Les « climato-réalistes » enfin écoutés ?

Une piste à creuser pour se faire entendre : insister sur le fait que les climato-réalistes ont une excellente nouvelle à annoncer, à même de soulager considérablement la société.

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Les « climato-réalistes » enfin écoutés ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 décembre 2017
- A +

Par Benoît Rittaud.

Au milieu de la vague médiatique qui a déferlé à l’occasion du One Climate Summit jupitérien, faisant défiler tout ce que le pays compte de courtisans écologistes, il y aura eu deux moments climato-réalistes significatifs. Deux coins enfoncés dans l’unanimisme alarmiste. Deux cailloux dans la chaussure des marchands de peur.

Deux cailloux c’est peu, mais vu d’où nous partons et ce que nous sommes, c’est un grand succès. L’an passé, après la Contre-COP22 des climato-réalistes, nous avions eu une couverture médiatique appréciable (sans doute l’effet Allègre), mais uniquement à charge. Cette fois-ci, sur deux chaînes de télévisions parmi les plus importantes du pays, des climato-réalistes ont pu donner de la voix pour de bon, permettant à un large public d’entendre nos arguments autrement que par les caricatures qui en sont faites par nos adversaires.

La première voix, tout à fait inattendue, a été celle de l’ancien ministre Alain Madelin sur BFMTV. Un moment climato-réaliste de deux minutes – une éternité sur une chaîne de ce genre. Une goutte de réel dans un océan d’alarmisme qu’il convient de déguster en gourmet (à partir de 24’18) :

Il est appréciable qu’Alain Madelin ait utilisé le terme de « climato-réaliste », car cela va peut-être aider à faire connaître cette dénomination et susciter la curiosité. Surtout, l’ancien ministre de l’Économie est bien renseigné : il n’a pas raconté d’ânerie à la Trump, et a visiblement travaillé le dossier de façon sérieuse.

Le plus curieux est que rien ne l’obligeait à tenir ses propos. Il a visiblement pris de court ses interlocuteurs, et on ne l’arrêtait plus !

Voilà donc un nouveau nom à ajouter à la liste, encore bien courte, des personnalités françaises ayant exercé des responsabilités politiques de premier plan et ouvertement climato-réalistes. Sauf erreur, avant Alain Madelin il n’y avait eu que Claude Allègre et Nicolas Sarkozy. Trois noms ça reste peu, mais une chose console : les deux derniers ont fait leur coming-out de façon récente.

Peut-être est-ce le début de quelque chose. Qui sait, peut-être assistera-t-on plus vite qu’on ne pense à cet élan climato-réaliste que j’évoquais au Contre-sommet du 7 décembre qui naîtra le jour où suffisamment de personnes d’influence oseront enfin dire ce qu’elles pensent.

L’autre occasion d’entendre une voix climato-réaliste s’est produite sur LCI, où  j’ai été invité à participé à un morceau d’émission (à partir de 36’30) :

Sur le blog que je tiens, les journalistes en prennent souvent pour leur grade, alors c’est avec d’autant plus de force qu’il faut saisir l’occasion de dire combien ce quart d’heure qui m’a été accordé s’est déroulé de façon digne.

David Pujadas a posé des questions à la fois claires et loyales, qui m’ont vraiment permis de lancer mon propos. Il m’a laissé le temps de présenter mes réponses, au point que, pour la première fois peut-être, j’ai eu le sentiment de pouvoir m’exprimer pour de bon sur le climat à la télévision, sans être interrompu toutes les deux minutes par un contradicteur, une incise cornérisante, une coupure publicitaire ou encore l’indispensable reportage sur l’évolution du degré alcoolique du vin de Bordeaux causée par le réch…changem… bouleversement climatique.

Peut-être une expérience doucement grandissante des plateaux de télévision explique-t-elle une partie de cette aisance ressentie, mais l’explication la plus probable réside dans  la façon dont David Pujadas a géré la séquence. Il a agi en homme d’une parfaite intégrité et d’un professionnalisme extrême. Pénétrer dans la fameuse tour TF1 sur les bords de Seine avait eu un côté intimidant (ce n’est pas tous les jours qu’on entre ainsi dans l’antre du pouvoir médiatique), alors que grâce au maître d’œuvre de l’émission le moment s’est en fait révélé serein.

Hors plateau, un employé de la chaîne m’a dit, l’œil complice : « Pourvu que vous ayez raison ! ». Il a fait écho à ce qu’un contradicteur m’avait dit il y a quelques années juste après un autre débat télévisé : « Comme j’aimerais que vous ayez raison ! »

Voilà sûrement une piste à creuser pour se faire entendre : insister sur le fait que les climato-réalistes ont une excellente nouvelle à annoncer, à même de soulager considérablement la société.

Quantité de courriers me sont parvenus depuis hier. J’espère n’avoir oublié de répondre à personne, en tout cas merci à tous pour vos conseils et vos encouragements.

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  • le sujet a là mode est le climat …ume multitude d’experts. ..chacun donnant son avis…mais pour nous citoyen le résultat .taxe.. taxe…vous entender le mot écologie..votre réaction. ..encore une taxe …
    insupportable !!!

  • Bonjour

    Dommage que lors de votre intervention, on a utilisé les vieilles ‘ficelles’, on vous voit parler des ouragans qui ne sont pas plus fréquents et le réalisateur montre des images des dégâts de ceux-ci en même temps avec comme effet subliminal de parasiter votre message.

    PS c’est vrai que le rapport GIEC est ambigu:
     » Le degré de confiance reste faible pour ce qui est des variations à long terme (centennales) de l’activité cyclonique tropicale, après prise en compte des évolutions passées de la capacité d’observation. Toutefois, depuis les années 1970, il est quasiment certain que la fréquence et l’intensité des tempêtes dans l’Atlantique Nord augmentent, même si la raison de cette augmentation fait encore l’objet d’un débat « 

    • « ambigu » est juste sa manière de rendre compte d’un degré de confiance statistique particulièrement faible. Quelle que fut la conviction personnelle des auteurs des premiers papiers sur le sujet (et je m’honore d’avoir partagé de nombreux dîners avec l’un, et entretenu une correspondance particulièrement amicale avec un autre), ils admettaient qu’il faudrait de nombreuses décennies de mesures supplémentaires pour atteindre une significativité statistique décente. Le problème du GIEC est que ce genre de réserves ne passe pas dans ses rapports, et que des pistes de recherches futures y sont présentées comme des résultats.
      Cela dit, je crois que le dégagisme ambiant pourrait bien cesser d’épargner le GIEC et que des trous de souris apparaissent pour des paroles raisonnables, et que les auditeurs et téléspectateurs écoutent malgré les images subliminales les experts invités.

      • ce qui est ambigu est de laisser à penser que un degré de confiance faible signifie qu’on sait quelque chose.
        et cettte affirmation
        Toutefois, depuis les années 1970, il est quasiment certain que la fréquence et l’intensité des tempêtes dans l’Atlantique Nord augmentent, même si la raison de cette augmentation fait encore l’objet d’un débat «
        est mal définie donc fausse.
        Pourquoi je dis faux..parce que si elle était vraie cela voudrait dire que le prochain cyclone est plus intense que le précédent…
        c’est très remarquable de ce domaine…ce n’est quasiment JAMAIS énoncé convenablement..
        comment définir la fréquence des cyclones…

        • en fait…il faudrait dire quelque chose comme la fréquence annuelle… ( ou pluri annuelle) semble augmenter depuis les années 70..

          • @ jacques lemiere

            Oui, la communication scientifique est (pour le « climat ») une somme énorme d’observations soit souvent physiques (T°, pression atmosphérique, vitesse du vent …) soit plus humaines, visuelles (nébulosité: type, pluviométrie mesurée … et conséquences) et sur de longues périodes où les variations ne s’interrompent pas pour l’étude!.

            Mais ce qui était demandé au GIEC pour les politiciens et comme message à livrer à la population mondiale (!!!), c’était quelque chose de net et clair, simpliste: mission impossible!

            Mais le show de cette COP21 et suivantes (Conference of the Parties) aura conclu au résultat programmé et prévu de longue date, pour des raisons inconnues d’origine pas plus claire! Mais « mission accomplie »!

        • « si elle était vraie cela voudrait dire que le prochain cyclone est plus intense que le précédent »
          Il y a deux affirmations distinctes, l’une sur les cyclones et l’autre sur les tempêtes de l’Atlantique Nord, qui correspondent à des travaux séparés. Pour les cyclones, il y a eu un bouleversement dans les observations dans les années 70 quand les Américains ont commencé à envoyer des avions effectuer des mesures au dessus des cyclones au large au lieu d’attendre qu’ils touchent terre (les cyclones s’affaiblissent en arrivant sur les terres). Ce bouleversement a été suivi d’autres changements avec l’arrivée et l’amélioration progressive des mesures satellitaires. Même si la modélisation des cyclones a fait de grands progrès, elle ne permet pas d’homogénéiser les jeux de données et de comparer utilement des cyclones à 20 ans d’intervalle, alors que facteurs reconnus pour les influencer ont manifestement des périodes de fluctuation supérieures à ces 20 ans. Comme quand vous êtes sur une route dans le brouillard, vous ne pouvez pas conclure de « ça monte plus que ça ne descend depuis 5 minutes » que vous allez finir dans une station de sports d’hiver…
          Pour les tempêtes de l’Atlantique Nord, l’étude initiale découpait la période d’observation en trois parties inégales, ajustait des distributions statistiques sur chacune des parties pour éviter les biais dus à ce découpage, et comparait les paramètres des distributions, qui se trouvaient être en ordre croissant pour le paramètre lié à la moyenne. Là encore, si par pur hasard on n’avait qu’une chance sur 6 d’obtenir ce résultat, il n’y avait aucune preuve que ce soit bien une tendance et non une fluctuation lente qui pourrait s’inverser dans quelques lustres. Il n’y avait non plus aucune preuve que les durées de chacune des périodes soient suffisantes pour éliminer correctement les effets de la variabilité interannuelle, quoique cela ait été le but du découpage. Le principal problème de la partie statistique de ces études est qu’elle font l’hypothèse de lois de distribution ayant de « bons » comportements, alors que les phénomènes météo n’ont pas ces distributions, ils font intervenir des variances dont la variance elle-même est considérable et peut nécessiter des siècles d’observations pour estimer correctement les distributions des valeurs annuelles.
          Or dès que vous avez besoin de plus d’une vie humaine d’observations pour avoir un résultat fiable, vous vous heurtez à une difficulté majeure pour faire passer votre message auprès de personnes dont la mémoire, individuelle ou collective, est à peu près limitée à un seul siècle.

  • Cela serait très intéressant si cela s’avérait. Je doute cependant que les médias s’ouvrent aussi facilement après avoir été les artisans de la pensée unique par mise sous le boisseau de tout ce qui était contraire.

  • On doit se demander ce que « veulent » ces gens qui se qualifient de climato réalistes ( j’en ai été un) ..Etre entendus?
    A priori je n’en ai rien à faire, je peux être entendu, ce n’est pas encore un crime..
    On a juste un problème..on a des tas de gens qui prennent des décisions au nom de ce qu’ils disent être de la science …et c’est faux..

    dans un pays comme la france où le subventionnement de la presse est justifiée par la » nécessite »d’avoir une information objective, cela pose un problème.

    ceci étant dit…rien de nouveau on a déjà vu çà sur des choses moins importantes…

    La risque est bien la criminalisation des options contraires à la « doxa »..mais on a DÉJÀ commencé!!!
    La loi a déjà commencé à dicter la vérité.

  • Bonjour,

    Peut-être Alain Madelin s’est-il senti moralement tenu d’apporter des gages sur sa fidélité à un positionnement déjà ancien, sur le nucléaire, avec lequel il donnait l’impression d’avoir pris quelques libertés, suite à l’interpellation que j’ai adressée à Nicolas Doze, en date du 25 novembre dernier, dont vous trouverez ci-après la teneur et dans laquelle l’ancien ministre est clairement mis en cause.
    Le cas échéant, cette interpellation est libre de diffusion de la part de Contrepoints.

    Cher monsieur Doze,

    Ce matin, la communication du texte de mon interpellation d’Élie Cohen, suite à la publication de son article intitulé « Nucléaire: le premier qui dit la vérité… » (1), n’était que l’introduction à une interpellation plus large, adressée à une part importante des familiers de votre émissions « les experts ».

    Ces gens, parmi lesquels je vous classe sans la moindre hésitation, n’auront aucun mal à se reconnaître dans le portrait que je dresse de cette nouvelle race d’économistes qui, avec une incroyable arrogance, revendiquent auprès de leurs auditeurs et de leurs lecteurs une omniscience à toute épreuve, y compris à celle des expertises les mieux établies, en particulier dans les domaines énergétique, climatique et autre environnemental.

    Heureusement, la science et la techno science ne se laissent pas ainsi confisquer impunément, sans se venger tôt ou tard. Je ne saurais donc trop recommander à tous ces gens de commencer à préparer le confiteor que leur suggère implicitement Élie Cohen et, surtout, de prendre connaissance des motifs de leurs pêchés, dans la critique que je lui adresse. Car ils pourraient ne pas attendre plus de quelques jours ou de quelques semaines de se retrouver dans leurs petits souliers, lorsque la rigueur hivernale finira par avoir dramatiquement raison de la stabilité du système électro énergétique loufoque dont ils poussent à la construction et dans lequel ils voient l’avenir indépassable d’une Humanité enfin sevrée de ses kWh… et néanmoins prospère.

    Parmi ces procureurs du nucléaire médiatiquement habilités, que vous invitez régulièrement à rajouter une couche d’opprobre, certains, comme Jean-Marc Vittori, ne méritent pas plus que ça la remontrance. Mais, dans la catégorie des Éric Chaney, le distingué conseiller économique qui semble s’écouter parler, et autre Patrick Artus, l’économiste contemporain qui s’est indéniablement emparé du magistère de la spécialité, il y a deux personnages auxquels je ne peux pas ne pas réserver une mention particulière.

    Le premier fait partie de ces jeunes démiurges dont, en cette transition séculaire, la providence semble avoir gratifié la société humaine ; à bien des égards, on peut le considérer comme le Nicolas Hulot de l’économie. Faut voir, en effet, avec quelle assurance Jean-Charles Simon – c’est son nom – dresse le réquisitoire sans appel du nucléaire et à quel point, comme son alter ego de l’écologie, il ne doute de rien sur aucune des dimensions de la problématique électro énergétiques mondiale.

    Quant au second, il semble avoir oublié qu’il était ministre de l’industrie, un jour d’avril 86, lorsque se produisit la première grande catastrophe industrielle du nucléaire civil. Je dis qu’il semble l’avoir oublié, car on reste pantois devant les bonnes dispositions qu’il manifeste pour la transition énergétique « anucléaire » et presque irrité par la complaisante passivité dont il fait preuve, en présence d’un procès en règle de notre filière nucléaire.
    Ce jour d’avril 86 où, au 20 heures de TF1, il n’hésita pas à affirmer que la sécurité sanitaire des Français n’était nullement menacée – et elle ne l’était pas ! – et que l’organisation s’en portant garant ne souffrait d’aucun maillon faible, il affirma que la transparence de cette organisation et de ses autorités de tutelle était totale.
    Tout le monde aura reconnu l’Alain Madelin dont on sait le soutien indéfectible qu’il apporta à l’infortuné Pierre Pellerin, lynché médiatiquement durant 27 ans et disparu sans qu’on lui ait fait justice d’une telle ignominie. Car on sait aujourd’hui que son diagnostic de la situation française d’alors et les pronostics qu’il en tira étaient fondés à 100 % et que le patron du SCPRI ne faillit jamais à sa mission… sauf si l’on considère que cette mission était analogue à celle de Laurent Ruquier.

    J’en terminerai en rendant un hommage appuyé à un invité qu’on aimerait voir plus souvent sur le plateau des « experts », Charles Gave, l’un des rares économistes français à avoir eu la lucidité de reconnaître que l’économie n’est pas une science dure ; ce que sont, en revanche, les sciences grâce auxquelles, cher monsieur Doze, vous pouvez éclairer vos toilettes, lorsque vous vous levez la nuit pour uriner, sans craindre d’avoir à le faire dans le noir et probablement dans le froid, à cause des conditions météorologiques.

    (1) https://www.telos-eu.com/fr/politique-francaise-et-internationale/nucleaire-le-premier-qui-dit-la-verite.html

    Bien cordialement,

    André Pellen, président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs (CCRR), à Toulon, ingénieur retraité de l’exploitation du parc nucléaire d’EDF, porte-parole du mouvement de protestation MEN contre l’arbitraire transition énergétique.

  • Il faut dire que le coup de l’ours mourant de faim à cause du réchauffement climatique a fait beaucoup pour discréditer les réchauffistes. Les français ne sont pas très futés, mais là c’était trop gros, et beaucoup ont eu le sentiment qu’on les prenait pour des demeurés. A force de mentir on finit par faire des bêtises, et c’est le cas cette fois.

    • D’ailleurs, à propos de ce fameux ours pris en vidéo, il a été démystifier rapidement et chose étonnante ceci a été relayé par les médias traditionnel (i.e. TF1 dimanche dernier). Avec une analyse factuelle de la chose : rappel de la mise en scène avec présente d’une musique dramatique et de ralenti sur l’ours famélique en train de fouiller une poubelle. Ensuite, la présentatrice (Anne-Clarie Coudray) a mis en avant des informations (tweet) de biologiste qui insistait que le fait que l’ours semblait malade (possible cancer des os) et qu’on ne pouvait donc faire de lien entre le réchau.. euh changement climatique et cet ours.

      Enfin, le vidéaste, membre d’une ONG (SeaLegacy) a même du rétropédaler en précisant qu’on ne pouvait pas faire de lien direct entre la situation de cet ours et le réchauffement. Ce dernier a tout de même préciser que si on ne faisait rien, ce sera le cas plus tard (petit catastrophisme de rigueur !).

      Bref, ce changement est appréciable et démontre, à mon sens, un ras le bol général de ce genre d’instrumentalisation.

  • Bravo Monsieur Rittaud pour votre intervention très pertinente sur le plateau de LCI.

  • Peut-être que quelques journalistes, conscients que le vent pourrait tourner assez rapidement, se disent qu’il vaudrait mieux préserver le doute et cesser de colporter aveuglément les pires crétineries de la religion du réchauffement anthropique imaginaire.

    Ceux-là feront preuve d’un instinct de survie tout à fait salutaire dans leur métier. Les autres pourront toujours se recycler chez Disney. Ils recrutent les spécialistes des belles histoires à destination des enfants.

  • Madelin, je l’aime bien, mais sur ces deux minutes… Bof !
    Une critique en bonne et due forme des « ultra-réchauffistes », et en même temps reconnaître que la température avait bien augmenté d’un degré dans le siècle précédent, et que si le consommateur voulait du green-washing, des ENR et des solutions écolos eh bien, le marché allait lui servir du vert, du vert et encore du vert…

  • Rittaud m’a fait l’effet sur ce sujet d’être un personnage plus sérieux. Pas de vocable à l’emporte-pièce, un sérieux qui tranchait avec le regard parfois narquois de ses contradicteurs, une voix calme et posée. Pujadas n’est pour rien dans le sort de cette séquence.
    La question n’étant pas ici de savoir qui a tort ou a raison, mais qui, par son comportement, sert le mieux les idées qu’il défend, il me semble que c’est en effet Rittaud qui a emporté le point.
    Les climato-réalistes patissent d’une image servie par certains hurluberlus, dont la parole a été démonétisée par le passé : Allègre en fait partie, indéniablement. Gérondeau aussi : l’ancien Monsieur Sécurité routière des années Giscard était devenu, par sa politique, pour des millions d’automobilistes et de motards l’ennemi public numéro 1, avant de devenir un des patrons des automobiles clubs… on fait mieux comme cohérence intellectuelle…

  • Merci, Monsieur Rittaud de porter la voix des climato-réalistes dont je suis. Mais qu’il est difficile de se faire entendre!

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