Charlie Hebdo se plante sur la catastrophe de Gênes

Comment expliquer à nos amis Italiens que le Charlie qui crache aujourd’hui sur le drame du pont Morandi et sur la détresse de migrants n’est pas le même Charlie dont le président de la République Française louait hier le grand talent et le courage ?

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Charlie Hebdo se plante sur la catastrophe de Gênes

Publié le 28 août 2018
- A +

Par Olivier Maurice.

La dernière Une de Charlie Hebdo n’a pas fait beaucoup de bruit en France. À croire que les gens se sont habitués ou résignés aux frasques provocatrices du journal d’extrême gauche. Il n’en est pas de même de l’autre côté des Alpes, où la caricature d’un ouvrier de couleur déblayant les débris d’un pont autoroutier effondré, assortie de la légende « construit par des Italiens, nettoyé par des migrants » fait le tour des réseaux sociaux et jette de l’huile sur le feu dans un contexte politique déjà plus que tendu.

Même si la violence de l’image ne surprend pas de la part d’un journal qui participe à une mouvance qui a pris en grippe le dernier gouvernement italien, cette énième tentative d’humour potache relance le débat sur la sempiternelle question qui a déjà fait couler beaucoup d’encre : celle de la liberté d’expression.

Un révélateur

N’importe qui peut dire n’importe quoi, mais le plus évident est de pouvoir prendre un peu de recul et de trouver ainsi les motivations des auteurs, à défaut d’y trouver quelque chose de drôle.

La Une de Charlie confirme ce que tout libéral dit depuis bien longtemps : qu’il n’y a aucune différence entre l’extrême droite et l’extrême gauche : l’une et l’autre prenant plaisir à se baigner dans les mêmes thèmes nauséabonds, soit pour les promouvoir, soit pour faire mine de les dénoncer et en accuser le camp opposé. Ainsi le migrant est forcément noir et balayeur, l’Italien est forcément incompétent et fainéant et le Français forcément exempté de toutes ces tares qui n’existent que chez les inférieurs étrangers.

La bêtise ne se lit pas plus au premier qu’au second degré. Elle se lit tout simplement par les thèmes abordés.

Charlie confirme ici, qu’à l’instar des Longevernes et des Velrans, les seuls capables de faire la différence entre extrême droite et extrême gauche sont les protagonistes eux-mêmes. La Une de Charlie n’étant que la représentation imagée du même slogan scandé par les deux parties : nous sommes arrogants, racistes et xénophobes. Et nous en sommes fiers !

Peut-on rire de tout ?

La question n’est pas de savoir si on peut rire de tout, mais bien d’essayer de déterminer ce qui nous permet de rire ou non de tout.

D’un point de vue scientifique, la preuve statistique n’a pas vraiment besoin d’être établie. L’être humain est capable de rire de tout. Il suffit de consulter les chiffres d’audiences des diverses émissions télévisées entre 18 et 21 heures ou d’ouvrir le fil de n’importe quel réseau social pour avoir la confirmation immédiate que la nature humaine lui permet de rire d’absolument tout, et principalement d’absolument n’importe quoi.

Du point de vue de la morale, la réponse est aussi immédiate : on ne peut pas rire de tout. Qu’importe si les limites que nous nous imposons ou que nous aimerions que les autres s’imposent soient justifiées ou non : elles existent. Et nous voudrions bien qu’elles se matérialisent concrètement, ne serait-ce que pour éviter d’avoir à se mordre les lèvres au sang afin de ne pas aller casser la figure à l’outrecuidant qui se moque de nous. La morale est la matière qui fonde ce consensus qui permet aux humains de vivre ensemble sans se déchirer en permanence.

Ainsi on peut rire de tout, c’est dans la nature humaine. Mais on ne peut pas rire de tout non plus, cette limitation est également dans la nature humaine.

Cette apparente contradiction illustre parfaitement ce qu’est une liberté : une capacité qui n’a d’autre maître que soi-même, d’autres limites que la responsabilité et les conséquences de ses actes.

Liberté et droit

Mais il ne faut pas se tromper : dans nos démocraties libérales, ce n’est pas la liberté d’expression qui est mise en œuvre, mais un droit positif : celui de la protection de la parole, et encore, d’une certaine parole.

Cette confusion correspond à deux conceptions opposées, au même clivage qui oppose aux États-Unis les liberals aux libertarians. Les démocrates considèrent que c’est le rôle de l’État de protéger les libertés en définissant des droits positifs, en établissant des lois et en les faisant respecter, que les libertés ne sont concevables qu’en étant strictement encadrées. Les libéraux estiment que la liberté existe quand l’État se retire et laisse aux individus et à la justice le règlement des conflits.

Tout ceci est très clairement explicité par John Locke dans la Lettre sur la tolérance :

On peut employer tant d’avis et de raisons que l’on voudra, pour contribuer au salut de son frère ; mais la violence et la contrainte ne doivent jamais être de la partie, et l’autorité n’a point ici de lieu.

La fin de la phrase est la plus importante : l’autorité n’a point ici de lieu, l’État n’a absolument pas à intervenir dans les divergences d’opinion. Il n’a ni à faire voter des lois, ni à mobiliser des forces de police, ni surtout à lever des impôts pour les mettre en œuvre, ni non plus à s’en mêler pour protéger une partie ou une autre. Il n’a pas à Être Charlie, pas plus qu’à ne pas Être Charlie.

Cela éviterait, entre autres, aux gens de devenir massivement Charlie pour se rendre compte quelques années plus tard qu’ils ont soutenu (et pour certains financé) un journal qui affiche maintenant ouvertement son racisme et sa xénophobie.

Alors, toujours Charlie ?

L’État doit rester en dehors du conflit d’idée et n’intervenir que lorsque les actions des uns ou des autres font du tort à ceux qui sont étrangers au conflit. Et j’ose croire que la majorité n’a rien à voir avec ce concours d’arguments vaseux et d’actions violentes qui oppose les frères jumeaux des différents totalitarismes qui se battent pour que la couleur du drapeau soit rouge, noire, verte ou d’une quelconque autre couleur.

Dans le fond, ce sempiternel conflit entre un camp du bien et l’autre camp du bien est étranger à la plupart d’entre nous : nous payons (et fort cher) un État pour qu’il s’occupe de régler ces problèmes de couleur de drapeau et pour qu’il nous tienne éloignés des fanatiques et des fous furieux.

C’est l’incurie de cet État incapable de mener ses missions, incurie multipliée par sa manie de vouloir s’occuper de tout et l’inconséquence de tribuns prêts à tout pour se faire réélire, qui alimente les extrêmes. En jetant constamment de l’huile sur le feu et en usant et abusant du deux poids deux mesures, en sanctuarisant la démagogie des plus extrêmes et des plus bruyants, tout en stigmatisant de plus en plus les anonymes, l’État joue à un jeu bien dangereux et montre là un bien triste exemple.

Comment expliquer à nos amis Italiens que le Charlie qui crache aujourd’hui sur le drame du pont Morandi et sur la détresse de migrants n’est pas le même Charlie dont le président de la République Française louait hier le grand talent et le courage ?

 

 

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  • L’auteur
    (sic)
    « Mais il ne faut pas se tromper : dans nos démocraties libérales… »

    Cette phrase à elle seule prouve que l’auteur a beaucoup d’humour.

    Sinon en France on peut rire absolument de tout !
    Auparavant, Il suffit de remplir le cerfa 18442 et l’envoyer en préfecture pour approbation. Quelques mois après, un camarade commissaire politique se chargera de vous remettre l’autorisation en main propre.

    Enfin pour en revenir à charlie hebdo, j’envoie mon cerfa dès ce matin, à suivre…

    • Absolument, la liberté est tellement rare sinon inexistante que l’on (tout le monde et les libéraux en premier) se jette sur la première immunité possible, quitte à la défendre bec et ongles.

      Ce n’est pas de la liberté d’expression dont jouît Charlie, mais d’un privilège d’immunité, un droit positif strictement encadré (et accessible par cerfa pour certains, par copinages et corruption pour la majorité), ce qui est totalement différent.

      La balade d’une demi-heure dans une cour de prison à se bastonner avec les autres codétenus n’est pas la liberté, mais ça semble suffire à beaucoup.

      • « Ce n’est pas de la liberté d’expression dont jouît Charlie, mais d’un privilège d’immunité, un droit positif strictement encadré (et accessible par cerfa pour certains, par copinages et corruption pour la majorité), ce qui est totalement différent. »

        Absolument !

  • Les migrants en détresse n’ont qu’à rester en Afrique

  • « Du point de vue de la morale, la réponse est aussi immédiate : on ne peut pas rire de tout.  »

    Ça c’est de la démonstration !

    Vous basez votre article sur la une de Charlie en supposant qu’elle est faite pour faire rire ce qui n’est pas le cas, du coup tout le raisonnement qui en découle est faux.

    Je ne suis pas certain que l’on peut rire de tout même si je pense que oui car on ne maitrise pas son rire surtout quand il sert de soupape.

    Et puis Desproges …

    • C’est que l’auteur me paraît bien plus prompt à faire l’exegese des âneries du pape qu’a assimiler le second degré de Charlie…

  • Tiens tiens… on retrouve ici la même argumentation a l’oeuvre qu’en 2015… « ils vont trop loin ! »
    Étonnant de la part d’un libéral, pour qui la liberté d’expression devrait être un bien sacré.
    Le fait que l’auteur ait visiblement un gros problème avec le second degré pour considérer Charlie comme raciste et xénophobie n’est même pas une excuse.
    Quant à le qualifier d’extreme gauche…
    je m’abstiendrai de commenter cette ânerie.

    • « Ils vont trop loin ! »
      En ce qui me concerne, j’ai toujours défendu la liberté d’expression de CH par seul principe, parce que ça fait bien 40 ans qu’ils ne m’ont plus fait rire.

    • Exactement. Les atermoiements de l’auteur sur les vilains stéréotypes me semblent reprendre à leur compte une rhétorique trop présente dans les médias.

      Charlie c’est de l’humour crasse « bête et méchant ». J’aime pas, mais je ne suis pas mécontent que ça existe.

      • C’est pas non plus ma tasse de thé mais il est indispensable qu’on les defende, au nom de la liberté d’expressIon, contre tous les réactionnaires plus ou moins larvés et autres fanatiques plus moins religieux…

  • C’est une « UNE » Excellente !
    Un dessin qui résume 60 ans de l’histoire de l’Europe.

  • « Du point de vue de la morale, la réponse est aussi immédiate : on ne peut pas rire de tout. »
    La morale de qui, de quoi ? L’auteur est-il détenteur de cette qualité, lui a-t-il trouver un définition qui met tout le monde d’accord ?
    Faire un article sur Charlie Hebdo, c’est lui faire de la publicité. Je n’ai jamais acheté ce torchon et ne l’ai jamais lu. Si Charlie Hebdo n’est pas ou plus drôle, les gens arrêterons de l’acheter et le problème sera résolu.
    Finalement, c’est très bien que nos amis Italiens sachent qu’en France, il y a toujours des imbéciles heureux. Ils se sentent moins seuls de cette façon. L’imbécilité étant une qualité très bien partagée parmi tous les peuples de la terre.
    Tout ceci n’est pas grave. Les gens intelligents ne sont pas touchés par le bruit qu’émettent les imbéciles heureux. Si l’auteur est obligé de se mordre les lèvres au sang quand quelqu’un se moque de lui, c’est qu’il estime qu’il y a une part de vérité dans la moquerie et c’est cela qui le touche. Quand un chien aboie devant moi, je ne me demande pas si le chien a quelque chose contre moi ou non : je passe mon chemin sans m’en préoccuper.

    • @AlfredSG
      Bonjour,
       » Du point de vue de la morale, la réponse est aussi immédiate : on ne peut pas rire de tout »
      L’auteur parle de l’atmosphère ambiante, pas de son point de vue, ni de sa « qualité » qu’il voudrait étaler.

      « Quand un chien aboie devant moi, je ne me demande pas si le chien a quelque chose contre moi ou non : je passe mon chemin sans m’en préoccuper. »
      Vous vous en préoccupez puisque vous ne lui marchez pas dessus. Toutefois, vous devriez vous en soucier si le chien est tourné vers vous et qu’il n’est pas derrière un portail. Il y a une grosse différence. En particulier si le chien en question est conséquent. On prête plus attention à un dogue allemand qui aboie qu’à un chihuahua, même s’ils aboient pour la même raison. Certes « chien qui aboie ne mord pas » comme on dit, mais l’aboiement reste un avertissement. (en particulier si le chien pointe sa truffe vers soi)

      « Si l’auteur est obligé de se mordre les lèvres au sang quand quelqu’un se moque de lui, c’est qu’il estime qu’il y a une part de vérité dans la moquerie et c’est cela qui le touche. »
      Aaaaah ! Le fameux « Il n’y a que la vérité qui blesse. » qui est généralement sorti par ceux qui se refusent à la violence, qui ordonnent de la supporter pour ne pas « devenir des sauvageons » à leur tour, se posant en supérieurs civilisés en étant au-dessus/au-delà de la violence et bien veillants envers le violent lequel n’y peut rien pour diverses raisons, et qui dans l’atmosphère ambiante actuelle désirent rendre les hommes moins masculins.
      A l’école (au sens large), on va dire à ceux qui sont victimes de moqueries que ce ne sont que des paroles, que ce n’est pas grave, que ceux qui les prononcent ne sont pas vraiment méchants parce qu’ils traversent telle ou telle épreuve, (parce que leurs parents blabla, parce qu’ils sont fauchés, qu’ils habitent une barre d’immeuble, etc…), par contre quand il y a un suicide parce que les moqueries n’ont pas été contrôlées ni stoppées, là on s’agite et on clame que se moquer des autres c’est grave, inadmissible, intolérable, etc… et qu’il y a, d’un coup, des lois qui existent, comme celle sur le harcèlement par exemple (pour rester dans l’ambiance estivale).

      • « L’auteur parle de l’atmosphère ambiante, pas de son point de vue, ni de sa « qualité » qu’il voudrait étaler. »
        Ah bon, c’est vous l’auteur ? ou c’est juste votre interprétation ?
        Je comprends en outre que vous, vous vous ne refusez pas à la violence physique, c’est votre réponse à la soi-disant violence verbale ? Et bien, oui, je me considère plus civilisé en passant mon chemin.
        Mes enfants, comme tous les enfants de la terre sont victimes de moqueries à l’école. Je leur apprends à passer leur chemin et à considérer les moqueurs comme autant de chiens aboyeurs. Les moqueurs moquent parce que la plupart du temps, ça marche. Ils arrêtent quand ils voient que ça ne sert à rien.
        Une insulte à l’oral, c’est une vibration qui n’a pas plus de sens que de l’encre sur du papier ou des bits sur un écran. Il n’y a que la collaboration de l’insulté qui rend possible l’insulte.

        • C’est bien plus simple que cela : la morale consiste à poser des limites, c’est sa définition même.

          Les moqueurs ne s’arrêtent absolument pas quand ils voient que cela ne sert à rien, ils poussent le bouchon encore plus loin jusqu’au jour où il y a réaction.

          Tous les conflits physiques sont précédés de conflits verbaux, et nier le pouvoir des mots, l’efficacité de la propagande et du marketing, surtout dans le monde actuel est assez comique.

          • « Tous les conflits physiques sont précédés de conflits verbaux »

            Vous mélangez tout et vous dites des bêtises 🙁

            Il est prouvé au contraire que la verbalisation permettait d’éviter le recours à la violence physique. C’est pas très compliqué à comprendre, parler offre d’autres issues que de mettre sur la gueule de son voisin pour qu’il arrête de faire trop de bruit. C’est d’ailleurs pourquoi la liberté d’expression est absolument capitale et son entrave porteuse à terme de violences.

            Juste pour rigoler avec votre logique boiteuse, il faudrait interdire aux gens de parler et on éviterait ainsi les guerres !

            • « Vous mélangez tout et vous dites des bêtises »
              Attention de ne pas vous moquez…
              Le pouvoir des mots, ça ne veut rien dire. Il y a le pouvoir du sens des mots, mais c’est totalement différent.
              L’homme du 21e siècle se doit de faire la différence entre le « bruit » ou des mots mis bout à bout qui n’ont aucun sens et le langage qui a une signification et une valeur d’information.
              Une insulte est d’une totale pauvreté informationnelle, ça ne vaut pas mieux qu’un aboiement de chien (pour reprendre mon exemple). Réagir violemment à une insulte, que ce soit physiquement ou verbalement, ce n’est pas une réaction humaine appropriée, c’est plutôt réagir à un signal, comme font les animaux dans la forêt quand ils entendent une branche morte craquer. Quand je suis insulté, je me dis juste que la personne agit comme un animal, ça me gratifie de me sentir humain par rapport à elle.

          • La morale consiste à poser des limites à soi même et non pas à autrui. Une morale est librement consenties et volontaires, les actes vertueux n’ont plus aucun sens si ils sont contraints par la morale d un autre.
            N est pas pour cela que nous sommes libéraux ?

  • Ha ha Charlie Hebdo d’extrême gauche, la bonne blague. Charlie Hebdo c’est devenu plutôt un journal de centre droit, entre Caroline Fourest et NKM.

    • Que l’auteur nous explique en quoi cette une est nauséabonde alors qu’elle reflète une cruelle réalité;

      Charlie Hebdo aurait pu choisir une couverture bien plus réelle en effet:

      Salvini dans la piscine d’un mafieux italien, fort vraisemblablement construite en partie par des immigrés non européens et les 16 journaliers agricoles migrants morts dans un accident de la route.

  • Je dois dire que le dessin à la Une de Charlie m’a fait rire et visiblement, je ne suis pas le seul ! il n’y a pas deux Charlie, cette Une est bien dans l’esprit de l’unique Charlie ! Bravo Charlie et continuez ! votre humour est encore là et les censeurs en tous genre, ceux qui niquent la liberté d’expression, ceux qui militent pour le « politiquement correct » , ils sont de plus en plus nombreux depuis que Jupiter nous gouverne et donc, faites-leur la nique !

  • Les commentaires sont fermés.

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