La faillite des banques est-elle imminente ?

La faillite des banques n’est pas bien loin, il suffit d’être un peu observateur.

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La faillite des banques est-elle imminente ?

Publié le 6 novembre 2017
- A +

Par Vincent Collignon.

Une dépêche du 27 septembre de l’agence Reuters, retransmise par l’AGEFI (Agence économique et financière), nous informe

que le secteur bancaire européen est surdimensionné et pourrait avoir besoin d’une cure d’amaigrissement, probablement à travers des fusions ou des fermetures.

Des signes annonciateurs

Ces propos ont été tenus par madame Danièle Nouy, qui n’est autre que la responsable de la supervision bancaire au sein de la Banque centrale européenne. Et d’ajouter :

Au final, il semblerait que le secteur bancaire européen soit devenu trop gros. Et nous pouvons en voir au moins l’une des conséquences : de nombreuses banques dans la zone euro ne gagnent pas leurs coûts du capital. Il semble que beaucoup trop de banques se font concurrence pour attirer des clients. Il y a de bonnes chances que la taille du secteur bancaire doive en effet diminuer.

Propos de vérité mais propos lénifiants de haut fonctionnaire européen qu’il importe de traduire aux Européens : ça va « barder » dans le secteur bancaire, des faillites sont à venir.

Il suffit de voir la vérité en face et d’écouter son bon sens : pourquoi la directive BRDD de l’Union européenne qui permet de chypriser et de ponctionner les comptes des clients ? Pourquoi la loi Sapin 2, qui permet de bloquer les comptes de l’assurance-vie s’il n’y a pas des dangers imminents ou des risques d’incendie un de ces jours prochains à la demeure ?

Plusieurs banques ont déjà été « sauvées »

Les premiers feux annonciateurs se sont, en fait, déjà subrepticement déclarés : la Deutsche Bank qui a été sauvée par des fonds d’investissement des pays du Golfe, des rumeurs de rachat de la Commerzbank par la BNP, le rachat de deux banques vénitiennes par Intesa Sanpaolo avec 4 000 suppressions d’emplois et 17 milliards d’euros d’engagements pour l’État italien, le sauvetage de Monte Paschi avec sa perte abyssale de trois milliards d’euros, les 350 milliards d’euros de créances douteuses dans les actifs des banques italiennes.

En Espagne, Banco Popular avait renforcé à trois reprises son capital pour cinq milliards d’euros et cela n’a pas empêché son sauvetage en hâte par Banco Santander. Et voilà que maintenant, nonobstant les problèmes en Catalogne qui augmentent le risque économique, bancaire et financier, on parle de Liberbank comme d’une nouvelle banque en difficulté ! Or, Liberbank, créée en 2011, n’est rien d’autre que le mariage forcé de trois « cajas » (banques d’épargne) : Cajastur, Caja de Extremadura, Caja Cantabria. Le titre, qui valait encore 1,7 euro à fin août, ne vaut plus aujourd’hui que quelques centimes.

Quant à la Grèce, pays en faillite qui ne tient que par des prêts nouveaux européens, son système bancaire détient des titres de la dette souveraine grecque, ce qui fait que les banques grecques seraient immédiatement en faillite si l’État grec devenait insolvable.

Le comble, c’est le Crédit agricole, qui a fait une expérience catastrophique en Grèce et a essuyé de très lourdes pertes pour se retirer à tout prix de ce pays. Attiré par l’appât du gain, il recommence la même erreur en Italie ! Il vient d’acheter, le 29 septembre 2017, trois caisses d’épargne italiennes pour 130 millions d’euros après que le Fonds interbancaire de garantie des dépôts italiens a décidé de prendre à sa charge trois milliards d’euros de créances douteuses.

Comme le disait Napoléon :

L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain.

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  • on parlait deja d’une dizaine de banque en faillite rien qu’en europe
    soutenue en catimini par leurs états et la banque centrale puisque cette aide est interdite ,maintenant on parle de fermeture d’agences et bien sur de nombreux licenciements dans ce secteur,bref c’est effectivement mal barré !

  • Excellente information que cette annonce de faillite de banque.
    N’étant ni économiste ni financier je ne peux qu’enregistrer l’avertissement mais je m’en réjouis.

    Cependant, j’espère qu’avant la faillite se fermeront des agences bancaires superfétatoires, boursoufflées, ayant pognon (sic) sur rue des sous-préfectures patoisantes. Fermeture au profit des banques sans guichet.

    De même j’espère la disparition des DAB rendus ridicules par la propagation du paiement vulgarisation par CB.

    • A moins que vous ne soyez un anarcho-révolutionnaire bolchevik, je ne vois pas de raison de se réjouir d’un effondrement du système bancaire et financier.
      Pouvez-vous developper ?

      Quant aux banques « sans guichet », ells appartiennent toutes à des groupe bancaires traditionnels, donc tomberont également en cas de faillite systémique.

      Cette dernière remarque sur les DAB est incohérente. Le cash reste justement le seul espace de liberté qu’il nous reste face au système bancaire.
      Vous préférez donc être totalement dépendant au système bancaire tout en vous réjouissant de sa faillite. Masochisme ?

  • Il peut certes y avoir un mouvement de rationalisation mais l’activité bancaire est tellement essentielle pour l’économie qu’il n’y a pas trop de soucis à se faire. Les banques ont compris que l’état ne viendrait pas toujours à leur secours, la parade est d’être beaucoup plus sélectifs dans l’attribution de prêts pour ne pas accumuler de créances douteuses. Et s’agissant des services grand public hors prêts, la parade est de fermer des agences et d’informatiser au maximum. Il n’est pas bien grave de perdre des clients attirés par la gratuité mais peu rentables pour une banque traditionnelle. Ce qui est rentable et qui est d’ailleurs la fonction clef des banques est la création monétaire par l’accord de prêts. Cela suppose d’analyser finement les projets et les garanties des demandeurs ce qui n’est pas dans les moyens de n’importe quel nouvel entrant surfant sur des services tout internet.

    • l’état ne viendrait pas toujours à leur secours

      L’activité principale des banques est de financer les politiques clientélistes des hommes de l’Etat via les assurances-vie. Si vous croyez que les politiciens vont renoncer à ce qui fonde leur pouvoir, à savoir la distribution de pognon gratuit, vous vous mettez le doigt dans l’oeil : ils mettront en coupe réglée les comptes en banques des Français et feront tirer sur la foule à la moindre révolte : je vous rappelle qu’Hollande n’a pas hésité une seule seconde à faire tabasser des femmes et des enfants par les CRS.

  • Menace de crise bancaire,
    bulles spéculatives sur les grandes places boursières,
    tension sur les dettes souveraines,
    QE hors de contrôle des banques centrales,
    bulle immobilière,
    stagnation du pouvoir d’achat

    Vous avez aimez la crise de 2007 ? vous allez adorer celle qu’on vous mijote.

  • ils vont arriver à suprimer le numéraire ou bien pondre une loi d’interdire la sortie de numéraire sur votre compte sur 20 jours…
    cela fait 25 ans …le grand soir..toute transaction par carte banquaire….

  • En France, les banques vont largement contribuer à la nouvelle surtaxe destinée à remplacer la taxe illégale sur les dividendes. Donc rassurons-nous, l’Etat ne fragiliserait pas lui-même ses banques. A moins que … ?

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