St-Martin : la faillite totale de l’État français

Non seulement St Martin a dû affronter le terrible ouragan Irma mais en plus l'île doit maintenant supporter la totale faillite de l'état régalien français.
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St-Martin : la faillite totale de l’État français

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 septembre 2017
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La semaine dernière, l’ouragan Irma est passé sur les Antilles françaises, provoquant des destructions comme on n’en avait que très rarement vu de mémoire d’Homme. En revanche, ce qui se passe depuis ressemble beaucoup trop à ce qu’on connaît déjà des pires faillites de l’État français.

On doit déjà redouter que cet ouragan soit notre « 11 septembre » français, non pas sur le plan météorologique (encore que sa puissance soit largement suffisante à le classer dans les phénomènes historiques) mais sur le plan médiatique, politique et surtout humain.

Sur le plan médiatique, toute la nullité de notre presse s’exprime maintenant avec une vigueur et une obstination qui confinent à la pathologie lourde. Entre le lien, débile et répété avec une insistance pathologique, que certains scribouillards s’emploient à faire entre cet ouragan et le réchauffement climatique (lien que même le GIEC n’ose pourtant pas faire) et les reportages, avant et après l’ouragan, qui – on va le voir – frisent la bêtise aux fers chauds, on se demande exactement pourquoi les Français continuent de chérir les subventions et les redevances payées à ces organes.

Côté politiciens, une aussi belle catastrophe ne devant surtout pas se perdre, le racolage le plus putassier fut de mise : Ségolène Royal en a profité pour tenter de vendre son pensum. Quant à Hulot, le vendeur de shampoings douteux échoué sur la banquise ministérielle, il a en bon reptilien su garder son sang froid et immédiatement préconisé des mesures opérationnelles et pragmatiques et… Ah non. Il a péroré sur l’avenir, les générations futures, le climat dans quelques décennies et la faible condition humaine.

Tristesse des politiciens modernes qui s’emploient, avec application (et une certaine constance dans l’erreur), à planifier nos vies et nos impôts pour les 50 ans à venir pour tenir compte d’un ciel qui nous tombera, un jour, peut-être, sur la tête, alors que planifier à 5 jours semble absolument hors de portée des abrutis qui nous gouvernent et que répondre à l’urgence évidente semble au mieux délicat, au pire impossible.

Pourtant, dès le 31 août, soit une semaine avant l’arrivée de l’ouragan au-dessus de St-Martin, les informations sur son trajet et sa puissance sont déjà connues. Une semaine pour préparer les populations, envoyer militaires et moyens de secours, cela compte. Pas pour ceux qui, depuis la métropole, se sont employés à occuper les médias avec absolument tout le reste, mais pas ça.

Le contraste avec les Îles Vierges, américaines, exactement dans la même situation et après le passage du même ouragan, est particulièrement frappant : non seulement, des moyens (militaires, ici) sont mis à disposition avant et après le phénomène, mais le sens de l’entraide et de la solidarité entre les habitants s’exprime d’autant mieux que les structures sociales sont encore en place.

En revanche, la France de St-Martin semble s’être purement et simplement évaporée.

Quelques heures après le passage d’Irma, la presse prend le parti (douteux) de jouer en prudence et en finesse : pour elle, « on craint le pire » (parce que ce n’est pas ce qui se passe vraiment, voyez-vous ; pour le moment, c’est une impression de pillage et un sentiment d’insécurité, tout au plus).

Rapidement, cependant, les témoignages affluent et sont pour le moins glaçants : l’État régalien n’existe plus. Les précieux conseils de la police, débordée, se résument à un « démerdez-vous » tout à fait rassurant :

Défendez-vous comme vous pouvez. Pendant une semaine vous êtes tout seuls, j’espère que vous avez des armes, tirez-leur dessus. On n’a pas le droit de sortir alors si vous avez des cocktails Molotov, lancez-les, lancez-les sur eux.

L’ambiguïté sur ce qui pourrait bien se passer n’est pas de mise : ceux qui sont sur place ont cette fâcheuse tendance à communiquer avec l’extérieur et leurs discours ne cadrent guère avec ceux des autorités qui prétendent, mollement, que tout est sous contrôle, ou presque.

Pire, il y a comme un différentiel palpable entre le côté français de l’île de St-Martin et le côté néerlandais :

Dutch side il y a des militaires, maréchaussée, police à chaque coin de rue ! Ils mettent un couvre-feu à 17h pour nettoyer les rues des pilleurs. Ici côté français, les pilleurs remplissent des bus entiers de tout ce qu’ils trouvent.

Ce différentiel, que beaucoup ont clairement constaté, ne semble pas devoir être analysé par la presse qui, au moins au début de la prise de conscience de l’étendue des dégâts, se contente de broder sur la préfète, toute choquée par la puissance de l’ouragan (ah tiens oui, force 5, ça picote un peu, en effet). Manifestement, on a grand besoin de l’armée. Qu’envoie l’État ? « D’autres cadres de l’administration. »

Ah bah youpi alors !

N’importe quel militaire confirmera : alors qu’il semble assez naturel de mobiliser rapidement quelques compagnies de gendarmes mobiles pour le moindre match de foot un peu tendu, personne ne semble avoir songé à envoyer sur place, quelques jours avant ce qui allait être une catastrophe évidente, le moindre bâtiment de projection et de commandement, avec le matériel et les forces de l’ordre nécessaires. Nos militaires sont toujours à protéger nos VIP en métropole ou à trotter en Afrique pour des missions dont on se demande tous les jours un peu plus en quoi elles permettent aux Français de vivre en plus grande sécurité, là où ils auraient dû être mis en alerte et prêts à décoller rapidement.

En attendant, c’est donc le chaos à St-Martin. Ceux qui ont armes et munitions sont donc les racailles et les gangs, ou les bien trop rares citoyens un peu conscients de l’incurie complète de l’État français et qui se sont empressés de conserver par devers eux ces moyens essentiels de protection. Les autres civils sont ou bien morts, ou à la merci des pillards. L’administration s’est évaporée. Les forces de l’ordre, insuffisantes, sont largement débordées. Ceux qui comprennent ce que « chaos » et « pillage » veulent dire sauront que l’ouragan aura finalement fait moins de morts que la vermine qui se sera installée à sa suite, et ce même si, soyez-en sûrs, la presse subventionnée sera sur le pont pour ne surtout pas faire ce bilan.

En France, à St-Martin, l’État régalien n’existe plus. Je me demande comment les habitants de cette île prendront leur prochain appel à payer des impôts, tiens.

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  • Oui, ON aurai pu préparer et envoyer des secours et des forces de l’ordre avant !
    Envoyer de la bouffe et la stocker sur le port ou l’aéroport…
    Mais après il faut envoyer une aide pour secourir les secours, des navires (après que l’océan soit calmé) pour récupérer les résidus des stockages prévisionnels.
    En fait la seule chose qui aurait pu être anticipé c’est le déplacement de militaires de Guyane vers La Martinique/ La Guadeloupe en attente de transfert vers St-Martin et ST-Barth.

    • Un ouragan, même en catégorie 5 et même compte-tenu des incertitudes sur les prévisions de trajectoire, n’a qu’une fauchée très limitée en bordure de laquelle il aurait été très aisé de prépositionner des secours, des hommes et des navires. Nos écolos très forts pour faire remarquer que la production d’une éolienne varie comme le cube de la vitesse du vent étaient tous en train de gloser sur le dérèglement climatique quand on annonçait pour le surlendemain des vents à deux fois la vitesse de nos pires tempêtes dévastatrices métropolitaines. Je ne crois pas qu’il y ait eu beaucoup d’ingénieurs capables de faire un calcul de résistance de bâtiment à dormir sur leurs deux oreilles en début de semaine dernière, en tout cas moi j’en ai fait des cauchemars. Au même moment, le maire de Miami invitait ses administrés à se préparer à sauver leur vie, 5 jours avant l’ouragan, tandis que nos autorités temporisaient, estimant qu’il fallait attendre de constater les effets réels plutôt que de prendre des mesures qui auraient pu finir par se révéler inutiles. D’ailleurs, comment ont fait nos amis néerlandais ? Il est vrai qu’eux savent, depuis 1953, comment se préparer aux catastrophes météo…

    • Ces arguments seraient valables si le côté néerlandais de l’île ou les îles Vierges américaines n’étaient pas autant d’exemple de ce qu’on peut faire quand on s’y prend à l’avance ou qu’on réagit rapidement une fois les événements passés. La réalité est que l’état français a été en dessous de tout.

      • De nombreux Francais disent que des Hollandais traversent la frontière (car toute cassée) pour venir voler les FR… C’est sur que c’est remarquable… et je parle pas des pillages en Floride…
        On parle d’un Ouragan la… pas d’un coup de vent.

        • En attendant, des témoignages multiples indiquent que côté hollandais, ça se passe mieux (certainement pas bien, mais nettement mieux qu’en France) :
          https://blogs.mediapart.fr/cot99/blog/090917/que-se-passe-t-il-exactement-saint-martin

          Ces gens doivent mentir, je suppose.

        • Juste un rappel sur ce que risque un employeur en cas d’accident :

          Article 222-19 du code pénal
          « Le fait de causer à autrui, dans les conditions et selon les distinctions prévues à l’article 121-3, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement, une incapacité totale de travail pendant plus de trois mois est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».

          Hors l’état se dégage de toute obligation envers ses administrés…

          Je connais le cas d’un petit entrepreneur que l’on fait chier (c’est le meilleur mot) parce que son entrepôt n’était assez chauffé en hiver le lundi matin à 8:00. Il lui est donc interdit de baisser le chauffage pendant le week-end et de le réenclencher le lundi matin à 7:30. Un jeune employé pourrait prendre froid, comme s’il venait bosser à poil ou en maillot de bain…

          Encore une autre :

          Vous ne pouvez pas laisser un apprenti mineur 5 minutes seul : il pourrait se planter le crayon dans l’oeil comme un ponctionnaire…

          Ou encore :

          Les apprentis ont des heures de travail impératives. Comme si l’entreprise pouvait s’aligner sur les apprentis.

          On pourrait en faire un livre, titre « n’entreprenez pas : ce que vous risquez », et on ne s’étonnera pas du chômage qui se porte bien.

          On attend donc que le cas des cyclones passe dans les codes… 1000 pages de plus ❓

          • Et on attend que les codes soient corrigés pour commencer la reconstruction, en forçant au besoin ceux qui auraient anticipé le top départ à redémolir leur machin pas aux normes françaises.

            • J’en connais un qui a anticipé le top départ. Quelques cm de trop et il fallait un permis de construire. Démolir pour reconstruire. Idiot. Gaspillage de ressources.

      • Le niveau de développement et la solidité des infrastructures étaient largement supérieures dans la partie Néerlandaise.

  • C’est bien au delà de l’île de St Martin que la sécurité des Français n’est pas assurée.
    La diminution d’effectifs, tant dans l’armée que dans les forces de l’ordre ne peut être terriblement délétère que si la DISSUASION opère: « Ici il n’y a pas de Gendarme mais comme j’en ai peur…et que j’ai peur de la peine que m’infligera la Justice…je n’agis pas… »
    Cette dissuasion n’existe plus car les « méchants » (l’homme, que ce soit individuellement ou en masse, n’est pas foncièrement « gentil ») n’ont plus peur des forces au contact (armée ou policiers n’ont aucunement le droit de tirer, même après sommation), et quand bien même ils seraient arrêtés, encore moins de la Justice, noyautée par « les forces de gauche », qui privilégie toujours l’écoute des difficultés sociales du « méchant »…que la juste réparation du méfait et l’aspect « dissuasion de la récidive » de la peine.
    La dissuasion tombe d’ailleurs d’elle-même alors qu’une importante population de migrants tout ce qu’il y a de plus illégaux sont tendrement tolérés par la force publique (faute de réponse adéquate réelle de nos politiciens, Ministre, Président de la République…). Dès leur arrivée la table est dressée : ils ne risquent, en pratique, RIEN.
    Ne pas encenser les Pays-bas qui on peut-être mieux « assuré » que la France car au niveau international ils ont une armée (syndiquée) réduite à un filigrane inefficace et partiellement sous-traitée à l’Allemagne.
    http://www.opex360.com/2017/03/11/les-pays-bas-ont-gravement-neglige-leurs-forces-armees/
    Constat d’une décadence, pour moi débutée dans les années « 70 », mais dont la pente d’ascension s’accroit de plus en plus…(Exponentielle)
    Enfin un pays en faillite (le nôtre) doit faire des choix…
    Pour l’instant on choisi de payer un « pass culture » aux « Djeuns »…

  • Je cite : « En France, à St-Martin, l’État régalien n’existe plus. Je me demande comment les habitants de cette île prendront leur prochain appel à payer des impôts, tiens. »
    Sur ce terrain, il faut peut-être comparer l’impôt payé par les îliens en question, et un métropolitain de même condition ! Ces îles ne sont pas des départements mais des communautés avec un statut particulier…

    • Pour ce qui est de faire rentrer les impôts on peut compter sur la France pour montrer toute la force dont elle est capable. Mais voyez-vous, il y a les choses importantes (faire rentrer les impôts, donc) et les choses secondaires (maintenir un semblant d’ordre après une catastrophe naturelle).
      Il faut se concentrer sur l’essentiel, c’est normal.

    • Irma comme juste châtiment pour ceux qui ne paient pas assez d’impôts, que voilà une belle théorie !

    • Le gros d’état obèse s’en cogne, il les écrasera avec ses taxes…
      Il a besoin de sa dose…
      Encore heureux que le cyclone n’est pas survenu le 1 janvier …

    • Quelle est la suite du raisonnement? Quand on ne paie pas d’impôt on est privé de sécurité? Vont être contents les 58% de foyers fiscaux qui ne paient pas l’IR…

  • Cette Ve République ressemble comme une jumelle à la IIIe République un certain 10 mai 1940. Même socialisme acharné, mêmes résultats. Aucune surprise.

  • on vérra bien si not bon gouvernement aura retenu la leçon la prochaine fois qu’un tel chaos se reproduira dans ces endroits là ; car si ce n’est pas le cas ce sera une preuve évidente de l’innutilité d’avoir un dirigeant s’il est incapable de faire de la prévention ; quand à la presse subventionnée , elle ne fait plus le poid face aux réseau sociaux ; à ce jour , et quoiqu’en dise ce gouvernement , les seuls gagants sont les délinquants qui eux , sont armés jusqu’aux dents voire protégés par l’état qui se refuse à regarder la réalité en face ;

    • Avec un ou deux ouragans majeurs en 40 ans, tandis que les mandats des responsables sont de 5 à 10 ans, on ne verra rien du tout.

    • @véra
      Le gouvernement n’a retenu aucune leçon. Nos bons ronds-de-cuir ont réagi comme l’administration Bush pour Katrina, et comme toute administration : très en retard et à côté de la plaque. C’est ce qui arrive quand une administration dirige un pays.
      Tout est dit dans cette phrase :  » d’autres cadres de l’administration sont également arrivés sur l’île, pour garantir le plein exercice de l’autorité de l’Etat sur ce territoire totalement dévasté ». (http://www.lepoint.fr/societe/saint-martin-la-prefete-deleguee-et-son-equipe-en-etat-de-choc-09-09-2017-2155665_23.php) en lien avec « broder sur la préfète »
      Pas de garantie des biens ni des personnes, ni des droits de chacun, dont la résistance à l’oppression, que nenni, mais la garantie du « plein exercice de l’autorité de l’Etat ». A croire qu’il vient récupérer ses sacs de blés. Autorité qui n’a aucune crédibilité.

  • Merci de faire le désastre bilan que nos journaliste macronniens se garde de faire. La mer rejette des cadavres pendant que nos politiciens mange lr caviar!!!!

  • J’aime généralement bien vos articles mais celui-ci me semble être d’une grande malhonnêteté intellectuelle. Il aurait suffit que l’ouragan ait eu une trajectoire légèrement différente pour que les dégâts aient été bien moindres. Ceux que les habitants vivent est une catastrophe absolue car l’ouragan est passé pile sur les îles. « On » aurait pu prévoir, « on » aurait dû pré-positionner des personnels et équipements (où ?)… et si l’ouragan était passé quelques kilomètres plus loin, vous auriez été le premier à parler de gabegie et autres principes de précautions déraisonnables… et ne parlons pas du cas où il aurait touché l’endroit où les secours aurait été pré-positionnés. J’entends déjà les rires narquois…
    Lorsque Bachelot a stupidement commandé pour plus d’un milliard d’Euros de vaccins pour cette hypothétique grippe aviaire qui était supposée décimer notre pays, on a tous trouvé cela ridicule, et vous le premier, et penser que ce milliard aurait sans doute été plus utile à ne pas être dépensé.
    Exercez votre talent à autre chose qu’à ces polémiques stériles, inutiles et indignes de vous.

    • On peut en effet déplorer que la politique française de protection contre les événements naturels ne sache pas faire la part du feu en cas de dépassement d’un niveau exceptionnel, cela n’enlève rien à la défaillance patente de la prévention.
      A l’échelle des périodes de retour décennales, le risque est déterminé par la proximité de votre position par rapport à la trajectoire des ouragans. A l’échelle centennale, par l’intensité des ouragans qui passeront le plus près. A l’échelle millénale (fiabilité de 10-3 annuels), vous devez considérer que vous vous prendrez un catégorie 5 en plein, et les normes pour les installations sensibles réclament souvent d’aller plus loin encore. Vous devez donc avoir prévu le cas, et les mesures à prendre au cas où ça tournerait à l’ouragan du millénaire pour l’une de vos îles. Les compagnies pétrolières le font bien pour leurs plates-formes… Oui, on aurait du prévoir, pas l’ouragan en lui-même, mais les procédures à appliquer quand il est devenu probable que les îles allaient être rasées, soit deux ou trois jours avant, et que les gens qui comprenaient le problème crevaient de voir la surdité et la passivité des autorités incapables de faire la différence entre une tempête tropicale et un ouragan de catégorie 5. Cette prévision aurait permis de signer des accords d’entraide à l’échelle des Caraïbes (on se prête bien des Canadairs entre victimes des feux de forêt), de prépositionner du matériel de manière permanente pour l’ensemble des Caraïbes, par exemple en Guyane, d’acheminer et de poster en attente des hommes avec quelques jours d’avance, et les moyens de transport (genre BPC — transport de chalands de débarquement) pour les acheminer quelques heures seulement après l’accalmie vers celles des îles qui seraient les plus touchées. Sur ces îles, il n’aurait pas coûté cher d’avoir construit des citernes d’eau potable, et quelques bunkers où ramasser des moyens prépositionnés quand il devient évident que l’on ne va pas échapper à la catastrophe. Confiez la protection des îles à des experts, et ça ne vous coûtera pas cher pour une sécurité raisonnable. Mais Bachelot ou nos ministres sont évidemment tout sauf des experts, et les prendre en exemple ne peut qu’encourager un fatalisme mortel.
      Enfin, last but not least, il ne s’agit pas de polémiquer, mais de ne jamais refaire les mêmes erreurs. Vous noterez que ceux ont commis ces erreurs, plutôt que de les reconnaître, de s’en excuser et de veiller à ne pas les reproduire, s’empressent d’affirmer que tout a été pour le mieux dans le meilleur des mondes et que toute critique n’est que de la polémique politicienne, ce qui n’est guère encourageant pour l’avenir.

      • Je suis un peu d’accord avec RB83. On ne peut pas se protéger de tout.
        Je suis surpris que tous ces libéraux disent l’état aurait prendre telle mesure préventive aurait du être prêt à toute éventualité.
        Personnellement je ne m’installerai jamais à St Martin qui est une aberration sociale et écologique.
        C’est terrible à dire mais toutes ces personnes étaient peu préparées à l’arrivée d’un cyclone majeur.
        Si l’on doit reconnaître une faute à l’état c’est sa faiblesse dans sa capacité à assurer la sécurité et faire respecter la loi. Çà fait longtemps que Saint Martin est gangrenée par la délinquance.
        Et on voit bien que les policiers et l’armée ne font pas peur.
        Mon épouse a vécu le cyclone Georges qui a rasé son village en République Dominicaine. Comme partout des pillards sont apparus.
        La police a mis en place un couvre feu. Et je vous garanti que les pillard qui rodaient la nuit risquaient de se faire tirer dessus à balle réelle.

        • @Cyberfred
          Bonjour,
          Le rôle premier de l’Etat est d’assurer la protection des personnes qui y résident. C’est même le fondement de l’instauration d’un Etat. Du coup, quand il se rate, il ramasse. Aucun Etat au monde ne peut contrer un ouragan de catégorie 5. Par contre il peut et doit protéger les personnes. En les laissant tout seuls, il faillit à sa raison d’être.
          Le « tout sécurité » (lois, systèmes, équipements, etc…) qu’on nous vante à longueur d’année, n’est en fait valable que pour les quelques bâtiments ministériels.
          Un couvre-feu ne sert qu’à cloîtrer les honnêtes gens chez eux, quand ils en ont un. Après l’ouragan Katrina, des milices de quartiers ses sont créées. Elles n’étaient pas là pour faire revenir l’ordre, mais pour portéger les habitants de ces quartiers contre les pillards, voire pire. Lorsque l’Etat s’est pointé, par présence policière et/ou militaire, ce n’était pas pour remplacer les milices, mais pour désarmer les habitants, Le Chef de la Police de La Nouvelle-Orléans l’avait annoncé : « Personne ne sera autorisé à avoir une arme. »

          • Emmanuel Macron est arrivé à St-Martin hier soir. Voici son plan :

            «  »Pas normal » qu’il y ait autant d’armes en circulation. « Il y a un problème endémique dans l’île, qui préexiste à la crise, ce sont les armes », a affirmé le chef de l’État lors d’un point presse à Marigot. « Je souhaite qu’au bénéfice de cette crise, on puisse désarmer l’île. Il n’est pas normal que dans une île comme celle-ci, il y ait autant d’armes en circulation », a-t-il ajouté.

            « C’est un défi que nous devons relever », a-t-il insisté en annonçant que le nombre de forces de l’ordre déployées sur le territoire atteindrait 3.000 d’ici la fin de la semaine. »
            ( https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/emmanuel-macron-veut-d%C3%A9sarmer-saint-martin/ar-AArQrdZ?li=BBoJIji )

            Lui, il s’octroie une ballade avec des gendarmes. Tranquille le Macron, il est entouré d’hommes en armes.
            D’après lui, il y a trop d’armes, mais il ramène 3000 bonhommes, avec armes et bagages.
            Vous noterez que sont pointés du doigt, par l’article et notre bon président, ceux qui se sont « autodéfendus », non pas ceux qui ont provoqué cette autodéfense.

        • @cyberfred

          « On ne peut pas se protéger de tout »

          C’est sûr. Mais il ne faut pas oublier que notre nation de « civilisés » a rendus ses armes avec la contrepartie que l’état s’occuperait de cette forme de protection touchant au respect de la personne et de la propriété. Depuis combien de temps le discours des politiques fait oublier cette obligation de l’état et corrompt la définition des valeurs ? La première chose décidée à St-Martin, est de désarmer les citoyens (les pillards et autres criminels ne vont pas rendre leurs armes aussi facilement) qui s’occupaient du devoir régalien de l’état.
          Tant que la France sera biberonnée du discours socialiste pratiquant la double pensée d’Orwell, il sera facile pour les politiques et autres parasites de masquer l’essence du problème.

          • @David J
            Bonjour,
            « Mais il ne faut pas oublier que notre nation de « civilisés » a rendu ses armes avec la contrepartie que l’état s’occuperait de cette forme de protection touchant au respect de la personne et de la propriété. »
            Je ne suis pas totalement d’accord avec vous. Notre Etat nous a pris nos armes, nous ne les lui avons pas données spontanément, en prétextant, effectivement, qu’il s’occupait de notre sécurité. Il s’est raté juste après, en 1939. Sous Vichy, poss »der une arme était passible de la peine capitale. Aucun Etat n’est capable de s’occuper de la sécurité des personnes à leur place. Le nôtre l’est encore moins, même sans catastrophe naturelle exceptionnelle. L’Etat nous considère plus comme des demoiselles en détresse, auxquelles il ne confiera jamais un canif pour qu’elles défendent leur vertue. Lui porte armes et armures tel un chevalier qui defend la veuve et l’orphelin quand il y trouve son compte. N’ayons point peur, il est derrière nous !
            Les valeurs de Liberté, de Propriété, de Sûreté et de Résistance à l’oppression ne sont pas des valeurs socialo-communistes. Elles sont donc plus que corrompues : elles sont ignorées et jetées à la poubelle.
            Au mieux nous sommes une nouvelle espèce de « sujets », au pire nous sommes des serfs.

    • @RB L’auteur ne critique pas la gestion matérielle des conséquences du cyclone mais se place sur la gestion sécuritaire des personnes. Avec ce que nous coûte l’état, ne pensez vous pas que ce serait un minimum d’avoir une sécurité maximale ?

      • @Val
        Bonjour,
        « sécurité maximale » ça fait trop prison. Sécurité optimale, pourquoi pas, normale, pour commencer vu qu’on est loin, serait pas mal.

      • Sécurité maximale : on devrait l’avoir vu les km de pages des codes de lois. Avec cette longueur, comment se fait-il que le cas d’un cyclone ne soit pas prévu ❓
        Ces lois ne seraient-elles que du PQ ❓

    • Merci RB83 de ne pas faire le mouton critiqueur et d’introduire un peu de contradiction dans des débats perpétuellement à charge

    • @RB83

      Il est ici question de l’absence de l’état régalien réclamé par les libéraux. L’état ne remplie pas son rôle de faire régner l’ordre.

      Avancer l’exemple des vaccins de Bachelot est un autre domaine tout aussi critiqué par les libéraux : l’état obèse ou providence, n’ayant aucun rapport avec le régalien. Tout ça pour dire que l’état s’occupe de tout et fait respecter l’ordre dans une moindre mesure. Enfin, ne s’agissant pas de régalien, ces vaccins ont été supportés par les contribuables plutôt que d’être gérer en pertes et profits dans le privé.

    • « vous auriez été le premier à parler de gabegie » : pur procès d’intention, et faux de surcroît.
      « il aurait touché l’endroit où les secours aurait été pré-positionnés » : prépositionné, ça ne veut pas dire dans la zone dangereuse. La mauvaise foi de ceux qui lisent et interprètent n’importe comment pour arriver à leur conclusion (i.e. : non, l’Etat n’a pas failli) est assez stupéfiante.

      Non, il ne s’agit pas d’une polémique stérile, c’est même l’essence même du vrai combat libéral : un état resserré, au maximum, qui FAIT SON TRAVAIL i.e. assurer la sécurité. Là, il a failli à prévenir, à anticiper, dans de grandes largeurs, mais, et c’est surtout là le plus grave et de très loin, il a failli a rétablir la sécurité une fois l’événement passé. Compte-tenu des dettes, des taxes et des impôts qu’il s’arroge, c’est insupportable. Et dénoncer cette énorme erreur, une de plus, est tout sauf inutile.

      Il faut sacrément manquer de bon sens pour ne pas voir le problème.

      • Le bon sens consiste surtout à garder son calme, à attendre d’avoir suffisamment d’informations pour comprendre l’enchaînement des événements et savoir si et quelles erreurs ont été faites et enfin se faire une opinion.

        • Vous êtes plus lent qu’un suisse.

          • Vous avez certainement raison… mais un Suisse lent debout va toujours plus loin que 2 Français rapides assis au Café du Commerce…

            • @RB83

              Depuis combien d’années constate t-on l’efficacité déplorable des différents gouvernements et politiques en France ?
              Le stade de l’attente ne tient qu’à la « servitude volontaire », au voilage de face, à la paresse de ne pas chercher l’information plus loin que le biberon étatique.
              Attendez encore si vous voulez. Vous passerez le relais à la génération suivante… Et vous pourrez mettre sur vos drapeaux: « Servitude, ignorance et misère! » car c’est pour défendre ces valeurs que vous prêchez l’attente et l’inaction.

              • @David J
                « Servitude, ignorance et misère! »
                Le drapeau auquel j’ai été présenté, que j’ai salué, sous lequel j’ai chanté la Marseillaise, que j’ai servi ensuite pendant 10 mois, ne représentait pas ces valeurs à vomir.

            • @RB83
              Bonjour,
              A moins que n’ayez un poste d’élu (à responsabilités ?), vous êtes au même endroit que nous.

        • @RB83
          Déroulement des événements :
          -Etat incompétent ;
          – Ouragan ;
          – Etat absent ;
          – Chaos ;
          – Etat volatisé ;
          – Retour au calme relatif ;
          – Etat revient comme une fleur. Il revient pour désarmer l’île, évidemment.

  • D’après des témoignages d’habitants, la vie là bas a vite tourné au mode Mad Max.

  • J’ai vécu trois cyclone dont 2 de force 5 au Vanuatu il y a près de 20 ans. Le Vanuatu comptait parmi les pays les plus pauvres du monde. Après les cyclones c’était l’apocalypse et pourtant la solidarité et les consignes de sécurité ont chaque fois fait que les dommages étaient limités et il n’y eut que quelques morts imprudents car il faut rester enfermé chez soi durant tout l’évènement avec de quoi boire et se nourrir et aussi une lampe à kérosène pour s’éclairer ! Les Antilles pour la métropole : un abcès que personne ne veut crever et pour cause. Les dispositions fiscales avantageuses pour les retraités de l’Etat ont eu pour conséquence, non pas de favoriser le développement de ces îles, mais au contraire de paupériser la population qui ne vit que de subventions. La Caisse d’allocations familiales de Pointe-à-Pitre est appelée la banque braguette, c’est vrai ! J’ai aussi vécu à Marie-Galante et je peux citer de nombreuses anecdotes à ce sujet ! Quant aux forces de police elles sont toutes constituées de métropolitains alors qu’en France il y a beaucoup d’Antillais dans la police car ils ne pourraient pas exercer leur métier dans leur île sous peine de se faire lyncher : c’est vrai ! Je n’invente rien.
    Quant aux bas quartiers de la banlieue de Marigot (principale agglomération de la partie française de Saint-Martin que je connais bien pour y avoir fait escale en voilier sur la route de Saint-Thomas, US Virgin), avec ou sans ouragan il vaut mieux ne pas aller s’y promener, c’était déjà sordide il y a 15 ans et l’ouragan Irma n’a fait que confirmer la défaite totale de l’Etat Français pour faire régner l’ordre et la sécurité ! Tout ceci ne fait que préfigurer ce qui va se passe et se passe déjà dans les banlieues de certaines villes de la métropole où la police ne se hasarde même plus …

  • Tant que seuls les hors la loi pourront se procurer des armes facilement, les honnêtes gens n’auront que leur yeux pour pleurer.

  • Ce n’est pas la faute de l’état si ces iles sont autonomes sous le contrôle de gens…..incompétents comme les notre mais en plus en vacances permanentes. Avez vous entendu l’administration locale , leur gvt ? Ont ils réclamé des renforts avant l’arrivée de l’ouragan ?

  • Moi, ce que je trouve hyper génial ce sont ces charlots de « l’opposition » qui sont bourrés d’idées géniales et transcendantes … Sauf … sauf que le jour où ils sont parvenus à être au pouvoir ils auront tout oublié de leurs si incontournables idées
    Valable: droite, gauche, milieu, extrêmes …. Paroles, paroles, paroles ….

  • Article tout de même bizarre.
    J’apprécie à leur juste valeur les éditos de H16, mais quand il se fait le défenseur involontaire du principe de précaution, le libéral moyen ressent un léger malaise.
    Critiquer le déploiement post crise, pourquoi pas, mais quand H16 affirme : « dès le 31 août, soit une semaine avant l’arrivée de l’ouragan au-dessus de St-Martin, les informations sur son trajet et sa puissance sont déjà connues », il me semble pourtant que, bien au contraire, le classement en catégorie 5 de l’ouragan est intervenu seulement 14 heures avant son passage et qu’il était encore classé en catégorie 3 quelques jours auparavant.

    • C’est possible ; mais catégorie 3 est déjà largement suffisant pour inciter à prendre des mesures, et surtout, 14h, avant, c’est amplement suffisant pour mettre, en périphérie du phénomène, des équipes et des moyens en alerte. Vu la non-réactivité après, on peut raisonnablement supposer que ça n’a pas été le cas avant.

      • Bonjour

        Quand on reprend les fichier grib de la NOAA on voit que déjà il était prévu dès le 1-2 sept des vents de 100 knts pour le 6, mais il devait passer à 200 Mn, et les vents prévus était de 15 knts à St martin.
        https://nomads.ncdc.noaa.gov/data/gfs4/201709/20170902/
        fichier gfs_4_20170902_0000_108.grb2

        • L’incertitude sur l’évolution des ouragans est significative, mais elle est plutôt bien connue. S’il s’était agi d’une plate-forme pétrolière habitée avec 48 heures de délai d’évacuation, elle aurait été évacuée. Même avec 15 knts de prévision la plus probable.

          • En général la NOAA ne se trompe pas, d’ailleurs José dont on parlait abondamment est passé au Nord comme prévu.
            Ceci étant dit, je ne sais pas du tout les dégâts réel sur l’île, puisque le bilan de morts est heureusement limité (Xanthia 45 morts).

    • Les tempêtes tropicales, cyclones et ouragans sont des événements certes aléatoires mais tout de même bien connus. Il ne s’agit pas de risques hypothétiques liés à des nouvelles technologies. Le principe de précaution n’a rien a voir là-dedans.

      Les habitants des régions concernées savent parfaitement qu’elles vont subir des événements météo violents. Ne pas s’y préparer lorsqu’on en a les moyens est une négligence coupable.

  • La photo en tête de l’article est superbe.

  • 12 degrés attendus au Luxembourg, ce jeudi.
    Ce réchaufroidissement est spectaculaire.

  • « Je me demande comment les habitants de cette île prendront leur prochain appel à payer des impôts, tiens »
    Ils en paient pas dans les TOM…

  • Quelle jour ferié pourrait on transformer en jour d’esclavage obligatoire pour « payer pour saint-bart » ?

  • Cela illustre aussi beaucoup sur les DOM TOM qui sont le laboratoire du socialisme. En effet, les DOM TOM sont bien plus socialistes que la métropole. Ils sont largement financés par la France. Enormément de gens vivent de l’assitanat et de l’argent public francais cela les pousse à avoir une mentalité d’assisté incapable de créer la moindre richesse.
    Le pire s’est l’attitude des gauchistes qui justifient ces pillages et violences par les inégalités ou par le fait qu’il faut bien qu’ils se nourrissent (alors que les pillages ne concernent pas tant la nourriture que les biens de valeurs).
    La dimension raciste de ces pillages a été gommée car il s’agit bien de racisme anti blanc. Il s’agit de noirs pillant les blancs. le racisme anti blanc est très répandu dans les DOM TOM. Quand il s’agit d’avoir notre fric, ils sont les premiers à pleurer pour l’avoir mais après c’est raciste contre nous. Moi j’en ai marre de financer ces parasites qui après sont racistes contre les blancs. Je sais bien qu’ils sont pas tous comme cela mais c’est quand même très répandue.

    • Quand je parle des DOM TOM je parle des DOM TOM en général et pas spécialement de Saint Martin (dont j’avoue ne pas connaitre trop la situation)

      Et avec le socialisme, le clientélisme est extrêmement répandu dans les DOM TOM

  • Marrant ce sont toujours les mêmes qui pillent que ce soit ici ou lors de l’ouragan katrina. Je n’en dirai pas plus mais je peux m’empêcher de pencher que si l’île avait été peuplé que de blancs il n’y aurait pas eu de pillages.

  • Au lieu de financer largement l’assistanat dans les DOM TOM, la France ferait mieux d’y assurer l’état régalien. Car malgré les cohortes de fonctionnaires, d’argent public dépensé dans les DOM TOM l’état n’y assure pas les fonctions régaliennes.
    Les gauchistes ont vraiment des réactions pitoyables. Rien ne justifie ces violences. Et non les inégalités n’en déplaise aux idéologues gauchistes n’explique pas la criminalité.

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