, mais je le fais pour vous prouver que je le peux, pour vous imposer cette autorité pour laquelle je me suis battu, pour laquelle j’ai lutté, cette autorité qui définit mon statut social et est la preuve de ma réussite personnelle.

Car, oui, malheureusement de nos jours et surement de ceux qui n’étaient pas les nôtres, réussir sa vie est souvent synonyme d’avoir du pouvoir. Plus on a de pouvoir plus on a réussi. « Être », c’est dominer.

On le voit bien avec la liste annuelle de Forbes des célébrités les plus influentes de la planète qui mélange chefs d’entreprises, sportifs, chanteurs, stars de cinéma ou de TV. C’est un méli-mélo de personnalités dont le seul point commun est d’être « influentes » (et souvent riches, car le lien entre influant et riche est souvent très étroit), et c’est ce qui leur donne le statut de « crème de la crème » de notre société.

Le pouvoir dans notre quotidien : les influenceurs

La surabondance de la notion de pouvoir s’étend ainsi dans nos vies quotidiennes. On le voit avec l’émergence des « influenceurs ».

Se pose une question de vocabulaire, sur laquelle je trouve intéressant de m’arrêter. Qu’est-ce qu’un « influenceur » ? Celui ou celle qui cumule un certain nombre de « followers » (que ce soit sur Instagram, Twitter, Facebook, même ou ne serait-ce que sur leur blog, vlog ou autre plateforme de partage d’idée) ?

Le nom follower venait de l’acte physique de suivre le fil d’actualité de telle ou telle personne (ton pote, ta voisine ou Beyoncé). Il y a des followers et des followés.

Mais maintenant que la notion d’influence a été introduite, et est devenue quasi-indissociable des réseaux sociaux, le sens de followers en cache un autre.

De suiveurs de fils d’actualité, nous sommes passés à suiveurs de tendance, de mode de vie, de point de vue. Et, sur le même principe que followers et followés, il est très facile de remplacer le terme de followers par un terme bien plus évocateur ; les influenceurs ont créé les influencés.

Sommes-nous des influencés ?

C’est donc ce que nous sommes devenus en 2018. Des influencés.

Il suffit d’explorer la langue française pour se rendre compte du caractère souvent péjoratif du mot influence : « exercer une influence sur quelqu’un », « être de mauvaise influence », « être sous influence », « soumettre à son influence », « il est facilement influençable »…

Si la notion active d’influenceur n’a rien de péjoratif en soi, elle a en fait un véritable sens caché qui se découvre avec son réciproque passif d’influencé, qui nous assimile à des moutons, qui nous réduit à un statut inférieur.

Même si l’on ne s’en rend pas compte, à chaque fois que l’on clique sur « suivre » « s’abonner » ou « aimer la page » cela revient à cliquer sur « influence-moi ».

Et à chaque fois que le mot « influenceur » est répété dans les médias, sur les réseaux, dans les forums ou même dans une conversation entre collègues à la machine à café, à chaque fois que ce mot est prononcé, lu ou écrit, il diminue notre qualité humaine pour nous entasser dans un sac large, vague et dévalorisant d’influencés, de membres inférieurs de la société.

La seule façon de se rebeller, consciemment ou non, contre ce statut, c’est d’aller chercher du pouvoir, de l’influence, ailleurs. C’est pourquoi tout un chacun, dans nos vies, petites ou grandes, nous cherchons les occasions d’asseoir notre propre influence, nous voulons prouver aux autres et à nous-mêmes que nous aussi, à notre échelle, nous avons de l’influence, de l’autorité, du pouvoir.

Un patron va soumettre ses employés à des règles strictes concernant leurs horaires ou leur pause déjeuner, un professeur va inventer toute une liste de codes et d’obligations à respecter en cours ou dans les copies, les parents à leurs enfants, les enfants à leur groupe d’amis, les commerçants à leurs clients ; l’État lui-même nous impose des absurdités pour prouver son pouvoir.

La seule réponse concrète que les gouvernements ont contre le terrorisme, par exemple, est la fouille minutieuse de nos sacs à l’entrée de magasins. Fouille qui ne sert à rien tant elle est bâclée. Mais qui donne l’impression d’avoir les choses en mains, d’exercer un pouvoir nécessaire pour combattre x ou y.

Pour cacher l’impuissance, on impose des inepties. Cela ne résout rien, mais cela donne l’air d’avoir la main ferme. Cela crée l’illusion. Et, comme en 2018 seules les illusions comptent, tout le monde continue de respecter aveuglément ces règles et de suivre docilement toutes les influences.

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  • Quand l’Etat me gonfle avec ses taxes et ses dirigeants ineptes je me ressource sur Contrepoints !

  • les réseaux sociaux mènent par le bout du nez la vie de ceux qui les fréquentent assidûment ; ils en deviennent esclave et sont donc influençables ;

  • Suis je influencé par CP ou bien
    je lis CP pour conforter mes biais de confirmation d hypothèse ?
    Dilemme cornélien.

    • Les rares personnes susceptibles de nous faire changer d’opinion sont les dépositaires d’une autorité que nous respectons : un prof a l’école, nos parents, les politiciens (pour les plus crédules) etc. Sur les journaux internet ou papier, les forums, les réseaux sociaux, où règnent anonymat et égalité, ce n’est pas le cas. On vient y conforter ce qu’on croit. Donc CP n’a aucune chance de transformer un étatiste en libéral (d’autant moins qu’il ne cesse de taper sur les étatistes ! ). CP est lu par les libéraux et les sympathisants libéraux. Les journaux n’ont pas une grande influence sur leurs lecteurs. C’est toujours agréable de découvrir qu’on n’est pas seul à penser ce qu’on pense, mais ca s’arrête là.
      Donc hypothèse 2.

      • Pourtant mes idées changent au fil du temps.
        J’étais bien différent à 20 ans. Et comment changent elles ? Je suis le même. En lisant, en discutant avec d’autres qui ont d’autres opinions, qui avancent de meilleurs arguments. Idéalement je prends le risque de changer d’avis chaque fois que je commence une discussion sérieuse avec une personne honnête sinon je troll . A quoi cela sert il d écouter les arguments d’autrui. Pour passer du bon temps ? Autant ne pas parler de sujets sérieux et se contenter de balancer des opinions (je le fais )
        Non il y forcément une troisième hypothèse, le libéralisme c est de la balle.

        • Sur la durée, je crois que nos opinions varient principalement en fonction de notre situation, pour être en mesure de garder une cohérence d’ensemble.
          Il est facile d’être anticapitaliste à 20 ans quand on n’a pas le sou. Beaucoup moins à 60 si on dispose d’un patrimoine confortable. Un chomeur ne pensera pas la meme chose des aides sociales qu’un petit patron. Etc. Il est extrêmement difficile de mener sa vie en sens contraire de ses opinions. Comme il est plus facile de changer d’opinions que de vie, les premières s’adaptent peu ou prou aux évolutions de la seconde.

          • Oui enfin la gros masse des anticapitaliste les plus virulent sont des petits bourgeois qui n’ont jamais eu de problèmes d’argent justement. Et la plupart des socialistes/étatistes le reste toute leur vie parce qu’en France on baigne dans cette idéologie depuis la naissance. Être libéral en France c’est un véritable tour de force mental tellement le conditionnement est omniprésente.

  • Tout ça, c’est une affaire de paresse intellectuelle. Des suiveurs, d’abord, parce que c’est tellement commode et rassurant de marcher avec le groupe plutôt que réfléchir et argumenter ses choix, du suivi ensuite parce qu’il devient bien plus efficace de flatter la paresse des suiveurs que de les convaincre avec des raisonnements. Il n’y a qu’une manière d’en sortir, faire subir de plein fouet à l’ensemble du groupe les conséquences des erreurs du meneur, en leur faisant bien sentir que c’est parce qu’ils l’ont suivi qu’ils sont arrivés là. Mais les réseaux sociaux n’en prennent pas le chemin.

    • La plupart n’ont pas les capacités, d’autres sont atteint de paresse intellectuelle et refusent de réfléchir. Ils adoptent donc les opinions toutes faites, chaudes et emballées, à la mode chez les soi-disant intellectuels. Les islamo-gauchistes représentent bien cette catégorie puisqu’ils vont à l’encontre des valeurs qu’ils prétendent défendre. Laïcité, droit de l’homme, égalité des sexes, liberté de conscience, etc…

      • Loin de moi l’idée de défendre les islamogauchistes. Je vous aurais fait la même réponse si vous aviez pris l’exemple de pro-life qui n’hesitent pas à tuer des avorteurs pour sauver des embryons.
        En apparence vous avez raison : ces comportements ne sont ni rationnels ni cohérents… si l’on considère que la principale préoccupation des islamogauchistes est la laïcité ou l’égalité des sexes.
        Pour ma part je part du principe que les hommes sont toujours rationnels. Donc si l’observation ne colle pas, c’est que ces préoccupations s’effacent au profit d’une autre, plus forte. Cette petite reflexion, quand elle aboutit, permet de connaître ce qui motive vraiment les gens, au delà des raisons affichées.

        • « L’agir humain est nécessairement toujours rationnel. Le terme « action rationnelle » est ainsi pléonastique et doit être évité comme tel. Lorsqu’on les applique aux objectifs ultimes d’une action, les termes rationnel et irrationnel sont inappropriés et dénués de sens. La fin ultime de l’action est toujours la satisfaction de quelque désir de l’homme qui agit. Comme personne n’est en mesure de substituer ses propres jugements de valeur à ceux de l’individu agissant, il est vain de porter un jugement sur les buts et volitions de quelqu’un d’autre. Aucun homme n’est compétent pour déclarer que quelque chose rendrait un homme plus heureux ou moins insatisfait. »
          Ludwig von Mises, l’Action humaine

        • Les gens sont affectifs plus que rationnels, à mon avis. Ne pas sous-estimer le besoin d’appartenance à un groupe. L’influenceur capte et canalise ce besoin, mais il n’est souvent qu’une figure de proue, une icône que la foule renversera si elle se lasse de lui.
          On est de gauche parce qu’on partage sa vie avec des gens de gauche; on appartient au groupe, on hurle avec les loups et on s’en sent bien. Qui veut être l’emmerdeur qui contrarie tout le monde dans les dîners de famille ou les déjeuners entre collègues?
          On retrouve un peu ça dans notre petite chambre d’écho sur CP, non? Je m’instruis, j’échange, mais aussi je confirme, comme AK le mentionne plus haut, mes biais cognitifs… Trop humain, donc.

          • @ Pangzi
            « Qui veut être l’emmerdeur qui contrarie tout le monde dans les dîners de famille? »

            La réponse est claire: le jeune « en crise d’adolescence », c’est à dire l’adolescent qui rejette les règles héritées depuis la naissance pour ne plus suivre que ses propres règles personnelles, ce qui n’est pas socialement possible ou acceptable! D’où les conflits!
            Après, tout dépend de la fidélité de chacun à ses conceptions, idées, ou « influences » +/- choisies!
            Sans du tout exclure la « fantaisie » irrationnelle, toujours possible.
            Donc, en fait, on est toujours incapable de prévoir/prédire la réaction d’autrui. Certains s’y essayent (la pub ou synonymes), avec des résultats variables et imprévisibles!
            Le suiveur le restera sans doute, l’individualiste sera encore moins prévisible!

      • les gauchistes défenseurs de la liberté de conscience? c’est une erreur? un copier coller malheureux?

        • @ Laurent
          Pas du tout! On peut croire que la rationalité guide nos choix et décisions: c’est évidemment faux! On a constaté bien souvent qu’un « génie », c’est celui qui a exploré des chemins inconnus ou fait des choses jamais essayées.
          Pour un « gauchiste », cela peut être la clé de son succès!

    • IRL, j’ai remarqué que les gens balançaient uniquement une opinion. Et lorsque je les interroge pour savoir d’où vient cette opinion, « Donnez moi vos prémisses que je puisse au moins avoir une chance de vous faire changer d’opinion en démolissant vos arguments », c est en vain. J’obtiens souvent rien ou au mieux un peu de moraline et beaucoup de mauvaise foi.
      Je sais toujours d’où viennent mes opinions et je ferme ma gueule, j écoute et j apprends avant de m’en forger une sur ce que je connais mal ou pas. J’essaye…parfois je foire.

  •  » Marchez dans mes traces ! Qu’il disait  »
    Comme cela vous n’en laisserez aucune et personne ne se souviendra que vous avez existé…

  • Qu’est ce que les Croisades viennent faire dans l’énoncé des calamités. Cette falsification historique des islamo-gauchistes est une escroquerie, car ce n’était que la défense de l’occident face aux conquêtes arabo-musulmanes! Faut-il rappeler que le sud de la France fut envahi et administré pendant des dizaine d’années par les musulmans avant que Charles Martel ne les chasse? Et ce n’était pas le seul pays affecté!

      • @ Pangzi
        Soyons sérieux 30 secondes: que la France soit raciste et/ou xénophobe pour la majorité de ses citoyens (+/- , 2/3), c’est un truisme malgré l’invocation fréquente à la DDHC et bien plus rarement à la Charte Internationale des Droits de l’Homme de l’ONU, qui fait droit, actuellement, en France comme dans le monde!
        Pour le reste, vos rancoeurs historiques qui, d’office, lavent la « France » de toutes ses tentatives de conquêtes, cela me semble un peu rapide! La paille et la poutre!

        • @mikylux
          Je suis sérieux. Et partant, pas d’accord.
          Le prétendu racisme (quelles sources? quels critères utilisez-vous pour porter ce jugement?) n’affecte probablement pas plus la France qu’un autre pays. Le fait que les membres d’un groupe donné tendent à favoriser les membres du groupe et à rejeter les « autres » semble ancré dans la biologie. Il ne s’agit pas de légitimer les élucubrations du « racisme scientifique » du début du 20ème siècle, qui était aussi scientifique que je suis musicien (fort peu;) simplement d’exonérer les Français du poids d’un supposé péché qui n’en est pas un.
          Pour le reste, les Croisades étaient bien une entreprise de défense de la chrétienté face à des agressions. Que le bilan soit, disons charitablement, mitigé n’y change pas grand-chose (Constantinople en victime collatérale, c’était certes contre-productif.)
          Pour les « rancœurs historiques », le propos de Virgile, que je défends allègrement, était bien de dénoncer une forme de masochisme ou de culture de la culpabilité qui imprègne notre société.
          Je vomis cette culpabilité abjecte, qui conduit à accepter un suicide lent.
          La France (sans guillemets) a tenté de conquérir le monde? La belle affaire! Les mœurs et valeurs de l’époque (quelle qu’elle fût) le permettaient. La France ne s’en est pas trop mal sortie – quoique moins bien que d’autres. On a le droit d’en être fier, sans pour autant souhaiter que le futur soit bâti sur la conquête.
          Il n’y a pas de rancœur à avoir envers le passé, pas plus que de culpabilité à assumer.

          • @ Pangzi
            Oui, je suis bien, intellectuellement, tenu de constater que la France n’est pas ce que la légende d’elle-même raconte.
            Que la France et les Français soient xénophobes est une évidence, plus du tout une question, pour moi!

            Et c’est logique, puisque selon votre message: lire: « Le fait que les membres d’un groupe donné tendent à favoriser les membres du groupe et à rejeter les « autres » semble ancré dans la biologie », c’est un bon premier pas pour découvrir, peut-être, un jour, qu’il n’y a pas d’échelon dans la considération humaine: tous ont une valeur identique: aucun argument pour discriminer qui que ce soit! Pas de chance pour un citoyen dit du pays des « droits de l’homme »!

            Mais bon! Je n’oserais évidemment pas parler comme ça si je n’avais pas vécu et travaillé en France pendant assez d’années (16) pour confirmer mes observations et, entre nous, la biologie n’a rien à voir là-dedans!

            Je ne vais pas tenter de vous dissuader d’être fier d’être Français: je sais que ce n’est même pas plausible!
            C’est congénital puis entretenu par l’état républicain!
            Moi, je ne suis pas fier d’être né! Je suis heureux d’avoir choisi ce que je pouvais, y compris mon habitat ou ma nationalité, mais je ne dis en rien que par là-même, je me sens supérieur en quoi que ce soit à qui que ce soit!
            J’ai passé 5 X 1 mois en Afrique sub-saharienne sans aucun jugement de race et j’habite un pays où quasi 50% des habitants sont étrangers et, bien que naturalisé avec femme et enfants, je suis le moins intégré, vu mon manque de compétence dans la langue locale et mes nombreuses années passées à l’étranger. Cela ne ternit en rien mon plaisir de vivre où j’ai choisi de vivre, hors de mon pays de naissance pourtant très apprécié aussi!

            Bon, je n’ai pas l’ambition de changer la mentalité française, évidemment! Restez comme vous êtes fiers de l’être! Sachez seulement qu’au-delà de vos frontières, tout le monde ne pense pas comme vous! Vous auriez la tête d’un délégué français à une réunion de l’€zone, ahuri de constater que le prestige de la France n’est vraiment plus très efficace!

  • Le succès des réseaux sociaux tient au fait qu’on y trouve des infos et on y aborde des sujets – vrais – que ne veulent pas aborder les médias traditionnels . Eux s’autocensurent pour ne pas déplaire aux gens en place et souvent pour préserver leurs avantages fiscaux . A chacun de prendre du recul et de se faire une idée à partir des différentes sources .

    • Leur intérêt vient surtout de ce que tout le monde peut s’y exprimer, en live, ce qui n’est pas le cas des medias traditionnels. Ils offrent ce petit quart d’heure warholien qui nous donne l’impression que notre opinion peut compter…

      • @ Jean Manchzek
        Que votre opinion « compte », par rapport à la masse, ce sera probablement un espoir déçu! Par contre, que vous trouviez, par ce medium (singulier de media) des internautes compatibles cherchant dans les mêmes directions que vous, c’est possible! C’est l’auberge espagnole: mieux vaut apporter ce que vous voulez manger, quitte à partager et échanger avec d’autres!

      • ils offrent une plateforme d’expression à une pluralité d’opinions. ce n’est pas rien de sentir qu’une opinion est partagée..

  • Cela fait bien longtemps que certaines universités américaines se sont penchées sur les méthodes de manipulation des foules. Dès après la guerre, L’OSS puis la CIA ont mis en place et financé, en Europe, des structures de « soft power ». Les moyens techniques changent, mais la volonté reste la même quand il s’agit de ne pas respecter les libertés des citoyens. Et nos gouvernants ont très bien appris de leurs « amis » américains auxquels ils se sont de plus en plus soumis.

    • @ la petite bête
      La comparaison entre France et USA est un problème irréductible de dimension et de pouvoir: ça n’a rien à voir et ce n’est pas du tout comparable! Et oui, la France est dans l’OTAN/NATO et donc sous protection U.S.!

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