François Hollande a trouvé le vrai responsable de l’échec du PS !

François Hollande et Stéphane Hessel aux Journées de Nantes By: Jean-Marc Ayrault - CC BY 2.0

Qui a assassiné le Parti Socialiste, l’a réduit à 6% et à une trentaine de députés soit moins que le PCF dans les années soixante ? François Hollande y répond dans son livre « Les leçons du pouvoir », et c’est édifiant.

Par Serge Federbusch.

Nous avions depuis longtemps le sentiment que l’ancien président de la République François Hollande, était le plus mauvais depuis Albert Lebrun et encore ça peut se discuter, Albert Lebrun ayant eu des vertus, était atteint d’une insensibilité nerveuse qui frisait le phénomène.

Dans le livre qui manifeste que le mort est encore vivant et qu’il vient de faire paraître, il se pose en résolveur d’énigme à succès du genre « qui était Jack l’Éventreur ? » ou « le masque de fer était il le frère de Louis XIV ? ».

La question ici posée est : qui a assassiné le Parti Socialiste, l’a réduit à 6% et à une trentaine de députés soit moins que le PCF dans les années soixante ? Le commissaire divisionnaire Hollande a la réponse et elle résulte d’une redoutable logique.

L’assassin était donc un frondeur

L’assassin s’appelle Christian Paul, chef de file de feu les députés frondeurs qui aurait empêché un président à l’immense popularité et aux succès éclatants en politique économique de faire valoir son bilan si apprécié auprès des Français.

Reprenant le théorème d’Audiard sur ceux qui osent tout, l’à nouveau joufflu François conclut que sa politique n’a pas été sanctionnée et que la défaite ne l’a pas affecté puisque le candidat du PS était un frondeur et qu’il a fait le score que l’on connait. Lui, Hollande, aurait certainement eu un sort bien différent.

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À ce degré de mauvaise foi, où le blanc est noir et le noir est blanc, on se dit que Freud a eu raison d’écrire quelque part que la seule certitude que puisse avoir l’humanité est celle de l’avenir de l’imbécillité.

La faute à pas de chance

Reconnaissons toutefois que l’habile François n’a pas eu de chance : avoir moins de deux points de croissance sur les trois premières années de son quinquennat ne peut pas plus lui être imputé qu’une grande marée basse ; de la même façon, les deux points par an dont bénéficie depuis un an Macron ne doivent rien à la politique gouvernementale mais tout au retour de la marée haute dont le principal ingénieur, enfin pour les marées, est la Lune. N’importe quel étudiant en sciences économiques, même un apprenti zadiste de Tolbiac sait que la croissance est cyclique, que ça va et que ça vient. Du reste Chirac le démontrait en roulant les doigts…

Mais quand même : un président sortant, incapable de se présenter devant son propre parti, qui ne serait pour rien dans son ignominieuse, il n’y a pas d’autre mot, déposition, c’est un raisonnement qui tient plus du Sapeur Camembert que de l’honorable Lord Keynes qu’au demeurant Hollande n’a pas lu.

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