Frédéric Bastiat : la pétition des fabricants de chandelles (12)

Dans cette douzième vidéo, voici un cours sur les sophismes protectionnistes, dénoncés par le grand économiste français.

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Frédéric Bastiat : la pétition des fabricants de chandelles (12)

Publié le 22 mai 2018
- A +

Par Damien Theillier.

La pétition des fabricants de chandelles ? Mais une pétition contre qui ? Contre un ennemi étranger à la concurrence déloyale ! Vous découvrirez lequel en suivant cette douzième vidéo sur l’apport de Frédéric Bastiat par Damien Theillier. Un cours sur les sophismes protectionnistes, dénoncés par le grand économiste français.

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  • « La monnaie qu’un rôle d’intermédiaire » You plaisante ?!
    le rôle central vous voulez dire !
    De nos jours, tous les biens et richesses sont produit efficacement, comme jamais dans l’histoire de l’humanité, ils abondent !
    Aucun bien et service ne manque, toute entreprise ne cherche qu’une chose, VENDRE pour se procurer le précieux sésame: l’argent.
    Seul l’argent manque à l’utilisateur final.
    La société est efficace pour produire des richesses mais pas pour les redistribuer.
    c’est en cela que la capitalisme et la monnaie (liés) sont critiquables.
    Bien sur que si, l’argent a un rôle central dans cette redistribution, il manque à l’utilisateur final.
    Faudrait un peu décoller des idées d’il y a 2 siècles, où Bastiat répondait, à une époque et à des gens particulièrement pas intelligents, tout évolue, dont l’efficacité de production et l’abondance.
    Z’avez pas plutôt des théoriciens/économistes qui répondraient à la problématique de la repartions des richesses, puisque leur production n’est absolument plus un problème de nos jours, sauf par le facteur limitant qu’est l’agent qui manque aux bonnes personnes, une masse d’acheteurs qui bave devant la vitrine et le vendeur qui bourre les boites aux lettres de prospectus « pitié, venez acheter cher moi »
    et que personne ne me parle des QE, des prêts à taux zéro voire négatif, cet argent reste dans la sphère artificielle de la finance.
    La création/distribution monétaire est le problème !
    Nous nous croyons dans un monde rareté alors que dans les faits nous sommes dans un monde d’abondance !
    Ce monde marche sur la tête !

    • Bonjour à tous,
      Je suis toujours frappé par la fascination de la « pensée de gauche » pour l’argent …
      https://www.linkedin.com/pulse/pens%C3%A9e-de-gauche-la-fascination-largent-pierre-tarissi/
      Une entreprise n’a absolument aucun intérêt à avoir des clients insolvables, une banque non plus.
      La rémunération de chacun (son « argent ») dépend de la quantité de richesses qu’il est capable de produire et de vendre à d’autres (aujourd’hui, son employeur dans la plupart des cas) et de rien d’autre …
      https://www.linkedin.com/pulse/science-technologie-richesses-et-progr%C3%A8s-construisons-pierre-tarissi/
      Et cette capacité à produire dépend directement de la formation de chacun …
      https://www.contrepoints.org/2017/02/13/280841-france-de-2100-commence-a-maternelle
      Amitiés,
      Pierre

      • « ..n’a absolument aucun intérêt à avoir des clients insolvables, une banque non plus. »
        C’est pourtant ce que le système bancaire organise….
        voir leham23 mai 7h40

        • Re-,
          Je ne vois franchement pas comment concrètement et par quels moyens précis le « système bancaire organise[rait] » cela, et je ne vois pas en quoi « leham 23 mai 7h40 » explique quoi que ce soit en donnant des définitions archi-connues …
          La création de monnaie par les banques est un système vieux de plusieurs siècles et le crédit est – avec les assurances – l’un des moyens financiers aidant au développement d’une économie. En clair, il s’agit de mettre le travail stocké des uns (leur épargne) au service des autres (par le prêt de cette épargne) avec une mécanique multiplicatrice totalement encadrée par le gouvernement.
          Amitiés,
          Pierre

          • Bonjour Pierre,
            C’est très simple:
            Sans argent pas d’échange.
            Sans prêt pas d’argent en circulation ou très peu.
            donc sans contracter de prêt auprès des banques, impossible d’échanger les biens et services, qui pourtant existent par ailleurs.
            Ne voyez vous pas le parasitisme se dessiner ?
            Sans croissance pas besoin de prêt, donc pas d’argent en circulation malgré des biens et services produits.
            Esclavage a peine déguisé, faisant croire à un monde de rareté alors que nous sommes dans un monde d’abondance de biens et services, de main d’oeuvre, de tout ! sauf d’argent.
            .
            “Les banquiers détiennent la Terre. Si vous souhaitez rester leurs esclaves et payer le coût de votre propre esclavagisme, alors laissez les continuer à créer de l’argent.”
            Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre (1880-1941).
            .
            “Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois.”
            M.A. Rothschild (1744-1812).
            .
            “Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin.”
            Henry Ford (1863-1947).
            .
            Donc non la monnaie n’a pas un rôle d’intermédiaire anodin, elle structure toute notre vie, formate nos esprits et condamne au rôle d’esclave du système bancaire.
            Vous avez sans doute réussi dans le système, vous ne cracherez pas dans la soupe mais combien restent devant la vitrine à baver ?
            Ce n’est pas parce que les pratiques bancaires son anciennes et « légales » (conivence et/ou incompétence des politiques), qu’elles sont justes.
            La pauvreté est ancienne, la corrida aussi etc…
            C’est immoral, oui mais c’est légal comme dirait Fillon ! 🙂

            • « sans argent, pas d’échange »
              Pas du tout. Sans monnaie, pas de garantie de l’état quant à l’échange, c’est très différent. Et cette garantie de l’état est en général extrêmement coûteuse, si coûteuse même qu’il doit imposer par la force l’usage de sa monnaie. Le problème n’est pas chez les banques, il est dans les pouvoirs exorbitants donnés à l’état.

              • « Le problème n’est pas chez les banques, il est dans les pouvoirs exorbitants donnés à l’état. »
                .
                “Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois.”
                M.A. Rothschild (1744-1812).
                c’est vous qui voyez …ou pas

                • Oui, lui aussi, il reconnaît que le principal pouvoir de l’état est d’abord celui qu’il détient par la monnaie avant d’être celui que détient son législatif.

              • Bonsoir à tous,
                Cette fascination de la « pensée de gauche » pour l’argent et la monnaie me stupéfie toujours autant …
                Votre notion de « dette » est une vision fantasmatique du « multiplicateur bancaire » : bien sûr que si, l’argent existe sans dette !
                « Sans argent, pas d’échange » est totalement faux depuis 4 000 ans (voir le « shekel » sumérien) … L' »argent », à la base, est ensuite émis par l’Etat, gagé sur de l’or (ou autre métal), On pouvait à la rigueur considérer que les monnaies d’or appartenaient à l’Etat et constituaient une « dette » des citoyens. Aujourd’hui l’argent est gagé sur les richesses produites par les citoyens – donc leur travail : zéro dette. L’argent peut tout aussi bien aujourd’hui être privé (voir le bitcoin …). La « dette » est ensuite générée par l’épargne – qui assure le crédit par le multiplicateur …
                L’Etat peut aussi intervenir (malsain à mon sens) par des QE ou autres manips monétaires, mais rien ne l’y oblige.
                Amitiés,
                Pierre

                • Bonjour,
                  « « Sans argent, pas d’échange » est totalement faux »
                  Bien sur que dans l’absolu c’est faux mais aujourd’hui vous faites comment pour manger sans argent ?
                  Bienvenue en 2018, sans argent pas d’échange. merci le laisser à la marge ce qui y est.
                  .
                  « La « dette » est ensuite générée par l’épargne – qui assure le crédit par le multiplicateur … »
                  Lorsqu’un facteur 10 sépare 2 grandeurs, on peut négliger le terme le plus bas: l’épargne.
                  seule la dette sert aux échanges.
                  pas de dette pas d’échange.
                  L’argent n’est pas qu’un pauvre intermédiaire anodin.

                  • Re-,
                    Aujourd’hui, et depuis 2 600 ans, de l’argent circule, que chacun obtient en fonction de la production de richesses qu’il vend aux autres (le plus souvent sous forme de salaire …). Zéro rapport avec une « dette » …
                    Quand un facteur 10 sépare deux grandeurs, on ne peut pas négliger le terme le plus bas s’il est la cause fondamentale de la seconde grandeur … Le « multiplicateur » bancaire est plus près de 5 ou 6 que de 10, du reste, hors QE ou création de monnaie ex nihilo par un Etat ou une banque centrale …
                    Mais libre à chacun de se construire des romans sur l' »argent-dette » qui serait censé « gouverner le monde » en servant les desseins de « banques » méphistophéliques vouées tout entières à l’asservissement de l’humanité. En France surtout, l’essentiel des banques sont « à but non lucratif », ou « à actionnariat dispersé », zéro « capitaliste » à leur tête, elles font sagement ce que leur demande le gouvernement …
                    Amitiés,
                    Pierre

                    • Re,
                      C’est bien gentil de faire référence à l’histoire mais moi je vous parle d’aujourd’hui, l’argent en circulation n’est quasiment que dette.
                      Pas de dettes, pas d’argent, pas d’échange possible.
                      TOUTES les banques sont privées, pas d’état aux commandes, vos références dates un peu.
                      .
                      « Mais libre à chacun de se construire des romans sur l’ »argent-dette » qui serait censé « gouverner le monde » en servant les desseins de « banques » méphistophéliques vouées tout entières à l’asservissement de l’humanité. »
                      Que se soit volonté ou pas des banques, n’est pas le problème.
                      C’est ce système de l’argent dette pratiqué par qui ? les banques,
                      légaliser et laissé faire pas qui ? les états,
                      qui produit cet asservissement de l’humanité.
                      .
                      Toutes les citations suivantes sont surement issues de gens qui se construisaient des romans et qui n’avaient rien compris….
                      http://ploutopia.over-blog.com/article-quelques-citations-sur-la-creation-monetaire-121446267.html
                      Désolé de mettre a mal vos croyances mais à un moment la vérité est libératrice.
                      Donc toujours non, l’argent n’est pas un anodin moyen d’échange, il structure le monde.

                    • Bonsoir à tous,
                      Chacun est libre de croire ce qu’il veut … Très concrètement, des dizaines de millions de français disposent bien d’un patrimoine net, constitué à partir des revenus de leur travail, ont zéro dette, et ne sont « asservis » par aucune banque … Ce sont des « épargnants nets » … qui justement, prêtent de l’argent « aux banques » et déclenchent le « multiplicateur bancaire » – à propos duquel votre texte en référence n’apporte rien de neuf.
                      C’est juste une réalité très concrète que vous êtes libre, leham, de croire inexistante … mais elle existe.
                      Les banques par ailleurs sont « privées » en ce sens qu’elles sont « indépendantes des Etats » : la belle affaire ! Cela a TOUJOURS été le cas, sauf pendant quelques rares périodes de banques d’Etat …
                      Amitiés,
                      Pierre

                    • « Très concrètement, des dizaines de millions de français disposent bien d’un patrimoine net, constitué à partir des revenus de leur travail, ont zéro dette, et ne sont « asservis » par aucune banque … Ce sont des « épargnants nets » … qui justement, prêtent de l’argent « aux banques » et déclenchent le « multiplicateur bancaire »  »
                      Je ne dis pas le contraire.
                      D’où croyez vous que proviennent leurs revenus et leur épargne ?
                      De prêts bancaires, sans cesses plus nombreux, contractés par les entreprises, les états , les particuliers.
                      Sans prêts pour rembourser les précédents, cette cavalcade se grippe, plus de monnaie en circulation.
                      Remboursez tous les prêts mondiaux, épuisez pour cela l’épargne mondiale et il vous manquera encore les intérêts à rembourser.
                      Ce syeteme de cavalcade a des effets pervers sur notre mode de vie.
                      Tant que ça fonctionne, vous et moi pouvons être dans un ilot de tranquillité, avec patrimoine et épargne et nous pouvons regarder des millions de gens s’échiner pour si peu et de dire quel est le problème au fond ?
                      .
                      « Les banques par ailleurs sont « privées » en ce sens qu’elles sont « indépendantes des Etats » : la belle affaire ! Cela a TOUJOURS été le cas, sauf pendant quelques rares périodes de banques d’Etat … »
                      Merci de votre objectivité, ma remarque était surtout en réponse à « MichelO24 mai 14h47
                      Oui, lui aussi, il reconnaît que le principal pouvoir de l’état est d’abord celui qu’il détient par la monnaie avant d’être celui que détient son législatif. »

                    • Bonjour à tous,
                      Vision pessimiste, leham, et non conforme aux faits constatés depuis 200 ans …
                      Entreprises et particuliers ne s’endettent que s’ils ont un projet de créations de richesses permettant de rembourser le prêt. Cela fonctionne globalement aux plantages près, mais le jeu économique global est largement positif depuis 200 ans) …
                      Vous avez raison pour les Etats, qui pour la plupart, la France en particulier, n’ont AUCUN projet de création de richesses supplémentaires quand ils d’endettent, juste la volonté de continuer à dépenser – sur le mode grec entre 1980 et 2007 … Et cela aboutit effectivement à des catastrophes locales (Argentine, Grèce, etc.) qui pour le moment restent toutefois minoritaires …
                      Amitiés,
                      Pierre

                • Re-,
                  Du reste, les débuts de la monnaie émise par un Etat – il y a environ 2 600 ans en Lydie – sont bien un nouveau moyen d’échange mis en circulation par l’Etat. En gros, l’Etat se met à façonner des jetons à partir des ressources en électrum du fleuve Pactole pour payer certaines contributions de ses citoyens. Ces jetons, « garantis par l’Etat » sont ensuite utilisés par tous pour les échanges quotidien, en remplacement de lingots de métal ou de boisseaux d’orge.
                  La notion de « dette » n’existe donc pas à l’origine de l' »argent », concept lydien repris par les grecs de l’Antiquité – et d’abord les Athéniens avec leurs mines d’argent du Laurion, d’où le terme générique actuel « argent ».
                  Amitiés,
                  Pierre

                  • Dans ma jeunesse, les fermages étaient encore indexés en livres de beurre (Ah ma bonne dame, au prix qu’est le beurre !), en poulets, dindes et en tonneaux de cidre.

          • Si les libéraux ne remettent pas en cause le système existant, voilà ce qui attend les hommes qui se souhaitent « libres ».
            ”Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.”

            David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

  • “La société est efficace pour produire des richesses mais pas pour les redistribuer.”

    La fRANCE
    ±1% de la Population mondiale
    ±4,2% du PIB mondial
    … ±15% des transferts sociaux mondiaux!

    Comme disait Monsieur CYCLOPÈDE… « Étonnant… non?! »

    • « France… ±15% des transferts sociaux mondiaux! »
      C’est un choix de société fait par nos aïeux.
      Je ne suis pas contre une solidarité obligatoire dans un système créateur de richesses certes mais par nature, créateur d’inégalités dont un certain seuil me parait immoral.
      Tout est question de positionnement de curseur et de sensibilité personnelle à l’immoralité.
      Le choix de société de nos aïeux Français est incompatible avec le capitalisme débridé, système mondialement « adopté » par le fait accompli, normal qu’il y ait conflit entre ces 2 visions de la vie, incompatibles par nature.
      En s’en tenant aux faits, nous croulons sous les biens à écouler et pas assez de personnes solvables -> système dit de l’argent rare, aussi mondialement adopté par le fait accompli les banquiers et les états, LA connivence majeure….
      Quand allez vous attaquer au monopole des banquiers sur l’outil d’échange des biens et services qu »est l’argent ?????
      Quand allez vous remettre en cause cette honte sans nom qui nous mène droit dans le mur ? (pas que la France….)
      .
      Toujours est il que dans des pays à plus faible transferts sociaux, USA par exemple, la pauvreté subsiste toujours, Elle monte elle descend mais un volume de pauvre est toujours là.
      Nous pouvons ergoter sans fin sur des pays qui s’en sortent mieux dans le système mondial du « capitalisme/création de la monnaie/connivence », la Suisse libérale ou la Suède socialiste.
      Les faits demeurent qu’en occident nous croulons sous l’abondance de bien et services, et un tas de gens non satisfaits (non solvables), dans TOUS ces pays.
      Clairement le « capitalisme/création de la monnaie/connivence » est le nœud du problème de la répartition des richesses.
      Je n’ai pas la solution, si vous l’avez ça m’intéresse.

      • Pourquoi voudriez-vous trouver une solution à un non-problème?

        • PIB mondial 79 280 Md$, https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_nominal
          Dette mondiale 237 000 Md$, https://fr.wikipedia.org/wiki/Dette
          L’endettement mondial est quasiment de 300% du PIB mondial.
          Mais tout va bien…
          .
          Ne voyez vous pas que structurellement la façon de gérer la monnaie via les Banques et le crédit mène à une impasse.
          Tout ce cirque pour simplement posséder le précieux sésame , l’argent , qui permet l’échange de biens et services bien réels, eux.
          .
          Cette course folle au moyen d’échange, la monnaie, n’a que deux issues : croître indéfiniment et le défaut sur la dette.
          Sans argent, aucun échange, même si les biens et services sont là.
          Structurellement, ce fait accompli de la création monétaire via les banques et contre intérêt, est une ignominie sans nom !
          c’est un esclavage à peine déguisé auprès des Banques, s’endetter indéfiniment pour avoir le précieux sésame qui permet d’ échanger les biens et services.
          L’argent, sa création, est loin d’être un détail dans tout ce que nous vivons actuellement.

      • L’idée du Revenu Universel est un peu surréaliste mais il n’empêche qu’une autre option avant-gardiste pourrait être envisagée. Distribuer de l’argent à ceux qui (par exemple) vivent en dessous du seuil de pauvreté ne me parait pas aussi aberrant que cela. Tout d’abord je suis quasiment certain que la grande majorité des individus ne se contenterait pas d’un minimum vital mais souhaiterait toujours travailler pour satisfaire ses envies et améliorer son niveau de vie.
        Le coût ne serait pas supérieur au Qantitative Easing qui arrose les banques jusqu’à plus soif. Simplement, une partie de cet argent serait injectée dans l’économie par le bas au lieu de l’être par le haut et bénéficierait in fine aux entreprises qui ont besoin de consommateurs solvables.

    • La redistribution forcée des richesses se fait très largement aux dépens de leur création. Tout créateur de richesses comprend sans peine pourquoi…

  • leham écrit : «Je ne suis pas contre une solidarité obligatoire dans un système créateur de richesses certes mais par nature, créateur d’inégalités dont un certain seuil me parait immoral.»

    Le terme «solidarité obligatoire» est un oxymore. La solidarité authentique ne peut être que volontaire. Être «solidaire» ne souffre aucune coercition, laquelle est la nature même de l’impôt sur le revenu. Si vous ne payez pas, la police rapplique pour vous jeter en prison pour ne pas avoir été «solidaire». Qui a dit que la finalité de la «société» est la redistribution de la richesse (des autres), aux motifs spécieux «d’inégalités» (qui varient et sont toujours temporaires) et d’un «seuil d’immoralité» atteint.

    Méditez sur cette phrase de Charles Gave : «Une majorité qui s’agrège pour rendre le vol légal en le transformant en impôt, ne peut transformer le fait qu’un vol reste une vol.»

    • La solidarité n’est pas qu’un principe moral, c’est le plus souvent une obligation. Exemple, le mariage entraîne la solidarité entre les époux et précisément lorsque l’un des conjoints voudrait s’en affranchir.

      • L’exemple que vous donnez, le contrat de mariage, est une solidarité consentie et en ce sens tout à fait acceptable. Mais lorsque vous écrivez : «Distribuer de l’argent à ceux qui (par exemple) vivent en dessous du seuil de pauvreté ne me parait pas aussi aberrant que cela.», de quel argent parlez-vous? De «l’argent des autres» évidemment. Si vous voulez être solidaire, rien ne vous empêche d’aider votre prochain en envoyant votre chèque à une oeuvre de charité ou de l’aider par tout autre moyen. Mais cela n’engage que vous et pas la propriété des autres.

        • Non, je ne parle pas de l’argent des autres, je parle de la création de monnaie injectée dans le circuit économique. Quand à la solidarité heureusement qu’elle existe dans toute société civilisée. C’est une constante indispensable à l’harmonie et à la survie du groupe, même chez les animaux sociaux.

          • La création de monnaie est simplement le partage avec de nouveaux venus de la garantie qui avait été apportée pour la monnaie déjà existante. Elle se fait donc au détriment de ceux qui possèdent cette monnaie existante. La solidarité doit être volontaire et réfléchie, afin de ne pas se ramener à une relation hôte-parasite…

            • La monnaie n’est plus garantie par un quelconque trésor dans les coffres forts des banques. Et quelques soient vos critiques, la création monétaire est effectivement pratiquée par les banques centrales des grandes puissances économiques, dont l’UE, pour booster l’économie, voire éviter lune déflation due à une inadéquation entre l’offre et la demande. Le problème c’est qu’elle profite surtout au monde de la finance plutôt qu’à l’économie réelle. Chercher un remède à cet inconvénient n’a rien de caritatif.

              • La garantie n’est pas de l’or dans les coffres, elle est fournie par l’économie de l’émetteur et sa capacité à y prélever de quoi assurer cette garantie. L’idée que l’on peut créer de la monnaie sans mettre en péril la garantie est fausse : l’argent ainsi distribué n’augmente pas significativement la valeur de l’économie, donc c’est la valeur unitaire de la monnaie qui baisse pour un observateur extérieur. Vous créez de l’inflation, cf. le Venezuela, qui appauvrit ceux qui possèdent du liquide.
                La question du quantitative easing pour éviter la déflation n’a pas non plus le rôle que vous lui donnez : ça n’est pas la monnaie qui manque, mais la confiance, et l’état s’offre via la monnaie comme tiers de confiance, il n’y a pas de création monétaire ex nihilo mais monétisation de contrats qui auraient été conclus de toute façon.
                En l’absence de crise de confiance, il n’y a pas de besoin et donc d’utilité pour de la monnaie supplémentaire, qui ne crée que de l’inflation.
                Enfin, dire que la création monétaire profite au monde de la finance n’a pas de sens, le monde la finance ne dispose pas de cet argent pour en jouir, l’argent n’y reste que parce qu’il n’y a pas de demande pour lui dans l’économie réelle, c’est à dire de projets créateurs de richesses en mal de financement, juste des utilisations non rentables qu’il vaut mieux éviter.
                Si vous voulez faire prospérer l’économie réelle, facilitez-lui la vie en y réduisant l’intervention de l’état et laissez s’y exercer le libre jeu des compromis risques/bénéfices, que des injections monétaires et les prélèvements nécessaires à en éviter les conséquences inflationnistes ne font que fausser.

                • Je confirme « la création monétaire est effectivement pratiquée par les banques centrales des grandes puissances économiques, dont l’UE » et si elles s’accordent toutes à le faire c’est que l’avantage est sans doute supérieur aux inconvénients.
                  Cela ne sert à rien de tout miser sur la production s’il n’y a pas de consommateurs solvables en face.

                  • Elles s’accordent à le faire parce qu’elles ont un mandat précis. Il n’est pas question pour elles d’avantages ou d’inconvénients, mais de remplir leur mission. Ca n’a rien à voir avec la solvabilisation des consommateurs, solvabilisation qui ne peut s’obtenir en leur distribuant de l’argent fausse-monnaie, mais en leur permettant de créer plus de richesses et de moins en gaspiller.

                    • Et pouvez-vous me dire quelle est leur mission ? Comment Les banques centrales peuvent mener une politique monétaire efficace sans se soucier des avantages et inconvénients des mesures qu’elles prennent ?

                    • Par exemple, pour la BCE, maintenir le pouvoir d’achat de l’euro et donc la stabilité des prix dans la zone euro. Pour la Fed, favoriser l’emploi, la stabilité des prix, la modération des taux d’intérêt, minimiser les risques financiers, etc. Leur grille de lecture est publique, elles n’ont pas à porter de jugement moral ou social sur les impacts des mesures qu’elles prennent, simplement de vérifier que les effets, aussi complexes soient-ils, vont au premier degré dans le sens de leur mission. Par exemple, le sauvetage des banques défaillantes est considéré par beaucoup comme une bêtise qui a au final plus de conséquences néfastes que bénéfiques, mais il fait partie de la mission de certaines banques centrales (assurer la sûreté et la pérennité du système bancaire) qui n’ont donc pas le choix.

                    • A@MichelO (24/5 18h)
                      Maintenir le pouvoir d’achat, favoriser l’emploi, sauver les banques défaillantes (pour préserver l’intérêt des clients)… Il y a bien un peu de social là dedans ? Et les missions des banques centrales peuvent évoluer puisqu’elles sont définies par les gouvernants.
                      Mais le malentendu entre vous et moi, c’est que vous pensez que ma proposition est d’inspiration charitable alors que c’est une stratégie d’optimisation de l’économie qui se veut pragmatique.
                      Les faits sont têtus. Il y a de plus en plus de chômeurs et tous les gouvernements de gauche, comme de droite s’y sont cassé les dents. Car il n’y aura jamais plus un emploi à pourvoir en face de chaque individu compte tenu des gains de productivité constants, des économies d’échelle, de la demande croissante de qualification, de la montée en puissance des pays émergents, y compris de l’aide apportée à « nos partenaires européens » pour qu’ils deviennent nos concurrents !
                      La gageure d’imposer le travail à tous, quitte à créer des emplois factices, une multitude de structures d’aides à l’insertion, subventionner à grands frais des formations bidon, inciter les entreprises à embaucher avec des subventions et avoir une fonction publique pléthorique revient, à mon avis, plus cher à la société que ce que coûterait le versement d’un salaire de substitution en laissant à chacun la possibilité de prendre les initiatives qui lui conviennent.

                    • @Gérard 27
                      Sans être dans la tête des rédacteurs de mandat, je crois que les aspects sociaux ne sont qu’apparents (c’est pourquoi je parle d’atteindre les objectifs au premier degré) et que ces mandats visent à éviter de s’engager dans des déséquilibres purement économiques irréversibles ou très difficilement réversibles.
                      Je n’ai rien contre le caritatif, mais je crois que vos propositions auraient des conséquences économiques bien supérieures à ce que vous estimez, et pour revenir à Bastiat, que pour un ce qui se voit anodin, voire socialement conciliant, il y a un ce qui ne se voit pas très dangereux.
                      Je vous rappelle au sujet du chômage que si en France il se porte allégrement, plusieurs pays sont dans une tension du marché de l’emploi rarement vue : ce sont nos caractéristiques nationales propres qui vous donnent l’impression que le plein emploi est un truc du passé, il n’en est rien. Le taux de chômage aux USA est de 3.9%, en Suisse de 2.9%, en Islande idem après être passé par 1.9% ! Donc pour donner du travail à tous, il ne manque pas d’exemples à suivre. Certes, notre principe « Ateliers Nationaux de 1848 mis au goût du jour » est une tare. Mais la solution est d’imiter les pays cités plus haut, pas d’offrir des « free lunches » au prétexte qu’ils seraient moins chers que ces Ateliers Nationaux. Il n’y a pas de free lunch, quelqu’un doit payer pour cet argent sorti de nulle part. Et, comme j’essaie de vous le montrer, si vous ne voyez personne payer, c’est que c’est vous, contribuable-citoyen, qui le faites à votre insu…

  • Le hasard fait bien les choses. Cette article d’Éric Verhaeghe qui vient tout juste de paraître sur le site de Contrepoints en dit long sur le dévoiement du mot «solidarité» et son effet délétère sur les esprits et les finances publiques françaises :

    https://www.contrepoints.org/2018/05/22/316534-le-cout-de-la-solidarite-est-il-encore-soutenable-pour-les-francais

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