Plus de robots, c’est plus d’emplois

Depuis la crise de 2008, le taux d’emploi croît au rythme des avancées robotiques des entreprises.

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Hey, that's .@shanaglenzer on TV! Good job discussing our fav topics robots, drones, and Glass. By: Antonio Zugaldia - CC BY 2.0

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Plus de robots, c’est plus d’emplois

Publié le 15 septembre 2018
- A +

Par Nicolas Lecaussin et Gabrielle Gambuli.
Un article de l’Iref-Europe

Le succès auprès des lecteurs de notre comparaison chiffrée entre le nombre de robots et le taux de chômage nous a incités à approfondir le sujet en comparant aussi l’évolution du taux d’emploi des pays à fortes intensité robotique sur les deux dernières décennies. Et les résultats sont révélateurs : nous avons remarqué que depuis la crise de 2008, leur taux d’emploi croît au rythme des avancées robotiques des entreprises.

Taux d’emploi

Source : OCDE – Taux d’emploi

Voici ces évolutions en fonction de l’intensité robotique :

Sources : IFR (International Federation of Robotics), OCDE – Taux d’emploi

On remarque que dans les pays où il y a plus de 20 robots pour 1000 travailleurs, le taux d’emploi a augmenté de plus de 3,5 points de pourcentage depuis 2009. Alors qu’en deçà de ces chiffres, l’évolution du taux d’emploi a été plus faible. En France, on observe une évolution du taux d’emploi presque neutre.

Plus encore : depuis 2003, on observe une très nette tendance des entreprises allemandes à ne plus délocaliser leur main d’œuvre. La part des entreprises délocalisées a baissé de 14 points de pourcentage en 12 ans pour l’industrie du métal et de l’électrique. La part des entreprises relocalisées reste relativement stable, avec une tendance à la hausse depuis 2012. Autour de 500 entreprises allemandes ont même été relocalisées en 2015.

D’après l’étude de Kinkel et Jäger « Auslandsverlagerungen, Rückverlagerungen und Digitalisierungsverhalten in der deutschen Industrie. Trends und Auswirkungen für den Produktionsstandort Deutschland, Karlsruhe », il existe une corrélation positive significative entre l’utilisation des robots et la propension des entreprises allemandes (également autrichiennes et suisses) à relocaliser leurs entreprises. Les entreprises les plus intensives en robots ont d’ailleurs 10 fois plus tendance à être relocalisées.

Les entreprises fortement robotisées font face à deux arguments importants pour la relocalisation :

–  Les robots accroissent l’automatisation et la productivité des entreprises, ce qui rend l’arbitrage de la main-d’œuvre des pays à faible coût moins attrayant et les économies d’échelle plus importantes.

–  Ils permettent également plus de flexibilité aux entreprises et une production de solutions individualisées plus efficace, ce qui les encourage à produire au plus proche de leurs clients (chaînes de valeur locales).

L’exemple du cas allemand :

Offshoring : délocalisation | Reshoring : relocalisation

Sources :
OCDE – Taux d’emploi : https://data.oecd.org/emp/employmen …
IFR : https://www.developpez.com/actu/187 …

Source : European Manufacturing Survey 2015, Fraunhofer ISI

Sur le web

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  • N’y a-t-il pas une vraie malhonnêteté intellectuelle à deviser sur les taux d’emplois à partir d’un document de l’OCDE en omettant d’indiquer la définition donnée dans le même article du taux d’emploi ? Le voici:
    Les taux d’emploi sont calculés comme le rapport entre la population active et la population en âge de travailler…. Les personnes employées sont celles âgées de 15 ans et plus qui déclarent avoir occupé un emploi rémunéré pendant au moins une heure au cours de la semaine précédente ou avoir travaillé mais être absentes du travail pendant la semaine de référence.
    N’est-ce pas intéressant ?

  • je ne comprends cette obsessions sur l’emploi…
    un emploi à 35 heures par semaine est compté comme un emploi à 60 heures par semaine.
    les robots augmentent la productivité parce qu’ils exigent moins de personnes pour faire le travail, ils peuvent aussi augmenter les conditions de travail si il s’agit de tâches pénibles…sans augmenter vraiment la productivité..

    on discute de ce qui est fait de ces gains de productivité..

    en réalité, on semble bouloir ignorer l’existence d’abord et donc e sort de ceux qui sont incapables de produire un travail suffisamment utile pour les autres…..
    jordan peterson cite souvent l’armée américaine qui détermine qu’avec un qi de moins de 85 il était impossible de trouver un tâche productive à faire à un individu…

    mais on peut aussi considérer la formation..quand une personne qui était productive jusqu’alors voit son travail disparaître du fait de la technologie, à un âge avancé…personne , lui compris n’investira plus d’argent pour le former qu’il n’est certain qu’il puisse produire de richesse par la suite. En clair vous ne commencez pas des études de médecine à 85 ans si vous souhaitez vivre de la médecine…( sinon vous faites ce que vous voulez de votre argent).

    les machines sont facteurs d’augmentation de productivité et de de longévité de la vie du travailleur par la moindre pénibilité : ils augmentent la richesse globale.. mais ils déplacent aussi comme toute technologie la grille des compétences valorisables pour les individus.

    j’ai un peu de mal avec un postulat non énoncé que la partie de population inapte et rendue inapte par la technologie à travailler est marginale.

    Il est terrible de devoir dire à un individu tu ne peux rein faire d’utile pour moi..
    je vais te faire la charité…

    • nous semblons postuler qu’il existe toujours une tâche intéressante sur le plan économique à faire à tout individu.. ça n’a rien d’évident…
      je donne de l’argent à un mendiant parfois sans contrepartie si je juge qu’il est en quelque sorte à sa place, mais si je pense que sa mendicité est un choix, je lui parle.
      je digresse encore…mais pas tant que ça..par continuité..
      une chose me chaloupait en sortant du supermarché…un jeune femme assise sur la sol mendiant .de l’argent à des personnes âgées peinant à pousser leur caddy.. je ne comprenais pas pourquoi elle ne proposait pas à ces personnes de pousser leur caddy contre rémunération…

      en somme il faudrait pouvoir voir combien de personnes sont inemployés contre leur gré ,dans les sociétés les plus libres économiquement …
      sinon qu’une personne ne travaille pas, je ne sais pas quoi en penser…

    • je ne comprends pas non plus l’obsession sur l’orthographe visiblement.

    • au fait…nous interdisons la prostitution..ou le commerce de certaines substances sans raisons autres que la morale… donc nous interdisons à certains de gagner leur vie..

      mais c’est un peu un débat comme celui du salaire minimum.quel sort pour les gens à faible compétence?

      • Tout ne sera pas automatisé. Une société sans clients n’ a pas de sens : cela n’existe pas.
        Pour un moment , au moins, l’automatisation devrait permettre des emplois peut qualifiés.

        • Il me semble qu’au contraire, l’automatisation fait ressortir le besoin en emplois pour des personnes dotées de ce que les machines n’ont pas bien assimilé : bon sens, « bon esprit », adaptabilité, toutes ces qualités parfaitement indépendantes de la qualification telle qu’on l’entend habituellement et dont il me semble que la pénurie en France explique nos 5% de chômeurs supplémentaires par rapport à d’autre pays.

      • @ jacques lemiere
        Il y a 2 aspects différents utilisés ici, dans cette colonne de commentaire:
        – celui qui est inapte à tout travail dans l’entreprise
        – celui qui est éventuellement apte mais insuffisamment formé: ça c’est la majorité!
        C’est bien pour ça que l’apprentissage (qui peut souvent se conclure en embauche) ou la formation à un métier, jamais exercé, peut s’acquérir assez vite.
        Le coaching/parrainage par un senior atteignant ses limites physiques, peut servir utilement au junior pour prendre la relève. Le don de pédagogie ne touche pas tout le monde, mais c’est une façon de valoriser une fin de carrière bien mieux qu’une retraite anticipée avec passage d’une activité à plein temps à un travail nul, le lendemain! (Ça c’est toxique!)

  • Le lien entre robot et emploi est le même qu’entre tracteur et l’emploi dans l’agriculture…le’tracteur supprime des emplois dans l’agriculture , cela ne garanti pas que des emplois vont se créer ailleurs sauf si le  » ailleurs » manque de bras…heureusement l’homme peut s’adapter et faire œuvre de création et créer de nouveaux emplois…enfin , pas en France sans doute dans les pays plus ouvert à l’entreprise.

  • Bonjour, ce commentaire est à visée bienveillante.
    Je relève quatre défauts dans cet article, qui le rendent moins pertinent.

    Premier point : lorsque vous dites « l’évolution du taux d’emploi a été plus faible ». D’après moi, cette phrase n’a pas de sens. Il serrais plus juste de dire « l’évolution A LA HAUSSE du taux d’emplois, a été plus faible » ou tout simplement « LA HAUSSE du taux d’emplois, a été plus faible ». En effet, une évolution s’évoque à la hausse, comme à la baisse. Donc parler d’évolution sans en préciser l’orientation, n’as pas de sens.

    Deuxième point : lorsque vous dites : « D’après l’étude de Kinkel et Jäger « Auslandsverlagerungen, Rückverlagerungen und Digitalisierungsverhalten in der deutschen Industrie. Trends und Auswirkungen für den Produktionsstandort Deutschland, Karlsruhe » « . Mettre une citation en langue étrangère n’a également pas de sens, au sein de l’article. Surtout pour un public franco-phone. Deux solutions :
    – Ce qui devrais suivre cette citation, est une restitution du propos, clairement énoncé. Par exemple :  » « […] Deutschland, Karlsruhe », AUTREMENT DIS… ».
    – Ou bien, remplacer la citation par la restitution du propos, directement dans l’article. Et mettre une annotation en bas de page pour en mettre l’extrait original.

    Troisième point : lorsque vous dites : « ce qui rend l’arbitrage de la main-d’œuvre des pays à faible coût moins attrayant et les économies d’échelle plus importantes. ». Cette phrase est beaucoup trop longue, c’est ce qui la rend difficilement compréhensible. Ou bien, ajoutez-y des virgules : « […] . Ce qui rend l’arbitrage de la main-d’œuvre des pays à faible coût, moins attrayant, et les économies d’échelle plus importantes. »

    Dernier point : « ce qui les encourage à produire au plus proche de leurs clients (chaînes de valeur locales). » Aucune preuve n’est avancée, ou du moins mise en avant, pour illustrer cet argument. Pour illustrer le fait que, par cette robotisation, les entreprises sont encouragées à « produire au plus proche de leurs clients ».

    J’espère vous avoir aidé au mieux.

    • Bonjour Mao.
      Mon commentaire sur votre commentaire se veut bienveillant.
      Votre critique sur le mot « évolution » dans l’article tombe à plat, si l’on considère que tout lecteur de l’article a vu et même probablement observé les chiffres avant de lire le mot « évolution ». Il y a des sous-entendus qui sont des évidences, et personne n’a besoin de cette précision « à la hausse » pour comprendre le sens de cette évolution dans cette phrase.
      D’autre part, vous introduisez une virgule entre « faible coût », et « moins attrayant ». Elle est malheureusement incorrecte. On ne peut pas mettre de virgule entre l’attribut (« moins attrayant ») et le COD auquel il se rapporte. Si encore vous aviez voulu absolument mettre cette virgule, alors, pour la compréhension parfaite de la phrase il en aurait fallu une aussi entre « les économies d’échelle » et « plus importantes », puisqu’on a affaire à la même construction COD + attribut.
      Par ailleurs ,vous reprochez à l’auteur de ne pas avoir traduit la « citation » en allemand. Or il ne s’agit pas d’une citation, mais du titre d’une étude. S’agissant d’un titre aussi long, je vous accorde qu’il n’aurait peut-être pas été inutile de le traduire, en italiques et entre parenthèses par exemple, à la suite de son énoncé, mais … un titre reste un titre, comme un nom propre reste un nom propre. Alors oui, pour certains titres et noms propres célèbres, une traduction française est disponible. Mais pas pour la majorité des études et autres articles qui n’ont pas été traduits ; et l’auteur, qui n’est peut-être par un parfait germanophone, ne se risque pas à une traduction qui pourrait être approximative. Par là-même, il nous donne les références exactes de l’étude que nous pouvons retrouver sur internet.
      Dernier point. Votre dernière critique. Est-il besoin d’arguments pour étayer le fait qu’une entreprise (robotisée) située en Allemagne est plus proche de ses clients allemands qu’une entreprise ( à main d’oeuvre à faible coût) située en Chine ?
      Je crois que j’ai fait le tour.
      Bien à vous.
      Traderidera, agrégé de Lettres à la retraite.

  • Les lignes de fabrication des smartphones sont robotisées ( mais en chine ) et pourtant elle ne seront peut être jamais relocalisées en Europe et encore moins au USA.

    • @ Inox
      D’autant plus que la Chine délocalise déjà, en Asie, une bonne partie de son travail le moins compliqué, comme on a connu et vécu ça ailleurs et chez nous!
      Et relocaliser (= en fait rapatrier la production) n’a aucun intérêt tant qu’il y a de la main d’oeuvre nécessaire, moins chère ailleurs: les Chinois ne sont pas très chatouilleux sur la propriété intellectuelle ou les brevets! Ils font avec! Qui pourra contrôler? Personne!
      Les « Français » digèrent assez mal la mondialisation dont ils voudraient tant rester l’exception!

  • La poule ou l’oeuf ?
    Je voudrais exprimer une opinion basée sur ma connaissance du tissu industriel allemand, dont les P.M.I. couvrent le territoire.
    L’investissement dans une chaîne robotisée est un décision qui conforte la production locale avec une forte augmentation des flux, ce qui induit une augmentation de l’ensemble du personnel, de la maintenance, la logistique au contrôle qualité.
    Il y a corrélation entre robots et emplois sur place.
    Sans ces investissements, l’entreprise finira, sous le poids de la concurrence, par délocaliser vers des sous traitants robotisés à l’est, puis fermera le site de production, un immeuble de bureau suffisant à gérer le business ( tant d’articles que les français achètent pour leur « deutsche qualität » n’ont pour adresse qu’une plaque de laiton sur une façade)
    Il y aura toujours des robots et des emplois, mais ailleurs…

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