Interdiction des portables à l’école : le ministre n’a rien compris !

Interdire les portables à l’école est une décision très discutable qui démontre qu’on n’est pas encore à l’école du XXIème siècle.

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Interdiction des portables à l’école : le ministre n’a rien compris !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 6 mars 2018
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Par Phoebe Ann Moses.

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, a déclaré que les téléphones portables seraient interdits dans l’enceinte des établissements du primaire et du collège à partir de la rentrée prochaine. Une décision qui ravit certains enseignants qui n’arrivent plus à gérer l’intrusion de la technologie dans leurs classes.

Cette décision est très discutable et ne résoudra aucun problème.

Des enseignants en concurrence avec les portables

Les parents seront ravis d’apprendre que le ministre va interdire les portables. Comme si cela allait résoudre le problème ! Le téléphone en classe ne pose un problème que lorsqu’il dérange le cours. Et l’enseignant a (normalement) les moyens de ne pas se laisser déborder.

L’élève consulte son téléphone en classe. Le portable est donc plus intéressant que le cours donné par l’enseignant. N’est-ce pas à l’enseignant de se montrer plus rusé, plus intéressant, plus réactif ? Il est en concurrence avec de la technologie, à lui de se réinventer.

Le téléphone n’est que le moyen de déranger un cours, pas la cause. Du reste, le « Code de l’Éducation » avait déjà prévu l’interdiction des portables en salle de classe, c’est dire son inefficacité si l’on pense aujourd’hui à une interdiction plus vaste !

Des enseignants qui sont encore des enfants

Certains enseignants aujourd’hui se disent soulagés que le ministre les soutienne. Ils attendaient que la loi règle leur problème, que la solution vienne d’en haut : du proviseur, du ministre, de la loi, des interdictions. Il attendent d’être maternés !

En se plaçant d’eux-mêmes dans cette position, ils se mettent tout seuls en situation d’infériorité, sapant tout seuls leur autorité.

Alors que leur métier est d’être un leader, qu’une classe devrait se gérer aujourd’hui comme une petite entreprise qui doit satisfaire des clients, donner un résultat, être rentable, concurrentielle, être à la pointe.

De son côté, le ministre paternaliste n’est pas en reste. Il vient leur proposer son appui, brandissant une loi toute pétrie d’interdictions pour leur venir en aide, montrant du même coup qu’ils sont débordés par le phénomène et incompétents. Il va régler une situation… que les enseignants n’ont pas su régler ! Il ne faudra pas après cela venir pleurer sur le manque de considération pour cette profession malmenée…1

Le problème n’est pas le téléphone

Le portable, c’est le moyen pour un gamin d’appeler ses parents quand il y a un changement d’emploi du temps :  une absence de prof, une grève ( si peu fréquentes…). Le ministre serait-il resté avec l’idée qu’il y a encore des cabines téléphoniques devant chaque école ? Ou alors prévoit-il de mettre à la disposition des élèves des téléphones à l’intérieur de l’établissement ? On nage dans la modernité, au ministère !

Abordons aussi la confiscation des téléphones interdits : le ministre réfléchit à des casiers qui ferment bien et qui régleront tout d’après lui puisqu’on y enfermera à triple tour ces fameux téléphones qui dérangent. Il n’imagine pas que le trésor attisera les convoitises. Encore une idée déconnectée du réel.

Malheureusement nous avons encore une fois sous les yeux la manifestation de décisions proposées avant d’avoir pensé à la réalité concrète,une loi avant même d’avoir réfléchi aux modalités de son application. Le meilleur moyen de passer pour un amateur.

Le ministre décide de ce qui est bon pour les enfants

Et si on vivait un peu avec son temps ? Et si on prenait de vraies décisions au lieu de promettre des interdictions surréalistes et inapplicables ?

On tente d’obliger l’élève à entrer de force dans un moule archaïque au lieu d’adapter l’école à l’élève du XXIème siècle.

Alors bien sûr, le ministre évoque la santé des enfants, le principe de précaution devant des ondes qu’on redoute, et le fait qu’il ne faut pas laisser un enfant devant un écran avant l’âge de 7 ans. Tout  n’est pas faux, et cela flatte les oreilles parentales.

Il est bon que les enfants ne soient pas trop, voire pas du tout, devant les écrans avant l’âge de 7 ans.

Encore un ministre de l’Éducation nationale qui sait ce qui est bon pour vos enfants. Le bien-être de l’enfant est brandi comme argument, donc c’est presque impossible à démonter sans que l’on passe pour un abominable mangeur d’enfants.

Or si la santé, le bien-être ne doivent pas être négligés à l’école, ils ne relèvent cependant pas d’un ministère de l’Éducation nationale. Qu’en sera-t-il le jour où un gouvernement prônera, exactement pour les mêmes raisons de bien-être de l’enfant, l’inculcation de telle ou telle théorie ? Cela s’est déjà vu.

Ne vaudrait-il pas mieux se concentrer sur le recrutement d’enseignants capables de ne pas être débordés par les nouvelles technologies ?

Interdire les portables ?  Une erreur

Interdire les téléphones portables est aussi saugrenu que d’interdire les calculatrices en classe. Quand l’enseignant et le ministre auront compris qu’il faut un accès wifi pour tout l’établissement et que les élèves aient accès à internet pour les besoins d’un cours, qu’en sera-t-il de cette interdiction d’un autre âge ?

« Sortez vos portables ! Ah non, madame, c’est interdit… » Ridicule. Et dire que ce ministre suscitait les espoirs et disait juste avant la rentrée à propos de l’enseignement :

Nous pouvons progresser en nous appuyant sur la recherche de pointe, notamment les sciences cognitives.

Le discours est attrayant mais les faits montrent tristement qu’on ne sait pas penser l’école de demain.

Au passage, autoriser les enfants de l’école primaire à avoir des portables serait peut-être l’occasion de leur en enseigner le bon usage, d’apprendre à les éteindre et les mettre dans les cartables dès le plus jeune âge…  et pour cela il faudrait recruter des enseignants qui soient à même d’avoir cette pédagogie. Apprivoiser les objets connectés et en faire un atout plutôt que de toujours recourir à ce que l’État fait de mieux si systématiquement : interdire !

Les enfants vont à l’école pour apprendre. Donnons-leur de bons enseignants et du wifi !

Cet article a été publié une première fois en décembre 2017

 

  1.  On note quand même qu’il y a curieusement des enseignants qui n’entendent jamais la sonnerie d’un téléphone pendant leurs cours. Et qui n’ont donc pas besoin d’une loi.
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  • vous devriez aller dans un certain nombre de classes au lieu de raconter n importe quoi, les enseignants ne se font plus respecter car les eleves ne les respectent pas, les parents non plus, leur hierarchie encore moins. vous devriez aussi aller dans les classes des createurs de la silicon valley, pas d ordinateurs ni tablette ni telephone, on n’apprend rien sur ecran, c est prouve pas des etudes scientifiques, le meilleur moyen c est une feuille et un crayon

    • Mon commentaire ne vaut pas grand chose dans la mesure où il ne s’agit que d’une expérience personnelle, et qui en plus commence à dater (années 90), mais quand j’étais au lycée j’avais 2 types de profs : ceux qui subissaient, et ceux qui avaient – réellement – de l’autorité. Ceci avec la même classe.
      Cette autorité pouvait passer par une certaine camaraderie avec la classe, ou par une capacité à éteindre dans l’oeuf et en douceur tout ce qui pourrait causer du désordre. En tout cas, ces enseignants étaient respectés.
      Evidemment, un enseignant qui crie et en appelle systématiquement à une autorité supérieure ne sera jamais respecté dans une salle de classe. C’est dommage pour lui (ou pour elle), mais cet enseignant ferait mieux de changer de métier.

      • C’est gentil à vous d’avouer (votre 1er paragraphe) car c’est un point assez horripilant pour les profs. Avoir été élève, ce que tout le monde a été, ne confère aucune légitimité pour parler du METIER de prof. Mais je suis d’accord avec vous sur le caractère polymorphe de l’autorité dans le cas du prof. Je poursuivrai en affirmant qu’il est nécessaire que chaque prof maitrise plusieurs canaux d’expression de son autorité (comediante ! tragediante !).

        •  » Avoir été élève, ce que tout le monde a été, ne confère aucune légitimité pour parler du METIER de prof. »

          Et pourtant qu’est ce que les profs émettent comme avis sur des métiers où ils n’ont jamais mis les pieds ni comme client ni comme fournisseur.

          N’en déplaise aux profs, le fait que tout le monde ait été élève donne justement un très bon aperçu du service qu’ils produisent. On passe près de 20 ans à fréquenter cette corporation. Ca ne compte pas pour rien non plus.

          • J’achète tous les jours une baguette de pain chez un boulanger. Cette expérience est suffisante pour juger si un boulanger me sert un bon pain ou non. En revanche, avec cette expérience, mes connaissances du MÉTIER de boulanger sont toujours très limitées.

          • @ Mitch
            100% d’accord avec vous! Oui nous avons subi -/bénéficié de – l’enseignement pendant des années et, pour beaucoup, nous avons eu des enfants élèves! Et beaucoup d’entre nous ont vécu l’expérience de devoir parler en public, public pas toujours tendre! Donc toutes les expériences personnelles sont valides! Les enseignants face aux adultes ne sont pas « ceux qui savent face à ceux qui ignorent ».

            De plus, dans la vie on voit bien que l’avis des « clients » est de plus en plus pris en compte!

            Et oui! Si pour les « petits », le téléphone est à déconseiller, le problème se pose à 13-14 ans: le « civisme » et « le bon usage » pourrait trouver quelques heures pour se définir en classe.

            L’interdiction reste la solution de facilité, imbécile, inutile pour les élèves en titillant la révolte adolescente! Pas malin!

            • @mikilux
              Je vous informe que dans les écoles privées qui forment la future élite,les portables sont strictement réglementés.
              Un portable sans cesse consulté avec une » sorte d’hébétude »(dixit un brillant philosophe actuel ),
              n’a pas nécessairement sa place à l’école.
              il reste évident que les valeurs d’effort et de travail resteront toujours essentiels pour toute réussite, quelque soit d’ailleurs le domaine considéré.

              • @ PLUBLISCUM

                Je ne vous contredis pas! Hors de l’enseignement public, la « discipline » est souvent plus respectée, comme l’autorité par l’élève et réciproquement: c’est la partie éducation complémentaire à une meilleure instruction. Pour un adolescent « en crise », interdire, c’est provoquer, accoucher le consentement, c’est partager la décision donc l’obtenir!

                Maintenant, tous les enseignants ne sont pas également doués pour le métier.

                • @mikylux
                  Vous avez abordé l’essentiel: »Tous les enseignants ne sont pas également doués pour le métier »
                  Or le rôle de l’enseignant est déterminant pour l’avenir de l’élève !
                  La pédagogie n’est-elle pas l’art d’enseigner?
                  Un art par définition n’est pas à la portée de tout un chacun!
                  Les méthodes de recrutement des enseignants devraient être des plus sélectives.
                  J’ai pour simple souvenir de mes études ,que les professeurs les plus respectés étaient ceux qui aimaient passionnément leur métier et savaient communiquer leur passion.
                  L’éventuel fauteur de trouble qui aurait interrompu leurs cours aurait été hors sujet et surtout ridiculisé par les élèves intéressés !
                  Dans un tel contexte l’auto discipline allait de soi,car l’intérêt pour le cours était suscité par la personnalité de l’enseignant qui n’avait donc pas à faire preuve d’autorité.
                  Le contexte général est certes différend,mais l’importance capitale de la pédagogie demeure!

                  • @ PUBLISCUM
                    La vie est injuste!

                    On sait que l’apparence suffit parfois à imposer l’autorité: la taille, le timbre de la voix, le regard, le contrôle de l’expression … et « l’intuition »!
                    Ça marche ou ça ne marche pas et c’est assez imprévisible, donc « injuste »!

                    Bon! L’E.N. pèche clairement par excès d’autorité … et de syndicalisme, pour le bien des enseignants; les élèves, on verra plus tard!

        • @Synge

          il est surtout important qu’un professeur aime son métier avec passion, car enseigner est un métier PARTICULIER qui requiert une certaine vocation.
          Ne considérons donc pas le métier d’enseignant comme un travail alimentaire,car il devrait plutôt s’agir d’un travail passion!
          Par ailleurs avoir une opinion sur le métier de professeur n’est pas inopportun, en raison du rôle majeur de l’enseignement dans notre société.

    • « dans les classes des createurs de la silicon valley,  »
      Lol. Voici un exemple applicable et reproductible partout car concernant un milieu et une population parfaitement dans la moyenne…
      Dans le même style, vous auriez pu également dire que le problème des téléphones portables en classe ne concernent pas les enfants de Louis le Grand et/ou Henri IV et donc, de facto, on peut bien les interdire!

      • @ cyde
        Non, c’est un contresens! Pourquoi interdire ce qui est déjà spontané? C’est absurde!
        Autant interdire aux crues d’inonder la voirie!

  • Vu depuis le lycée, professionnel dans mon cas, le portable n’est plus véritablement un problème. Il l’était quand il est arrivé massivement car « tout nouveau, tout beau » et c’était la guerre. Maintenant la situation est apaisée. La majorité des élèves sait très bien le mettre en mode silencieux (mais pas l’éteindre, ça c’est encore impossible) et l’engin ne trouble plus guère les cours. Il reste des cas mais qui auraient été des cas de toutes façons, et alors qu’ils postent sur les réseaux sociaux est un moyen de les maintenir silencieux … soupir.
    D’un autre côté le portable devient un outil. Il devient calculatrice et si un élève oublie volontiers sa calculatrice, il n’oublie jamais son portable. Un petit tour sur internet pour une vérification de détail et hop, c’est souvent plus rapide que les ordinateurs hors d’âge qui équipent les salles de classe françaises du XXIème siècle.
    Quand aux casiers c’est totalement ridicule. Premièrement à cause du budget, qui ne relève pas du ministre d’ailleurs mais de la collectivité concernée, et qui serait autrement plus utile ailleurs. et puis à cause des problèmes de sécurité. Aucun élève n’acceptera de se séparer de son -mode Gollum ON- « précieux » -mode Gollum OFF- dont il a un besoin vital à la récré ni de risquer de se le faire voler. J’imagine les cauchemars que ces perspectives de mise en responsabilité par des parents ulcérés fait faire aux responsables d’établissement.
    Bref, le rapport des bénéfices aux emmerdements de cette idée est négatif. Poubelle.

    • Bref, en quelques lignes, vous nous expliquez que des élèves (en apprentissage, donc plus des minots) sont ennuyés d’avoir leur Golum éteint ou non accessible en cours, alors que s’ils l’utilisent, c’est la  »crise » dans les classes…
      Vous en déduisez qu’ils ne doivent pas en être dépossédés (notez bien le double sens du mot !). Curieux raisonnement de votre part !

    • Tant mieux si nous revenons à des classes d’élèves assistés par des portables après avoir eu des classes de portables laissant par instants les élèves saisir quelques mots de l’enseignant. Mais même si je n’ai jamais eu affaire qu’à des étudiants plus âgés, j’ai le plus grand mal à croire qu’un enseignant lambda puisse lutter contre les réseaux sociaux quand il s’agit de captiver les enfants ! Quant à l’affaire des casiers, je ne comprends pas, quand j’étais au collège il y a 50 ans aux USA, et comme on peut le voir à la télé dans les séries pour ados, chacun y a toujours eu son casier, avec serrure à combinaison, et responsabilité de le tenir fermé. Je ferais encore de manière réflexe le geste de brouiller la combinaison et de tester la bonne fermeture du truc !
      A mon avis, l’aide prétendument apportée par les tablettes et autres en classe est une illusion parfaite d’une génération qui, n’ayant découvert ces moyens qu’à l’âge adulte, pense qu’il faut à tout prix apprendre aux enfants à les utiliser parce qu’eux-mêmes en auraient « bien évidemment » tiré meilleur parti s’ils avaient reçu cet enseignement. C’est faux. L’école doit enseigner le sens critique (0 pour l’information récupérée sur le net), la concentration, la valeur du travail personnel, la résilience aux erreurs dans l’utilisation des calculettes (non, 30 fois 3 millimètres ne font pas près d’un mètre), les possibilités remarquables de la mémoire du cerveau, etc. Et surtout, on ne peut pas apprendre uniquement en s’amusant, à certains moments, il faut supporter des profs ennuyeux, c’est uniquement ainsi que l’on fera ensuite le distinguo entre la valeur intrinsèque de l’information et l’attrait et le charisme de celui qui l’apporte ou prétend l’apporter.

      • Bien sûr qu’il faut apprendre le sens critique, c’est même essentiel. Mais est-ce ma faute si l’outil numérique amène l’information sur la quelle exercer ce sens critique beaucoup plus vite que la bibliothèque quasi vide de mon malheureux bahut désargenté ? C’est un outil, seulement un outil mais diablement pratique.
        Quand à vos souvenirs de casiers à code, ils ne résolvent pas mon problème de budget …

      • Merci pour votre commentaire avec lequel je suis complètement d’accord.
        Jusqu’au bac, on n’apprend plus aux élèves à raisonner mais à appliquer des formules. Le classement de la France en math est catastrophique. C’est un exemple parmi d’autres.
        Quant aux portables, je suis effarée de voir dans Paris la majorité des personnes avec un portable à la main, le lisant ou écrivant dessus tout en marchant. C’est comme une addiction et cela enlève aux personnes tout recul, tout sens critique, toute possibilité de penser, de raisonner par elles mêmes, toute communication avec les personnes présentes, ils sont présents tout en étant ailleurs, bref de vrais zombies!

      • Dans nombre de collèges les casiers (quand il y en a) sont en piteux état. Les dégradations sont légion. Un objet de convoitise dans un casier ? Même pas en rêve!

        • Ca aussi, c’est un problème à régler, mais certainement pas un argument pour adapter l’enseignement à une situation illégitime.

  • c’est à se demander comment nous avons pu vivre jusqu’à l’invention du portable !
    Voir des gamins du primaire, le smarphone à la main, les écouteurs sur les oreilles le regard dans le vide n’a rien de réjouissant….
    mais, je suis un vieux crouton.

    • Remplacez « smartphone » par « balladeur », vous pouvez dire la même chose 30 ans plus tôt.
      Ces jeunes de l’époque sont les adultes d’aujourd’hui.

      • Adultes, adultes … Tout est relatif !

        • @ Gosseyn
          « adulte » est un terme « bateau »: c’est une notion juridique liée à l’âge, bien définie, jusqu’aux vers de J.Brel: « Finalement, finalement
          Il nous fallut bien du talent
          Pour être vieux sans être adultes … »!

          Donc c’est le sens du mot qui est relatif (donc très « pratique »!).

    • Ca ne sert à rien de caricaturer les jeunes. Ils ne rentreront jamais dans les moules pré-mâchés et pré-calculés. Le smartphone est un terminal, quel que soit son utilisation. C’est un outil à la fois de communication et de loisir. Vous avez l’impression que les jeunes sont des « abrutis » car vous avez oublié que vous l’étiez aussi un jour. Maintenant vous êtes un vieux crouton qui n’aime pas les jeunes.

  • Par contre nos gouvernants nous incitent à passer à l’ère numérique concernant toutes ses prestations: impôts, carte grise etc. Sans compter les portables qui doivent à terme remplacer les autres moyens pour l’accès aux transports public. Comment feront les élèves en cas de vol ou autres problèmes. Dans ce pays c’est la modernité pour le racket d’État et la marche à pied à reculons pour le reste. Pauvre de nous de ne pouvoir élire que ces êtres stupides.

  • Bah, au lieu d’interdire les portables , soyons positifs, autorisons les brouilleurs de portables individuels , laissons cette liberté aux profs..et ce moyen de pression.

  • A l’école de mon fils (en Suisse), les portables doivent être éteints et au fond du sac dès l’entrée dans la cour d’école. Si un téléphone sonne (ou vibre) en classe, il est confisqué pour 2 semaines. Et ça fonctionne. Mais est-ce un problème ? Je ne pense pas.

    S’il y a un changement de programme ou que leur bus est en retard, ils peuvent nous contacter, mais quand il n’y a pas de problème, leur portable leur est-il utile en classe ? Bien sûr que non. Ils ont des ordinateurs à disposition, pas besoin de portable.

    Quant à l’affirmation que « le portable donc plus intéressant que le cours donné par l’enseignant », c’est un argument nul et qui ne repose sur rien. Donnez un portable à un ado et essayez de lui causer en même temps. Même si c’est un sujet qui l’intéresse, il va (peut-être) vous écouter d’une oreille. Mais sa concentration sera surtout portée sur son portable (je parle en connaissance de cause, j’ai 2 ados à la maison !).

    • @ P’tit Suisse
      Il faut bien avouer que Google en sait plus sur le sujet (et tous les autres) que le prof’, en vrai et en faux! Il est aussi plus disponible!

      L’interdiction: à 14 ans, si tous les élèves sont contre, le prof’ pourra toujours chanter Malbrouck!

  • En désaccord complet avec cet article.
    Compter sur des superprofs, c’est du rêve, surtout de nos jours.

    • Idem, les propos tenus dans cet article apparaissent proprement délirants, imaginer une mise en compétition avec le portable semble complètement inepte, comme la gestion de la classe assimilée à une gestion d’entreprise.
      Le contexte scolaire n’est pas fait pour se comparer au contexte de loisirs, il est fait pour apprendre, pour progresser, pour faire des choses que l’on ne ferait pas tout seul si on n’y était poussé, ce n’est pas un contexte de plaisirs, n’en déplaise aux post soixante-huitards !

      • @ Propone
        ’68 était un mouvement +/- spontané: l’idéologie a suivi! Je me souviens bien que les syndicats ont hésité à suivre, peu solidaires des étudiants parisiens! Avant ça, j’allais chaque semaine, suivre le cours d’histoire d’Henry Guillemin sur la télé N/Bl de ma Grand-Mère + le même temps pour aller et revenir! Donc oui, un bon pédagogue peut faire des miracles! Mais c’est essentiellement « relationnel »!
        La discipline scolaire: bof! Si elle est comprise et acceptée: O.K. Ça fonctionne! C’est aussi ça ’68!

        Les profs ont du charisme (et du travail) ou pas: ça restera comme ça!

        Ne pas dégoûter les bons, « détacher » les beaucoup moins bons!

        • On parle régulièrement du bon pédagogue, et à chaque fois, j’ai le sentiment d’avoir en face de moi quelqu’un qui se souvient du prof qu’il aimait bien parce qu’il y avait une sorte de communauté de caractère ou que le prof manipulait l’humour avec vista.
          Exiger du charisme, alors qu’il y a tout de même lus de 800.000 enseignants pas trop bien payés et (plutôt) méprisés, c’est juste demander la lune.
          Ma conviction sur la discipline, c’est qu’une grande majorité de la population se ferait juste dévorer tout cru, et ma certitude, c’est que face à certains (genre NTM), pour se faire respecter, il faut accepter de s’emm… toute l’année, et les autres élèves avec.

  • trop optimiste votre article, quand on voit la réalité : une classe de 30 avec 15 petits couillons qui mettent le bazar et 15 interressés, il serait tout simplement plus judicieux de virer du cour ceux qui ne sont pas interressés

  • Pseudo analyse affligeante et délirante.
    Pourquoi interdire les armes, les drogues à l’écoles…
    Confondant de stupidité.
    A vouloir se faire mousser en apparaissant libéral, à tout prix, sans conscience, dans toutes les situations, on se discrédite jusqu’au grotesque.

  • j’attends autre chose de l’école, collège, lycée que de faire utiliser un portable à mes enfants : il n’y a pas besoin d’éducation nationale pour cela.

    En revanche, apprendre à écouter (et donc se taire), se concentrer, lire, écrire, calculer, comprendre, connaître tout ce que l’on ne peut apprendre par soi-même… voilà ce que j’attends d’un établissement d’enseignement, des professeurs et non d’un téléphone.

    Mes enfants n’ont pas de portable avant le lycée (il vaut mieux apprendre à vivre sans au départ).

    de toute façon c’est trop tard : http://www.bvoltaire.fr/suppression-portable-a-lecole-college-tard/

    • @breizh

      Les règles essentielles qui régissent notre société impliquent l’action et non la passivité.
      Vous avez parfaitement raison,le portable doit rester à sa juste place c’est à dire un simple moyen.

  • Je ne comprends pas pourquoi on se complique la vie, les ados qui ne sont pas intéressés par des cours théoriques, exception faite de la lecture, le calcul de base et l’écriture, on ne devrait pas les forcer, ils peuvent directement apprendre un métier où se forger une expérience dans la vie active, ça serait beaucoup plus efficace, et ils ne pourriraient plus la vie de ceux qui sont intéressés et des profs! Un prof, aussi bon soit il ne peut pas faire garderie et enseigner en même temps ! l’auteur n’a pas du voir beaucoup de cours de collège !pour écrire tout ça, il imagine un idéal innategnable, même pour le meilleur des profs

  • La meilleure solution est simplement de demander aux élèves de les mettre en sourdine et de ne pas répondre sauf appel urgent. On fait comme cela au concert, au théâtre, au cours d’une conférence ou à l’église. Le seul problème est l’inattention à l’enseignement qui se déroule sous leurs yeux et exige présence totale. Il me semble évident que l’interdiction ne sera pas respectée et qu’elle est totalement rétrograde.

    • Et comment on sait si l’appel est urgent ou non sans répondre ? Quand c’est urgent, on trouve toujours le moyen. De mon temps on appelait l’établissement scolaire et on leur disait de passer un message à l’élève. Mais on réfléchissait deux fois au niveau d’urgence avant de le faire…

      • @ pcdwarf
        Ce n’est pas un problème! À l’inter-cours, le portable pourra vous signaler un appel manqué et le N° de l’appelant, un message enregistré ou son SMS!

  • Il me semble que le portable est déjà interdit en cours. Là, il est question de l’interdire dans l’enceinte scolaire…
    Je n’ai pas d’avis précis sur le bien-fondé de l’interdiction. A vrai dire, je m’en fous royalement. La seule info dont je dispose, très tenue, vient d’une parente d’élève qui m’a indiqué que les enfants se remettent à communiquer entre eux dans la cour de l’école, quand le portable y est interdit. Sinon, chacun a tendance à rester dans son coin, les yeux rivés sur son écran.
    Quoiqu’il en soit, cela me fait penser aux élucubrations de Rocard, en son temps, qui voulait régler les problèmes des banlieues en repeignant les cages d’escalier. Inutile d’ajouter que ce n’est évidemment pas à la hauteur des enjeux, pour remonter le niveau de notre EN dans les classements internationaux…

  • Commentaires sur l’article
    Dites donc, vous avez un problème avec les profs ou quoi ? Puisque vous avez l’air de si bien savoir comment faire, venez donc nous rejoindre , il y a pénurie de profs, aucun prof remplaçant dispo.
    Je travaille dans un collège et certaines charmantes demoiselles de 6ème ( à peu près 11 ans) ont pris des photos des profs avec leur portable et elles ont publié les photos accompagnées d’insultes sur snapchat.
    c’est pas mignon, ça ! Quelque soit la qualité de l’enseignement, pouvez-vous justifier ce geste ?
    Je précise au passage que sauf le cas que je cite ci-dessus, je gère très bien les portables des élèves sans attendre aucune loi de notre ministre.
    Ah mais Mme Phoebe Ann Moses, en cliquant sur votre nom, je vois que vous êtes prof, alors vous faites donc partie des « maternés » , me voilà rassurée.
    Faites nous part de votre expérience personnelle avec les élèves et le portable plutôt que vos considérations générales sans aucun intérêt et vos jugements à l’emporte-pièce.
    Parler de rentabilité en ce qui concerne un cours, cela me choque, c’est beaucoup plus subtile que cela ce qui se passe entre les élèves et le prof quand la porte de la classe est fermée.

  • Non mais il se rappelle d’avoir été élève le monsieur ? En pratique, le portable c’est le nouveau nom pour dire game-boy et ça n’a rien à faire dans une salle de classe. Mais à la limite, ça n’est pas le débat. C’est quoi l’utilité pédagogique du téléphone portable en classe ? Allez en cherchant bien et avec un peu de mauvaise foi, on finirait bien par en trouver bien une petite. Mettez ça en balance avec les problème que ça pose. La décision est évidente !

  • Dans le temps passé , nous n’avions pas de portable et nous étions attentif aux dires de notre instituteur .Maintenant ils ont tous ou presque un téléphone, mais ils ne savent pas écrire une phrase sans faire de faute (dites moi le contraire)

    • Vi mé i sav ecrir 1 sms a tte vitess

    • L’écriture est elle indispensable ?
      C’est un moyen de communication ancien donc , à reformer !
      Personnellement je verrais bien le retour des hieroglyphes , des images valent mieux que de longs discours….cela ne serait pas mieux un zone de commentaires constituée que de dessins .le plus souvent humoristiques car tout est à pleurer de rire ?

    • @pircque

      « Dans le temps passé » comme vous le précisez,certaines valeurs que l’on estime de nos jours rétrogrades et dépassées étaient « incontournables ».
      il serait très intéressant de comprendre les raisons pour lesquelles elles ont été progressivement abandonnées.
      Tel est bien le nœud du problème car il est difficile de revenir en arrière au sujet de valeurs !!!

      • Alors d’accord, mais supprimons tous (les congés payes ,déjà là vous feriez la gueule ,mais aussi les rtt ,les jours de fêtes comme noël ça commence déjà avec toute la merde qui rentre en France et qui nous interdise de faire une crèche dans certains quartiers .si vous êtes content alors vive macron et les réformes à venir moi je m’en fout, je suis retraité et je vis très bien mais beaucoup ne peuvent dire la même chose

  • Le portable est bon pour l’hygiène dentaire il remplace avantageusement le fameux chewing-gum , symbole du désintérêt de l’élève pour les cours que l’on lui inflige.
    Le portable pas bon pour les élèves ? Non pas bon pour l’ego des profs mais nettement plus utile à l’élève qu’un chewing-gum !

  • A MC2 12 déc. 20h28

    Vi mé i sav ecrir 1 sms a tte vitess

    Trop fort, pour reprendre l’expression des Ados et des plus jeunes.
    effectivement le langage sms pratiqué ,on pourrait supposer qu’il remplace la sténo.
    cela dit, ce ne sont pas que les cancres qui utilisent ce langage sms, mème les meilleurs en Français le pratiquent.
    la jeunesse a su parfaitement s’adapter à un nouvel outil de communication en faisant preuve de créativité.pour moi c’est plutot une bonne chose.par contre ne me demandez pas de comprendre ce nouveau langage, je n’y arrive pas.
    alors interdire les portables à l’école ? je pense que chaque enseignant devrait pouvoir trancher cette question à son gré car enfin, chaque classe est unique, et en dernier ressort si un enseignant n’arrive pas à se faire respecter ce que je comprends très bien, qu’il puisse se faire aider par une instance extérieure.
    diriger certaines classes n’est parfois pas chose facile.

    • @depassage

      « le respect de la discipline »ça vous dit quelque chose?
      il est assez remarquable que la notion de discipline qui est sous-estimée pour l’éducation de nos enfants réapparaisse dans toute sa splendeur, comme « au bon vieux temps », lorsque « l’enfant » devenu adulte arrive dans la vie active, où des logiciels professionnels efficaces ont remplacé la sympathique game boy!
      Oublier que nous vivons en société avec des règles strictes,n’est donc pas réaliste que cela plaise ou non !

      • je ne vous comprends pas trop bien publiuscum vous disiez le temps passé ne vous intéresse pas et là vous dites comme au bon vieux temps j’ai besoin d’une explication entre dans le temps et au bon vieux temps

        • @pircque
          J’ai ouvert des guillemets,vous n’aviez pas remarqué?(je ne sais pas si le temps d’autrefois était vraiment » bon » puisque seuls les moments restent en mémoire).
          Pour vous dire surtout que dans la vie d’adulte ,et dans le domaine des choses sérieuses certaines valeurs hélas, non enseignées à nos jeunes,sont incontournables.

  • @reactitude  » l’écriture n’est pas indispensable » lol, d’accord, allez dire ça a n’importe quel patron qui cherche à embaucher, vous ne risquerez pas de trouver du travail ! « l’écriture moyen de communication du passé » ah bon? et on l’a remplacé par quoi ?

    • La communication verbale.le travailleur standard , je le fut, n’a pas l’usage de l’écriture durant sa carrière seulement de la lecture et de la communication verbale. D’ailleurs , un truc m’a toujours paru étrange et je n’ai pas d’explication, pourquoi communiquer par SMS alors que l’on peut communquer par la parole…..
      Si , j’en ai une ,on a peur de communiquer , on a peur des autres et des sentiments qu’une voix peut engendrer , on a peur de se dévoiler….il y a aussi le gain de temps évidement mais si on n’a pas le temps pour communiquer à quoi bon conserver des liens sociaux ?

      • @reactitude
        La communication verbale et la lecture ne sont pas totalement étrangères à l’écriture!
        L’écriture ne sera jamais ignorée car elle restera toujours le socle de la pensée, même si son utilisation devait être restreinte à une élite.
        La communication orale tend à disparaître car subjective, donc inefficace.
        Le credo actuel est bien l’efficience quelque soit le domaine,notamment celui des liens sociaux.
        L’éducation civique s’avère bien prioritaire pour restructurer des liens sociaux distendus !

  • Les portables sont utilisés en cours par les élèves, dans leur trousse, sur leur genou, dans une poche, dans leur écharpe posée sur la table, s’aider lors des évaluations, pour prendre des photos, communiquer avec leurs camarades etc… C’est un combat permanent, qui fait perdre du temps aux enseignants, et qui fait l’objet de contestations violentes de la part des élèves. Pendant les récréations -pauses, ces jeunes s’enferment trop dans leur smartphone au lieu de communiquer avec leurs camarades. L’emprise de ces nouveaux objets est tout à fait préjudiciable à l’épanouissement de nos jeunes et à leur appétence pour les enseignements qui, disons le bien, utilisent maintenant des manuels numériques interactifs, des vidéoprojecteurs de dernière génération ET la mise à disposition raisonnée de très nombreux ordinateurs. Non, l’école de 2017 n’est pas ringarde pour ce qui est des nouvelles technologies!

  • Si on veut que les enfants apprennent, il faut expliquer très clairement que l’assistanat c’est terminé. Celui qui ne travaille pas finira sous un pont à se nourrir dans les poubelles.

    Cela passe donc par la fin de l’assistanat des adultes.

  • La seule solution est de laisser les établissements choisirent eux-mêmes de ce qu’ils doivent interdire ou pas. L’état n’a pas a l’imposer a tous.

    Personnellement je pense que le portable doit être autorisé dans établissement et son utilisation interdite en classe. Mais je ne vois pas en quoi il faudrait imposer sa vision a l’ensemble des établissement/profs. Cela doit rester leur liberté.

  • Interdire une extension obligatoire au cerveau des mômes pour leur socialisation …..faut vraiment être un vieux ..

  • j’ai rarement vu autant de commentaires sur un sujet…celà me rappelle la lutte contre le progrés que l’on a pu voir dans « au nom de la rose », détruire tous les livres juste pour la supposée contradiction qu’en apporte un seul qui cautionnerai le rire…ce serait comme aussi interdire le stylo bic à l’époque des plumiers et des encriers…cette censure répond à la crainte légitime de ne plus être respecté voir de perdre le contrôle. On ne regarde pas tout les cotés positifs que recèle l’objet, mais juste son côté néfaste..on ne lutte pas contre la marée qui monte, on la canalise et on en fait des marémotrices pour en tirer de l’énergie, et dans 10 ou 20 ans on en rigolera en se disant comment on pu perdre autant de temps à se servir d’un outil pareil

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