Présidence LR : y a-t-il un candidat libéral dans la salle ?

On cherche en vain un libéral parmi les candidats à la tête des Républicains, voire même un candidat qui oserait faire allusion au libéralisme, cet épouvantail doctrinal qui avait représenté 4 millions de voix de droite en novembre 2016…

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Présidence LR : y a-t-il un candidat libéral dans la salle ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 9 septembre 2017
- A +

Par Jacques Garello.

La droite est de retour. Elle est même au sommet du mont Mézenc avec Laurent Wauquiez, qui fait l’escalade de la présidence en tête. C’est lui qui imprime le style de tous les candidats : fierté de la droite, d’une droite rassemblée, d’une droite ouverte. Comme si « la droite » correspondait à une doctrine, alors que ceux qui s’en réclament ont des opinions divergentes.

On ne veut pas de la doctrine, parce qu’elle divise. Elle divise européistes et eurosceptiques, conservateurs et progressistes, et même la droite de la droite et la gauche de la droite ! Dans ces conditions, il n’y a pas de place pour le libéralisme. À tout prendre on s’accommoderait du « libéral social », mais c’est Macron qui s’est approprié le créneau (vide de sens, oxymore).

Gaullisme de gauche ou d’ailleurs

Valérie Pécresse (qui n’est pas candidate mais n’aime pas Wauquiez) « la droite, c’est le gaullisme de gauche » ; bien vu. Julien Aubert, le seul qui souhaite véritablement un débat d’idées et une option doctrinale claire, s’affiche gaulliste, eurosceptique, se réclame de Séguin et Pasqua : pas vraiment libéral.

Florence Portelli, jadis l’une des porte-parole de Fillon, s’intéresse à la fracture sociale et territoriale, ce qui est un fait, mais pas une philosophe politique. De même rassembler la droite, objectif de Daniel Fasquelle, est un défi difficile à relever quand on ne dit pas autour de quel projet de société on se rassemble.

Mael de Calan, dernier déclaré en date, fait mieux encore : il veut une droite « rafraîchissante », avec seulement des trentenaires et des quadragénaires. Quant à Laurence Sailliet, l’inconnue, elle rassemble la droite jusqu’à vouloir ramener les « constructifs » dans le giron ; pourquoi pas les insoumis ?

Bref, pour l’instant on cherche en vain un libéral parmi les candidats, voire même un candidat qui oserait faire allusion au libéralisme, cet épouvantail doctrinal qui avait représenté 4 millions de voix de droite en novembre 2016 !  Patience, ils y viendront !

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  • On continue CLAIREMENT dans le socialisme honteux de droite…

    • @ Y29
      Ch. De Gaulle, par son autorité (entre autres), était « de droite » (« droite », « gauche »: termes imprécis et complètement dépassés: c’est la base d’E.Macron!). Ce qui ne l’a pas empêché de faire « du social »!

      Le libéralisme ne se cantonne pas au politique!

      En France, le libéralisme politique, plus que parfaitement défini dans Contrepoints, est une pure théorie totalement incompatible, dorénavant, avec le modèle politique démocratique de notre continent qui respecte « en même temps » la voix de la majorité et la protection de la minorité, sans conflit.

      LR – qui ont le « monopole de la République »? – sont une association à but lucratif où les ténors, individuellement, rêvent de réaliser leurs ambitions personnelles contre celles des autres ténors, pas vraiment des amis, un peu comme des roitelets régionaux au moyen-âge et tous les coups sont permis! L’unité de façade, électorale, est efficace financièrement, vite oubliée pour le reste!

      (Il n’est pas impossible que Fr.Fillon fut aussi « flingué » par ses concurrents de la primaire!)

      De toute façon, la France va avoir, ce mois-ci, son parti libertarien mais n’a pas eu d’autre parti « libéral » sérieux et actuel depuis l’UDF d’A.Madelin, seul libéral un peu connu!

      Si vous voulez une politique française plus libérale pour sortir le pays de sa situation, vous avez du pain sur la planche: il y a les faiseux et les diseux!

      • Distorsion de l’esprit, strabisme, les LR n’ont jamais prétendu avoir le monopole de la République où et quand ?
        Pour ce qui est de l’association à but lucratif vous parlez là du socialisme, on le constate tous les jours. Affaire Cahuzac, Ferrant… ceux qui ont déjà dû démissionner du nouveau gouvernement, chez EM ils vont même jusqu’à faire payer les visites GRATUITES à l’assemblée Nationale.

      • « sont une association à but lucratif où les ténors, individuellement, rêvent de réaliser leurs ambitions personnelles contre celles des autres ténors, pas vraiment des amis ». C’est vrai de tous les partis dont les membres ont plus pour ambition d’arriver à vivre au crochet du contribuable que d’oeuvrer pour le bien du pays

  • Pour résumer, la droite française ne sera jamais de droite, ni économiquement, ni pour le reste d’ailleurs, tant qu’elle ne tirera pas publiquement un trait sur le Gaullisme et le monopole de la sécu d’une part et sur la religion jacobino-laïque républicaine d’autre part. A quand un parti libéral-conservateur assumé ! On n’en peut plus des « je suis gaulliste, je veux sauver la sécu, les valeurs républicaines »…j’en passe et des meilleurs.

    • Personnellement, je me demande comment des gens savent croire que Charlot MonGaulle était de droite. Et par corollaire, comment le mongaullisme sait être de droite, quand on sait :

      – qu’il a gouverné avec les communistes,

      – qu’en tant que tel, il a créé tout un tas de sovkhozes à la française que sont aujourd’hui Airbus, Areva, Alstom entre autres, sans oublier Renault qui fut confisqué et dont l’État est toujours actionnaire,

      – qu’il a regretté en 1947 de n’avoir pas su nationaliser toutes les banques, selon les dires de Mitterrand lors du débat de 1981.

      Au final, je ne sais même pas si en France, on a jamais eu de véritable droite.

  • Il a eu beau changer maintes fois d’acronyme, ce parti politicien est un fossile, de même que son challenger socialiste, et ses acteurs balancent entre clowns hyperneuveux et pathétiques réacs dont les seules compétences consistent à flatter le baby-boomer dans le sens du brushing. Ces technocrates ne sont représentatifs que de leurs pâles ambitions, et leur relève semble assurée dans les rangs du parti macroniste.
    Chaque scrutin démontre l’agonie de la politique de partis, le dédain de ces élites autoproclamées dont le seul souci est de conquérir le pourvoir, le garder et n’en rien faire. Et il y a fort à parier que Jupiter et ses affidés connaîtront le même sort. Le monde change, la terre tourne, un gouffre sépare les gens, nous, de ces pénibles individus…

  • je ne sais pas si en France on a eu une véritable droite….réponse NON.
    En tout cas pas depuis la 2nde guerre mondial (Le Gouvernement Vichy était étatiste également).

  • Les commentaires sont fermés.

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