L’interdiction des néonicotinoïdes par l’UE ne protégera pas les abeilles

Les études de terrain à grande échelle démontrent massivement que les néonicotinoïdes n’ont aucun effet négatif sur la santé des ruches.

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Honey Bee by Mark Strobl (CC BY 2.0)

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L’interdiction des néonicotinoïdes par l’UE ne protégera pas les abeilles

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 25 juin 2018
- A +

Par Henry Miller1.

Cinq ans après l’interdiction temporaire des pesticides néonicotinoïdes par l’Union Européenne, un « comité d’experts » des États membres a finalement voté en faveur d’une interdiction permanente. Ce n’était pas une surprise. Le vote a suivi de peu la publication par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) de son avis consultatif selon lequel les néonics « posent un risque pour les abeilles sauvages et pour les abeilles domestiques », un résultat qui a fait la Une des journaux en Europe et aux États-Unis.

Cependant, tout journaliste qui aurait lu le rapport aurait découvert que l’EFSA n’avait rien trouvé de tel. Ce qu’elle a trouvé, c’est qu’il est très difficile dans le monde réel de la science de prouver un négatif, ce qui explique pourquoi la phrase la plus répétée dans les pages intérieures a été qu’un « risque faible n’a pas pu être démontré ».

La distance entre dire que quelque chose « représente un risque » et l’affirmation singulière selon laquelle « un risque faible n’a pas pu être démontré » est, bien sûr, très grande. En droit pénal, c’est la différence entre la façon dont nous faisons les choses dans les démocraties, où le gouvernement est tenu de prouver votre culpabilité, et la justice de style soviétique, où vous devez prouver votre innocence.

Et, à l’instar des procureurs soviétiques qui voulaient mettre au pas un dissident gênant, rien ne pouvait mettre fin aux poursuites obstinées des régulateurs de l’UE en vue d’une interdiction. Pas une simple distinction sémantique comme celle ci-dessus. Pas la masse des preuves scientifiques qui ont convaincu les organismes de réglementation des États-Unis, du Canada et de l’Australie que les abeilles peuvent se nourrir en toute sécurité sur des cultures traitées avec des néonicotinoïdes.

Ce n’est pas non plus le fait que la crise originelle de « l’abeillecalypse » – la raison pour laquelle les néonics ont été interdits à l’origine – s’est révélée être une fiction complète (en effet, les populations d’abeilles augmentent en Europe et dans tous les autres continents habitables du monde, et ce, depuis la mise sur le marché des néonics au milieu des années 1990 – des faits facilement vérifiables grâce à une recherche Google sur le site des statistiques de la FAO).

Ce n’est pas le fait que le rapport de la Commission ait identifié l’acarien Varroa et les nombreuses maladies qu’il véhicule dans la ruche comme la principale cause des problèmes de santé des abeilles. Ce n’est pas le fait que le même rapport n’ait trouvé que 3 apiculteurs sur 100 et qu’un seul des laboratoires interrogés dans le cadre d’une enquête qui ont indiqué que les pesticides étaient un problème majeur.

Cependant, l’approche de l’EFSA qui consiste à faire fi des preuves a été la plus évidente dans son insistance à émettre des « orientations » réglementaires qui garantiraient qu’elle ne sera jamais capable de « démontrer » un faible risque pour les abeilles, même si le poids des preuves scientifiques démontre précisément ce faible risque.

Habituellement, quand les gens trichent, ils essaient de le cacher. Comme je l’ai expliqué dans des articles précédents, la « feuille de triche » de l’EFSA – le document qui explique comment ils ont truqué le processus – est disponible pour tous sur le site web de l’UE, ici. Connu sous le nom de Bee Guidance Document (document d’orientation sur les abeilles), ou BGD en abrégé, il a créé le cadre réglementaire utilisé par l’EFSA pour réaliser ses évaluations. Le journaliste d’investigation David Zaruk a montré que le groupe de travail qui a rédigé le BGD a été piraté par des activistes anti-pesticides en 2011, et qu’une fois le document accepté par l’EFSA, « la conclusion de précaution a été intégrée au processus ».

Même des pays membres de l’UE qui militent activement pour une interdiction n’ont pas eu le courage de voter pour cela. Comme ils le savent tous, si les critères du BGD étaient appliqués à d’autres évaluations des risques, aucun insecticide actuellement utilisé en Europe – y compris les pesticides « biologiques » tels que l’huile de neem – ne pourrait jamais être approuvé (les agriculteurs biologiques utilisent de nombreux pesticides que la société Xerces considère comme « hautement toxiques » pour les abeilles, notamment les pyréthrines, la roténone, la cévadille, le spinosad, le sulfate de cuivre, ainsi que le « savon insecticide » et « l’huile horticole »). En droit, le BGD n’est toujours pas approuvé, mais cela ne semble pas avoir eu d’importance pour les régulateurs.

La principale difficulté pour l’EFSA a été qu’elle avait besoin d’une sorte de justification scientifique pour interdire les néonicotinoïdes, et les meilleures preuves scientifiques que nous avons, provenant d’études de terrain à grande échelle, démontrent massivement que les néonicotinoïdes n’ont aucun effet négatif sur la santé des ruches. Connues comme « l’étalon-or » de la recherche sur les abeilles, ces études de terrain sont difficiles et coûteuses à réaliser, mais elles sont aussi la seule mesure valable de la façon dont les abeilles sont affectées par les néonics dans le monde réel.

D’un autre côté, les militants écologistes et la plupart des scientifiques universitaires préfèrent les études en laboratoire et en « semi-terrain » dans lesquelles les abeilles individuelles sont gavées de grandes quantités de néonics et, sans surprise, deviennent désorientées ou souffrent d’autres effets indésirables. Ces études sont bien sûr des candidates sûres pour les manchettes, et elles sont relativement peu chères à produire ; c’est pourquoi les scientifiques activistes les ont produites dans le cadre d’une chaîne de montage virtuelle au cours des dernières années (par exemple, ici et ici).

L’EFSA devait fournir le vernis d’une justification scientifique de l’interdiction – à savoir trouver une excuse pour ignorer les études sur le terrain et fonder sa conclusion sur des expériences de laboratoire non pertinentes. Ce vernis, c’est précisément ce que le BGD apporte. Comment ? Simplement en créant des exigences pour les études de terrain qui sont littéralement impossibles à respecter, permettant à l’EFSA de rejeter en bloc ou d’écarter en grande partie les résultats de chaque étude de terrain qui serait réalisée.

Voici deux exemples. Le BGD exige que des études sur le terrain démontrent que le taux de mortalité des abeilles testées dans les champs traités avec des néonics ne dépasse pas sept pour cent. Étant donné que les populations d’abeilles dans une ruche donnée fluctuent normalement jusqu’à 21 %, il est statistiquement impossible de démontrer une si petite variation.

L’exigence du BGD pour la taille des études de terrain est tout aussi impossible. Pour répondre à tous les critères de la BDG, une seule étude nécessiterait une zone d’essai de 448 kilomètres carrés. C’est plus de sept fois la taille de l’île de Manhattan, qui a une surface d’un peu moins de 60 kilomètres carrés, et plus de quatre fois la taille de Paris. Étant donné que les champs d’essai et de contrôle devraient être éloignés de toutes autres cultures, fleurs, haies ou arbres à fleurs qui attirent les abeilles, une telle étude ne pourrait probablement pas être réalisée dans le paysage européen.

En fin de compte, c’était la raison principale pour laquelle les études de l’EFSA ne concluaient pas vraiment que les néonics posaient un risque pour les abeilles, comme elle a dit dans son communiqué de presse. Si les journalistes scientifiques avaient pris la peine de lire le rapport, ce que manifestement personne n’a fait, ils auraient constaté que les scientifiques de l’EFSA avaient répété sans cesse qu’un « faible risque » pour les abeilles « ne pouvait pas être démontré ». Bien sûr, qu’un « faible risque » ne pouvait pas être confirmé… toutes les études sur le terrain qui ont démontré qu’il y avait effectivement un risque nul ont été arbitrairement écartées ou disqualifiées grâce au BGD.

Ne vous attendez pas à entendre parler de tout cela dans la presse grand public. Même les journalistes des grandes revues ne semblent pas prendre la peine de lire les articles scientifiques dont ils font état ; ils se fondent essentiellement sur les communiqués de presse et en régurgitent les conclusions idéologiques.

Aucun d’eux n’a souligné combien il était étrange que l’UE ait fait fuiter son intention d’étendre l’interdiction des néonicotinoïdes à toutes les cultures une année entière avant que l’EFSA ne fournisse son évaluation sur la justification scientifique d’une telle interdiction ; aucun d’eux n’a relevé l’anomalie scientifique de l’interdiction des néonicotinoïdes sur les cultures comme les betteraves à sucre qui ne fleurissent pas et ne produisent pas de pollen, ce qui signifie que les abeilles n’entreront jamais en contact avec elles.

Cependant – d’autres l’ont signalé comme moi –, le document d’orientation sur les abeilles n’est qu’une des nombreuses fraudes qui jalonnent la route de cette interdiction inutile et destructrice.

En plus de l’« abeille-calypse » fictive que l’UE avait promue sans relâche à l’époque, et le rapport de la Commission de 2010 démontrant que les néonicotinoïdes ne suscitaient pratiquement aucune préoccupation, ni pour les apiculteurs, ni pour les scientifiques spécialistes des abeilles, la Commission et l’EFSA ont un bilan constant de partialité et de manipulation dans cette affaire. Certains des faits les plus flagrants comprennent :

  • Le communiqué de presse faux et incendiaire sur l’examen par l’EFSA des néonics que la directrice générale française de l’agence, Catherine Geslain-Lanéelle, avait publié au moment de l’interdiction, après quoi elle a été presque immédiatement récompensée par un poste en or au gouvernement français.
  • Le scandale du « Bee-Gate » – il a été montré que l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), subventionnée par l’UE, a conspiré pour fabriquer des études qui soutiendraient sa « campagne » pour interdire les néonics.
  • La tentative de la Commission Européenne de supprimer un rapport de son propre Centre Commun de Recherche, qui a démontré que l’interdiction avait été un échec et était en réalité mauvaise pour les abeilles.

Cette chicanerie de la politique scientifique et réglementaire de l’UE aura un large effet d’entraînement. Elle alimentera les activistes de la communauté environnementale en Europe et dans le monde entier, qui se sentent maintenant sur une pente ascendante, confortés dans leurs convictions sur ce qu’ils ont toujours soupçonné : que les évaluations scientifiques qui entrent dans le processus gouvernemental de réglementation sont facilement manipulées par ceux qui ont le plus de poids politique.

Le pire aspect de cet abandon des principes au profit de l’opportunisme politique est qu’il mine la légitimité de l’entreprise scientifique elle-même, du moins telle qu’elle est pratiquée dans l’Europe moderne. Cela vaut pour la communauté scientifique au sens large, ainsi que pour les scientifiques de la réglementation de l’EFSA spécifiquement impliqués dans ce processus. La farce des néonics a été jouée en public pendant cinq années entières. Les faits sont à la disposition de tout scientifique, éditeur ou journaliste d’une revue scientifique, et de tout décideur politique qui se soucie d’être bien informé. Pourtant, presque tous ont participé à la mascarade.

Nous savons d’après la propre étude de la Commission Européenne, mentionnée plus haut, que les abeilles sont l’une des principales victimes de cette interdiction. Elles survivront, c’est sûr. C’est le processus d’élaboration des politiques de l’UE qui est en difficulté et l’intégrité des scientifiques européens de la réglementation qui est menacée d’effondrement ou d’extinction.

Sur le web – Traduction par Seppi de « Viewpoint: EU’s neonicotinoid ban is a ‘scientific fraud’ and won’t protect bees »

  1. Henry I. Miller, un médecin et biologiste moléculaire, est Robert Wesson Fellow en philosophie scientifique et politique publique à la Hoover Institution de l’Université Stanford et un ancien administrateur de l’American Council on Science and Health. Il était le directeur fondateur du Bureau de la Biotechnologie à la FDA.
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  • Le processus utilisé par les « instances européennes » se rapprochent de plus en plus des mecanismes à l’œuvre dans les réseaux sociaux…

    C’est celui qui fait le plus de bruit, qui est le plus opiniâtre, mais qui parle le plus fort, qui gagne.

  • 1. J’ai un peu de mal à croire qu’un insecticide qui agisse sur le système nerveux des insectes soit absolument sans danger sur les abeilles…
    2. Si les neonics sont sans danger, quel intérêt y a t-il à les interdire ? Encore un vilain complot contre de gentilles multinationales americaines ?
    3. La population des abeilles diminue t-elle ou augmente-t-elle ? Si déjà il n’y a pas de consensus là dessus…
    J’ai un peu l’impression de lire un article de Reopen911, qui tente de noyer le lecteur sous des détails (comme la promotion d’une telle) pour instiller le doute dans l’esprit du lecteur et le faire douter de la version officielle…

    • Il est exact que les abeilles domestiques sont décimées, mais les scientifiques attribuent cela à des virus et non aux insecticides. Mais les écolos ne loupent pas une occase pour accuser l’industrie et les agriculteurs!

      • « mais les scientifiques attribuent cela à des virus et non aux insecticides. »
        désinformation, les scientifiques attribuent cela à des virus au varoa et aux insecticides, cumulés.
        « Mais les écolos  » Que voulez vous dire pas écolo, des gens soucieux de la nature ?
        « …ne loupent pas une occase pour accuser l’industrie et les agriculteurs » ils sont bien en cause dans le perte des abeilles pas qu’eux mais en cause quand même.
        Faut il laisser tomber les abeilles sous prétexte que ce n’est pas QUE la faute de l’industrie et des agriculteurs ?

    • J’ai un peu de mal à croire qu’un insecticide qui agisse sur le système nerveux des insectes soit absolument sans danger sur les abeilles…

      C’est avant tout une question de dose et de condition d’emploi. Une abeille gavée d’insecticide en labo en souffre. Une abeille exposée aux néconics dans les conditions normales d’utilisation du produit sur les cultures qu’elle butine ne souffre pas.

      • « L’effet délétère de ces substances, au côté d’autres facteurs, sur les pollinisateurs sauvages fait l’objet d’un consensus scientifique. A la différence des autres générations d’insecticides, les néonicotinoïdes agissent à des doses très faibles sur le système nerveux central des insectes en général et des abeilles en particulier. Lorsqu’elles sont trop faibles pour les tuer directement, ces expositions altèrent leur sens de l’orientation, leur faculté d’apprentissage, leur capacité de reproduction, etc.
        Par exemple, des travaux français ont montré que l’exposition d’une abeille à environ un milliardième de gramme d’un néonicotinoïde couramment utilisé réduisait sensiblement sa capacité de retrouver le chemin de sa ruche. Or, si les butineuses ne reviennent pas à la ruche, c’est toute la colonie qui est fragilisée et qui peut s’effondrer. D’autres travaux ont montré que les bourdons étaient plus sensibles encore que les abeilles à ces substances qui, aux niveaux d’exposition rencontrés dans l’environnement, peuvent réduire de près de 80 % leur capacité à se reproduire…
        Ce n’est pas tout : les insecticides néonicotinoides n’ont aucun pouvoir répulsif sur les abeilles. Au contraire ! Une récente étude a ainsi montré que les abeilles butinent préférentiellement les plantes contaminées plutôt que celles qui ne le sont pas ! Loin de repousser les abeilles, les néonicotinoïdes les attirent. Un peu comme l’attrait exercé par certains neurotoxiques sur les humains, comme la nicotine (dont sont dérivés, comme leur nom l’indique, les néonicotinoïdes). »
        [https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/05/10/tout-comprendre-aux-pesticides-neonicotinoides_4916480_1652692.html]
        Par pitié, évitez de me répondre : ah oui, mais c’est Le Monde !…

        • Un milliardième de gramme ! Pour une abeille qui pèse un millionième de quintal ! Là, on sent le scientifique qui a oublié ses préfixes et préfère en appeler au sensationnalisme que de comparer avec les concentrations effectivement présentes dans la nature…

          • Une abeille pèse en effet 0,1 g. Un milliardième de gramme, c’est donc 100 millions de fois moins que le poids de notre abeille.
            Pour un homme, cela représenterait un millième de gramme. Pour nous, et à titre de comparaison, cela représente à peu près la dose létale du sarin (qui est aussi un neurotoxique).
            Comme quoi, avec de très petites doses, on peut faire beaucoup de dégâts…

        • « Par exemple, des travaux français ont montré… » Travaux taillés en pièce, notamment par l’EFSA – précision : les gens de l’EFSA et des États membres. Travaux en partie contredits par des travaux ultérieurs de la même équipe, également critiqués, à juste titre.

    • Ce n’est pas un complot, les complot c’est sensé être secret alors que là tout se passe en plein jour aux yeux de tous. c’est tout simplement un guerre des écolos contre le droit.

    • Trois points de M. Brasletti :

      1. Faux argument. Oui, les néonicotinoïdes présentent un danger pour les abeilles. Personne ne le conteste. Cependant, la question n’est pas là, mais au niveau des risques : risques en tant que tels, rapport bénéfices/risques et comparaison avec les alternatives.

      La preuve par l’exemple : les apiculteurs et environnementalistes de l’Ontario et du Québec font un lobbying intense pour l’interdiction des néonics, suite à quelques accidents (et l’activisme européen). Les apiculteurs de l’Alberta ne se sont pas joints au mouvement : leurs ruches sont saines et hautement productives… notamment grâce aux canolas (colzas) issus de semences traitées avec des néonics.

      2. Quel intérêt d’interdire ? Politicien…

      3. Les populations d’abeilles, c’est ce qu’en font les apiculteurs. Elles sont en augmentation dans le monde. Le discours sur ce point est complètement émotionnel. Bientôt nous verront l’association la plus médiatisée (un supplétif de l’anticapitalisme et anti-chimie) nous déclarer que des apiculteurs ont perdu 150 % de leurs ruches. Et les médias relaieront ! Et des politiques s’émouvront !

      Encore une petite preuve anecdotique : il fut un temps où des apiculteurs canadiens récoltaient tout le miel à l’automne, laissaient crever le cheptel et repartaient avec de nouvelles reines au printemps suivant.

      C’est plus compliqué pour les « abeilles » sauvages. Et ce n’est pas l’hécatombe comme nous le laisse entendre le discours sur les abeilles domestiques.

      • Tout le monde met ici les neonics dans le même sac. Ce qui est bien pratique pour les anti-neonics dans leur lutte contre l’agriculture intensive et pour les pro-neonics qui trouveront toujours le contre-exemple pour prouver que tout va très bien madame la marquise.
        Il me semble nécessaire de rappeler à ce stade qu’il y a une dizaine de molécules différences de néonics, et que l’interdiction européenne ne vise que trois d’entre eux : l’imidaclopride, le clothianidine et le thiaméthoxame.
        Cela peut expliquer pourquoi Seppi peut brandir l’exemple du colza traité en Alberta avec un neonic relativement inoffensif pour les abeilles (il s’agit probablement du thiaclopride…).

  • Les apiculteurs sont de plus en plus nombreux et rurbains, n’y connaissent rien et font n’importe quoi…Après on emm…. Les agriculteur en les privant de molécules efficaces…
    Avec quelques collègues nous étudions la possibilité d’installer un élevage d’abeilles solitaires qui ne vivent pas en collectivité, qui butinent intelligemment (ne reviennent jamais sur la même fleur) et sont meilleurs pollinisatrices car très poilues….
    De plus on peut programmer les naissances grace au froid.
    Et je ne vois pas pourquoi le colza que je cultive devrait profiter à des apiculteurs qui font tout pour me nuire….Ces abeilles solitaires détestent les abeilles de ruche….

    • « on emm…. Les agriculteur en les privant de molécules efficaces… »
      Comme si il n’y avait pas une autre agriculture possible….
      Pourquoi , vous qui dites avoir évolué au fil de votre carrière, ne poursuivez vous pas votre évolution vers ce que pratique Konrad Schreiber ?

  • Si ces études sont commanditées par l’industriel il est certain que l’expert désigné, rémunéré, voire auto proclamé ne va pas aller contre les intérêts … Les exemples ne manquent pas en matière de thérapeutique …
    Que les abeilles disparaissent tout le monde politique s’en balance, il n’y aura qu’à importer des cohortes de petits chinois afin de polliniser nos arbres et nos plantes
    Sur cette planète nous n’avons besoin que de bons pesticides …
    Franchement les oiseaux, les insectes et ce qu’il est convenu d’appeler « mauvaises herbes » ça ne rapporte rien …
    Alors …

    • Vous pourriez nous éviter les sempiternelles poncifs et lieux communs écolos? La calomnie est l’arme préférée des écolos gauchistes. Exemple les OGM qui sont consommées par des milliards de personnes et d’animaux sur la planète depuis 20 ans avec absolument aucun incident à signaler. Idem pour les pesticides puisque on a jamais vécus aussi vieux: les femmes ont une longévité de 85 ans et 80 pour les hommes malgré les poisons pesticides que nous ingérons. Autrement dit, c’est grâce à eux qu’on vit aussi longtemps?

      • C’est de la provocation ou vous êtes sincèrement convaincu de ce que vous avancez ?
        « Autrement dit, c’est grâce à eux qu’on vit aussi longtemps? »
        En partie seulement, effectivement nous ne mourrons pas de faim, c’est tout ce que l’on peut en tirer comme conclusion.
        Vous oubliez: eau potable, assainissement, médecine sur l’allongement de la durée de vie.
        Quant aux pesticides, laissez moi la liberté de ne pas en consommer, svp, n’imposez pas votre agriculture biocide avec des arguments tronqués.

  • Cela ne sert à rien car quand une expérience scientifique démontre le contraire des affirmations des écolos, les auteurs sont aussitôt accusés d’être payés par Monsanto. De nos jours la science est rejetée par les obscurantistes hystériques!

    • Tout comme ils sont payés par l’industrie pharmaceutique: Médiator, Coxib qui induisaient des infarctus … Thalidomide, acide valproique …
      Les experts sont tous passés à coté et la toxicité des pesticides est cumulative et ils sont stockés dans les graisses en particulier au niveau du cerveau, sans oublier l’effet cocktail …. malformations uro-génitales chez les enfants de mères agricultrices et l’épilepsie, la maladie de Parkinson de plus en plus jeune …. les pubertés précoces avec les perturbateurs endocriniens et la résistance aux antibiotiques induite par les « compléments alimentaires » en nutrition animale … Expérience de 35 ans de médecine rurale
      Non il n’y a aucune raison de se poser des questions … Lisez donc la revue « Prescrire »
      Sans être écolo le principe de précaution devrait être mis en oeuvre

      • normalement, à ce stade des commentaires,le soldat vert nous assène l’amiante, la cigarette.
        Mais il y a encore du temps,ça va venir, comme le chiendent.( oups, la biodiversité heureuse)
        Toujours la même ritournelle, mais c’est la raison de vivre des derviches enclumes,
        Je me suis toujours demandé quelle était la réaction de l’islamiste qui arrive là haut, et a qui on colle une grosse mégère boutonneuse à moustache?
        Ici ils nous promettent l’eden retrouvé, sauf que cet eden là, c’était pas folichon non, car la nature, avant tout ,elle vous veut mort.

      • l’effet cocktail …. malformations uro-« génitales chez les enfants de mères agricultrices et l’épilepsie, la maladie de Parkinson de plus en plus jeune …. les pubertés précoces avec les perturbateurs endocriniens et la résistance aux antibiotiques induite par les « compléments alimentaires » en nutrition animale … Expérience de 35 ans de médecine rurale »
        expérience certe, mais je préférerai voir des stats, des vraies.
        Parce que figurez vous que dans la promo précédent la mienne, quatre personnes sur 75 n’ont pas atteint leur 30 ans, saleté de cancer. Mais sur les dix promos précédentes et successives, pas de décès prématurés dus au cancer. Que dois je en conclure?

      • Grave lacune….vous oubliez les cors aux pieds….
        Je suis agriculteur, j’ai 4 enfants et 10 petits enfants, tous normaux et en bonne santé, mon épouse va très bien aussi, ma mère a presque 100 ans elle ne court pas le marathon mais est épatante pour son age après la vie qu’elle a eu….Mon père est malheureusement décédé très jeune suite à ses blessures de guerre (WW1)

        • « Grave lacune….vous oubliez « la génétique…
          Nous ne sommes pas égaux devant l’exposition longue aux toxiques.

  • Le problème est que je n’ai pas vu les mêmes conclusions de la part de l EFSA parme 28 février 2018.
    Peut-être ai je mal lu

  • Au fait qui a lu les conclusions de l EFSA car j’aimerais savoir ce qui a été lu.

  • Si je comprends bien vous parler d’un article qui s’appuie sur le rapport de l EFSA que vous même n’avez jamais lu.

  • Konrad Schreiber est un babacool qui n’a jamais dirigé une exploitation agricole….
    Quant au couple Bourguignon….Une belle paire d’escrocs vivant aus crochets de naîfs…

    • Ah OK, pas au bon endroit 😉
      quelques preuves de ce que vous avancez sur Schreiber et Bourguignon?
      Comment expliquez vous que les forets n’aient pas besoin d’engrais ni de traitements pour être productives, comme toute zone naturelle d’ailleurs et ce sans engrais ni pesticides ?

      • ….Leur train de vie pour des gens qui n’ont jamais fourni un centime de valeur ajoutée à la société….
        J’ai rencontré plusieurs fois les Bourguignon avec toujours un sentiment de répugnance à leur onctuosité verbale gluante et leur comportement intéressé et sectaire.
        Bon…Maintenant vous êtes xylophage?

        • Merci, vous m’éclairez un peu mieux sur la psychologie de certains libéraux: une répugnance a exprimer et a être en contact avec la sensibilité au sens large.
          Vous avez passé votre vie dans la dureté du labeur…, OK je comprends, c’est culturellement acquis pour vous, la vie est dure, la vie est un combat.
          Ceux qui voient autrement sont des fainéants, n’est ce pas ?
          Je ne vous embête pas plus, la porte de votre coté sera close sur ce sujet, sauf miracle ?
          Alors non, je ne suis pas xylophage mais fort heureusement pour les animaux et les hommes qui y vivent, la foret ne produit pas que du bois.
          C’était juste pour vous faire relativiser sur la « nécessite absolue » des traitements et engrais de synthèse.
          Penser à s’inspirer du fonctionnement de la foret(bien riche et bien vivante), plutôt que créer un milieu artificiel où il faut lutter contre tout soi même: les nuisibles, les maladies, la pauvreté du sol le manque d’eau, bref une vie de lutte, On retombe sur l’impossibilité pour vous de concevoir autre chose que la lutte pour survivre, et un rejet d’une approche sensible de la vie, n’est ce pas ?
          Donc vous n’avez aucun fait scientifique, ou même simplement tangible à apporter pour dire que les Bourguignon ou Shreiber sont des escrocs.
          Juste votre conception de la vie, votre vécu qui ne colle pas avec eux, une approche plus sensible.

  • Les commentaires sont fermés.

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