Manif contre la loi travail : échec syndical, succès médiatique

Aujourd’hui l’opposition ne se mesure plus au nombre de manifestants dans la rue. L’écoute donnée aux syndicalistes croît en fonction inverse de leur représentativité.

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Philippe Martinez le 14 juin 2016 by Pascal.Vandon(CC BY-ND 2.0)

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Manif contre la loi travail : échec syndical, succès médiatique

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 septembre 2017
- A +

Par Jacques Garello.

24.000 à Paris, dit la police. 60.000 dit la CGT. Les deux ont raison : les 36.000 de différence représentent des manifestants qui s’étaient écartés du cortège pour aller boire un coup ou pour assurer la relève des grévistes assurant le service minimum. Madame Hidalgo a dû être contente : on ne se bousculait pas dans les rues de la capitale. Mais Philippe Martinez, lui, a salué la forte mobilisation de ses camarades. Il a vu double sans doute.

Le ridicule fait recette

Le ridicule ne tue plus, il fait même recette. Le ridicule c’était des manifestants distants de dix mètres les uns des autres, le vide sidéral étant meublé par de grands drapeaux. Des bannières de Che Guevara rappelaient bien à propos que les crimes contre l’humanité payent toujours. Avec complaisance, quelques cameramen tentaient de donner l’illusion d’une foule compacte, mais rien n’y fit. L’échec de la CGT est-elle pour autant un succès pour Macron et la loi travail ?

En réalité la manifestation a fait recette politique. Les médias se sont arrachés les leaders, et Martinez et Mélenchon erraient sur toutes les chaînes, radios et télés. Ils ont pu diffuser leur message de dialogue social, de solidarité avec les pauvres et les chômeurs.

Manifs pour quelques-uns

Aujourd’hui l’opposition ne se mesure plus au nombre de manifestants dans la rue. Si c’était le cas, la Manif pour tous, qui par trois fois a rassemblé plus de deux millions de personnes aurait dû bloquer les lois Taubira. Mais leur manif était pour tous, alors que seules comptent les manifs pour quelques-uns. La rareté fait la valeur. L’écoute donnée aux syndicalistes croît en fonction inverse de leur représentativité.

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  • « Aujourd’hui l’opposition ne se mesure plus au nombre de manifestants dans la rue. Si c’était le cas, la Manif pour tous, qui par trois fois a rassemblé plus de deux millions de personnes aurait dû bloquer les lois Taubira. »

    Hmm parallèle hasardeux, là non ?
    A moins que l’auteur n’essaie subtilement de faire passer une de ses opinions sur un sujet qui n’a rien à voir avec le thème de l’article ?

  • On appelle ça les effets de bord du microcosme parisien. A partir du moment où il faut taper sur les patrons exploiteurs de petits chatons, la classe jacassante de Paris s’empresse de couvrir de gloire ces défenseurs de la veuve et de l’orphelin que sont ces fiers et braves syndicalistes de la CGT, dont les actions éphémères ne sont plus que le reflet de leur impuissance latente et de la fin de leurs jours de gloire.
    Une interview de n’importe lequel de leurs représentants déroule le même discours insidieux de la haine de classe, de la jalousie réformatrice et de l’enfermement psychologique dans leur délire boboïdo-bisounoursien.
    Le monde peut très bien tourner sans la France. Mais la France peut-elle se passer du monde?
    Les derniers relents crypto-trotskystes affameurs de multinationales ont l’air d’avoir quand même quelques bons jours devant eux malheureusement…

  • Les commentaires sont fermés.

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