Économie : le pluralisme ne doit pas dégénérer en idéologie

L’inclusion de perspectives hétérodoxes dans les cours d’économie contemporaine en vaudrait-elle la peine ?

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Économie : le pluralisme ne doit pas dégénérer en idéologie

Publié le 12 octobre 2017
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Par WD McKenzie, depuis les États-Unis.
Un article de Foundation for Economic Education

Il existe un consensus scientifique entre les économistes sur les principes et concepts fondamentaux. Les professeurs d’économie enseignent pratiquement tous les mêmes principes (avantage comparatif, coût d’opportunité, élasticité-prix), même si nous ne sommes pas d’accord sur certaines questions de politique générale.

Les débats sur les questions de politique publique suscitent beaucoup d’attention, mais les économistes s’accordent généralement sur un ensemble de propositions fondamentales, connues sous le nom d’économie orthodoxe.

Il y a, bien sûr, certains dissidents qui s’opposent ou rejettent l’économie conventionnelle. Certains professeurs et étudiants contemporains prônent le « pluralisme » dans l’enseignement de l’économie.

Les théories de Marx et Veblen

Le pluralisme signifie généralement inclure des points de vue hétérodoxes dans les programmes et les textes économiques. Les théories hétérodoxes actuelles proviennent principalement des interprétations de Marx, Veblen et Keynes. Les économistes orthodoxes rejettent Marx et Veblen et acceptent une version diluée de Keynes.

Il y a lieu d’envisager d’autres points de vue. John Stuart Mill a fait valoir que le débat d’idées conduit au progrès intellectuel. Même la défense contre une théorie « incorrecte » incite les défenseurs des théories correctes à réfléchir soigneusement et de manière critique à leurs propres croyances.

Bien sûr, le débat consomme toujours du temps, et l’utilisation du temps est coûteuse. L’inclusion de perspectives hétérodoxes dans les cours d’économie contemporaine en vaudrait-elle donc la peine ?

Le pluralisme en économie

Le dernier appel au pluralisme a été lancé à l’Université Tufts. Cet appel au pluralisme est ouvertement politique – son auteur appelle explicitement au pluralisme pour préparer les étudiants à « naviguer et affronter cette période turbulente » de l’Administration Trump.

Cet appel au pluralisme pose plusieurs problèmes. Premièrement, l’économie est une science sociale et non un instrument de politique. La foule hétérodoxe trouverait-elle l’économie dominante plus acceptable si Clinton avait gagné le vote électoral ? Non.

Quant aux économistes, nous avons rejeté Marx et Veblen il y a environ un siècle, non pas à cause des opinions politiques, qui étaient variées, mais plutôt parce que leurs théories étaient perçues comme irréfléchies.

Les économistes ont révisé la théorie de Keynes à plusieurs reprises en raison du débat, et non de la politique. Les partisans du pluralisme doivent s’attaquer aux objections que les économistes ont aux théories hétérodoxes plutôt que de se concentrer sur leurs objections au président actuel.

Deuxièmement, les partisans du pluralisme devraient en apprendre davantage sur l’économie orthodoxe. L’économie orthodoxe est très flexible. De nombreuses formes d’économie conventionnelle soutiennent l’intervention publique et même le socialisme.

Les économistes libéraux minoritaires

Les économistes du marché libre sont une minorité dans la profession économique – peut-être 25% des économistes sont favorables au libre marché ou à l’économie de marché.

Les économistes du marché libre, comme Milton Friedman et Friedrich Hayek, ont été mis à l’écart au milieu du XXe siècle et se sont fait un nom en utilisant la logique et les preuves. L’idée que l’économie conventionnelle soutient un point de vue pro-capitaliste unique est fausse. Il convient toutefois de noter que les économistes du courant dominant rejettent généralement le refus de l’Administration Trump de libéraliser le commerce international.

Troisièmement, et c’est le plus important, les partisans du pluralisme devraient en apprendre davantage sur ce que sont vraiment les principes de l’économie de marché. L’appel au pluralisme lancé à Tufts suscite de vives accusations, notamment les suivantes. :

Aux États-Unis, le capitalisme a créé des industries qui bénéficient directement de l’éclatement des moyens d’existence des familles de couleur au travers de son héritage raciste. Cet héritage s’est manifesté par la rentabilité des prisons privées et de la détention des immigrants. Il y a une incitation économique à l’incarcération si l’argent utilisé pour entretenir les prisons remplit les poches des gens. Et si le capitalisme dicte que les gens soient enfermés pour que certains individus puissent amasser des richesses, la population carcérale ne fera qu’augmenter selon la théorie économique. C’est exactement ce que nous avons vu, puisque les États-Unis incarcèrent plus de personnes par habitant que n’importe quel autre pays.

La souveraineté du consommateur

Actuellement, la police arrête plus de personnes pour des accusations liées à la marijuana que pour des crimes violents. La prohibition de la marijuana a éliminé un marché. L’économie de marché libre appuie la légalisation de la marijuana. Certaines personnes trouvent la consommation de drogues par d’autres répréhensible, mais l’économie dominante respecte les préférences individuelles.

Friedrich Hayek, économiste du marché libre, et Abba Lerner, son étudiant socialiste, ont tous deux assumé la « souveraineté du consommateur » et évité de porter des jugements de valeur sur ce que les gens devraient vouloir.

Les concepts généraux de la souveraineté des consommateurs et de la science économique sans valeur vont à l’encontre de la croyance selon laquelle l’État devrait dicter ce que les consommateurs peuvent et ne peuvent pas acheter sur les marchés.

Ce que le capitalisme n’est pas

L’idée que le capitalisme de marché libre « dicte que des gens soient enfermés pour que certains individus puissent accumuler des richesses » est incorrecte. L’économie orthodoxe n’est pas non plus à blâmer pour la guerre contre la drogue.

La taille relativement importante de la prison américaine est due à la législation moralisatrice des personnes participant à la « War on Drugs » comme William Bennett. L’application de l’économie de marché libéralisée mettrait fin à l’incarcération de masse pour les crimes liés à la marijuana (ainsi qu’à la violence chronique des gangs).

L’économie orthodoxe n’est pas figée, elle a évolué

Quatrièmement, les idées alternatives bénéficient d’une attention prononcée dans d’autres disciplines, en particulier la sociologie et l’anthropologie. Il y a beaucoup de sociologues marxistes dans les universités contemporaines.

La disponibilité de vues « hétérodoxes » dans des domaines autres que l’économie pose deux problèmes à ceux qui appellent au pluralisme.

D’abord, les établissements du supérieur ont déjà adopté le pluralisme ; les étudiants peuvent obtenir des perspectives différentes en suivant des cours d’économie et de sociologie.

Deuxièmement, il faut se demander pourquoi certains sociologues n’ont pas réussi à populariser le « marxisme culturel » auprès des économistes. Si les économistes ne voient pas les aspects positifs de Marx ou Veblen, les professeurs dans d’autres matières devraient être en mesure de faire la lumière sur ce que valent vraiment ces théories.

L’évolution de l’économie

Les étudiants choisissent de faire des études supérieures et secondaires en économie parce qu’ils trouvent que l’enseignement de l’économie est préférable à celui de la sociologie. L’économie orthodoxe n’est pas figée, elle a évolué.

Milton Friedman a utilisé la théorie et les preuves pour persuader les économistes que certains aspects de l’économie keynésienne étaient erronés ou, du moins, discutables. Ce qu’il faut, ce n’est pas de la diversité intellectuelle simplement pour elle-même, et certainement pas pour des raisons politiques.

Les critiques de l’économie conventionnelle pourraient plutôt tenter d’initier un débat éclairé sur la logique et la validité empirique des différentes idées.

Je suis ouvert à l’idée du pluralisme. Personnellement, j’ai enseigné les idées de Marx, Keynes et Veblen dans certaines de mes classes – surtout en histoire de la pensée économique. Mais ceux qui veulent intégrer des « vues hétérodoxes » dans les programmes d’études économiques en général doivent fournir des raisons valables pour l’incorporation de ces vues dans l’économie.

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  • On voie que cet article a été rédigé aux USA.
    En France, la théorie classique, c’est Keynes, la perspective hétérodoxe c’est Marx, et les économistes libéraux sont présentés comme des reliques barbares du passé.

    • C’est bien pour cela que la croissance est atone et que chômage et pauvreté sont les plaies de l’Europe! Aucun Gafa n’y fut créé, nous avons loupé la révolution numérique! Maintenant c’est la robotique qui a lieu.

      • @ Virgile
        Il faut bien garder à l’esprit que l’économie n’est pas une science exacte, contrairement à la mathématique qu’elle utilise. Que l’économie imaginée est fort dépendante de prémisses décidées au départ d’une idéologie (politique ou sociale ou autre).

        Elle est donc contrainte dans ses objectifs visés, même si tous ne sont, par expérience historique, a priori pas tous tenables. Mais bon, le système soviétique a tout de même résisté plus de 50 ans, sans être parfaitement orthodoxe! Tout système a ses failles et ses perversités! On le voit, pour la Catalogne actuelle pour laquelle une indépendance, est, pratiquement, impossible maintenant ou alors, à un pris qu’aucun Catalan n’accepterait!

        Donc une économie dépend de son cadre et pas l’inverse!

        • Je suis d’accord avec vous, le problème de l’économie c’est qu’elle est à la fois la science et la technologie qui en découle. Sauf que la matière de cette « technologie » se sont les sociétés, nous quoi.
          Autant il est simple d’accepter ce que dit la physique qui nous donne, mettons, l’informatique. Autant il est difficile d’envisager de ne pouvoir « discuter » ce que pourrait affirmer la science économique.
          Dernière remarque en admettant que la science économique nous indique un optimum d’organisation (économie de marché libre pour notre auteur) la question reste de se demander si « l’économisme » doit être le seul horizon humain ou subordonné à d’autres considérations qui politiques qui religieuses (je ne me prononce pas).

          Cordialement

          • @ Montaudran

            Je suis moins optimiste que vous!
            Je crois que l’informatique est bien sûr basée sur la physique, mais la programmation est bien humaine (c’est elle qui bug!), pas l’électronique!

            Il n’est donc pas anormal ni étonnant que « l’intelligence artificielle » copie en fait notre cerveau que nous étudions: nous ne connaissons que notre fonctionnement cérébral comme intelligence, ais comme en math, d’autres systèmes sont imaginables: je ne parle pas de martiens, mais presque! Et je ne dis surtout pas que ces intelligences « autres », existent sur terre, quoiqu’un artiste ne pense sans doute pas comme un business man mais avec un cerveau quasi identique avec d’aitres connexions des axones entre des neurones différents (on a peut-être tous des dons d’artiste jamais exploités donc pas développés, donc pas de connexions créées!)

    • @ GN, Bien résumé! Sauf que même Keynes est mal compris et appliqué ici (le déficit budgétaire permanent et l’accumulation de dettes publiques ne sont pas d’essence keynésienne).

    • Il y a une différence à faire entre les vrais économistes en France (qui sont des chercheurs, qui enseignent à l’unveristé,..) et les charlatans que l’on voit dans les médias. Il y a des économistes sérieux en France mais le plus souvent, ils sont méconnus (à part dans le monde académique). Le problème en France vient surtout des économistes « publics », des économistes que l’on veut dans les médias. Eux sont le plus souvent des idéologues gauchistes faisant plus de la politique de l’économique. D’ailleurs, en France, certains économistes dans les médias n’ont aucun diplôme en économie. C’est la différence entre la France et d’autres pays: dans la plupart des pays, les médias n’interrogent que des vrais économistes (ayant un diplôme en économie) alors qu’ici en France, n’importe qui peut se prétendre économiste (même si il n’a aucun diplôme). En france, on voit des idéologues gauchistes n’ayant aucun diplôme en économie être présenté comme expert en économie.
      Le problème vient aussi de l’influence d’alternatives économiques en France. Ce torchon de propagande d’extrême gauche est la source des professeurs d’économie de l’éducation nationale. Les cours d’économie dans l’éducation nationale sont du grand n’importe quoi. C’est juste de la propagande gauchiste. Et cela continue dans l’enseignement supérieur (bien que là la qualité du cours d’économie dépend fortement des études. Les cours d »économie en ingénieurs sont convenables là où dans les sciences sociales c’est du grand n’importe quoi).
      Il est urgent de revoir l’enseignement de l’économie en France. Parce qu’il s’agit plus de l’endoctrinement qu’autre chose. Et il est urgent que les médias arrêtent d’inviter que des idéologues d’extrême gauche. On dirait qu’être un idéologue gauchiste vous ouvre les portes dans les médias francais.
      A noter que c’est pas parce que l’on a un diplôme d’économie que c’est un gage de sérieux (même si cela joue. J’aurais plus confiance envers quelqu’un diplômé en économie).
      Il y a des économistes (diplômés) qui racontent n’importe quoi. La raison vient sans doute que c’est des idéologues. La science, la connaissance scientifique,…cela n’a aucune importance pour ces gens. C’est le cas de la plupart des économistes hétérodoxes. Je ne suis pas diplômé en économie (même si j’ai quelques connaissances sur le sujet). Pourtant, parfois quand j’entends des économistes hétérodoxes cela fait peur. Moi même je connais mieux l’économie. Je sais dire que ce qu’ils disent est totalement faux. Je me demande s’ils mentent ouvertement ou s’ils croient réellement ce qu’ils disent; Un exemple d’économiste idéologue c’est Piketty. Le mec n’hésite pas à truquer ses statistiques pour les faire correspondre à son idéologie. C’est typique de ce genre d’idéologues. La vérité n’a pas d’importance, s’il faut la manipuler pour la faire correspondre à l’idéologie ce n’est pas grave

  • Je ne sais pas si c’est un effet de traduction mais je trouve étonnant l’utilisation du qualificatif « traditionnel » utilisé dans:
    « Il y a, bien sûr, certains dissidents qui s’opposent ou rejettent l’économie traditionnelle. »
    « L’économie traditionnelle n’est pas non plus à blâmer pour la guerre contre la drogue. »

    En quoi une science peut être « traditionnelle » ??? c’est pratiquement antinomique. Peut être que la traduction était « théorie établie », « consensus théorique » ou « théorie principale »…

    RÉDACTION CONTREPOINTS >> Vous avez raison : « économie traditionnelle » était un mauvais choix de traduction. Le terme consacré en langue française est plutôt « économie orthodoxe ». Le texte a été corrigé.

    Ensuite après ce paragraphe où l’auteur dit que le pluralisme c’est bien mais trop il y a ce paragraphe où il nous sort que : « Les économistes du marché libre sont une minorité dans la profession économique – peut-être 25% des économistes sont favorables au libre marché ou à l’économie de marché. »
    – Alors d’une chose l’autre soit « l’économie de marché » est « l’économie traditionnelle (établie) » mais alors comment cette économie serait traditionnelle avec 25 % de supporter (d’où est ce qu’il sort ce chiffre?? mais admettons) ? Soit encore l’économie établie c’est les 75% autres pourcents et on ne comprend plus rien.

    Ensuite on a l’impression que l’auteur chouine car les « économiste du marché libre sont une minorité » de la même manière que les hétérodoxes chouinent parce qu’ils ne sont pas suffisamment entendu dans le monde académique. Du coup il calque son comportement sur ceux qu’il abhorre.

    Enfin l’auteur embraye sur la pénalisation des drogues (!??) Mais c’est « nimportnawak » !! les drogues ne sont pas interdites ou pas) par la « profession économique » mais par la « profession politique » et peut être même par la « société » et sur des critères absolument autre qu’économique. C’est peut être idéologique et moraliste mais qu’est ce que cela à voir avec « l’économie et le pluralisme »

    J’en viens à croire que cet article totalement foutraque a été conçu et écrit un soir de beuverie éthylique ou à la limite au difficile réveil à gueule de bois.

    • @Montaudran… Vous avez sans doute tort sur votre diagnostic d’éthylisme. Ce serait plutôt l’abus de substance hétérodoxes non dépénalisées…Pour le reste d’accord avec vous.

    • La gauche ne peut s’empêcher de calomnier, diffamer, falsifier, mentir, y compris en sortant les pires imbécillités qui soient. Et cette connerie des prisons en est un merveilleux exemple. Les gens en prison sont improductifs, ne créent pas de richesses et sont donc un boulet pour le capitalisme.
      Quant à l’économie traditionnelle elle a fait ses preuves, tandis que le Keynesianisme a totalement échoué dans les années 1970, ruinant la Grande-Bretagne, et provoquant une inflation de plus de 10% et une explosion du chômage!

    • L’auteur déclare : L’économie de marché libre appuie la légalisation de la marijuana.

      D’accord avec cela ou pas ❓

      • @ MichelC
        Non, le lien créé entre Marie-Jeanne et le marché libre, 2 éléments sans aucun rapport sont ici réunis par un simple point de vue personnel! Rien de plus.

    • La traduction est mauvaise (lire mon commentaire). Par « Les économistes du marché libre sont une minorité dans la profession économique – peut-être 25% des économistes sont favorables au libre marché ou à l’économie de marché. », il faut entendre les économistes libéraux (dans le sens francais du terme) sont une minorité
      Car la phrase du texte ( mauvaise traduction) est fausse. En francais, cela sous entends qu’il y a une minorité d’économistes capitalistes favorable à l’économie de marché ce qui est totalement faux. Pratiquement tous les économistes (même des gauchistes comme Stiglitz ) sont favorable au capitalisme et à l’économie de marché. Le fait que l’économie de marché soit le meilleur système existant ne fait plus débat c’est une vérité admise. Par contre, là où il y a débat c’est sur l’interventionnisme étatique. La majorité des économistes sont favorable à une intervention de l’état dans l’économie de marché (à des degrés divers. Il y a débat là dessus. Quand ? Comment ? l’état doit intervenir. Cette question n’est pas tranchée (sauf sur le fait d’éviter l’intervention directe comme le controle des prix qui est un désastre pour une intervention indirecte (taxes,;;;)).
      Ce que veut dire le texte c’est qu’une minorité d’économistes sont favorables à une économie de marché sans intervention étatique. (En gros, il y a une minorité d’économistes partisans d’un laissez faire). Cela est totalement vrai. Par contre, c’est faux de dire que les économistes capitalistes sont minoritaires. Tous les économistes (mis à part quelques idéologues d’extrême gauche) sont favorable au capitalisme et à l’économie de marché. Même si bon nombre considère que l’état doit intervenir dans l’économie de marché

  • Le pluralisme s’est bien mais attention au relativisme. C’est surtout cela le problème avec les hétérodoxes. Très souvent, ils pratiquent du négationnisme économique.
    Un très bon livre traitant de cette problématique: « Le Négationnisme économique  » de Pierre Cahuc et d’André Zylberberg
    Contrepoints a d’ailleurs publié deux articles parlant de ce livre:
    https://www.contrepoints.org/2016/10/06/268015-negationnisme-economique-de-cahuc-zylberberg
    https://www.contrepoints.org/2016/12/05/274000-spectre-negationnisme-economique-hante-t-france

    Le relativisme est très dangereux cela consiste à dire l’économie n’est pas une vraie science il n’y a pas de vérités. Donc tous les avis sont bons. Toutes les théories sont bonnes. C’est totalement faux. Il est vrai que l’économie n’est pas une science dure et qu’il a énormément de sujets controversés. La plupart des sujets les économistes ne sont pas d’accord entre eux. Il y a énormément de controverses en économie. Cependant, il existe quand même certaines vérités en économie admis par tous les économistes sérieux (de droite comme de gauche) où il n’y a que quelques idéologues pour nier ces vérités. Par exemple, l’échec de l’économie planifiée ou les bienfaits du libre échange (même si à court terme, ce libre échange peut avoir certains effets négatifs pour une partie de la population mais il profite au plus grand monde). Le fait que Marx a raconté n’importe quoi dans le domaine économique.
    Et contrairement aux mensonges proférés par les économistes hétérodoxes, les économistes néoclassiques ne sont pas pas soumis à une pensée unique. Il y a énormément de pluralisme au sein des économistes orthodoxes. Il y a plusieurs courants au sein de l’école néoclassique. C’est aussi pour cela que je suis désaccord avec le titre qui sous entend que tous les économistes néoclassiques pensent la même chose. Ce qui est totalement faux.
    On entends souvent dire de la part des hétérodoxes que néoclassiques=néolibéraux. Rien n’est plus faux. Déjà parce que le mot néolibéralisme ne veut strictement rien dire. Mais en plus, les néoclassiques sont divisés en plusieurs courants. Ils sont loin d’être libéraux. Il y a des économistes néoclassiques libéraux mais c’est une minorité.

    « Les économistes du marché libre sont une minorité dans la profession économique – peut-être 25% des économistes sont favorables au libre marché ou à l’économie de marché » cela s’est totalement faux. L’article a été très mal traduit car il sous entend que les 3/4 des économistes sont défavorables au capitalisme, à l’économie de marché.Justement, l’acceptation de l’économie de marché est une vérité acceptée par tous les économistes (c’est le meilleur système existant, il faut être ignorant pour le nier) mais là où il y a beaucoup de débats c’est après sur le rôle de l’état dans l’économie de marché. La plupart des économistes considérant que l’état doit intervenir dans cette économie de marché (et il y a des débats entre économistes pour savoir dans quelle mesure). Si l’intervention directe (contrôle des prix,…) est honni par tout économiste sérieux (il a été maintes et maintes fois prouver le désastre du contrôle des prix), l’intervention indirecte de l’état est préconisée (taxes, subventions,…). Je pense que ce que veut dire l’auteur c’est une minorité d’économistes sont en faveur d’une économie de marché totalement libre de l’intervention étatique. Cela est totalement vrai. Les économistes libéraux (au sens francais du terme) sont une minorité. Même un gauchiste comme Joseph Stiglitz ne remets pas en cause l’économie de marché et le capitalisme, il est favorable à un fort interventionnisme étatique mais ne veut pas mettre fin au capitalisme.

  • La seule école hétérodoxe crédible c’est l’école autrichienne (école libérale). L’article parle de Friedrich Hayek c’est bien de préciser que c’est un économiste hétérodoxe. Au contraire de Friedman qui est néoclassique. Cela montre qu’au sein même des économistes libéraux, tous ne sont pas néoclassiques.
    Désolé mais les seuls critiques intéressantes que j’ai pu entendre des néoclassiques venait de l’école autrichienne et je ne dis pas cela parce que je suis libéral (on peut aussi faire des reproches à l’école autrichienne mais pour moi, c’est la seule école hétérodoxe crédible). d’ailleurs, l’école autrichienne est revenu sur le devant de la scène après 2008 c’est l’école économique qui explique le mieux la situation, celle donnant la meilleure explication.

    A part eux, le reste des hétérodoxes sont juste des idéologues d’extrême gauche. « Economiste hétérodoxe » signifie dans l’immense majorité des cas ‘idéologue d’extrême gauche ».
    L’exemple du Venezuela montre à quel point ces gens sont pas crédibles. La plupart des économistes hétérodoxes vantaient le Venezuela comme modèle. On a vu quel est la situation de ce pays. Rappelons d’ailleurs que certains économistes hétérodoxes ont conseillé le gouvernement du Venezuela cela en dit long sur leur crédibilité et sur la dangerosité de suivre leurs conseils.

  • « Les économistes du marché libre, comme Milton Friedman et Friedrich Hayek, ont été mis à l’écart au milieu du XXe siècle et se sont fait un nom en utilisant la logique et les preuves » il ne faut pas tout confondre. Les économistes qui aujourd’hui (ou même à l’époque) partagent les mêmes idées politiques qu’Hayek et Friedman (état recentré sur les fonctions régaliennes. Friedman voulait que les dépenses publiques soient limités à 15%. On en est très loin). Mais par contre, personne ne peut nier qu’Hayek et Friedman ont fait avancé l’économie (ils ont tous deux eu un prix nobel). Hayek comme il est hétérodoxe tant à être plus marginalisé et moins connu (même si tout économiste digne de ce nom le connait). Friedman a eu clairement une influence importante sur les sciences économiques. Ce n’est pas parce que ses idées politiques (état régalien,..) sont très minoritaires qu’il n’y a pas eu d’influence. Même les économistes de gauche ne partageant pas les opinions politiques d’Hayek et Friedman reconnaissent qu’ils ont contribué à la science économique. (Il n’y a que des hétérodoxes pour nier cela)

    Par exemple pour Hayek. Avant lui, les économistes se posaient la question de l’efficacité économique qu’en termes d’optimum, lui a montré que ces économistes passaient à coté de quelque chose en oubliant l’économie d’information. Hayek a permis de découvrir un nouvel angle au débat avec l’économie de l’information. Aujourd’hui, les économistes contemporains (même s’ils ne sont pas spécialement libéraux) prennent en compte l’économie de l’information dans le débat économique. Ce que je veux montrer par là c’est qu’Hayek (même chose pour Friedman) a influencé l’économie et influence les économistes contemporains (même si ceux ci ne partagent pas spécialement son point de vue politique et ne sont pas spécialement libéraux)

    • « Les économistes qui aujourd’hui (ou même à l’époque) partagent les mêmes idées politiques qu’Hayek et Friedman (état recentré sur les fonctions régaliennes. Friedman voulait que les dépenses publiques soient limités à 15%. On en est très loin » Les économistes qui aujourd’hui (ou même à l’époque) partagent les mêmes idées politiques qu’Hayek et Friedman (état recentré sur les fonctions régaliennes. Friedman voulait que les dépenses publiques soient limités à 15%. On en est très loin,…) sont minoritaires

  • Je pense qu’il faut faire une différence entre Keynes et les keynésiens. Je ne suis pas du tout sûr que keynes aurait été d’accord avec les keynésiens. Je rappelle quand même que Keynes a fortement critiqué le socialisme. Donc, on peut considérer comme incohérent pour un socialiste de se revendiquer de Keynes. http://www.contrepoints.org/2012/12/15/108025-john-maynard-keynes-contre-le-socialisme
    Mais bon comme je disais difficile de savoir ce que pensait Keynes étant donné qu’il changeait constamment d’avis. http://www.contrepoints.org/2013/07/13/130634-john-maynard-keynes-change-davis-mais Comme disait Churchill, si vous mettez deux économistes dans une pièce, vous aurez deux avis différents. À moins que l’un d’entre eux ne soit Lord Keynes, auquel cas vous aurez trois avis différents.
    Il est vrai qu’en 1926, l’économiste Keynes, dans une lettre ouverte au ministre français des Finances de l’époque, estimait impossible que les prélèvements publics puissent dépasser 25 % du revenu national.
    Je pense que les keynésiens ont déformé la pensée de Keynes. http://www.contrepoints.org/2012/05/24/84368-rvisez-votre-keynes http://www.hayek.ufm.edu/index.php?title=Leo_Rosten_Part_II
    Je vous conseille de lire: » Where Keynes Went Wrong » d’Hunter Lewis qui réfute les idées de Keynes.
    Il y plusieurs choses à observer relativement à Keynes et à ses idées. Premièrement, il présente ses idées sans aucun support concret (données, études, exemples). Ses théories ne sont que des intuitions, voire des croyances. Il les présente de façon « opaque », sans préciser d’ordres de grandeur (par exemple, quel est supposé être le taux de chômage du plein emploi?). Deuxièmement, il a souvent changé d’idée durant sa vie (le livre de Lewis présente plusieurs exemple de cela). Troisièmement, Keynes était un excellent orateur et débateur. Cela lui a permis de convaincre beaucoup de gens et d’obtenir beaucoup d’attention médiatique, de laquelle il raffolait au plus haut point. C’était par contre un piètre écrivain. Quatrièmement, Keynes se considérait comme faisant partie de « l’élite bourgeoise »; c’est sans doute pour cette raison qu’il rejettait le communisme (où tout le monde est égal). Par contre, Keynes a mentionné dans la préface de la version allemande de The General Theory (distribuée sous le régime Nazi) que ses idées seraient beaucoup plus faciles à appliquer sous un régime totalitaire (comme celui d’Hitler). Ça en dit long sur les fondements du keynesiannisme et les implications de cette idéologie pour la liberté des individus…
    Les théories de Keynes plaisent aux politiciens, parce qu’elles leur permettent de dépenser à leur guise au nom de la stimulation économique et d’avoir l’air d’un héro lorsque la reprise économique finit par se pointer. Comme les politiciens adorent dépenser notre argent, il est normal qu’ils aient accordé autant d’importance à Keynes. Le keynesiannisme justifie l’existence de gros gouvernements financés par des taxes élévées et de l’inflation.

    Je veux bien reconnaître une qualité à Keynes c’est qu’au moins, lui, il avait conscience que ses théories (multiplicateur keynésien,…) étaient une bonne chose sur le court terme mais désastreuses à long terme. Keynes même s’il a changé d’avis, est resté fidèle à sa pensée court termiste tout au long de sa vie. Son proverbe préféré était: « A long terme, on sera tous morts ». les gauchistes, eux, ne comprennent pas (ou font semblant de croire) le désastre qu’est à long terme le keynésianisme. Effectivement, si vous vous endettez pour avoir de la croissance, cela marche merveilleusement bien à court terme mais sur le long terme, c’est désastreux (il suffit de voir la Grèce). Il arrive un moment où vous n’arrivez plus où vous êtes surendettés. Politiquement, le keynésianisme est merveilleux. Les politiciens ont un seul but: se faire réélire. Ils ne pensent pas au long terme. Qu’est ce qu’ils en ont à foutre de ce qui va se passer dans quelques décennies (par leur faute), ils seront plus au pouvoir.

  • sur keynes et le keynésianisme quelques critiques intéressantes: https://docs.google.com/document/d/1hBb4WeTW5jiChmIyUlaEnQnIuqDXIfCXFTqTYL0hHjw/edit
    https://docs.google.com/document/d/1N-sxGkficTTvYXvUiIi-vc-a3rZtqm1SbzO0SkUtGTQ/edit
    https://docs.google.com/document/d/1Bit_sp1etFCf9NHGE1rKNoGQXcsmPi2KBj59ESG-s5U/edit
    https://docs.google.com/document/d/1gYiwGzY4pawMF3ll9kjQimG5HCcKDB19O8x59-JIb4Y/edit
    https://docs.google.com/document/d/1F3s5iXzR0p_QYrQbUYBJngFrZIgaW2jLmObemifPOFc/edit
    https://docs.google.com/document/d/1_GQ1mGNfmQu2WvTw1C3YhsXdzWZhbhZ0USw-4XS1Dxc/edit
    https://docs.google.com/document/d/1JiN_dIQkE2rcoq7Cwaa_balcbt5NyVkHmIHQVM2bmJ4/edit
    https://docs.google.com/document/d/1liwpujgC-M9DI0rjyCSjXwIfw_xRcx3I6-I7O6ifTbo/edit
    https://docs.google.com/document/d/1tvi5sVOKBPmQxPvx9PjLzIi_DMOJ1n1H3PGYaxA9oOI/edit
    https://docs.google.com/document/d/1SjYYVaO4JfP1Qcj4LiNtLdItk0Mix6l0zLufpD_LOEQ/edit?authkey=COSVtt4D
    https://docs.google.com/document/d/1ep–rvXGZ70RKhHiMia8y3s5B4SctLJqUxbMme1h6Vg/edit
    https://drive.google.com/file/d/0B1aCCGYQwN2AX1phcFVmcVFWSmc/view?usp=sharing
    https://drive.google.com/file/d/0B1aCCGYQwN2Ac2pPYnJjMXVrZm8/view?usp=sharing
    https://drive.google.com/file/d/0B1aCCGYQwN2ATEQ2TWJpVzQwWjg/view?usp=sharing
    https://drive.google.com/file/d/0B1aCCGYQwN2ASnhTSkNCTnNVTXc/view?usp=sharing
    https://drive.google.com/file/d/0B1aCCGYQwN2AOFAwcXFjeVRqUjQ/view?usp=sharing
    https://drive.google.com/file/d/0B1aCCGYQwN2AX21aRDl5cy1rbFU/view?usp=sharing
    http://mises.org/library/failure-new-economics-0 « Henry Hazlitt did the seemingly impossible, something that was and is a magnificent service to all people everywhere. He wrote a line-by-line commentary and refutation of one of the most destructive, fallacious, and convoluted books of the century. The target here is John Maynard Keynes’s General Theory, the book that appeared in 1936 and swept all before it. »
    Il y a à piocher ici : https://www.google.com/?gfe_rd=cr&ei=vKt5VNvZPMvD8geipYCACg&gws_rd=ssl%2Ccr&fg=1#q=site:contrepoints.org+Keynes
    je vous conseille de lire « La paix calomniée », d’Etienne Mantoux
    http://classiques.uqac.ca/classiques/mantoux_etienne/paix_calomniee/paix_calom

    Sur le multiplicateur keynésien quelques articles intéressants à lire:
    https://dash.harvard.edu/handle/1/3451399
    http://blog.turgot.org/index.php?post/Rugy4
    http://herve.dequengo.free.fr/Rothbard/Mes/MES_11.htm
    https://www.catallaxia.org/wiki/Robert_Barro:La_d%C3%A9pense_publique_n%27est_pas_gratuite
    Le multiplicateur keynésien a largement été démonté notamment par Robert Barro. Keynes n’avait pas prévu ce que l’on appelle l’effet d’éviction.
    Les effets néfastes de l’emprunt d’État se manifestent de deux manières. D’une part, les ressources financières sont détournées de l’investissement productif vers le financement du déficit budgétaire, avec une moins bonne allocation de l’épargne. D’autre part, les emprunts d’État raréfient une épargne dont le prix va ainsi s’accroître ; les taux d’intérêt progressent au détriment des emprunteurs.

  • Le marxisme a largement été démonté. Le marxisme n’est qu’un tissu d’anêries. Le marxisme est une religion dans le sens où c’est une croyance irrationnelle. Marx n’a aucune crédibilité dans le domaine économique. Tout ce qu’il a dit a été largement démonté en long et en large. Les économistes qui s’inspirent de Marx sont des idéologues gauchistes sans aucune crédibilité.
    Un très bon lien: http://www.minarchisteqc.com/2010/10/pour-en-finir-avec-la-theorie-de-lexploitation-du-labeur-dautrui-de-marx/
    ainsi que ceci: http://www.institutcoppet.org/2016/02/14/sophisme-de-karl-marx-yves-guyot-1901

    Marx pour sa théorie de la lutte sociale s’est inspiré de penseurs libéraux. Les penseurs libéraux disait qu’il y avait une lutte sociale entre ceux qui contrôlaient les états et le reste de la société.
    Les théories marxistes ont été démontées propre en ordre. Les économistes ont montré que ces théories n’ont aucune structure interne cohérente (lisez par exemple Bohm-Bawerk pour ne citer que lui), et qu’elles reposent sur des conceptions erronées, notamment de la valeur du travail, de l’échange, du capital ou du profit. Il n’y a pas un économiste sérieux qui défende les conceptions de Marx. Il n’y a pas une faculté d’économie où l’on enseigne son modèle économique comme on enseigne le modèle IS-LM, la théorie du consommateur, etc. Dans les facultés d’économie Marx fait partie de l’histoire des idées comme Freud en psychologie. Il a été montré mathématiquement que la planification de l’activité économique était moins efficace que l’économie de marché. Allez lire la démonstration de Barone 1908, c’est un bijoux. L’économétrie durant tout le 20ème siècle a massivement montré que les mesures socialistes (contrôle des prix, salaire minimum, etc.) ne permettent pas d’atteindre les objectifs souhaités et/ou produisent des effets secondaires qui sont plus problématiques que le problème qu’on essaye de solutionner.De même, les mesures comparatives montrent sans ambiguïté que plus les pays protègent la propriété, plus il y a de liberté économique, plus ces droits entrent en force dans la réalité grâce à un système de tribunaux efficaces, et plus à l’arrivée on a un revenu réel élevé par habitant y compris pour les plus pauvres. Allez lire par exemple De soto. En d’autres termes, l’économétrie a montré dans toute sorte de domaines économiques ce que les mathématiques avaient anticipé. Finalement, l’histoire a également montré que chaque fois qu’on a essayé le marxisme, et on l’a essayé plusieurs fois comme on répète en science une expérience pour voir la robustesse du résultat, ça finit très mal. http://www.institutcoppet.org/2013/02/16/de-l%E2%80%99impossibilite-du-socialisme-par-hans-hermann-hoppe/

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