Connaissez-vous le secret de la prospérité moderne ?

Pour sortir de la pauvreté, il faut apprendre à respecter et apprécier les entrepreneurs.

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Poches vides - Pauvreté - Richesse (CC0 Public Domain)

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Connaissez-vous le secret de la prospérité moderne ?

Publié le 4 janvier 2018
- A +

Par Daniel J. Mitchell, depuis les États-Unis.

Article paru initialement en janvier 2017

Pourquoi certaines pays sont-ils riches et d’autres pauvres ? Comment expliquer que certaines nations échappent à la pauvreté alors que d’autres s’installent dans la misère ?

Et si nous voulons aider les pays pauvres à prospérer, quelle est la bonne recette ?

Depuis que je suis économiste en finances publiques, je suis tenté de dire qu’une flat tax et qu’un État de taille réduite sont l’élixir de la prospérité, mais ces politiques ne sont qu’une pièce d’un plus grand puzzle. Un pays a également besoin d’une politique monétaire raisonnable, d’un marché ouvert, d’une réglementation modeste, et d’un État de droit. En d’autres termes, vous avez besoin d’un État de taille réduite et d’un libre marché.

Mais tout cela ne nous dit pas vraiment ce qui génère de la croissance.

Dans le passé, j’ai souligné l’importance de l’investissement et partagé un remarquable graphique montrant que les salariés gagnent davantage lorsque le capital investi est plus important (ce qui est la raison pour laquelle nous devrions éviter la double imposition punitive des revenus qui sont épargnés et investis).

Ce qui compte vraiment

Mais cela ne répond pas vraiment à la question. Après tout, si seul un capital investi plus important comptait, ne faudrait-il pas que l’État se contente d’assigner davantage d’épargne et d’investissement dans l’économie pour favoriser la prospérité ? Il y a autre chose qui compte. Une chose peut-être intangible, mais d’une grande importance.

Deirdre McCloskey, dans une courte vidéo de Learn Liberty, explique que ce sont les idées et l’innovation qui stimulent la croissance.

Traduction française de l’Institut Coppet. Si nécessaire, vous pouvez faire apparaître les sous-titres français en cliquant sur le bouton idoine.

C’est une excellente vidéo pour plusieurs raisons, mais deux points me semblent essentiels.

Tout d’abord, Deirdre indique que la liberté économique est importante, mais que la prospérité moderne a également été favorisée par une évolution culturelle. Les gens ont commencé à apprécier et respecter les entrepreneurs. Vous pouvez considérer cela comme une forme de capital social (et je pense que ces normes culturelles sont d’une importance cruciale pour une société prospère). Et les entrepreneurs sont les innovateurs qui comprennent la façon de combiner capital et travail en vue de générer davantage de production économique, c’est pourquoi ils jouent un rôle essentiel dans le renforcement de la prospérité.

La courbe en crosse de hockey

Ensuite, elle nous rappelle que la pauvreté est la condition humaine normale et que l’ère moderne est vraiment un changement surprenant. De fait, j’ai été tellement stupéfié par les chiffres avancés que je me devais d’aller vérifier qu’elle n’exagérait pas. Eh bien non. À partir des données compilées par Angus Maddison, je suis allé voir si Deirdre avait raison de dire que le développement de la prospérité mondiale ressemble à une crosse de hockey.

Effectivement, il y a bien eu une progression étonnante de la prospérité à partir de 1800 environ, tout comme elle l’explique. En fait, elle aurait pu dire que les gens vivaient avec moins de 2 $ par jour pendant une bonne partie de l’histoire.

Voici les chiffres de la production économique mondiale par habitant au cours des deux mille dernières années.

Incroyable. Et contrairement à la crosse de hockey controversée des alarmistes du réchauffement climatique, celle-ci est bien réelle. Elle illustre le fait que l’économie n’est absolument pas un gâteau fixe lorsque de bonnes politiques — et de bonnes attitudes — prévalent.

Alors, quelle est la morale de l’histoire ? La leçon la plus évidente est certainement que nous devrions respecter et apprécier les entrepreneurs et autres créateurs de richesse. Malheureusement, nous vivons à une époque où les politiciens veulent nous faire croire que le gâteau économique est fixe et que c’est le rôle de l’État de le redécouper au moyen d’une politique fiscale de lutte des classes et autres politiques de redistributions.


Sur le web.

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  • Sur le sujet, voir le magnifique : « Prospérité, puissance et pauvreté » d’Acemoglu et Robinson (découvert sur Contrepoints il y a quelques mois).
    Tout y est.

  • Il manque un paramètre essentiel.
    l’investissement et la liberté d’entreprendre seuls, ne font rien, disons pas grand chose.
    Il y a bien eu exploitation de quelque chose: les énergies fossiles.
    Sans elles pas de transformation à bon marché (machine travaillant à la place d’humains) et donc pas d’enrichissement.

    • En effet, c’est la production du C02 pour en extraire de l’énergie qui a permis le développement de notre société avec tous les progrès médicaux qui sont à l’origine d »un gain d’un trimestre de vie par an
      Supprimer la production de CO2 bénéfique pour toute la production végétale , c’est revenir à l’époque du moyen âge et avec ses épidemies et sa durée de vie de 40 ans maximum

    • non ce n’est pas la consommation d’énergies fossiles qui a permis la production de richesses: c’est la mise au point et l’utilisation des machines qui ont permis de ne plus être limité par la force humaine ou animale.
      il se trouve qu’il y avait des combustibles fossiles facile a utiliser ce qui a permis d’aller plus vite
      mais la consomation de combustible fossilles n’a été qu »une consequence

      j’ajoute heureusement qu’ils etaient la parce que , sans ça on aurait fait une deforestation difficile a ratraper

    • Ah, parce que les énergies fossiles sont apparues tout d’un coup en 1820 ?

    • Tout à fait. C’est bien l’apparition d’une énergie abondante et bon marché qui a permis cette incroyable explosion de la « prospérité ».
      Je mets le mot entre guillemets, parce que pour moi, la prospérité ne peut se réduire au PIB ou au revenu par tête de pipe.
      Nos ancètres, les chasseurs-cueilleurs, dans une savane tempérée, et abondamment pourvue en fruits, graines, petits gibiers devaient aussi connaître la prospérité, sans avoir la moindre idée de ce qu’étaient une monnaie, le PIB ou le revenu salarié…

  • le pssage de l’ere agricole a l’ere industrrielle a surtout ete un changement de paradigme

    avant 1850 « tous vivaient de la sueur du pauvre laboureur »

    aujourd’hui ce sont les élites dont le travail intellectuel nourit les classes défavorisée

  • Présentement il y a des humains qui vivent 130 ans en santé tout en respectant la terre mère nourricière au contraire de l`industrialisation sous contrôle d`une minorité dont le crime organisé .Banques et Multinationales = un corps sans âme qui ne respecte ni l`humain et encore moins la terre .L`entreprise qui naît sans subvention et qui respecte et l`humain et la terre (une denrée rare aujourd`hui ).https://terrehap.fr/les-hommes-massacrent-la-terre-la-preuve-en-21-photos/#more-182 présentement c`est la démocrassie par une oligarchie .

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