Un amour parfait, de Lolvé Tillmanns

L’histoire de deux enfants dont l’amour est impossible. Un roman de Lolvé Tillmanns.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Un amour parfait, de Lolvé Tillmanns

Publié le 6 juin 2018
- A +

Par Francis Richard.

À Coppet, une route sépare symboliquement la villa des Boisseau, une famille de la noblesse française, et la villa des McNeil, une famille de la noblesse écossaise.

Le roman de Lolvé Tillmanns se passe principalement dans cet environnement privilégié de l’arc lémanique, où, fait notable, la piscine des McNeil est deux fois plus grande que celle des Boisseau…

En dehors de leur noblesse, autre point commun des deux familles, les héritiers mâles ont dérogé. Patrick McNeil a épousé sa secrétaire et Louis de Boisseau la bonne à tout faire de la famille, tous deux après avoir fauté délicieusement…

Ces deux mésalliances – les deux couples sont, en plus, mal assortis, pour d’autres raisons que la différence de classe sociale – vont avoir des conséquences sur leurs rejetons, d’autant que les brus ne sont pas reconnues par les belles-mères…

Les sentiments ne se commandent pas

Bien qu’ils soient l’un comme l’autre le fruit de l’union d’un noble et d’une roturière – sort qui pourrait les rapprocher – leurs mères, Kate et Francine, font tout, en effet, pour qu’ils ne se fréquentent pas.

Seulement les sentiments ne se commandent pas : Matthew et Elisabeth sont attirés l’un vers l’autre dès l’enfance, dès l’école. Ce serait même entre eux Un amour parfait s’il n’y avait ces deux mères parvenues pour le contrarier, sinon l’empêcher.

L’auteur raconte l’histoire de cet amour impossible entre Matthew et Elisabeth sur une longue période, d’un peu plus de trois décennies, pendant lesquelles ils suivent des routes parallèles – ils fondent une famille chacun de leur côté – qui, de temps en temps, se croisent.

Car, de temps en temps, l’auteur donne l’espoir au lecteur que ces convenances d’un autre âge ne sont pas inexorables et que de leurs brèves rencontres pourraient surgir un autre destin, commun…

Encore faudrait-il que le poids des traditions et des préjugés ne se fasse pas sentir chez l’un comme chez l’autre : l’influence des mères semble tout de même avoir le dessus sur celle des pères…

Il y a toutefois chez eux une entorse aux préjugés sociaux : depuis le début Elisabeth ose et protège, tandis que Matthew ne prend pas et laisse faire. Il ne faut cependant pas tenter le diable, parce qu’après tout, sang bleu ne saurait toujours mentir…

Lolvé Tillmanns, Un amour parfait, éditions cousu mouche, 272 pages.

Sur le web

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Suisse
3
Sauvegarder cet article
La réforme de l'AVS (assurance-vieillesse et survivants) passe de justesse

Alors qu'en France on s'interroge sur la procédure à suivre au Parlement – consultations ou passage en force, l'un n'excluant pas l'autre – pour réformer notre système de retraites qui en aurait grand besoin, et qu'on s'achemine vers une confrontation de muscles plutôt que de cerveaux, l'ensemble des Suisses en âge de voter s'est vu conférer le pouvoir de décision en vertu de la Constitution pour un objet et d'une demande de référendum pour l'autre.

(Sou... Poursuivre la lecture

1
Sauvegarder cet article

Imaginez. Victime d’un accident de bus, vous vous réveillez dans un monde où l’idéologie woke, c’est-à-dire progressiste et socialiste, a totalement triomphé.

C’est ce qui arrive à Michelangelo, le héros du premier roman de Michel Kelly-Gagnon, Base Type Null. Pour les amis de la liberté et les défenseurs des droits individuels, le nom de Michel Kelly-Gagnon n’est pas inconnu : avocat de formation, ancien chef du Conseil du Patronat du Québec, il est le dynamique président de l’Institut économique de Montréal, le plus important think t... Poursuivre la lecture

Le 6 août 2014, je publiais un article sur La neutralité de la Suisse et la guerre en Ukraine. J'y rappelais que la neutralité de la Suisse trouvait son origine dans la défaite de Marignan (1515) à partir de laquelle fut mis fin à la politique d'expansion des Confédérés.

Après une courte période, entre 1798 et 1815, la neutralité de la Suisse a toujours été effective, jusqu'en 1989. Elle est devenue de plus en plus relative notamment à la suite de son adhésion à l'ONU en 2002, bien que deux articles de la Constitution suisse énoncent q... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles