L’entreprise, quel objectif ?

La réflexion du gouvernement sur la définition des entreprises nous oblige à nous interroger sur sa fonction pour la collectivité.

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L’entreprise, quel objectif ?

Publié le 9 février 2018
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Par Yves Buchsenschutz.
Un article d’Entrepreneurs pour la France

Dans le cadre de l’opération « PACTE » en cours, se pose la question de la définition de l’entreprise, voire de son objectif, le gouvernement souhaitant manifestement y inclure davantage les salariés, tout en désirant accélérer le développement des entreprises. Sur le terrain, on constate que leur donner une vocation qui a du sens booste la productivité et la rentabilité.

Ayant eu l’occasion pendant ma vie professionnelle de remplacer un jour la question : « comment augmenter mes ventes de 5 % ? » par une autre « en définitive à quoi sert une entreprise ? », j’ai constaté que cette autre formulation modifiait complètement ma vision de cette dernière et entraînait des résultats inespérés.

Une entreprise est-elle faite pour faire des profits ?

À côté de la définition de l’entreprise du Code civil1, qu’il ne faut à notre avis pas modifier car ce sont bien les détenteurs de parts qui prennent des risques (entrepreneurs et actionnaires), nous avons l’habitude, tant patrons que cadres dirigeants, de répéter à satiété qu’une entreprise est faite pour faire des profits.

Pourtant on ne dit pas que le métier du médecin est de percevoir des honoraires, ni que celui d’un salarié est d’obtenir un salaire ou que l’État a pour vocation unique la collecte des impôts. Alors pourquoi ce raccourci réducteur de certains et surtout quelle en est la conséquence ?

Assimiler une entreprise à ses profits et à cela uniquement, revient à notre sens à confondre les fins et les moyens et surtout cela bloque l’entreprise dans un raisonnement court-termiste et sans issue. En fait, le métier de médecin, ou sa fonction sociale, est de soigner les gens ; s’il soigne ses malades, il percevra des honoraires !

Le rôle de l’entreprise

La fonction des salariés au sein de l’entreprise est d’exercer une spécialité qui sera utile à cette dernière ; c’est en contrepartie de cette contribution que le salarié aura un salaire, en théorie d’autant plus élevé que la contribution sera plus complexe, rare et utile à l’entreprise. L’État de son côté ne lèvera pas indéfiniment des impôts s’il ne remplit pas les fonctions collectives que la société a souhaité lui confier.

L’entreprise doit de la même manière assumer un rôle utile et clair vis-à-vis de la collectivité. Dans son cas, sa réponse devrait être économique (que fournit-elle comme bien et/ou prestation nécessaire ou au moins utile à la société) mais aussi sociale (elle emploie des salariés, gère des conditions de travail, distribue des rémunérations, satisfait des consommateurs, est un carrefour entre des flux provenant d’opérateurs divers…).

Ce n’est qu’après avoir rempli cette fonction, et ceci de manière satisfaisante, que l’entreprise, et à sa suite les actionnaires, pourront recevoir des profits. Ces derniers, comme pour l’individu, comme pour l’État, seront variables en fonction de la qualité de la prestation fournie ainsi que de l’équilibre offre / demande sur son marché particulier.

Créer de la richesse

Responsable d’une activité d’alimentation infantile, nous avons remplacé un jour notre objectif de croissance des ventes de 2 %, toujours plus délicat à atteindre, par la fonction de nourrir les bébés correctement et dans un bon rapport qualité/prix pendant les trois ans de leur petite enfance dans une organisation qui intéresse et motive l’ensemble des parties prenantes2. La croissance de la société a été multipliée par 2, les profits et les rémunérations globales des salariés comme des actionnaires également3 !

Dans la même veine, il nous semble que l’État pourrait avantageusement remplacer son appellation traditionnelle de service public par service AU public. Ce simple article devrait changer en profondeur le comportement de ses agents, leur rappelant à chaque instant leurs fonctions : assurer un cadre collectif stable, efficace, productif et compétitif à la société « civile », qui fondamentalement reste la créatrice des richesses.

  1.  Définition de l’entreprise dans le Code civil : affecter à une entreprise commune des biens, en partager les fruits et s’engager à contribuer aux pertes.
  2.  Ou stakeholders dans la formulation anglaise originale, c’est-à-dire : clients, actionnaires, salariés, fournisseurs, collectivités, etc.
  3.  Ce résultat mériterait un article complet, voire une étude. À ce stade, nous avons constaté qu’une question, en induisant une réponse, exclut d’autres réponses. Nourrir les bébés ouvrait naturellement un champ d’activité élargi à tout ce qui pouvait alimenter 1,6 million d’enfants en bas âge alors que faire croître les ventes de x % nous entraînait surtout vers la promotion sur les petits pots !
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  • Bonjour

    Une entreprise doit trouver des clients et les garder en réalisant des profits.

    Ni plus ni moins.

    Commencer à parler de rôle ‘social’ de l’entreprise, c’est démissionner devant la doxa collectiviste.

    • Excellent article mais il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt, ni facile d’être prophète en son pays ! 🙂
      Pourtant il est temps.
      Combien de salariés sont en quête d’un vrai sens dans leur travail.
      Le seul profit ne motive que peu de gens.
      .
      Nier le rôle social de l’entreprise, cher Gillib, c’est mettre une gifle à l’humanité des hommes et des femmes qui sont associés de fait dans un but commun qu’est l’entreprise et ce, une bonne partie de leur temps éveillé.
      C’est renvoyer les hommes et les femmes qui travaillent dans une entreprise à un rôle d’automate, à un rôle de rouage dans une mécanique à faire du profit et cela ne motive que peu de gens au fond.
      La plupart sont en quête d’un vrai sens à leur journée.
      Travailler pour sa survie pure, à travers les profits d’une entreprise, est bien peu satisfaisant et surtout anxiogène.
      .
      Cher gillib avec votre réflexion réductrice, c’est un monde inhumain, sans aucun sens pour l’individu que vous proposez et c’est ce que nous avons.
      Croyez vous que ce qui est vécu en entreprise par tous ses acteurs, une bonne partie de temps éveillé, ne rejailli pas dans la société civile ?
      L’automate salarié se débranche-t-il le soir une fois quitté l’entreprise pour entamer sa journée d’être humain en société ?
      .
      Que les profiteurs, ceux motivés uniquement par le profit de l’entreprise, refusent d’accorder un sens plus élevé aux salariés, refusent d’admettre que l’entreprise fait société et donc à un rôle social sans que se soit sont but premier, leur est dommageable en fin de compte.
      La Symbiose est bien plus profitable pour tous.

      • Si une entreprise ne fait pas de profit, elle ne pourra pas faire de social.

        Une fois réglé le problème de la rentabilité d’une entreprise, le choix de la position du curseur entre « profit » et « social » doit être du ressort de ceux qui y risquent leur argent et non être imposé par des politiques dont le souci est essentiellement électoral et qui ne risquent rien dans l’histoire. Sinon, vous prenez le risque de voir la création d’entreprise chuter, ou d’encourager leur fuite sous d’autres cieux moins « socio-responsables » (c’est mal, je sais!!).

        • Bonjour Cyde,

          « Si une entreprise ne fait pas de profit, elle ne pourra pas faire de social. »
          Absolument d’accord.

          « Une fois réglé le problème de la rentabilité d’une entreprise… »
          Oui et non, c’est justement le point que met en avant l’article, ce n’est pas la rentabilité d’abord qui demeure peu motivante sauf pour les profiteurs, c’est le sens du travail individuel et le sens du but commun qui amènent une meilleure rentabilité.

          Je vous sers un petit couplet que toute cette discussion est vaine, étant donné l’effondrement de la société capitalo-libero-croissantiste qui se profile ?
          Eh oui toujours les satanés ressources… mais non pas aujourd’hui, c’est bientôt le WE. 😉

      • Cher Leham
        Le monde « humain » que vous appelez de vos vœux dans tous vos post, est basé à chaque fois sur le travail et les richesses produits par les mêmes mais exploité sous la direction de ceux qui ne produisent pas et qui savent très bien l’utiliser pour leur plus grand profit.
        Tous les pays qui ont appliqué cette méthode se sont cassé la figure. Le Venezuela est le dernier en date. Et c’est ce qui attend la France si elle poursuit dans la même direction.
        Mais je ne doute pas que vous saurez surement faire mieux…

      • Pas cher leham

        C’est bien ce que je dis.
        Parler de rôle ‘social’ de l’entreprise, c’est mettre le doigt dans un engrenage de gloubi-gouba, de bons sentiments larmoiements, et mon pas très cher leham, merci d’illustrer mon propos.

        • La vie n’ a pas du être tous les jours facile gillib pour vous afficher si dur, alors qu’au fond vous devez être un tendre ?
          .
          Voyez, mon ancienne entreprise aurait eu une vision unissant tous les salariés, je serais peut être encore salarié.
          Le rouage dans la machine à profit je connais bien, aucun intérêt de passer sa vie à survivre.

          • Mais ce n’est pas être dur. C’est juste respecter les droits des individus.
            Je vais vous faire une analogie. J’ai une maison sur un terrain. Je suis chez moi. Mon voisin est chez lui. Je le respecte, il me respecte, je lui parle, j’ai des relations sociales. Le but de ma maison est de me loger pas de participer à la vie de quartier. Je le fais de bon coeur (la vie de quartier), mais parce que je le veux bien.
            Je sais bien, dans votre paradis socialiste il y avait des appartements communautaires.. qui se révélaient être des enfers.
            Pareil pour une entreprise, on a une vie sociale, mais parce qu’on le veut bien, mais le but d’un boulot, c’est quand même la paye.

            • désolé un peu long….
              L’Habitat est comme la vie en entreprise, des relations sociales s’établissent qu’on le veuille ou non, donc tout est absolument social.
              Autant l’assumer pleinement et jouer dessus, comme ce qui est décrit dans l’article, c’est tout benef au final.
              Pour l’habitat se pourrait être le souhait des membres du quartier d’avoir un projet pour la quartier, et peut être seriez vous encore plus heureux de vivre dans votre quartier.
              Projet à caractère non obligatoire, j’ai bien compris. 🙂
              Vous savez je ne suis pas différent de vous, je n’aime pas la contrainte, personne ne l’aime.
              .
              Mais je sens un traumatisme ambiant sur le mot social connoté obligatoirement de socialisme, taxes, impôts , parasites, réglementation etc…
              Le socialisme actuel est l’acceptation pleine et entière du capitalisme et la volonté de le rendre plus convenable, un peu plus humain, pour corriger ses dérives.
              Je ne doute pas un instant que la socialisme ait ses propres dérives, le communisme a eu les siennes bien tragiques, toute tentative de réglementer et poser des droit est un règlement, a des dérives
              et chacun de se battre contre les dérives de l’autre suivant où il se place….éternel conflit entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif.
              Permettez moi d’appeler intérêt collectif une somme d’intérêts individuels convergents.
              .
              Pour dépasser tous ces conflits, la seule personne sur laquelle nous pouvons agir vraiment est nous même, sauf d’user de la contrainte et encore ce ne sera qu’une acceptation de façade sous la contrainte de la peur, ce que nous refusons tous deux et de toute façon ça ne solutionne pas le conflit en profondeur.
              Résoudre ce conflit d’intérêt entre l’individu et le collectif, ne peut se faire qu’au niveau individuel et intérieurement.
              Peut être verrez vous que ce qui crie en vous « être moi »est déjà un conflit, en vous affirmant différent et donc coupé du reste du monde.
              Affirmer est différent d’être.
              Se revendiquer « Je » est introduire un conflit d’entrée entre soi et le monde.
              C’est pour cela que poser des droits fondamentaux comme préalable à tout, c’est entériner « Je  » ou « moi »et donc entériner la source de tout conflits sur Terre.
              .
              Personnellement je serais ni capitaliste, ni socialiste, et si possible rien.
              Seule l’intelligence non-autocentrée de chaque individu étant à l’œuvre. (si si ça a du sens…)
              Dans ce cas, aucun droit n’a besoin d’être revendiqué, chacun intégrant en lui-même ce que le non respect de l ‘autre implique.
              « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais que l’on te fasse. »
              .
              Poser des droits individuels comme base à une vie société vient en réaction au non respect de l’individu, passé et actuel.
              selon moi c’est une étape à dépasser car en rester là c’est graver dans le marbre et considérer comme indépassable la source de tout conflit sur Terre et par extension c’est graver dans le marbre « nous revendiquons la perpétuation du conflit « 

  • Quel est l’article du Code Civil traitant de l' »entreprise » ? N’y aurait-il pas confusion avec « société » ?

  • Ne pas confondre l’objectif de l’entreprise et de ses dirigeants: L’entreprise à un objet social, elle produit qqchose pour ses clients. Le chef d’entreprise n’a d’autre objectif que de la rendre profitable pour ses actionnaires. Point.

  • L’expérience du lait infantile n’est autre que remettre les besoins du client au coeur de l’action des membres de l’entreprise.

  • La question s’applique aussi aux banques et aux spéculateurs ! Les banques dont la fonction première est de fournir des liquidités aux entrepreneurs mais qui préfèrent spéculer en bourse pour s’enrichir sans apporter de valeur ajoutée à la société.

  • « En fait, le métier de médecin, ou sa fonction sociale, est de soigner les gens ; s’il soigne ses malades, il percevra des honoraires ! »

    Certes. La notion de sacerdoce est rassurante et évite de se poser des questions.
    Mais si les honoraires sont insuffisants (par rapport à ce qu’ils souhaitent indépendamment de ce qui est, théoriquement, suffisant pour vivre), les médecins ne soigneront plus. Ils feront autre chose ou iront travailler sous des cieux plus rémunérateurs.
    Ce mouvement est en cours en France…

  • Si vous le permettez, je pense qu’il y a deux questions dans mon article :
    la première est celle de la relation entre l’économique et le social. Ayant travaillé 35 ans chez Danone je suis convaincu que les 2 doivent marcher de pair. Pas de bon économique sans bon social et pas de bon social sans bon économique. Sur le long terme au moins, je ne pense pas qu’un patron puisse s’appuyer sur un mauvais social. Il peut toujours essayer …..
    La deuxième, plus novatrice me semble-t-il et surtout plus riche de résultats, est de s’appuyer sur une recherche de la fonction fondamentale de l’entreprise que je crée ou gère : si cette fonction correspond à une forte demande du marché et que je la remplis bien, les profits viendront naturellement et je pourrai faire du bon social et rentrer dans un cercle vertueux. La dimension et le périmètre de la fonction que je souhaite remplir ne sont par contre pas toujours faciles à délimiter ou à formuler : trop large, je vais m’y diluer, trop étroit je ne pourrai pas déployer l’entreprise ….. c’est quelque part la recherche d’une étoile à suivre.

    • Bonjour yves buchsenschutz

      Si le rôle social d’un chef d’entreprise est d’avoir de bon rapport avec ses employés, de les respecter etc.. c’est le B.A.-Ba de la bonne gestion de l’entreprise. De même, si les clients veulent du ‘social’ on répond à leur demande (produit bio, équitable etc..).

      Mais si c’est pour inscrire dans la loi que l’entreprise a un rôle social et environnemental comme N Hulot voulait, je crois que l’on va directement dans le mur.

      • « Si le rôle social d’un chef d’entreprise est d’avoir de bon rapport ….c’est le B.A.-Ba … » Ce n’est plus le cas cher Gillib . De nombreux PDG, DG n’ont jamais mis les pieds ne serait-ce qu’à un autre étage que le leur, celui de leur bureau . Et si, ils pointent leur nez à l’étage en dessous, c’est surtout pour la Com… Ce que vous dites est vrai pour une petite /moyenne entreprise mais comme il n’y en a plus , enfin plus beaucoup…

  • L’entreprise fait déjà du social et beaucoup plus que l’on veut bien le dire : que ce soit du social imposé par la loi — qui soit dit en passant souhaite à terme imposer ses règles de recrutement (% hommes/femmes, % origines, handicapés, bientôt % chômeurs, et pourquoi pas tendances sexuelles, religions etc ..) voire imposer le nombre de recrutement — qu’au quotidien en gérant de nombreux problèmes personnels rencontrés par les uns et les autres. Ne pas confondre Social et Respect de ses salariés, de leur travail, de leur métier, de leurs compétences et savoir faire… Et c’est là à mon sens que le « bas blesse ». Malheureusement le développement d’entreprises de plus en plus grandes rend la gestion humaine (individualisation, initiative personnelle, rythme …) de plus en plus difficile, complexe voire impossible (la procédure générale imposée devient la règle). Le tout coaché par des profils de dirigeants de moins en moins humanistes (dirons nous) et qui font également eux-mêmes l’objet de pression. En conclusion : le social ne réglera rien, la vision d’une entreprise humaine ayant un savoir faire global et individuel: Oui. Mais ce n’est pas la tendance et c’est beaucoup plus difficile à gérer.

  • un pacte avec ce diable d’état ?

    une entreprise élabore des produits, des échanges, des services, en foi de quoi elle peut faire éventuellement des profits mais rien ne le garanti (pas même l’état si bienveillant comme chacun sait).

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