Dette mondiale : où en est-on ?

La dette mondiale grimpe en flèche… mais les coupables ne sont peut-être pas ceux que l’on croit.

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Dette mondiale : où en est-on ?

Publié le 12 août 2018
- A +

Par Nicolas Perrin.

Dette mondiale 2017 : on a enfin les chiffres ! Le montant de la dette mondiale et le pourcentage qu’elle représente vis-à-vis du PIB mondial sont des statistiques que je surveille de près, un peu comme le rendement moyen des fonds euros.

J’aimerais bien vous annoncer que la dette diminue et que le rendement de votre épargne augmente, mais ça n’est pas moi qui choisis !

L’Institut de la finance internationale (Institute of International Finance en anglais – IIF) est une association qui regroupe environ 500 institutions financières issues de 17 pays, en particulier des banques commerciales et d’investissement, des compagnies d’assurances et des sociétés de gestion d’actifs. Depuis 1983, l’IIF publie des rapports et défend des positions qui se veulent en faveur de la stabilité financière mondiale.

Son dernier rapport sur la dette mondiale date du 4 janvier. Il révèle qu’au 31 décembre 2017, la dette mondiale se montait à 20 000 Md$ de plus qu’en 2016 pour atteindre le niveau de 237 trillions, comme disent les Américains, soit 237 000 Md$. Nous verrons plus loin que le FMI n’avance pas le même chiffre. Dommage que le fonds n’ait pas commenté le rapport de l’IIF !

Les économies développées en légère décélération, les émergents ont pris le relais

Le graphique ci-dessous est très instructif. Il fait apparaître le montant total de la dette et sa proportion ramenée au PIB.

Il montre que sur les 10 dernières années (2007-2017), la dette des économies développées n’a augmenté « que » de 6,7% si on la rapporte au PIB ; dans le même temps, la dette des pays émergents a augmenté de presque 45% relativement à leur PIB.

La dette relative des pays émergents était pourtant assez stable entre 1997 et 2007. Comme permet de le conclure ce graphique, ce sont essentiellement ces pays qui ont alimenté la croissance de la montagne de dette mondiale depuis la grande crise financière de 2008.

On peut d’ailleurs le vérifier sur ce graphique produit par le FMI :

Au rythme où la dette des émergents se développe, elle se rapproche dangereusement du niveau de celle des économies développées.

En fait, les émergents… c’est surtout la Chine !

Au mois d’avril, le FMI a publié un nouveau rapport sur la dette mondiale. Pour l’institution de Washington, la montagne de dettes se montait à 164 000 Md$ (225% du PIB global) fin 2016, et la Chine représentait alors plus de 40% de la hausse depuis 2007 ! Comme le remarque le site ZeroHedge, « en revanche, la contribution des pays en développement à faible revenu est à peine perceptible ».

Vous aurez noté au passage que les estimations de l’IIF et du FMI au sujet de la dette mondiale diffèrent considérablement. Cela s’explique en partie parce que les années de référence ne sont pas les mêmes (l’IIF évoque le 31 décembre 2017 et le FMI le 31 décembre 2016) mais pour le reste, même Zero Hedge ne voit pas quelle explication apporter…

La méthodologie semble considérablement varier d’une institution à l’autre ; si l’on se réfère aux chiffres de Natixis, le taux d’endettement mondial est inférieur en avril 2018 à ce qu’il était après la crise de 2008, ce qui n’est pas le cas sur les graphiques de l’IIF et du FMI…

Quoi qu’il en soit, les banques centrales ont permis aux gouvernements de creuser les déficits afin de « soutenir la croissance » (version officielle) mais surtout de favoriser leur réélection.

Dans les économies développées, notez que la mariée se retrouverait sans maquillage en cas de récession. Avec un ralentissement marqué de la croissance économique, la dette gonflerait mécaniquement par rapport au PIB.

Évidemment, les gouvernements doivent être reconnaissants aux banquiers centraux qui ont permis cette multiplication des titres de dette comme si c’était des petits pains. « Les taux mondiaux toujours bas continuent de soutenir des niveaux d’accumulation de dette sans précédent », comme l’ont pointé du doigt les responsables de l’IIF dans un communiqué.

Un ratio dette/PIB à un niveau jamais vu en temps de paix

L’économie mondiale est bien plus endettée qu’elle ne l’était pendant la Première Guerre mondiale ! Pour être exact, je devrais écrire : « un ratio dette/PIB à un plus haut historique guerre et paix confondues, à l’exception de la Seconde Guerre mondiale » !

Trois poids lourds concentrent la « force motrice »

Comme le fait remarquer Zero Hedge :

« Tout tourne autour des États-Unis, de la Chine et du Japon : ces trois pays représentent à eux seuls la moitié du total des 164 000 milliards de dollars de dette publique et privée mondiale. Pour parler de la Chine, sa dette est passée de 1 700 milliards de dollars en 2001 à 25 500 milliards de dollars en 2016 et elle a été décrite par le FMI comme la force motrice derrière l’augmentation de la dette mondiale, représentant les trois quarts de la hausse de la dette du secteur privé au cours de la dernière décennie ».

Zero Hedge relève également qu’il y a eu aussi un avertissement particulier concernant la Chine dont l’échelle gargantuesque et le système financier opaque constituent un risque majeur pour la stabilité, selon le FMI ».

Zero Hedge résume les préconisations du FMI :

« Il est donc urgent de réduire le fardeau de la dette pour améliorer la résilience de l’économie mondiale et fournir une meilleure capacité de lutte contre les incendies si les choses tournaient mal : ‘La relance budgétaire n’est plus la priorité’. »

Que voilà un cri de panique assez cocasse…

Pour plus d’informations, c’est ici.

Voir les commentaires (23)

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  • Tiens c’est bizarre, jusqu’à maintenant je croyais que c’était le capitalisme qui était à l’origine des criiiiiiiiiiises !

    • -Réduire la dette c’est diminuer la masse monétaire.
      -Diminuer la masse monétaire c’est raréfier l’outils permettant les échanges réel des biens et services.
      -Diminuer les échanges c’est mettre un frein a la croissance, ce qui rend impossible le payement de la dite dette.
      .
      Vous n’avez pas encore compris que nous sommes dans une cavalcade mondiale, condamnés à croitre perpétuellement et la dette idem ?
      .
      Cela est du au système de création monétaire dit de l’argent rare, coucou les banques.
      En général, il n’y a que les guerres pour faire Reset sur les dettes…
      Enfin on peut le faire en temps de paix , question de volonté et de courage mais les amis de mes amis sont mes amis…
      Que dire des QE partis alimenter la bulle spéculative sur les produits financiers.(truc qui ne sert a rien pour nous mais à faire du fric pour ceux qui en ont déjà plein, quitte a mettre l’économie réelle en péril, via les banques, dès que ça flageole un peu )
      Bienvenu dans un monde parfait.

      • @ leham
        Si il y a bien une chose où je vous rejoins c’est qu’en monnaie adossée à rien de concret (pas l’or, en fait), plus rien n’interdit d’autoriser les banques à limiter l’accès de leurs clients-esclaves à la globalité de leurs dépôts puisque les banques seront autorisées à puiser là les ressources nécessaires en cas de besoin que les états n’auront couverts qu’une seule et unique fois!

        Il est donc temps de concrétiser toute épargne inutile au traintrain habituel ses économies en biens négociables.
        Votre banquier qui, déjà, n’était plus devenu qu’un vendeur de fonds de sa société à vous fourguer, n’est désespérément plus votre ami ni votre allié!
        Vous verriez ses manières pour vous chercher noise si vous sollicitiez un crédit, même client depuis 20 ou 30ans!
        Il est vraiment temps de maîtriser ses acquits personnellement!

  • Qui se soucie de la dette mondiale? puisque tout le monde a des dettes autant dire que personne n’a de dettes.
    Je ne comprends rien à cet article dans lequel on ne lit que le mot dette.
    EZt ensuite le monde continue à tourner! Il est loin le temps où on pointait les pays endettés qui étaient les pays émergents et les pays développés effaçaient généreusement une partie de leur dette! Maintenant c’est chaque pays du monde qui a des dettes et donc le mot dette ne veut plus rien dire.

    • @ lapaladine
      Il suffit de comprendre que si on vous prête à <1% et que vous prêtez à 2%, votre bénéfice est au moins de 1% sur un capital = 0!
      C'est plus clair?

    • @ lapaladine

      La dette (publique, privée ou publique + privée(?) = 3x le PIB mondial, environ.
      Pour un pays, c’est prohibitif (plus d’accès au crédit!),pour le monde, on verra bien!

      La B.C.E. est loin d’être idiote et contrairement à ce que la presse idiote raconte, sa direction est bien constituée, en partie, par le groupe des gouverneurs des banques centrales nationales (Française comprise), et la B.CE. n’apas imprimé des € à partir de rien mais elle a racheté des investissements pourris et peu fiables, détenus par les états de l’U.E., investisseurs souvent catastrophiques!
      Le U.E.-bashing français est évidemment, sur ce chapitre, aussi stupide que les autres, ailleurs!
      La donneuse de leçons devrait fermer son claque-m….!

  • L’article n’est pas très clair : plusieurs chiffres circulent selon les sources et s’agit-il de dettes publiques ou de dettes publiques et privées comme le souligne la conclusion ??

    • @ indivisible
      Oui, les chiffres ne sont pas clairs mais surtout,on parle de la dette (laquelle:privée, publique?) mondiale (237 000 Md$) mais nul part du PIB mondial annuel (79 865 milliards de dollars américains en 2017; source FMI).
      Donc la dette est, grosso modo = 3 X lePIB mondial: pour un pays, c’est insoutenable!
      Mais pour un particulier qui emprunte pour s’acheter une maison à 3 X son salaire annuel remboursable en 20 à 30 ans (+ les frais et intérêts), c’est faisable.
      Si vous savez que la banque peut prêter 8 X le montant de l’épargne que les clients lui ont confiée, c’est bien la banque qui est en difficulté et pas vous!
      Sur le plan mondial, c’est la même chose: on (FMI, Banque Mondiale etc …) prête l’argent qu’on n’a pas, quitte à en imprimer en cas de besoin!

      Donc rien ne vaut une épargne en biens négociables: or, bitcoins, immobilier ou autres, puisqu’au-delà de vos 100 k€ déposés à votre banque, celle-ci peut disposer du reste, en cas de besoin: la banque est donc moins sûre que votre coffre!
      Il est tragi-comique que votre banque vous compte encore des frais à charge de vos dépôts
      dans un tel scénario!

      Vous, vous payez votre assureur, la banque dont vous êtes une sorte d’assureur, en somme, elle vous fait payer ce privilège!
      Qu’on marche sur la tête? oui, c’est bien probable!

  • Il ne faut pas additionner les dettes émises par un état dans sa propre monnaie et souscrits par des ressortissants de cet état avec:
    1. des dettes émises par un état, mais souscrites par des étrangers
    2. des dettes émise par un état dans une monnaie autre que la sienne.
    Le 2 est la situation actuelle de la Turquie, ou avant , par l’Argentine avec les conséquences que l’on sait.
    La dette américaine par exemple ne pose aucun problème car la FED peut toujours imprimer des dollars pour rembourser.
    Le cas 2 est celui de la France qui emprunte dans une monnaie bâtarde (euro-mark) une dette qui est souscrite à plus de 50% par l’étranger.
    Pour moi, cet article où on mélange tout n’as que très peu d’intérêt.

    • Correction: le cas 1 (pour la France)

      • Les étrangers détenteurs de la dette Française sont essentiellement des Européens. Dans le cadre de l’euro, ce ne sont pas vraiment des étrangers qui achètent la dette française.

        Alors que l’Allemagne se désendette, tirant ainsi les rendements à la baisse, la dette française paraît encore attrayante. En revanche, en cas de fin du QE de la BCE, voire de sortie de l’euro, ce ne serait plus la même partition. A plus ou moins brève échéance, l’Etat obèse français sera contraint de se désendetter à son tour.

        • @ Cavaignac
          Déjà le Brexit ne semble vraiment pas une sinécure.
          Autrement dit,la France perdra évidemment sa culotte en sortant de l’€!
          Ce n’est pas vraiment le moment!
          Et évidemment l’état français ne remboursera que ce qu’il aura pu prendre à ses citoyens ou à la braderie de ses biens propres (« les bijoux de famille »).

          • La France ne peut quitter l’Euro pour le moment, puisqu’elle ne fait aucun effort.

            • @ MichelC
              C’est bien ce que j’ai écrit mais on a l’impression que les jeux sont fait et que rien n’ira plus à +/- brève échéance, pour les Français.

    • Cas 1 :
      Si l’état fait défaut sur sa dette , il ruine les épargnants étrangers mais pas ses citoyens, donc le pays ( à ne pas confondre avec l’état ) peut encore être en mesure de fonctionner.
      Si la dette de l’état est détenue par les citoyens du pays , ils sont ruinés aussi en cas de défaut de paiement , donc le pays aura beaucoup de mal à s’en remettre.

      L’impression continue de monnaie peut donner l’illusion que la dette n’est pas grave .. au moins au début. Dans l’histoire ça ne s’est jamais bien terminé.

      • Le problème, dans le cas 1, c’est qu’aucun investisseur étranger ne va plus souscrire aux OAT françaises; en conséquence chaque fois qu’un emprunt arrivera à maturité, il ne pourra plus être « rolled over ». L’état sera donc contraint à fonctionner à déficit nul, ce qui, dans le cas de la France, obligera à des décisions déchirantes.
        Donc « en mesure de fonctionner » peut-être, mais pas comme avant.
        Par ailleurs, quand la dette est détenue par les citoyens mais qu’elle dans la monnaie du pays (exemple le Japon), la banque centrale du Japon (BOJ) peut tout simplement remplacer les obligations d’état qui ne rapportent pas grand chose par des billets de banque qui ne rapportent rien. Seules les banques pâtiront de cet échange (mécanisme un peu compliqué à expliquer en deux lignes).

        • Pas seulement les banques si on mène le raisonnement à son terme.

          Comme les billets proposés par la banque centrale à la place des bons publics ne valent plus rien, les habitants se précipitent sur le dollar pour pouvoir acheter les dernières baguettes en vente, puisque le boulanger refuse d’être payé en monnaie de singe nationale et n’accepte plus que des dollars en paiement. Par conséquent, l’Etat dont la population ne veut plus de sa monnaie faillie ne peut plus lever d’impôts. Les hommes de l’Etat obèse corrompu croyaient sauver leur place en sacrifiant la monnaie et l’épargne de leur population, mais ils n’ont fait que retarder l’échéance de leur disparition en provoquant une crise encore plus dévastatrice. Pour une mise en pratique en direct, voir le Venezuela ou la Turquie.

          On ne joue jamais impunément avec la monnaie, avec l’économie, avec la liberté ou avec la propriété privée.

          • Courir, se précipiter…
            C’est la que l’on s’aperçoit que nos sots cialistes de tous bords ne sont que des eugénistes. Cela se fera au détriment des plus faibles, exactement au contraire de ce que prétendent ces prétentieux hypocrites…

        • @ Gerald555
          Je ne connais pas votre âge mais je me rappelle très bien les dévaluations fréquentes du franc français puis son remplacement par le « nouveau franc français, qui lui aussi ensuite a chuté, dans les taux de change face aux autres devises! Donc les vacances en France étaient, pour nous, meilleur marché qu’en Suisse, ce dont nous ne nous sommes pas privés, entre autres, à l’île d’Yeu.
          Mais la France ne peut, seule, dévaluer l’€!
          Donc plus d’argent artificiel à imprimer! Et une économie française tenue à rester dans les clous européens!

  • Toute dette implique un débiteur ET UN CREANCIER. Parler de dette en ne disant pas A QUI l’argent est dû,, c’est parler pour ne rien dire

    • @ Gérard Dréan
      L’identité du créancier ne change en rien les conditions de remboursement.
      Je vois bien la France refuser de rembourser un créancier par un flot de prétextes … et par esprit de lucre (bien plus général que je ne pensais: l’oseille a remplacé tous les autres intérêts plus élevés, sauf, un peu le Q, toujours très présent)!
      Avant, aux tables agréables, par convention tacite (suggérée entre autres par la Baronne N.de Rotschild grande prêtresse des bonnes manières), on s’interdisait de parler d’argent, de politique ou de religion, pour ne pas, à table, troubler l’atmosphère et l’harmonie. Cette époque-là est révolue! Et on ne dîne plus que pour affaires! Dommage, pour vous. Ici, il n’en va pas de même!

      • « L’identité du créancier ne change en rien les conditions de remboursement »
        Bien sûr que si ! Devoir de l’argent à la proverbiale veuve de Carpentras ou à la Banque Centrale du Japon, ça n’est pas tout à fait la même chose. (bien qu’en théorie, l’Etat devrait honorer toutes ses dettes de la même façon, même envers ses propres citoyens)

  • c’est bien pour çà il faut séparer les banques en 2 entités..A.)).dans la même banque ..compte courant …B..)et une banque affaire …pour le moment ils utilisent le compte courant pour leurs affaires….
    l’appel du pied des Banques aux politiques c’est de supprimer le liquide …ce sera tout bénéfice pour les Banques et l’excellent Sapin le membre de là COUR des Comptes qui critiqué les ministres de finances ,quand celui-ci a pris la fonction ..le résultat ciné brele…il a fait voir sa nullité….il sort d’où celui-là…ENA …

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