Les jeunes ne paieront pas vos dettes

10 ans après la faillite de Lehman Brothers nous avons toujours plus de dettes, ce que les banquiers centraux appellent frauduleusement des « liquidités ».

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Les jeunes ne paieront pas vos dettes

Publié le 13 septembre 2018
- A +

Par Simone Wapler. 

Cette semaine marque le dixième anniversaire de la faillite de Lehman Brothers…

Les médias relaient des commentaires de témoins, acteurs ou analystes ; malgré quelques indécrottables optimistes minoritaires, beaucoup sont sceptiques quant à la stabilité du « système » et notent que la dette a beaucoup augmenté, dépassant largement le niveau atteint en 2008.

Récapitulons, cher lecteur, toutes les conclusions que j’ai de mon côté tirées de 2008 :

  1. La dette c’est le crédit (et l’inverse !). Jusque-là, rien de génial.
  2. Notre monnaie d’aujourd’hui est presqu’exclusivement du crédit (de la dette)
  3. Les banques centrales fixent le prix auquel les banques commerciales ont le droit d’émettre du nouveau crédit (donc de la monnaie)
  4. Les banques commerciales prêtent de l’argent qui n’existe pas et qui ne leur coûte presque rien. Le seul coût est l’immobilisation d’une quantité dérisoire de « fonds propres », l’argent que les actionnaires de la banque ont mis au pot.
  5. Cette monnaie factice est mélangée à notre épargne, l’argent que nous avons réellement gagné, la seule vraie monnaie, en réalité.
  6. La faillite d’une banque engloutirait, notre vrai argent, nos dépôts. C’est pourquoi – jusque-là – les banques sont « sauvées » avec toujours plus d’argent qui n’existe pas.

S’il ne fallait qu’une seule preuve de ce que j’avance : les taux négatifs ! Cette absurdité prouve bien que le crédit est totalement déconnecté de l’épargne et n’est adossé à aucune épargne déjà existante. Quel est l’être humain normal qui accepte de payer pour prêter ses économies ?

Les crédits font les dépôts. Les banques prêtent de l’argent qui n’existe pas et ne leur coûte rien, l’épargne est punie ; par conséquent, il est normal que la dette ait augmenté depuis 2008.

Cette augmentation est considérable, partout dans le monde, que ce soit la dette des ménages, la dette publique (celle des contribuables nés et à naître), la dette des entreprises. Une orgie de dettes (de crédits)…

Une nouvelle « crise du crédit » ou « crise de la dette » couve.

Notre épargne, diluée dans toujours plus de fausse monnaie, est en danger.

Bientôt le jubilé

Cependant, jamais au grand jamais dans l’histoire de l’humanité, les générations suivantes n’ont accepté d’honorer les dettes des générations précédentes. Ceux qui n’ont pas profité de l’argent emprunté refuseront d’en payer les intérêts et le principal. C’est bien normal !

Toute cette lamentable affaire se terminera donc par un jubilé. Les États-providence feront défaut sur leurs dettes à 50 ans, 100 ans, leurs promesses sociales et autres fadaises supposées être financées avec de l’argent qui n’existe pas encore dont on espère que des jeunes qui n’ont pas encore commencé à travailler le gagneront.

Même aux États-Unis – la première économie au monde qui aujourd’hui carbure à fond, nous raconte-t-on – les salaires horaires stagnent et la participation des jeunes de moins de 25 ans au marché du travail décroche du reste de la population.

Non : les jeunes ne paieront pas pour des dettes qu’ils n’ont pas émises pour financer des dépenses dont ils n’ont pas profité.

Le jubilé et la déflation (destruction des vieilles dettes que personne ne peut assumer) sont au bout du chemin.

C’est pour cela que je reste persuadée qu’il faut abriter quelques liquidités dans les  monnaies « hors système » que sont l’or et le bitcoin (et ses dérivés).

Quand je vois le graphique historique de l’or en euro, je le trouve très réconfortant.

Ce graphique confirme d’ailleurs que la crise n’est pas finie…

Évidemment, les millenials ou la génération Y, les jeunes que le « système » a endettés sans leur demander leur avis n’aiment pas trop l’or. Ils préfèrent semble-t-il les cryptomonnaies. Cela n’est pas dérangeant. Toute monnaie vaut mieux que celle des banquiers centraux et la concurrence est saine.

Pour plus d’informations, c’est ici.

 

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  • A quand la séparation de la banque en 2 entité : A ) COMPTE COURANT… B ) AFFAIRES.. ..Ce n’est pas notre Argent sur nos Comptes-Courant qui doivent survenir au mauvais investissements de la Banque.Affaires…la banque est en faillite , vôtre garenti de celle-ci 100 000 euros …
    argent de vôtre Comptes-Courant, il le font travailler …les frais de compte devrer être gratuit au lieu de cela il l’augmente ? pour compenser !! quel est l’endettement des banques ?

    • Ca ne change rien. Lehman brother etait une banque d affaire pure et sa faillite a faillit mettre sur le flanc des banques « classique ». Pourquoi ? tout simplement car votre banque va bien preter l argent qui est sur votre compte courant. Et si votre emprunteur fait default (soit parce qu il a perdu l argent qu il a investi dans une entreprise qui a fait faillite ou plus simplement car non solvable et la maison qu il a achete a perdu 50 % de sa valeur (cf Subprime)) votre banque classique devra bien vous expliquer que votre argent … a disparu !

      • On s’en moque de tout cela. C’est l’état qui vous incite à rester investi en Euro.
        Par les taxes, par la peur, par la morale.
        Dans un système économique avec un état réduit au minimum, les actions, les prêts, remplaceront avantageusement l’argent papier (PQ).

  • Le système bancaire semble être devenu un système ‘boule de neige’ sous garantie (provisoire) de ou des états…

  • Il faut être lucide, les dettes ne seront effectivement pas remboursées, non seulement parce que les jeunes ne voudront pas payer (avec raison) pour la gabegie de leurs parents mais aussi parce que le niveau de dette est aujourd’hui insoutenable dans un contexte prévisible de hausse des taux. Concernant par contre la crise bancaire, depuis la mise en place effective début 2018 du système européen de garantie des dépôts, il ne peut plus y avoir de crise bancaire puisque les états viendront directement puiser dans les poches des épargnants, comme à Chypre en 2012-2013. Que cela se passe tranquillement est une autre question. Je ne doute pas que l’on habille cela de réunions d’urgence et de comités pendant une bonne semaine histoire de donner le change mais techniquement parlant, la réponse est toute trouvée.

    • En fait il n’est même pas nécessaire de regarder les taux… Et même l’inflation qui grignote la dette est finalement inintéressante du point de vue purement politique. Si la France imaginait, mais c’est bien imaginaire, rembourser sa dette de 2000 mrd en, disons, 50 ans, cela ferait 40 mrd par an simplement en capital. Avec un déficit public de 70 mrd (qu’il ne faudrait plus faire sinon quel intérêt), cela veut dire réduire les dépenses budgétaires actuelles de 110 mrd par an. Ou augmenter les impôts mais le chiffre est aussi totalement irréaliste. Finalement, Mélenchon a peut-être raison en disant que la dette on s’en fout, c’est pas grave. On peut en faire autant qu’il y aura de pigeons pour prêter à l’Etat. Il ne remboursera jamais.

      • Mélenchon a peut-être raison en disant que la dette on s’en fout, c’est pas grave

        Ca dépend de qui a prêté le fric : madame Michu ou un mafieux russe. Madame Michu aura ses yeux pour pleurer, le mafieux se balade souvent avec un sac de ciment.

        • Oui, il est vrai qu’on voit souvent des mafieux russes garer leurs 4×4 Mercedes devant Bercy pour acheter des paquets d’OAT… N’importe quoi.

    • La dette est soutenable si on la transfère à la banque centrale. C’est exactement le principe du QE (la BdF détient 20% de la dette publique française). Mais alors, c’est la monnaie qui perd son pouvoir d’achat, parce qu’il faut bien que quelqu’un paye, quoi qu’il arrive. L’euro, du fait de la diversité des pays engagés, permet de ralentir la perte de pouvoir d’achat mais ça pourrait bien changer si jamais le dollar progressait encore plus. Notez que sortir de l’euro dans ces conditions aboutirait à une catastrophe monétaire. C’est le deuxième effet du QE : il rend impossible en pratique toute sortie de la monnaie unique.

  • Excellente synthèse qui confirme , si besoin en était , que quand les politiciens prétendent ponctionner toujours plus les retraités pour préserver les générations futures ils mentent . Ils veulent surtout préserver – et si possible développer leurs acquits . Le reste n’est que mensonges .

  • Excellent article ! J’ai 26 ans et je confirme : je mets tout mon fric dans l’or, la pierre, et Bitcoin. Le fonctionnement actuel du système monétaire est aberrant et insoutenable.

    • Vu que tout va s’écrouler à cause du déclin de la production des matières premières (métaux et pétrole, nous sommes dans les rendements décroissants toujours plus pour avoir moins) et que le système financier n’y résistera pas, achetez un peu d’or et une ferme en copropriété avec des amis, la famille pour cultiver ce sera l’unique forme de ne pas mourir dans les 20 ans qui viennent.

    • L’or, sans le plomb et la poudre, ça ne vaut pas grand-chose après la crise.

  • Cela fait plaisir de voir qu’il y a encore des jeunes avec un cerveau fonctionnel !

  • Partiellement vrai. Les Generations future ne paieront pas les dettes des gouvernement mais vont se prendre en pleine tete la faillite du Systeme. Car si le Systeme s effondre, ca veut aussi dire qu une partie de l economie va suivre -> chomage, hausse de la criminalite (surtout si l Etat en faillite ne peu plus payer la police), …
    Et il y a des choses que vous serez oblige de payer si vous voulez pas que ca soit encore pire (par ex un pont qui n a pas ete entretenu a s effondrer -> obligation de payer si on veut pas avoir la meme situation qu a gene)
    Evidement on peut esperer que le Systeme qui viendra ensuite sera plus sain mais la transition va etre douloureuse

  • Les dettes se payent toujours, d’une manière ou d’une autre. La question est de savoir par qui.

    Un hypothétique jubilé aurait pour conséquence de libérer les débiteurs de leur charge. Mais cette charge ne disparaitrait pas pour autant : elle serait simplement reportée sur autrui.

    Dans le cas de la dette publique où le débiteur est l’Etat, un jubilé transformerait l’impôt en inflation, qui est une autre forme d’impôt, frappant en priorité les plus pauvres mais n’épargnant pas non plus les classes moyennes et supérieures. Pire, un jubilé placerait l’Etat dans l’incapacité de s’endetter à nouveau, autrement que par la contrainte (emprunts forcés). Pour maintenir son niveau de dépenses, l’Etat serait alors contraint d’augmenter les impôts en proportion de son déficit antérieur (réduit du service de la dette). Au total, un jubilé conduirait à plus d’inflation et plus d’impôts, « en même temps ».

    Les jeunes générations peuvent toujours imaginer ne pas rembourser les dettes publiques passées. Ils paieront quand même, d’une manière ou d’une autre, jusqu’au dernier centime à rembourser. Avec la dette publique, il n’existe aucun échappatoire. Toutes les solutions sont forcément douloureuses. En outre, si les jeunes générations imaginent demain pouvoir se libérer du passif de leur héritage, elles ne doivent pas oublier qu’elles devront également renoncer à l’actif. Et l’actif, en l’occurrence, c’est un pays en paix et encore relativement prospère, malgré le poids ahurissant de son Etat obèse.

    Enfin, si, il existe bien une solution : interdire définitivement les dettes publiques, par principe constitutionnel. Mais s’il s’agit d’une solution qui préserve l’avenir, en revanche pour le présent, il est déjà trop tard. Il aurait fallu y penser avant de laisser l’Etat s’endetter inconsidérément.

    • la question sera: est il plus douloureux de continuer a rembourser ou de faire defaut ? Si la dette devient hors controle, faire defaut deviendra de plus en plus tentant, surtout si vos avez des moyens de pression qui vous permettent d atenuer les consequences et que le gros des consequences seront subies pas d autres (par ex si vos creanciers sont etrangers)

      PS: renoncer au passif n implique pas renoncer a l actif. Pour prendre un ex lointain, quand Philippe le bel a fait bruler les templiers, il n a pas renonce pour autant a la couronne de France 😉 De toute facon, quand un pays fait defaut, c est qu il va tres mal, donc l actif est pas terrible (cf argentine par ex)

      • Bonne question. Plusieurs remarques :
        – « dette hors de contrôle » : le service de la dette (les intérêts) peut devenir hors de contrôle si les taux flambent. La dette elle-même, le capital, est hors de contrôle du fait de l’incurie des politiques publiques que plus personne ne maîtrise, sachant que les fonctionnaires refusent d’obéir aux injonctions du pouvoir politique, qui ne fait pas non plus beaucoup d’efforts dans le sens de la maîtrise puisque ce sont généralement les mêmes. Or, c’est le manque de contrôle du principal de la dette qui provoque généralement la perte de contrôle du service de la dette. Tout est lié.
        – le défaut est toujours tentant pour l’Etat mais la peur de se retrouver sans ressource ensuite est encore plus forte. Le défaut ne fait pas que priver l’Etat de l’accès au marché des capitaux. Il prive toute l’économie de cet accès, par manque de confiance généralisée. Défaut = récession immédiate, donc moins de recettes fiscales. Le défaut, c’est la double peine assurée.
        – les créanciers actuels ne sont pas majoritairement étrangers. Ce sont des Européens à 80% dont des Français à plus de 50%. Faire défaut vis-à-vis des créanciers de la zone euro reviendrait à saccager notre propre monnaie. Plus grave, le premier créancier de l’Etat aujourd’hui, c’est la BdF, ce qui n’est pas le moindre des scandales provoqués par le QE de Super-Mariole.
        – Philippe IV, roi grand amateur de falsification monétaire et d’autres crimes divers et variés, est sûrement un des modèles inspirant Super-Mariole et nos gouvernants. Pour les populations qui ont dû vivre les troubles constants à cette époque, l’actif devait déjà commencer à leur paraître sérieusement moisi. Mais nos ancêtres n’étaient pas au bout de leurs peines car dans la foulée, ils se sont tapés le refroidissement climatique, quelques famines bien carabinées et pour finir la peste noire…

        Quand on pense que certains clowns répandent une peur irrationnelle à propos du réchauffement climatique, on devrait pouvoir les téléporter à cette époque pour qu’ils expérimentent la réalité d’une véritable catastrophe climatique.

        • @Cavaignac
          Bonsoir,
          « Quand on pense que certains clowns répandent une peur irrationnelle à propos du réchauffement climatique, … , « pour qu’ils expérimentent la réalité d’une véritable catastrophe climatique. »
          Cela m’a fait penser à l’article de Slate d’il y a deux jours qui lie le dégel du permafraost et la propragation de la Peste noire du XIVème siècle. Il y a évidemment « Des spécialistes de l’histoire et du climat ont travaillé ensemble à résoudre la question de l’origine de l’épidémie. Elles et ils ont abouti à un scénario plausible, assez largement accepté. »
          « http://www.slate.fr/story/167057/changement-climatique-pandemie-peste-moyen-age »

          • Oui mais dans l’article dont vous citez le lien, les épidémies de peste ont lieu au début d’une période de refroidissement et non de réchauffement: l’épidémie de peste du moyen-âge au moment du début du petit âge glaciaire et la peste de Justinien juste après la fin de l’optimum climatique romain.
            Donc si on suit la logique de l’article, il ne faut surtout pas que la température baisse!

            • @cyde
              Il fallait bien que les experts de l’Histoire et du climat relient le climat et la peste ensemble pour valider le catastrophisme. Il n’est pas question semble-t-il de l’hygiène des gens du XIVème siècle, ni du manque de salubrité. Il leur fallait coller du climat quelque part.

              Si la température baissait, des gerbilles quelque part se propageraient et distilleraient la pestilence au reste du monde, tout sédentaire qu’il est.
              Ils nous diront que le retour du scorbut et de la rougeole en France, du choléra en Algérie, est dû au réchauffement climatique.

        • Entièrement d’accord avec vous. Croire que l’on peut faire défaut sans conséquences sur les plus faibles, est en contradiction absolue avec les valeurs que l’on prétend défendre.

          Or nous somment gouvernés par des prétentieux : CPEF 🙁

  • Voir dans ce graphique que la crise n’est pas finie !

    De nos jours les enfants rigolent des histoires d oracles qui lisaient dans le Marc de café ou autres viscères de volatiles

    On est à peu près au même niveau non ?

  • Euh, le jour où l’or servira aux transactions, c’est le plomb qui aura de la valeur, le plomb en calibre12 🙂

    • La balle pour sanglier servira de petite monnaie, usée ou pas…

    • @breizh06
      Bonsoir,
      Comme disait Joe Biden (U.S Vice President sous B. Obama) :
      « Buy a shotgun ! » celui à double canon, juxtaposé ou superposé, en calibre 12. Ce bon vieux Joe le conseillait aux américains à la place de l’A.R-15 qui est « harder to aim » et « harder to use », et qu’un chargeur de 30 coups est inutile pour se protéger.

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